GADOUE VERTE GADOUE NOIRE
kilogr. kilogr.
#1 STARS EEE 0,38 0,39 Acide phosphorique...... 0,41 0,45 PAPAS SE ME anne che ese 0,44 0,29 CARRE ere ce 9,51 9,92
Des gadoues ramassées dans les grilles des bouches d’égout des halles centrales, renfermant beaucoup d’épluchures de légumes, étaient moins riches que les gadoues ordinaires, dans lesquelles la partie la plus fine, constituée par les balayures des rues, présente la richesse la plus grande en principes utiles.
De ces recherches il résulte que, d'une manière générale, les gadoues vertes, aussi bien que les gadoues noires, sont à peu près équivalentes, sous le rapport de la richesse en éléments fertilisants, au fumier de ferme normal, mais que les gadoues noires étant à un degré de décomposition plus avancé et transformées pour ainsi dire en terreau, doivent être d'un emploi plus avantageux, ce qui justifie la pratique des cultivateurs qui laissent les
GATAC
gadoues fermenter pendant un certain temps avant de les employer.
Dans ses études sur les boues de Bruxelles, M. Petermann a constaté que ces boues renferment, en moyenne, par 100 kilogrammes : 0,28 d'azote organique, 0,522 d'acide phosphorique, 0,316 de potasse et 3,435 de chaux.
GAGLIARDI (biographie). — Jean-Baptiste Gagliardi, né à Tarenie en 1757, mort en 1823, agronome italien, a rempli à Naples les fonctions d'inspecteur général des domaines. Il a laissé beaucoup d’écrits sur l’agriculture, notamment : 1! catechismo agrario, Gli annali di agricoltura, IL trattato del vino, etc. H. S.
GAIACG (sylviculture). — Le Gaïac ou Gayac (Guaiacum officinale), arbre de la famille des Zygophyllées, a des feuilles composées de quatre folioles, pennées, sessiles, ovales, de consistance coriace et d’un vert gai. Ses fleurs qui naissent à l'extrémité des rameaux sont formées d’un calice persistant à cinq sépales alternant avec des pétales d’un beau bleu. Le fruit est une capsule cordiforme rouge, dans laquelle est renfermée la graine.
Le Gaïac est originaire des Antilles, il atteint les dimensions d'un grand arbre. Son tronc est revêtu d'une écorce ridée chez les jeunes sujets, mais qui devient lisse et épaisse chez les arbres plus âgés. Le bois a peu d’aubier ; le cœur, d'un brun foncé, tirant sur le vert, est dur, lourd, compact, etimprégné d’une résine d’un roux verdâtre lorsqu'elle est fraiche, mais qui devient brune et luisante en durcissant.
Le bois, l'écorce et la racine du Gaïac sont employés en médecine. La teinture de Gaïac, qui est un extrait alcoolique de ce bois, entre dans la composition de plusieurs dentifrices.
Le bois de Gaïac est remarquable par sa dureté et sa densité supérieure à celle de l’eau (1,339), aussi est-il recherché pour la fabrication des objets qui ont à subir des frottements énergiques. Les poulies, les roulettes des meubles, les manches de certains outils se font en bois de Gaïac.
Il existe un grand nombre d'espèces de Gaiacs, toutes originaires des régions chaudes de l'Amérique. B. DE LA G.
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Le GAILLARDE
GAILLARDE (horticulture). — Genre de plantes de la famille des Composées, tribu .des Hélénioidées. Les fleurs, réunies en un capitule d'assez grande dimension, portent à leur périphérie, après deux rangées de bractées stériles, des demi-fleurons à grands pétales- habituellement de deux couleurs; les fleurs du centre, régulières, sont jaunes ou pourpres. Les fruits sont des achaines surmontés d’une aigrette formée d’écailles dont le nombre va de six à dix. Les Gaillardes (Gaillardia Fouger.) sont des herbes vivaces ou annuelles, à feuilles entières, dentées, alternes. Les deux espèces suivantes sont employées dans l’ornementation.
Gaillarde peinte (Gaillardia picta Sweet). — Plante de 40 centimètres de haut, pubescente dans toutes ses parties, à feuilles entières ou lobées. Les fleurs de la périphérie sont jaunes à l'extrémité des pétales et pourpres dans la gorge; celles du centre sont d’abord jaunes, puis pourpre noirâtre. C’est une plante que l’on cultive le plus généralement comme annuelle, mais elle peut vivre plusieurs années. On en a produit plusieurs variétés assez peu fixes d'ailleurs, et que l’on est obligé de reproduire de boutures si l’on veut les conserver.
Les semis donnent de bons résultats ; on peut les faire soit en mars-avril, sur couches, pour repiquer le plant en pépinière et mettre en place en mai; soit en août, puis repiquer en godets et hiverner sous châssis. Ce second procédé donne des plantes plus vigoureuses et fleurissant abondamment.
Gaillarde à feuilles lancéolées (G. lanceolata Michx). — Plante vivace à fleurs d’un jaune safran à la périphérie du capitule et pourpres à son centre. Les feuilles sont alternes, lancéolées, dentées. On cultive principalement la variété à grandes fleurs jaunes qui est d’un bel effet. C’est une plante rustique dans les sols légers et secs ; mais, dans les terres humides, il est utile de lui fournir l'abri d’un châssis pendant l'hiver. On la multiplie d’éclats faits au printemps ou de semis pratiqués en été.
