‹ Dictionnaire d'agricultureChapitre 163 sur 270 · HOCHE-QUEUE · texte numérisé non relu

HOCHE-QUEUE

d’un repli de la peau ou collerette colorée, et par une huppe de plumes redressées, longues et étroites. Ces oiseaux, originaires des régions chaudes de l'Amérique, où ils vivent en troupe, atteignent les dimensions des Dindons. On en connaît plusieurs espèces, dont la plus répandue est le Hocco commun (Crax alector), à plumage noir, sauf sur le basventre qui est blanc, originaire du Mexique et du Brésil. Quoique ces oiseaux s’apprivoisent facilement, les tentatives de domestication et d’acclimatement faites jusqu'ici n’ont donné que des résultats incomplets.

HOCHE-QUEUE (ornithologie). — Genre d’oiseaux de la famille des Passereaux dentirostres, tribu des Becs-fins ou Matacillidés, caractérisé par un bec droit, long, mince et pointu, et par une

Fig. 109. — Hoche-queue ou Lavandière.

queue longue et échancrée. On le divise en deux sous-genres : les Bergeronnettes (voy. ce mot) et les Hoche-queues proprement dits ou Lavandières. Chez ces dernières, l’ongle du pouce est courbé, tandis qu’il est allongé et peu arqué chez les Bergeronnettes.

La Lavandière grise (Motacilla alba) est longue de 16 à 18 centimètres ; elle est blanche en dessous, gris cendré en dessus, avec une calotte noire sur la tête et la queue noire. Elle est commune en France, où elle paraît sédentaire. Elle fait son nid près des eaux, sous des racines d'arbres ou des pierres, avec de la mousse et des herbes sèches, et elle le garnit de crins et de plumes. La femelle y pond quatre ou cinq œufs blancs, légèrement rayés et tachés de brun. La Lavandière se nourrit de chenilles, de larves et d'insectes ; on doit la classer parmi les oiseaux utiles à l'agriculture.

HOFMAN (biographie). — Hans de Hofman, né à Skjerildgaard en 1713, mort en 1793, agronome danois, a publié, avec divers ouvrages de géographie économique, un Traité sur la culture des landes (1781). HS.

HOLDERNESS (z0olechnie). — Un des noms anciens des Shorlthorned ou Courtes-cornes anglais, appelés Durhams en France, comme ceux de Teeswater, Yorkshire, Lincoln, tirés des localités habitées par l’ancienne variété anglaise de la race des Pays-Bas. Il subsiste encore, dans le comté d’York, une population de ces Courtes-cornes non inscrits au Herd-Book, et à laquelle le nom d’Holderness continue parfois d’être appliqué. Composée principalement de vaches, elle est exploitée pour la laiterie, ayant conservé la grande aptitude laitière commune dans la race. Nos anglomanes se servent fréquemment des faits qui la concernent pour faire croire qu'il en est de même des Courtes-cornes inscrits et affinés, objets de leur prédilection. Les Durhams laitiers qu’ils vantent ne sont le plus souvent que des Holderness. Ceux-ci sont toujours de beaucoup inférieurs sous le rapport de la conformation et de l'aptitude à s’engraisser. Dans leur pays, l’exploitation n’en est pas moins avantageuse pour cela, à cause des forts rendements en lait que les vaches fournissent. C’est ce qui explique leur conservation. A. S

HOLLANDAISES

HOLLANDAISE (RACE) (basse-cour). — La race hollandaise est très coquette et très originale. Fine dans ses formes, vive dans ses allures, elle attire infailliblement lattention par la huppe volumineuse qui orne la tête du coq et de la poule.

Chez le coq, c’est une sorte d'énorme buisson touffu de plumes très fines qui s’enlèvent du crâne et vont retombant sur le cou, ne laissant apercevoir que le bec, souligné par des barbillons d’un rouge vif.

Chez la poule, la huppe est moins exubérante, bien que très fournie et très abondante aussi. Elle est composée de plumes plates régulièrement plantées autour de la tête. Les barbillons sont courts et rouges, les oreillons blancs et à peine saillants.

Chez le coq comme chez la poule les pattes sont fines et d’un gris bleu. L’un et l'autre n’ont ni crête, ni cravate.

On en connaît quatre variétés : la noire, à huppe blanche, qui est la plus commune ; la bleue, à huppe blanche ; la bleue, à huppe bleue, et la blanche, à huppe noire : ces deux dernières extrêmement rares.

