‹ Dictionnaire d'agricultureChapitre 168 sur 270 · T = NS LE · texte numérisé non relu

T = NS LE

ches. Le poids vif varie entre

des limites très écartées.

Chez ces dernièrés, il va de 300 à 900 kilogrammes. Chez les bœufs et les taureaux, il descend jusqu’à 500 kilogrammes et s'élève jusqu’à 900 kilogrammes.

Les vaches, ne donnant pas plus de 600 à 800 litres de lait d’un vêlage à l’autre, suffisent tout juste à l’allaitement médiocre de leur veau; mais comme d’usage, en pareil cas, la faible quantité est en partie rachetée par la qualité. Ce lait ne contient pas moins de 5 à 5,5 pour 100 de beurre.

L'aptitude motrice des bœufs de cette variété Hongroise est très remarquable, surtout par la vitesse de leur pas et par la solidité de leur pied. Pour les longues routes ils ne le cèdent point aux chevaux. Cela s’explique par leur conformation - et par la vigueur de leur tempérament.

Mais il va de soi, d’après cela, que l'aptitude à l’'engraissement reste faible. Communément, les jeunes bœufs du poids de 550 à 570 kilogrammesne sont pas gras avant six mois etils ne gagnent que 140 à 160 kilogrammes par la plus forte alimentation. Chez les vieux, l'augmentation est beaucoup moins forte. Leur viande est de qualité fort médiocre, étant toujours relativement sèche. La graisse ne s’infiltre point entre les faisceaux museulaires et non plus sous la peau, où il ne se montre point de maniements. Elle se dépose presque exclusivement dans l'abdomen, sous forme de suif. Des rendements que nous avons sous les yeux il résulte qu’une vache pesant vive 355 kilogrammes a fourni seulement 165 kilogrammes de viande nette et 29 kilogrammes de suif; un bœuf en bon état, du poids vif de 525 kilogrammes, 263 kilogrammes de viande

Fig. 113. — Bœufs Hongrois.

qui tend de plus en plus à se substituer à la population indigène, et elle contribue pour une forte part à l’approvisionnement de Paris. Il ne manque que rarement de s’en présenter quelques milliers sur le marché de La Villette.

Les Mérinos hongrois sont reconnaissables, à première vue, à la couleur de leur toison. La surface de celle-ci a une teinte brune particulière, qui est celle des terres noires des. steppes sur lesquels vivent les moutons. Ces Mérinos sont de petite taille et ils appartiennent à ce qu’on appelle, en Allemagne, le type Négretti. Ils ont, en effet, la peau fortement plissée, la tête forte et le squelette un peu grossier, le corps court et trappu. Ce type a été introduit de préférence d'Allemagne en Hongrie, à cause de sa rusticité plus grande, de son poids plus fort et de sa toison plus lourde, par rapport à ce qu’il en est de tout cela chez les Mérinos allemands dits Électoraux. En passant en Hongrie, les Négrettis allemands ont toutefois un peu perdu de leur taille et de leur poids.

Ces Mérinos hongrois, qui ne sont encore exploités que par les grands propriétaires, forment des troupeaux dont l'effectif ne descend guère au-dessous de trois à quatre mille têtes. On n'en compte pas moins, en Hongrie, d’une vingtaine de millions de têtes. Leur laine, de longueur et de finesse moyen-

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