Les Gaillardes sont des plantes très ornementales qui conviennent à la décoration des platesbandes et aussi à la formation de corbeilles ; mais on leur reproche, dans ce dernier usage, de ne pas fleurir assez et de ne pas produire beaucoup d'effet deloin. Leur floraison dure depuis mai jusqu’en automne. J. D.
GAILLET. — Voy. CAILLE-LAIT.
GAINE (botanique). — On appelle ainsi la partie qui, dans toute feuille complète, enveloppe entièrement l’axe qui lui a donné naissance. C’est donc une sorte de manchon fixé par sa base autour du rameau, et ouvert à l’autre extrémité dont le bord porte le pétiole ou le limbe directement, si la feuille examinée est sessile.
La gaine des feuilles présente de grandes varia-
tions dans sa constitution, son volume, sa couleur. Tantôt cylindrique et exactement appliquée contre l’axe, tantôt renflée en forme d’outre, elle peut être complète (Carex), c'est-à-dire ne présenter aucune solution de continuité suivant sa longueur, ou incomplète (fendue), et montrer alors une fissure longitudinale, comme cela s’observe dans la plupart des Graminées. Cette fente est toujours placée du côté diamétralement opposé au bourgeon qui occupe l'aisselle de la feuille.
* Ordinairement mince et verte {ou diversement colorée) dans les feuilles aériennes, la gaine peut devenir épaisse et succulente dans certaines plantes à tige souterraine. C'est ainsi, comme il est facile de le constater, que les enveloppes charnues des bulbes tuniqués (Oignon, Jacinthe, Tulipe, etc.), ne représentent pas autre chose que la partie vaginale des feuilles souterraines de ces organes, lesquelles emmagasinent une provision de sucs alimentaires destinés à l'accroissement ultérieur des parties aériennes.
On se gardera de confondre les véritables gaines
AE, fra
GALE
avec l'organe nommé ocréa, propre aux plantes de la famille des Polygonacées, et dont la nature est différente (voy. OCRÉA). E. M.
GAINIER (sylviculture). — Le Gainier ou arbre de Judée (Cercis siliquastrum) appartient à la famille des Césalpinées. C’est un arbre de troisième
grandeur qui s'élève rarement au-dessus de 6 à.
8 mètres. Son tronc est sinueux; son écorce noirâtre est finement gerçurée. Ses feuilles simples, entières, sont réniformes, arrondies, glabres et d'un vert mat. Ses fleurs hermaphrodites, papilionacées, sont formées de cinq pétales roses ; elles paraissent avant les feuilles et sont disposées en faisceaux serrés le long des branches et sur le tronc.
Le Gaïnier, originaire de l'Orient, est acclimaté dans la région tempérée de la France où il est cultivé comme arbre d'ornement. Son bois, dont le tissu est peu serré, est trop rarement employé pour qu’on puisse en indiquer les qualités. Comme tous les arbres d'ornement, le Gainier n’est abattu que lorsqu'il est tout à fait dépérissant. Sa longévité est assez grande. B. DE LA G.
GAIZE (géologie). -- La gaize est un grès calca-
rifère argilo-siliceux, formant une roche poreuse,
légère, contenant jusqu’à 50 pour 100 de silice gélatineuse et caractérisée par la présence de nombreuses Ammonites, des Turrilites, des Epiaster, etc. Elle forme des couches d’une grande importance dans le système oolithique des Ardennes ainsi que dans la Meuse. C’est dans ce dernier département, à Montblancville, qu’elle offre son plus grand développement en France.
Au point de vue agricole, cette formation n’est bonne qu’à produire du bois. Voici la composition comparée de la roche et de la terre qui en dérive :
ROCHE (analyse de M. Sauvage).
Sable”très fin; 05 2 RS TOI 17 Silice à l’état gélatineux..........2.10 56 Argiles. 5.8 2e cd OR RSR 7 Glauconie “2 20e MR. Fe 12 Eau: set Secostit 20 CORRE : 118 TERRE DÉRIVÉE DE LA GAIZE (analyse de M. Grandeau). Chaux. à 20 AR EP NE Ee 1,74 Potasse:si nt. EURE NN ISSUE 0,58 Acide phosphorique................ traces” Silicesss 2 er fe Et RO 32,32 Résidu’inscluble. 755146 0e 56,78
On rencontre dans cette couche des nodules de phosphate de chaux, mais ils n’y sont pas en couches suivies et ne donnent pas lieu à l’exploitation. C’est sur cette formation que se trouve la forêt de l’Argonne. F6:
GALACTOMÈTRE (laiterie). — Aréomètre servant à déterminer la pureté du lait. On lui donne aussi le nom de lacto-densimètre (voy. LAIT).
GALANE (horticulture). — Genre de plantes de la famille des Scrofulariacées, originaires de l'Amérique septentrionale. On en cultive dans les jardins plusieurs espèces, notamment la Galane barbue (Chelone barbata) ou la Galane blanche (C. glabra), pour leurs fleurs en épis ou en grappes, de couleur rouge ou blanche. Elles forment des buissons qui atteignent la hauteur de 4 mètre. On les multiplie de boutures ou de drageons, -en terre de bruyère ; on les fait hiverner sous châssis.