La noire, à huppe blanche, est entièrement noire, sauf la huppe qui tranche par sa blancheur. Autre singularité qui ajoute encore à l'originalité de l'oiseau : au devant de la huppe se trouve un petit épi de plumes noires, ayant la forme d’un éventail, qui vient heureusement rappeler la teinte de la parure; on croirait voir un joli bonnet blanc tuyauté, fermé par un nœud de velours.

Dans la variété bleue, à huppe blanche, les plumes du camail du coq sont d’un gris foncé à reflets bleuâtres ; les ailes et les lancettes sont d’un gris très ardoisé ; les faucilles sont grises avec quelques lignes d’un bleu très foncé. Le reste du corps est gris bleu; gris bleu aussi le petit éventail qui se dresse au-dessus du bec, en avant de la huppe.

C’est en résumé une charmante volaille, très décorative et très appréciée des amateurs. Elle ne laisse pas cependant que d’être assez délicate. Elle se plait surtout sur le gazon. Son développement est moyen. Elle ne couve pas; on a trouvé que sa ponte moyenne annuelle est de quatre-vingt-dixhuit œufs, chaque œuf pesant environ 55 grammes. À six mois son poids est de 1,130, elle a une chair assez bonne.

Il ne faut pas la confonäre avec la € Padoue », qui, elle aussi, a une forte huppe, mais qui n’a pas les barbillons rouges se mariant si heureusement, par contraste, avec le noir et le blanc des Hollandaises. Er. L.

HOLLANDAISES (z0otechnie). — Plusieurs variétés animales sont dites Hollandaises. Il y en a une chevaline, deux bovines et trois ovines. Elles doivent être décrites successivement ici.

VARIÉTÉ CHEVALINE HOLLANDAISE. — Il ne faut pas confondre les chevaux de cette variété avec ceux qui, dans le commerce des carrossiers de luxe, sont appelés chevaux hollandais. Quelques-uns de ces derniers sont bien, à la vérité, nés et élevés en Néerlande, non pas toutefois dans les provinces de Hollande proprement dites, mais la plupart viennent de l'Oldenbourg. Ceux-ci, depuis que les provenances d'Allemagne sont en discrédit en France, passent par la Hollande pour venir chez nous et s’y abritent sous le paviilon sympathique qui doit les faire accepter. » ouf

La véritable variété chevaline Hollandaise appartient à la race Frisonne (voy. ce mot). Elle habite les provinces de Frise et de Groningue, où elle‘:est devenue assez rare, remplacée qu’elle est par les carrossiers métis dont il vient d’être parlé. De grande taille, de formes peu élégantes, comme toutes celles de la même race, de tempérament mou, avec de grands pieds plats, et fort sujette à la fluxion périodique des yeux, elle n’est propre qu’à fournir des chevaux de trait lent peu estimés. Pour ce motif, on la croise de plus en plus avec

HOLLANDAISES

les étalons dits de demi-sang, avec les métis Angloallemands ou Anglo-normands, pour obtenir les carrossiers Hollandais. L'opération ne réussit que dans le plus petit nombre des cas, là comme partout. Elle n’en est pas moins poursuivie, à cause de la f&ble valeur des sujets purs. Dans le quartier ouest de Groningue, nous avons eu l’occasion d'étudier quelques groupes de ces métis de divers âges, qu'il eût été difficile de distinguer de ceux qui se produisent chez nous en Vendée et qui ont les mêmes origines. Il faut aller chez les petits cultivateurs, surtout au voisinage de la province de Drenthe, pour trouver encore quelques purs Frisons de variété Hollandaise.

Cette variété n’a donc plus une importance suffisante pour justifier une plus longue description.

VARIÉTÉS BOVINES HOLLANDAISES. — Celles-ei sont, sans contredit, par leur population et par leur valeur pratique, les principales de la race des Pays- Bas (B. T. batavicus) à laquelle elles appartiennent. Elles se sont répandues à peu près partout, jusqu’au cap de Bonne-Espérance, où vraisemblablement leur première intro-

PCR

HOLLANDAISES

belles vaches Hollandaises, il faut donc aller aux foires d'Amsterdam ou de Purmerende, dans le Beemster.

En général, le train antérieur paraît un peu étroit, à cause du grand développement qu’acquiert toujours, chez les vaches, le train postérieur, non pas celui des masses musculaires, toutefois. Cellesci, dans toute la race des Pays-Bas, sont toujours plus ou moins minces. Les mamelles, volumineuses et souvent tombantes jusque près du sol, ont de petits trayons et sont souples, couvertes de poils fins. L’écusson, le plus ordinairement large, a la figure de celui que Guénon a appelé écusson de flandrine (voy. ce mot). La peau, toujours molle et lèche, ne pèse en moyenne, d’après Hengeveld, pas plus de 30 à 40 kilogrammes. Comme les cornes, elle est moins grossière en Noord-Holland et en Groningue qu’en Frise, où le climat est particulièrement rude, et dans cette dernière province la proportion des sujets un peu hauts sur les membres antérieurs est plus forte qu'ailleurs. Ceux de Gros

duction est due aux Boers.

