HOMARD
Il ne s’agit en réalité point là d’une race particulière au Holstein. Sous le nom adopté, comme indiquant simplement la provenance, se confondent deux variétés distinguées en leur pays par tous les auteurs allemands et danois, et qui appartiennent l’une et l’autre à la race des Pays-Bas (Niederung rasse des Allemands). Elles occupent l'extrémité nord-est de l’aire géographique de cette race, dont la variété Courtes-cornes occupe à son tour l’extrémité nord-ouest (voy. PAYS-BAS).
La première de ces variétés est celle d’Angeln, qui n’a été que sommairement décrite sous son nom et à son ordre alphabétique. Cette variété s'étend jusqu'au Schleswig nord où sa taille diminue. Très estimée en Holstein, sur tout le littoral de la mer du Nord, à cause du grand développement qu'acquièrent les mamelles des vaches, elle est presque seule exploitée dans les laiteries de ce pays, si nombreuses et conduites d’une manière si perfectionnée. La taille ne dépasse guère 1,30, avec des formes fines et un développement du train postérieur relativement grand chez les vaches, qui presque toutes ont les mamelles bien faites et volumineuses. Le pelage est généralement rouge et blanc, parfois de nuance un peu fauve. Il n’est pas rare que le rendement en lait s'élève jusqu’à 4000 litres par an, pour un poids vif de 450 à 500 kilogrammes. On estime toutefois que le rendement moyen de la variété est entre 2500 et 3000 litres.
L'autre variété, moins connue en dehors de son pays, est celle de Tondern (voy. ce mot). On en distingue même une troisième, sous le nom d’Haderslebenschlag, mais celle-ci ne diffère en vérité point de la précédente.
En fait, la désignation adoptée par les Américains est vicieuse, car outre ces variétés de la race des Pays-Bas, il y en a en Holstein qui appartiennent à la race Germanique (voy. ce mot) et qui sont également de fortes laitières. D’après les portraits que donnent souvent leurs journaux agricoles avec la légende : Holstein cow, il est visible que sous ce nom c’est toujours la race des Pays-Bas seulement qui est représentée. N’était la légende, l’image serait aussi bien celle d’une vache de la Hollande ou de la Frise orientale. Cette désignation ne peut donc qu’entrainer de fàcheuses confusions. A°-S:
HOMARD. — Grande écrevisse de mer (As{acus marinus). Le rapport de Coste du 25 décembre 1860, au ministre de la marine, est le fonds d’où est sorti et sortira Sans doute tout ce qui s’est imprimé sur ce Crustacé. Entrepris au point de vue de la science pure sur la reproduction des Macroures, ces inconnus de ces temps, il aboutit à la réglementation de cette pêche par le décret du 16 mai 1862.
Au bout de plusieurs mois d’incubation interne ou externe, de mars à mai, les larves de Homards brisent leur coque, s’éloignent aussitôt de leur mère et gagnent la surface où elles nagent en tourbillonnant. Au bout de trente à quarante jours, sur la surface de la haute mer, où tous les huit ou dix jours elles font une mue, en perdant leurs organes de natation, elles tombent sur les fonds qu’alors elles ne quitteront plus.
Devenu adulte, le Homard mue 8 à 40 fois la première année, 5 à 7 fois la seconde, 3 à 4 fois la troisième et 2 à 3 fois la quatrième.
Partant d'environ 4 centimètres à sa première année, il atteindra 20 centimètres à la cinquième, longueur à laquelle il sera marchand.
Comme toute cette famille des Crustacés, le Homard est un des grands nettoyeurs de la mer. Commun sur toutes les côtes de l'Océan, il a cependant des cantonnements préférés, les calcaires par 20 ou 30 brasses sont son habitat de prédilection.
La Méditerranée n’a point de Homards, ou très peu comme on sait, mais alors la Langouste est en