GALANGA (botanique). — Voy. MARANTA.
GALANGA DES MARAIS. — Voy. ACORE.
GALANTHE, GALANTHINE (botanique). — Voy. PERCE-NEIGE.
GALAXIE (horticullture). — Genre de plantes de la famille des Iridées, originaires de l'Afrique australe. On cultive dans les jardins la Galaxie à feuilles ovales et la Galaxie à fleurs d’Ixia. Les méthodes de culture à suivre sont les mêmes que pour cette dernière plante (voy. IxIA).
GALE ou PSORE (vétérinaire). — Maladie pruri-
GALE
gineuse de la peau déterminée par des parasites animaux de l’ordre des Acariens. Cette affection a été signalée dès la plus haute antiquité. Ses ravages chez nos animaux remontent sans doute à l'époque lointaine de leur domestication. Ce n'est qu’à une date relativement récente et grâce aux travaux de Linné et de ses élèves, à ceux de Gohier, de Bourguignon et Delafond, de Ch. Robin que la nature parasitaire de la gale a éte définitivement établie. Ces travaux ont donné la preuve que la gale est bien la maladie de l’Acare. Mais son développement et son extension sont éminemment favorisés par certaines conditions prédisposantes sous l'influence desquelles elle revêt facilement le caractère épizootique En tête de celles-ci, il faut placer la débilité, l'épuisement des animaux. Toutes les causes susceptibles d’affaiblir la nutrition et les diverses fonctions (fatigues, alimentation insuffisante ou de mauvaise qualité, privations, maladies antérieures) prédisposent à la gale les organismes chez lesquels elles exercent leur action. Signalons
- encore comme conditions prédisposantes de la gale :
le jeune âge des animaux, le manque de soins hy-
iéniques, les temps froids, humides, pluvieux. Toutes ces causes vulgaires réunies ne sauraient cependant produire la gale. Les parasites qui déterminent les différentes variétés de gale appartiennent tous à la classe des Arachnides et à l’ordre des Acariens. À l'exception du Demodex folliculorum, tous sont des Sarcoptidés (voy. ACARIENS). Ce sont des êtres sexués, ovipares ou ovovivipares. La durée de la gestation dans la plupart des espèces est de quelques jours seulement. On admet que chaque femelle donne de 15 à 25 œufs. Au sortir de l'œuf le jeune animal est désigné sous le nom de larve; en 10 à 15 jours il est adulte et apte à la reproduction. La fécondité des Acares est énorme; en supposant à chaque génération un produit moyen de quinze individus (dix femelles et cinq mâles), on trouve que deux Acariens (mâle et femelle) placés dans des conditions favorables à leur développement ont au bout de 90 jours un million et demi de descendants. En général les Acares ont la vie dure, mais leur résistance aux causes de destruction n’est pas égale pour toutes les espèces. Ainsi les Démodex et les Chorioptes sont les plus résistants de tous les Aca- .riens ; après eux viennent les Dermatodectes, puis les Sarcoptes.Tous peuvent vivre plusieurs semaines loin deleurs hôtes (dans les fumiers, les couvertures, les fourrages, à la surface des murs, des harnais, etc.) en conservant toute leur activité. L'humidité et la chaleur sont pour eux des conditions avantageuses ; au contraire, la sécheresse et le froid leur sont défavorables.
Voici, suceinctement exposées, les variétés de gale observées sur nos animaux et sur les oiseaux.
GALES DU CHEVAL. — Jl y a chez les Equidés trois sortes de gale ‘ la sarcoptique, la dermatodectique et la symbiotique. Signalons encore ici une affection particulière de la peau, improprement appelée gale dermanyssique.
Gale sarcoptique. — Son premier symptôme apparent est une vive démangearson aux régions qui en sont le siège. Bientôt on constate des boutons hémisphériques du volume d’un grain de plomb, qui suintent légèrement et se recouvrent d'une mince croûte; puis on remarque des dépilations limitées et irrégulièrement disséminées dans toute l'étendue de la région galeuse. Les plaques dénudées, plus ou moins nombreuses et plus ou moins vastes, sont recouvertes de croûtes sèches, furfuracées. À une période plus avancée, la peau s'épaissif, se plisse, se fendille dans ses couches superficielles et présente parfois des excoriations dues au grattage. Ordinarement, la gale sarcoptique se montre d'abord au garrot, d’où elle s'étend au dos, aux épaules, à l’encolure et à la tête. Avec le temps toute la surface du tronc et les membres
on —
GALE
peuvent être envahis. Lente à son début, elle s'étend dans la suite d'autant plus rapidement qu’elle .est plus ancienne. Lorsqu'elle est généralisée, elle entraine toujours un amaigrissement des malades
Cette gale est très contagieuse pour tous les Equidés. Sa transmission s'effectue surtout par les instruments de pansage, les harnais, les couvertures, les litières et les parois des stalles où ont séjourné les sujets galeux. Elle est aussi transmissible à l’homme; mais sur les sujets des autres espèces animales, le sarcopte du cheval ne détermine que des accidents tout à fait passagers.