Le premier en son pays,

Hengeveld en a donné

une bonne description, reconnaissant qu'elles étaient d’un seul et même type naturel, tandis que ses prédécesseurs admettaient en Néerlande autant de races distinctes qu’il y a de provinces. Il a reconnu qu’elles étaient au nombre de deux seulement, une pelite et une grande, correspondant, non pas aux provinces, mais à l’état de puissance ou de fertilité du sol.

L'étude que nous en avons faite nous-même sur place nous a permis de confirmer sur tous les points les observations du savant auteur néerlandais. Une troisième variété de la même race se trouve.

aussi dans ce pays; mais celle-ci est principalement distinguée par son pelage et elle n’est pas qualifiée de Hollandaise ; elle est décrite ailleurs (voy. ZÉLANDAISE).

La grande variété se trouve dans les provinces de Groningue, de Frise, de Hollande septentrionale (VNoord-Holland) et de Hollande méridionale (Zuid-Holland), ainsi que sur les terres fortes de celles d'Utrecht et de Gueldre, le long des cours d’eau. Entre ces provinces il se fait de fréquents échanges de bétail. Celles de Frise et de Groningue produisent surtout des jeunes, qui sont exportés vers les autres, où se pratiquent principalement la laiterie et l’engraissement.

Dans cette variété, la taille, un peu moins élevée au garrot qu’au sacrum, va de 1,32 à 1",45; la longueur, du chignon à la base de la queue, de 1,92 à 2®,15; la largeur aux hanches, de 0,51 à 0®,58; la distance du sol au sternum, de 0,47 à 0%,52. Ce sont là de fortes dimensions. Elles concernent les vaches, qui forment la presque totalité de la population. Les mieux conformées se rencontrent en Hollande septentrionale, où l’on n’introduit de Frise et de Groningue que des sujets d'élite. Sur les cent dix inscriptions admises en 1875 dans la première livraison du Nederlandsh Rundvee Stamboek, cinquante-six appartenaient à cette seule province. Pour se procurer les plus

HUE ALAN NL

| fi

. Fig. 110. — Taureau Hollandais.

ningue sont au contraire presque tous de type fin, avec une tête petite, un col court et mince, sans fanon, une poitrine ample et descendue, des lombes larges et l’attache de queue basse.

Le pelage le plus répandu. dans cette grande variété est le pelage blanc et noir appelé pie, avec prédominance du blanc sur le noir ou du noir sur le blanc. Cela dépend des provinces, où les idées sont diverses sur ce sujet. En Groningue on estime surtoutle corps entièrement noir aveclatête blanche seulement. Les têtes blanches de Groningue (Groning'sche Wiltkoppen) sont renommées. En Frise, au contraire, le blanc domine sur le noir. On y rencontre aussi des pelages d’un gris pâle et d'un gris fauve, mélangés ou non de blanc, et aussi quelquefois le pelage blanc et rouge, qui ne se voit point en Groningue. Dans le Noord-Holland et le Zuid-Holland, le blanc et noir est presque exelusif. La proportion des sujets blanc et fauve ou blanc et rouge est extrêmement faible. C’est ce qui a fait croire, en dehors de la Néerlande, que le pelage pie proprement dit est caractéristique de ce qu’on nomme la race Hollandaise. Il y a là une erreur évidente, on le voit bien. Tout ou presque tout le bétail qui s’exporte en si grande quantité chaque année vient en effet de ces provinces du Nord. Le seul port de Harlingen, en Frise, en expédie vingt

HOLLANDAISES

mille têtes. Sur les quatre principaux marchés du Noord-Holland, il s’en vend environ quarante mille. Dans les environs de Schiedam, de Delfschoffen et de Rotterdam, en Zuid-Holland, il s’en engraisse au delà de vingt mille, qui sont pour la plupart expédiées.à Londres.

