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HOOKER

nes, est généralement lavée à dos, et il y a, pour exécuter le lavage à dos des toisons, des installations artificielles importantes. Ces toisons laissent beaucoup de déchet, fortement souillées qu’elles sont par la terre sur laquelle les moutons parquent à peu près tout le temps et qui leur communique la couleur dont il a été parlé plus haut. Les laines de Hongrie sont principalement employées pour la confection des draps. Dans un temps, les fabriques de Bischwiller n’en travaillaient pas d’autres. Aujourd'hui l’on s'efforce, par l'introduction des béliers de la variété précoce française, d’allonger les mèches pour en accroitre la valeur.

La laine n’est point le principal produit des troupeaux de Mérinos hongrois. A voir le nombre et l’âge des sujets expédiés chaque semaine au mar— ché de La Villette et aussi sur les autres marchés des principales villes de l'Europe centrale et oceidentale, on s’en aperçoit facilement. Ces troupeaux sont en même temps exploités pour la viande; car ce sont de jeunes animaux et non pas seulement des brebis épuisées et de vieux moutons aux dents usées, que l’on met en vente. Ces jeunes animaux ne se font point précisément remarquer par une bonne conformation et par une grande aptitude à l’'engraissement. Leur poids vif dépasse rarement 35 à 40 kilogrammes et ils ne rendent guère au delà de 50 pour 100 en viande nette. Mais quittant le troupeau avant que leur période de croissance soit achevée, celui-ci fournit chaque année, pour une même quantité d'aliments consommés, un fort poids total de viande, en outre de ses toisons. Il donne done ainsi, en somme, un bon revenu, qui permet aux producteurs hongrois de lutter sans désavantage contre la concurrence de ceux de l'Australie et de l'Amérique méridionale. Ils associent de la sorte la production de la viande avec celle de la laine, et, quand ils auront plus généralement substitué les Mérinos précoces d’origine française aux Négrettis, leur situation deviendra encore meilleure, parce qu'ils obtiendront à la fois plus de laine et plus de viande de leurs troupeaux.

VARIÉTÉ PORCINE HONGROISE.— En 1870 on comptait en Hongrie 3 573 531 pores ; en 1884, leur nombre s'élevait à 4799015. Le nombre en a done augmenté de plus d'un million de têtes en moins de quinze ans. La culture du Maïs favorise leur production sous le double rapport de la quantité et de la qualité. La population porcine se compose presque exclusivement d'animaux indigènes. Sur 833 reproducteurs figurant à l'exposition de Budapest en 1885, il n’y en avait que 41 de race étrangère, dont 26 anglais et 15 de la race appelée en Allemagne Poland-China, plus 21 produits de croisement entre Anglais et Hongrois. La préférence pour la variété locale est fortement accusée. Cette variété, reconnue unique par tout le monde, est désignée par un nom dont la prononciation et l'orthographe varient selon les auteurs. Les uns l’appellent Mangalicza, les autres Mongolicza, et d’autres enfin Mungulicza. On trouvera la description de cette variété, qui ne serait pas si bien à sa place ici, au mot le plus usité chez nous (voy. MANGALICZA). A7S.

HOOKER (biographie). — Sir William Jackson Hooker, né à Norwich (Angleterre) en 1785, mort en 1865, botaniste et horticulteur, à été successivement professeur à l’Université de Glasgow et directeur du Jardin royal de Kew; il a apporté à cet important établissement des améliorations et des agrandissements qui l'ont placé au premier rang des grands jardins. On Jui doit un grand nombre de travaux sur la botanique etses applications. Outre plusieurs flores, parmi lesquelles l’'£xotic Flora (3 vol., 1823-25) donna la description d’un grand nombre de plantes nouvelles, il convient de citer ici: The british Flora (1830), A century of

Orchidaceous plants (1846), Kew gardens (1845),.