Gale dermatodectique ou psoroptique. — C'est le roux vieux, la -gale humide. Tout à son début, elle s’accuse par un prurit très intense causé par l'irritation d'un liquide spécial sécrété par les Dermatodectes. Les animaux se grattent, se mordent avec une véritable fureur. En examinant les points malades, on y constate des papules larges, légèrement en saillie, humides, qui se recouvrent vite de croûtes visqueuses. Les ilots de gale, isolés dans le principe, se confondent bientôt et ne forment plus qu’une large plaque dépilée où le tégument est très épaissi. L’inflammation cutanée et l’épaississement de la peau provoqués par les Dermatodectes rendent la vie difficile à ceux-ci ; ils recherchent les parties saines périphériques où on les trouve toujours en grand nombre.
C'est au bord supérieur de l'encolure ou à la base de la queue que l’on remarque d’abord la gale dermatodectique. De ces régions, elle s'étend peu à peu sur le toupet, les faces de l’encolure, les épaules, le garrot, la croupe, les parties latérales du corps et la face interne des membres. Lorsque la gale dermatodectique est ancienne, les poils et les crins ont disparu. À la longue, la nutrition devient languissante, les animaux maigrissent et tombent dans le marasme. Il est encore commun d'observer à beaucoup de régions des excoriations, des ulcérations plus ou moins profondes, quelquefois le mal de taupe ou le mal de garrot.
La gale dermatodectique est moins contagieuse que la gale sarcoptique ; elle sévit rarement sur un grand nombre d'animaux à la fois.
Gale symbiotique. — Particulièrement fréquente sur les jeunes sujets, elle reste souvent, pendant des mois, localisée à la partie inférieure des membres, au päturon et au fanon. On la reconnait surtout à la présence de croûtes sèches, épaisses et blanchätres aux régions envahies. Elle ne produit qu'un léger prurit si on la compare aux gales sarcoptique et dermatodectique. Les démangeaisons paraissent plus fortes pendant la nuit et lorsque les sujets restent au repos. Pour les calmer, le cheval se gratte le pâturon et le boulet avec le membre opposé du même bipède ou il y porte la dent; quelquefois il frappe violemment le sol avec les pieds atteints. Avec le temps la peau s’épaissit, se crevasse et devient le siège d’une sécrétion séropurulente.
La marche de l’affection est très lente. Il faut des années pour qu’elle atteigne les parties supérieures des membres. Cette gale est plus accusée à certains moments qu'à d’autres; chez la plupart des sujets elle disparait plus ou moins complètement en été pour réapparaître pendant la saison froide.
Gale dermanyssique. — C'est une affection cutanée produite par les piqûres des Dermanysses. Elle est assez commune sur les chevaux logés dans le voisinage des poulaillers ou des pigeonniers infestés par les parasites.
Les Dermanysses sont des êtres nocturnes; à la faveur de l'obscurité 1ls quittent leurs repaires et se répandent sur les animaux dont ils sucent le sang et auxquels ils causent de vives démangeaisons. La gale dermanyssique n’est qu'un prurigo caractérisé par de nombreuses petites dépilations circulaires, analogues à des mouchetures, toujours
GALE
isolées les unes des autres, particularité qui permet de la distinguer facilement de la gale sarcoptique.
GALES DU BŒUF. — On observe sur les Bovidés une gale dermatodectique et une gale symbiotique.
Gale dermatodectique. — Comme la même affection du cheval, la gale dermatodectique du bœuf se montre d’abord au garrot et à la base de la queue, puis elle s’étend sur les faces latérales du cou et la tête, les épaules, le dos et les reins. Tout le tronc
eut être envahi, mais les membres restent toujours indemnes. Sans cesse tourmentés par le prurit, les animaux se frottent contre les murs, les mangeoires, et se font ainsi de nombreuses excoriations. Lorsque la maladie est ancienne, la peau est plus ou moins complètement dépilée, et, dans beaucoup de points, elle est infiltrée, épaissie, fissurée et recouverte d’épaisses croûtes sous lesquelles pullulent les Dermatodectes.
Gale symbiotique. — Elle débute à la base de la queue et se développe le long du périné sur la face interne des cuisses ; elle n’a pas de tendance à s’étendre au delà. C’est une gale peu contagieuse. Il est exceptionnel de la constater sur un grand nombre d'animaux.
GALES DU MOUTON. — Chez le moulon il y a aussi deux gales. La plus commune et la plus importante à connaître en raison des dégâts considérables qu’elle cause dans les troupeaux, est la gale dermatodectique; l'autre, rare, est une gale sarcoplique.
Gale dermatodectique.— On la reconnaît à l'aspect particulier de la toison qui est mécheuse et aux grattages continuels des bêtes galeuses. Elle commence ordinairement au dos ou sur les côtes, et, de là, se propage au cou, aux épaules, à la croupe, plus tard à l’ars, au ventre et aux membres. En écartant la laine aux régions où l’on observe des mèches ou en examinant celles qui sont déjà dénudées, on trouve le tégument enflammé, légèrement en saillie, rougeâtre ou laissant suinter un liquide séreux plus ou moins sanguinolent qui forme croûte par sa dessiccation. À une période plus avancée, on remarque à la surface du corps une vaste surface croûteuse ou plusieurs larges plaques à la périphérie desquelles le tégument est enflammé par l’action des Acares, toujours très nombreux sur les limites des parties malades.
