HONGRE
grande quantité. L'absence de marée et la trop grande salure de la mer n’expliqueraient-elles pas le fait.
La pêche se fait au moyen de paniers ou casiers amorcés. Le Homard vit très bien en stabulation; c’est par milliers que Guillon, et la maison Smitsers, de Londres, par centaines de milliers, les parquent à Concarneau et dans les réservoirs de l'île de Wight. On jugera de ce qui doit y être placé, venant soit de nos côtes de Bretagne, soit d'Irlande et de Norvège, quand on saura que cette seule maison en livre 50 000 par jour, durant toute la saison, à la ville de Londres. C’est à Guillon, le lamaneur de Concarneau, que l’on a dû, en 1899, la première tentative industrielle en France de l'élève des Homards en eau fermée.
La chair du Homard, comme du reste celle de tous les Crustacés, contient beaucoup de phosphate, est partant très fortifiante et excitante, aussi ne doit-elle être prise qu'avec modération. Plus que triplée de valeur dans ces vingt dernières années, on s'explique l'intérêt qui s'attache à cette industrie sans cesse progressante sous la demande de la consommation. Dans un an, pour le marché français, l’augmentation a été de plus d’un demimillion de francs.
Nos grandes réserves de Roscoff et Kerlouan s’approvisionnent aujourd'hui jusqu’en Espagne. Au mot LANGOUSTE nous reviendrons sur le côté économique de l’élevage des Crustacés. La facilité avec laquelle en pleine mer le pêcheur, après avoir levé son casier ou sa balance, élude la loi en jetant à l’eau les œufs de la femelle grainée, est un des plus grands obstacles qui se dressent devant l'avenir que pourrait avoir cette branche de la culture de nos mers, et à laquellé nous ne voyons d’autre remède que l'instruction et l’association. C.-K.
HOMBRES-FIRMAS (biographie). — Louis-Augustin, baron d’'Hombres-Firmas, né à Alais (Gard) en 1785, mort en 1857, naturaliste et agronome, s’est principalement adonné à l'étude des améliorations agricoles dans la région des Cévennes. On lui doit notamment des recherches sur les arrosages, sur la météorologie, sur le Müûrier, qui ont été réunies dans ses Mémoires de physique, de météorologie, d'agriculture et d'histoire naturelle (6 vol., 1839-47), et un Mémoire sur le châtaignier. Il fut membre associé de la Société nationale d'agriculture. H. S.
HOMOPTÈRES (entomologie). — Sous-ordre d'insectes Hémiptères (voy. ce mot).
HONDURAS (géographie). — Etat de l'Amérique centrale, d’une étendue totale de 15 065 500 hectares, présentant un développement de côtes de 600 kilomètres environ sur la mer des Antilles, et de 80 sur l’océan Pacifique. Traversé du nord au sud par la chaîne des Cordillières, sauf dans la plaine de Comayagua, il présente, dans toute son étendue, excepté sur les cimes élevées, les caractères des climats tropicaux. Les produits de la zone torride: café, Canne à sucre, cacao, coton, riz, maïs, tabac, indigo, ete., y viennent en abondance. On y compte encore de vastes forêts, sur lesquelles le domaine de l'Etat possède trois millions d'hectares, dont les deux tiers sont inexploités. Elles renferment les essences précieuses des pays tropicaux, propres à la construction, à l’ébénisterie, à la teinture, telles que l’acajou, le palissandre, le bois de rose, le cèdre odoriférant, etc. La culture du sol est jusqu'ici peu avancée. L'indigo et les bois sont les principaux éléments du commerce d'exportation, en ce qui concerne les denrées agricoles.
HONGRE (z0olechnie). — On appelle hongre le cheval émasculé ou châtré, c’est-à-dire privé de ses testicules. Le cheval hongre ne diffère pas seulement de l'étalon ou cheval entier par l'absence des organes essentiels du sexe. Il s’en distingue aussi par ses formes générales. Mais les diffé-