Mieux que par des indications de rendement moyen par tête, on aura une idée de l'aptitude laitière de cette grande variété Hollandaise par les quantités de produits de la laiterie qui se vendent sur les marchés de son pays. Les derniers documents statistiques que nous avons pu nous procurer remontent à 1868. La production n’a certainement pas diminué depuis. Cette année-là ils’est vendu en Frise, sur les marchés de Leeuwarden, de Sneek et de Bolsvard, 5461380 kilogrammes de beurre et 1294 568 kilogrammes de fromage. En Noord-Hol- Jand, sur les sept marchés principaux de Alkmaar, Purmerende, Hoorn, Mademblik, Enkhuizen, Edam et Haarlem, il s’est vendu 9 520 310 kilogrammes de fromage et seulement 189083 kilogrammes de

HOLLANDAISES

Hollandaises ne tarissent que quand on cesse de les traire, et cela n'arrive que quelques jours ou quelques semaines au plus avant le nouveau vêlage.

Les nombres proportionnels que nous venons de donner, et qui résultent d'analyses authentiques et souvent faites, montrent combien est faux le préjugé qui attribue au lait de ces vaches une faible richesse butyreuse. On ne voit pas sur quoi ce préjugé, pourtant si répandu, a pu être établi. Rien que le mode d'exploitation de la plupart d’entre elles, de celles de Frise et de Groningue, notamment, suffi rait pour en montrer le peu de fondement.

Dans les provinces où se produit la grande variété Hollandaise, on ne conserve en général qu'un seul veau sur quatre qui naissent, et c’est le plus souvent une femelle, ainsi que cela se comprend bien. Et encore le jeune animal n’est nourri avec du lait normal que durant quinze jours au plus. Passé ce temps, il reçoit du lait écrémé ou même seulement du petit-lait. Cette pratique fâcheusse, qu’on observe à peu près partout où le lait est un objet d’exploitation directe, est ce qui s'oppose le plus à l’amélioration générale de la va-

riété. Si les veaux étaient

durant assez longtemps

nourris du lait de leur

mère, elle atteindrait des

poids vifs et surtout des

rendements en viande bien plus élevés. On a voulu y arriver par l’emploi des taureaux Courtes-cornes anglais. Les produits de ces taureaux se sont montrés inférieurs aux sujets purs, comme nous avons pu le constater personnellement en Groningue, chez l'un

Fig. 111. — Vache Hollandaise.

beurre. En 1869, il a été exporté par Rotterdam, de Zuid-Holland, 5969000 kilogrammes de beurre et 18533000 kilogrammes de fromage. Hengeveld évalue à 43 972 600 kilogrammes de beurre et fromage la production totale. de la province, pour une population de 146507 vaches, ce qui donne une moyenne de 300 kilogrammes environ par tête.

On estime, dans la province de Groningue, pour laquelle nous n’avons point de documents comme ceux qui viennent d’être cités, que les rendements en lait, pour les vaches de trois ans, vont de 3200 à 4800 litres par an, c’est-à-dire d’un vêlage à l'autre. A quatre ans, ces rendements sont plus forts. Ils atteignent exceptionnellement 6000 litres. De nombreuses analyses ont établi que ce lait a une richesse de 4 à 4,5 pour 100 en beurre. Aussi la fabrication du beurre pour l'exportation est gé- -nérale dans la province. On n’y connaît pas celle du fromage. En Frise, le rendement moyen ne descend pas au-dessous de 4000 litres de lait. Dans les deux autres provinces, on obtient de 3500 à 4000 litres comme rendement moyen, et la richesse en beurre ne descend pas au-dessous de 4 pour 100. L'activité des mamelles est toujours grande dans la première période de la lactation; mais ces forts rendements s'expliquent surtout par la longue durée de cette lactation. Les mamelles des vaches

des principaux éleveurs des environs de Warffum.

Dans cette province, le rendement oscille entre 300 et 380 kilogrammes de viande nette. Ce n’est pas beaucoup pour des vaches de la taille et de la longueur que nous avons vues. Les jeunes bœufs de deux ans et : demi, même ceux qui sont issus du taureau Courtes-cornes, qu’on engraisse pour Londres, ne dépassent guère 300 kilogrammes. En Frise, le rendement est de 300 à 450 kilogrammes pour les vaches grasses. On y engraisse beaucoup de veaux. En plus de ceux qui sont consommés sur place (et l’on en mange beaucoup, trop pour nos estomacs français), il en a été expédié 5860 par le seul port de Harlingen, en 1869, pour l’Angleterre. En Noord-Holland le rendement des vaches va de 300 à 500 kilogrammes. On sait qu'ici les opérations d’engraissement dominent sur la laiterie. On y engraisse bon nombre de bœufs de quatre à cinq ans, dont quelques-uns atteignent jusqu’à 1000 kilogrammes de poids vif. À l’âge de douze à quinze semaines les veaux rendent au minimum 79 kilogrammes de viande et au maximum 150 kilogrammes. Enfin, dans la province de Zuid-Holland, on obtient des vaches de 300 à 400 kilogrammes de viande. Cette viande est partout de médiocre qualité. Elle est généralement tendre, mais sa saveur est faible, surtout pour celle qui a été engraissée dans le Spoelings district du Zuid-Holland. C’est donc pour son aptitude laitière que la grande variété est particulièrement remarquable. | La petile variété Hollandaise se trouve en dehors de la région des polders, dans les provinces sablonneuses de Drenthe, d'Overyssel, de Gueldre,

HOLLANDAISES

d'Utrecht, de Brabant septentrional et de Limbourg,

par lesquelles la Néerlande confine, d'une part, aux

AE du Hanovre et, d'autre part, à la Campine elge.