Lorsque la gale est ancienne, la peau, considérablement infiltrée et épaissie, se fendille et même s'ulcère par places. L'état général est altéré, les différentes fonctions et la nutrition s’accomplissent mal, les muqueuses sont pâles, décolorées. La maïgreur et la faiblesse s’accentuent chaque jour davantage, des œdèmes apparaissent aux régions déclives; les malades tombent dans le marasme et ne tardent guère à succomber. Cette gale est très contagieuse ; sa transmission peut s'effectuer par les ustensiles de la bergerie, les chemins de parcours etmême les pâturages. Les parasites se plaisent surtout bien sur les antenais et sous la toison épaisse des Mérinos.
Gale sarcoptique. — Bien connue sous les noms de noir-museau ou de dartre, la gale sarcoptique débute toujours sur la face. L’affection s'étend sur le chanfrein, les joues, et finit par envahir toute la face et même les pieds. Ceux-ci sont contaminés lors des grattages dont ils sont les principaux agents. Lorsque la gale est ancienne, la face ne forme plus qu'une surface croûteuse, grisâtre, crevassée, recouvrant le tégument infiltré, épaissi, sanguinolent. La respiration, la vision et même la préhension des aliments peuvent être plus ou moins gènées, mais jamais au point d'entraîner la mort.
GALES DE LA CHÈVRE. — Il y a dans cette espèce : 1° une gale symbiotique qui siège aux régions supérieures du corps (encolure, épaules, dos et croupe) et qui s’y traduit par des dépilations plus ou moins étendues, des croûtes et des excoriations ; 2° une
ME
GALE gale sarcoptique si rare que peu d'observateurs ont pu l’étudier.
GALES DU CHIEN. — On peut observer sur cet animal : 1° une gale sarcoptique ; 2° une gale produite par les Demodex, la gale folliculaire; 3° une gale chorioptique (l'acariase auriculaire, l'épi-
Lepsie contagieuse des chiens de meute), toujours lo- :
calisée à l’intérieur de l'oreille.
GALES DU CHAT. — On n’observe guère chez le
chat que la gale sarcoptique. Elle débute à la tête,
puis s'étend sur le front vers la base des oreilles qui sont généralement fort maltraitées. De là, la maladie envahit peu à peu le tronc et les membres.
La gale de l'oreille et la gale folliculaire sont rares sur le chat.
GALES DU FURET. — Le furet est très exposé à une gale sarcoptique qui débute ordinairement à latête, envahit tout le corps, descend le long des. membres et persiste aux pattes pendant fort longtemps en attaquant le bourrelet des ongles, qui prennent un développement extraordinaire.
La gale de l'oreille, déterminée, comme chez le chien et le chat, par des Chorioptes, est fréquente chez le furet et cause dans cette espèce une assez grande mortalité. On la reconnait à l'abondance de cérumen qui obstrue la base de la conque.
GALES DU LAPIN. — Il y a, chez le lapin, une gule sarcoptique presque toujours limitée à la tète, dont les principaux caractères sont : une dépilation com-— plète des parties envahies et des croûtes blanchâtres à ces régions. Généralement, elle débute sur le nez, puis s'étend à la lèvre supérieure et remonte plus ou moins sur le front.
La gale de l'oreille est assez commune chez le lapin. Elle est causée par des Psoroptes qui vivent et pullulent au fond de la conque en y provoquant la formation de croûtes grisâtres. L'inflammation s'étend à l'oreille interne, qui est souvent le siège de graves désordres entrainant des troubles cérébraux et la mort. l
GALES DES OISEAUX. — Les oiseaux peuvent être
affectés de deux gales sarcoptiques : l’une, bien connue, toujours localisée aux pattes et déterminée par le Sarcopte changeant (Sarcoptes mutans Rob.); l’autre, déjà signalée par plusieurs auteurs, et dont. le parasite, le Sarcopte à dos uni (S. lœvis Rail.), a été découvert tout récemment.
La gale des pattes attire rarement l'attention à sa phase initiale. Ce n’est qu’en observant attentivement l’extrémité atteinte que l'on peut en constater le premier symptôme : un soulèvement des écailles par une matière blanchâtre, farineuse, assez consistante. Cette substance devient très abon— dante, forme des aspérités d’abord isolées, puis confluentes, et finit par entourer complètement la patte. La gale s'accompagne de démangeaisons accusées par des trépignements et des coups de bec portés sur les points affectés. Cependant, les sujets conservent pendant longtemps la gaieté et l'appétit;, mais, lorsque les deux pattes sont malades dans toute leur hauteur, ils maigrissent, et, si la maladie n’est pas combattue, ils finissent, dit-on, par mourir d’épuisement. La gale des pattes n’est contagieuse que pour les sujets des espèces volatiles; elle n’est pas transmissible aux quadrupèdes.
Quant à l'autre gale sarcoptique des oiseaux, à celle qui est produite par le Sarcoptes lœvis, on la reconnait à la chute des plumes, qui se brisent au niveau de la surface cutanée, et à une abondante production de furfures épidermiques.