-HORSE-POX On the Victoria regia (1851). Il fut membre étranger de la Société nationale d’agriculture. — Son fils,

sir Joseph Dalton Hooker, lui a succédé dans la direction des jardins de Kew ; on lui doit l’intro— duction en Europe d’un grand nombre de plantes exotiques. H: $!

HORSE-POX (vétérinaire). — Maladie éruptive, contagieuse, inoculable, caractérisée par une pustulation de la peau et quelquefois des muqueuses, transmissible à la vache et à l'homme et se traduisant chez ce dernier par une affection tout à fait bénigne qui le préserve de la variole.

Il n’est pas fait mention du horse-pox dans les écrits que nous ont laissés les hippiâtres. Jenner le premier l’a brièvement signalé sous le nom de sore-heels, dans son livre sur la vaccine, et l’a considéré comme la maladie vaccinogène du cheval. Pendant la première moitié de ce siècle la maladie resta à peu près complètement méconnue. On pensait généralement que l’immortel auteur de la vaccination avait commis une erreur dans ses expériences d’inoculation, lorsque, en 1865, H. Bouley retrouva le sore-heels à la clinique d’Alfort. Pour en bien spécifier la nature, 1l l’appela horse-pox (variole du cheval). La médecine expérimentale a démontré que la vaccine, le cow-pox et Le horse-pox constituent une seule et même maladie.

A sa phase initiale, le horse-pox s'exprime par une fièvre légère, de l’inappétence, de la tristesse et de l’abattement qui disparaissent au moment où se montrent les symptômes locaux, c’est-à-dire vers le troisième, le quatrième ou le cinquième jour suivant les cas. Il n’est pas rare de constater, à cette période de l'affection, un engorgement d’un ou plusieurs membres. Le genou aux membres antérieurs, le jarret aux membres postérieurs, sont chauds et douloureux; les sujets boitent. Bientôt l’éruption s'effectue. Elle se montre généralisée ou au contraire localisée à certaines régions : sur les faces de l’encolüre, les côtes, la croupe, parfois sur les muqueuses du nez, de la bouche, du vagin et de la vulve chez la femelle. C’est souvent au pourtour des ouvertures naturelles ou vers les extrémités, ou encore aux régions à poils rares et à peau fine que les pustules tendent à devenir confluentes. Vers le dixième jour, les pustules se dessèchent et deviennent croûteuses. Cinq ou six jours plus tard, lorsqu'elles sont fraichement desquamées, elles laissent autant de petites surfaces circulaires, elliptiques, semi-lunaires ou linéaires suivant les cas, d’abord rougeûtres, peu sensibles au toucher et causant un léger prurit, puis grisàtres et tout à fait indolentes. Ces plaques prennent une nuance de plus en plus foncée et enfin des poils nouveaux remplacent ceux qui ont disparu. Aux muqueuses nasale, buccale, vaginale, les pustules de horse-pox présentent une forme plus ou moins circulaire; elles sont lisses à leur surface, d’une teinte opaline, puis elles se troublent et deviennent purulentes. Elles s'ouvrent en montrant un fond rougeûtre régulier qui reprend peu à peu les caractères de la muqueuse normale.

La coexistence très fréquente du horse-pox avec la gourme a été signalée par un grand nombre d’observateurs. Dans Ces dernières années on a affirmé l'identité de ces deux affections. La gourme ne serait qu'une forme de la variole, qu’une complication du horse-pox (Trasbot). Cette doctrine n’est pas jusqu'ici acceptée par le plus grand nombre, parce que l’expérimentation n’a pu donner la démonstration rigoureuse de son exactitude.

Le traitement du horse-pox ne comporte guère que des indications hygiéniques. Il faut tenir les malades chaudement et ne les utiliser pendant Ja durée de l'affection qu'à un service léger. Si l’atmosphère est humide et froide, on les laissera à l'écurie et l’on veillera à ce qu'il règne dans le local une douce température. On donnera aux ani-

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