Dykmann, qui a mesuré en Gueldre beaucoup de vaches de cette variété, a constamment trouvé qu’elles sont plus hautes au garrot qu'à la croupe, ce qui est le contraire de l’autre. Le maximum de taille ne dépasse pas 1",23. La longueur du corps est de 1,71 en moyenne. Le périmètre thoracique est de 1°,65 et la largeur aux hanches de 35 centimètres. Le minimum, pour toutes ces dimensions, se trouve sur les landes orientales des provinces de Drenthe et d’Overyssel. La transition entre les deux variétés se fait par les parties sablonneuses du sud de la Frise et de Groningue. La tête est allongée et les cornes sont relativement grandes. Aux environs de Maëstricht, dans la régien montueuse, elles sont plus grosses et les formes du corps moins fines. La poitrine est partout étroite et peu profonde, avec des épaules maigres et un garrot mince. La base de la queue est basse, la croupe étroite, inclinée et pointue. Les membres postérieurs, à cuisses maigres, sont ordinairement déviés en dedans au jarret. Cependant les mamelles des vaches sont volumineuses, elles se prolongent en avant, sous un ventre très développé.

Dans cette petite variété, les pelages blanc et noir, blanc et rouge, se partagent à peu près la population. En Gueldre on estime particulièrement ce qui s'appelle le manteau blanc, une sorte de large ceinture blanche sur le milieu du corps, avec la tête, le cou et les épaules et le train postérieur noirs. Le blanc et rouge domine en Brabant septentrional. Les marchés sur lesquels on peut le mieux les étudier, et aussi se procurer des vaches, sont ceux de Zutphen et d’Arnheim, en Gueldre, et celui d’Oss, en Brabant. Ces vaches de la petite variété ne sont point inscrites au Stamboek.

Elles sont cependant remarquables sous le rapport de la qualité du beurre qu’elles produisent et dont la fabrication est le principal objet de leur exploitation. En Drenthe il s’en est vendu pour Londres, sur le marché de Meppel, 395 148 livres en 1855; la vente atteignait 759 395 livres en 1867, et elle est arrivée à 1 146 590 livres en 1868. En Overyssel, il s’en vend 1100000 kilogrammes à Zwolle, 900 000 kilogrammes à Kampen, 205 000 kilogrammes à Wythe, 200 000 à Roalte, 141 000 à Knuire et Oldemarkt, et 75000 à Deventer. En Gueldre, où il se produit en même temps du fromage, les ventes de 1868 ont été au total de 483 431 kilogrammes de beurre et 17 702 kilogrammes de fromage. En Brabant septentrional, sur le seul marché d'Eindhoven, il s’est vendu, en 1869, 550 000 kilogrammés de beurre. Etant donnée la faible population de ces provinces néerlandaises, il va de soi que la plus forte part de ce beurre vendu est allée à l'étranger. Cela peut donner une idée de l'importance relative de la variété en question.

Le rendement annuel en lait a été souvent mesuré. On a trouvé qu’il était de 2800 litres au maximum et en moyenne de 2500 litres. On estime qu’une vache de cette petite variété donne 90 kilogrammes de beurre par an. Etant donnés la taille et le poids des bêtes, c’est un fort rendement. Le poids vif, pour les vaches, varie entre 350 et 500 kilogrammes. Les bœufs, que l’on trouve surtout en Brabant, ne pèsent pas plus de 400 à 500 kilogrammes. Engraissés, ils ne rendent pas plus de 200 à 280 kilogrammes de viande nette, qui est d’ailleurs d’une faible qualité. 11 s’en engraisse beaucoup dans les distilleries de Hasselt, en Belgique.

Ce qu’on vient de lire montre à quelles confusions et à quelles errcurs s’exposent ceux qui parlent en général des vaches Hollandaises ou de ce qu’ils nomment la race Hollandaise. C’est à peu près comme pour les voyageurs qui parlent de la Hol-

oise

Page 1