TRAITEMENT. — La gale étant, sous toutes ses formes, une affection parasitaire, il y a, pour en obtenir la guérison, une indication capitale à remplir : ol faut détruire les Acares qui la déterminent. On peu employer, dans ce but, un grand nombre de substances médicamenteuses ; les principales sont : le soufre (pommade soufrée, pommade d’'Hel-
merich, eau de Barèges), la benaine, le pétrole, le
GALEGA
naphtol, le goudron, le coaltar, l'huile empyreumatique, l'arsenic, le jus de tabac, le sulfure de carbone. L'application de l’agent thérapeutique doit toujours être précédée d’un bon savonnage de la peau, afin de la débarrasser des squames et des croûtes qui la recouvrent. Il est quelquefois nécessaire de tondre les animaux; c’est une opération essentielle chez le mouton et aussi chez les chiens et les chats à long poil. Il est encore indispensable, pour combattre efficacement la gale des pattes des volailles, et, avant d'appliquer la préparation -antipsorique, de ramollir les croûtes à l’eau tiède et de les détacher avec précaution, autant que possible sans faire de sang.
Si la gale est limitée à quelques régions, on ap-
plique à celles-ci la préparation acaricide que l’on -
a choisie, en ayant soin d’aller un peu au delà des surfaces malades, afin d'atteindre sûrement tous les parasites. Lorsque la gale est généralisée, il convient de traiter d’abord une moitié du corps; quelques jours après, on opère sur l’autre partie. — Il ne suffit pas de badigeonner simplement les parties galeuses ; dans les gales sarcoptique ct folliculaire notamment, il faut, par une friction suffisamment énergique et prolongée, faire pénétrer les antipsoriques dans les couches superficielles. Les moutons galeux sont généralement traités par le bain de Tessier, qui a pour formule :
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Afin d'éviter la nuance jaune-rouille que le sulfate de fer donne à la laine, on a proposé de le remplacer par le sulfate de zinc. Dans le but de prévenir l’'empoisonnement des animaux en traitement, on a encore recommandé d’additionner le bain d’aloès succotrin; cette substance lui communique une saveur désagréable, suffisante pour empêcher les moutons de se lécher, de se mordiller et d'ingérer des fourrages rendus toxiques par l’acide arsénieux. — Lorsque la gale est guérie, ce que l’on reconnait à la cessation du prurit, il n’y a plus qu’à nettoyer les.animaux par un lavage à l'eau savonneuse. — La gale ne réclame aucun traitement interne, aucune médication générale. On se bornera à donner une bonne alimentation aux animaux affaiblis par la maladie.
La désinfection des habitations et des objets souillés par des animaux galeux est d’une exécution facile. Il suffit d’un nettoyage à fond et d’un lavage à l’eau bouillante. On peut compléter la désinfection des locaux par un badigeonnage à la chaux ou au goudron.
La loi du 21 juillet 1881 a édicté des mesures sanitaires spéciales contre la gale des espèces ovine ef caprine. P.-J. C.
GALEGA (horticulture). — Genre de plantes de la famille des Légumineuses-Papilionacées, tribu des Galégées. Les fleurs sont à corolle papilionacée dont les pièces alternent avec les divisions d’un calice gamosépale. L’androcée comporte dix étamines réunies par leurs filets en une seule adelphie. L'ovaire a une seule loge, est sessile et contient de 6 à 12 ovules. Le fruit est une gousse étroite, allongée, dont les graines, déprimées transversalement, sont dépourvues d’arille. Les Galega sont des herbes habituellement vivaces par un rhizome souterrain portant des tiges dressées; les feuilles sont imparipennées; les fleurs réunies en épis. Elles sont originaires de l'Europe méridionale et de l'Asie occidentale.
On cultive dans les jardins comme ornementale le Galega officinal (Galega officinalis L.) à fleurs bleu pâle se succédant pendant tout l'été et le Galega d'Orient (G. orientalis L.) dont les fleurs sont d'un joli bleu. La multiplication peut se
LT
GALLE
faire soit à l'aide de graines semées en juin ou juillet, soit par division de touffe. Ces plantes sont peu exigeantes sur le choix du sol, cependant elles préfèrent ceux qui renferment de l'argile. Leur floraison continue les fait rechercher dans l’ornementation des plates-bandes.
Le Galega ofticinal, qui a été employé autrefois comme diurétique, vermifuge et sudorifique, peut constituer un fourrage à croissance abondante ; on lui attribue la propriété d'augmenter la lactation chez les vaches, mais le bétail le recherche peu, ce qui tient peut-être à un manque d'habitude. Le Galega pourrait probablement rendre des services dans l'alimentation à cause des rendements que l’on en peut obtenir dans les terres fortes. J. D.
GALIPOT.— Voy. RÉSINE.
GALÉRUCIDES (entomologie). — Famille d’insectes de la tribu des Chrysoméliens, ordre des Coléoptères, se distinguant par des antennes insérées entre les yeux, très rapprochées à leur base, et à peu de distance de la bouche. Le principal genre est le genre Galéruque, dont plusieurs espèces sont connues par les ravages qu’elles exercent sur quelques arbres.
La Galéruque, qui ressemble beaucoup à l’Altise, a le corps ovale oblong ; les ailes sont membraneuses et repliées sous des éluis durs, aussi grands que l'abdomen, le dépassant quelquefois. On connaît surtout la Galéruque de l'Orme (Galeruca calmariensis ou Cratægi), longue de 7 millimètres environ, de couleur jaune pâle, avec trois taches noirâtres sur le corselet, une bande noire sur les élytres d’un jaune obscur, les pattes Jaunâtres, et la Galéruque de l’Aune (G. alnt), d’un beau bleu uniforme. Les larves naissent à la fin du printemps sur les feuilles des arbres où les œufs ont été déposés ; elles dévorent le parenchyme des feuilles en le criblant de trous, et elles ne laissent que les nervures ; à l'automne, elles abandonnent les arbres pour s’enfoncer en terre, où elles subissent leur transformation en nymphes et en insectes parfaits, lesquels éclosent au printemps. Les insectes parfaits sont aussi phytophages, mais leurs dégâts sont moins considérables que ceux des larves. C’est surtout sur les arbres plantés en avenues que les Galéruques exercent leurs dégâts. Il est presque impossible d'arrêter les ravages de ces insectes, lorsqu'ils pullulent sur les arbres d'une commune; toutefois M. Eugène Robert a conseillé, pour détruire les larves accumulées au pied des gros arbres, d’arroser le pied et la base du tronc, soit avec de l’eau bouillante, soit avec les eaux provenant des résidus du gaz d'éclairage, à la température ordinaire.
Les Nénuphars et quelques autres plantes aquatiques sont attaqués par une autre espèce de Galéruque, longue de 9 millimètres, d’un brun clair, avec le dessous du corps plus foncé.
GALLE. — Les galles sont des prolifications des tissus déterminées sur des végétaux vivants par des parasites. On désigne sous ce nom des productions extrêmement différentes comme aspect, nature, origine et développement. Elles se montrent sur les végétaux vivants sous l’action d’un être étranger, en général un insecte et plus rarement une Anguillule, un Champignon ou une Algue.
C'est généralement à l’action des insectes qu’elles sont dues : rarement des Lépidoptères, plus souvent des Diptères, Hémiptères ou des Hyménoptères. Ces derniers insectes en produisent un très grand nombre sur des espèces diverses et sur la même espèce de plants, notamment sur le Chêne (VOy. CYNIPIENS).
Tantôt les galles sont produites par le dépôt d’un œuf au milieu des tissus (Cynips des galles du Chêne) encore très Jeunes et qui se modifient en se développant ; tantôt celles sont formées par l’accroissement local des tissus autour d’un insecte qui
GALLE
s'est fixé sur un organe jeune et qui est bientôt logé dans une cavité formée autour de lui (Phylloxera des feuilles de la Vigne); tantôt elles sont constituées par une déformation de l'organe qui prend une disposition particulière sous l'influence de l’insecte : torsion et renflement du pétiole du Peuplier (Aphis bursaria); plicature de la feuille de Trèfle (Cécidomye du Trèfle); par la naissance de poils ou d'un feutrage particulier (Bédegars de la rose).
Toutes ces modifications s’accompagnent de la formation de tissus anormaux attribués à la présence, aux blessures, aux piqûres et au venin de l'insecte.
Ces galles sont habitées quelquefois normalement par un seul insecte, auquel viennent s’en adjoindre d’autres, commensaux ou parasites (galles du Chêne): quelquefois elles en renferment en nombre énorme (grosses galles du Pistachier, Térébinthe).
Elles ont, comme les productions normales, leur développement, leur maturation, et, dans certains cas, leur déhiscence naturelle.
Les insectes y parcourent parfois complètement toutes les phases de leur existence, ou bien elles sont abandonnées et quelquefois perforées, pour sortir, par les hôtes qu’elles ont nourris et abrités, les insectes allant se transformer ailleurs. Comme les feuilles, les tiges, les fleurs, les bourgeons terminaux ou latéraux peuvent être occupés.
Les organes souterrains eux-mêmes sont attaqués, certains insectes produisent des galles sphériques ressemblant grossièrement à des sortes de Truffes ; diverses larves se logent dans le fin chevelu et y déterminent des renflements. L'action du Phylloxera sur les racines de la Vigne est la cause de renflements spéciaux, véritables galles radiculaires.
Les insectes ne sont pas les seuils parasites. Les Anguillules produisent sur les feuilles, les fleurs ou sur les racines, des galles véritables : la maladie de la racine des Caféiers au Brésil, de la Canne à sucre à Java, la nielle du Blé, le gros-pied de l’Avoine sont accompagnés de productions renflées, véritables galles.
On observe sur les racines des Aunes, des £lœagnus, des productions dues à des Champignons particuliers (Schinzia).
Les Légumineuses présentent des tubercules dont la nature est encore très obscure, mais qui ont été rapportés à l’action d'un parasite de nature analogue; ces tubercules sont ovoïdes ou digités, parfois très gros et très abondants : Pois, Fèves, Trefle, Luzerne, etc.
Les Crucifères (Choux, Navets, Colza, etc.) montrent parfois dans l’est de l’Europe et en Angleterre des renflements spéciaux, véritables galles déterminées par un champignon assez redoutable (Plasmodiophora).
Enfin les racines de Cycadées diverses se renflent sous l'influence d’une Algue à demi parasite.
I y a donc des productions très différentes qui sont de vraies galles; cependant, sous ce nom, on est habitué à voir particulièrement les déformations des parties aériennes des végétaux sous l'influence des insectes. Mais il ne faut pas croire que les plantes ou insectes les plus rapprochés en organisation produisent nécessairement des galles analogues, il n’en est rien, et, sous ce rapport, les analogies de la classification égarent étrangement.
Les galles présentent la plus grande diversité de compacité, de composition chimique : sèches ou charnues, amylacées, sucrées, tanniques; elles sont, pour les animaux comme pour l’homme, un produit nouveau de la plante et utilisable de manières diverses.
L'une des galles les plus employées (en dehors des diverses noix de galle) est la galle de Chine, formée par la piqûre de l'Aphis sinensis sur le Fhus semialala; elle donne une quantité considé-
LE
GALLES
rable de tanin, employé en médecine et dans l'industrie. M. C.
GALLÉRIE (entomologie). — Genre d'insectes de la famille des Pyralidés, ordre des Lépidoptères, caractérisé par une saillie des écailles du chaperon qui recouvre les palpes, par des ailes supérieures échancrées au bord postérieur et assez inclinées, à extrémité relevée. Deux espèces de Gallérie exercent des ravages dans les ruches d’Abeilles ; en les appelle communément fausses-teignes de la cire; les chenilles rongent les rayons de cire qu’elles détruisent complètement. Ce sont la Gallérie de la cire (Galleria cerella) et la Gallérie des ruches (G. alvearia). La chenille de la Gallérie de la cire est d’un blanc sale avec des points verruqueux isolés, eylindrique, longue de 20 à 25 millimètres, avec la tête et l'extrémité d’un brun marron; celle de la Gallérie des ruches est un peu plus petite. On en compte deux générations par an, au printemps et à l'été. Les papillons déposent leurs œufs dans une ruche ; dès quela chenille est éclose, elle s’établit dans une cellule vide, et elle s’y construit un fourreau de soie qu’elle fortifie avec ses excréments et des parcelles de cire; elle dévore peu à peu la substance du rayon. Tant que-les chenilles sont petites et peu nombreuses, leurs dégâts sont peu importants, mais ils augmentent à mesure qu'elles grossissent et qu’elles deviennent plus nombreuses ; si leur nombre est considérable, elles détruisent tous les rayons et forcent les Abeilles à quitter la ruche. La croissance dé la chenille est complète au bout de trois mois; elle se file alors une coque soyeuse où elle se transforme en chrysalide d’un rouge brun; le papillon en sort au bout d’un mois. Les chenilles de la deuxième génération peuvent passer l'hiver engourdies dans les ruches. |
Les Abeilles luttent contre ces chenilles, et elles peuvent s’en débarrasser lorsque les ruches sont bien peuplées. Quand les chenilles sont établies dans une ruche, on én reconnait la présence à leurs excréments mêlés à de la cire sur le tablier de la ruche ; il faut se hâter de les détruire en enlevant les rayons attaqués, et en. augmentant, s’il est possible, la population de la ruche. Dans le cas où les dommages sont considérables, le mieux est de vider la ruche et de réunir sa population à celle d’une autre. On doit écarter avec soin des ruches les débris de vieux rayons qui attirent les Gallé-
‘ries. On conseille aussi, contre les insectes parfaits,
dans-les ruchers couverts, de placer le soir des veilleuses allumées dans une assiette contenant de l’eau et une légère couche d'huile; les Galléries viennent se brûler à la lumière et se noyer dans le liquide.
GALLES (z00technie). — Au point de vue z00technique, le pays de Galles attire l'attention par deux intéressantes populations animales, l’une chevaline et l’autre ovine. La population chevaline est celle des Poneys, dont la description sera mieux à sa place sous leur nom (voy. PONEY). La population ovine est connue en Angleterre sous celui : de Welsh mountain, dont la réputation n’a point dépassé les limites des Iles Britanniques. Elle nous intéresse, nous autres Français, plutôt théoriquement que pratiquement, ainsi qu’on va le voir.
Les petits moutons appelés welsh mountain, dans le pays de Galles, sont en effet de même type naturel que nos Berrichons et nos Solognots, c'està-dire qu’ils appartiennent comme eux à la race du bassin de la Loire (0. A. ligeriensis). De même type aussi que ceux de notre Bretagne, moins éloignés d’eux par leur aire géographique. Depuis longtemps ils sont renommés, en Angleterre, par la saveur excellente de leur chair, absolument comme nos Berrichons.
Ont-ils été introduits du continent, ou la race s’est-elle étendue de ce qui est aujourd’hui la Bretagne jusqu’au pays de Galles, avant la séparation
- Coq. Enfin,
GALLES
des Iles Britanniques ? C’est ce que nous ne pouvons savoir. La dernière supposition paraît cependant la plus vraisemblable. En tout cas, il n’y a pas de doute sur l'identité de ces moutons. Ils nous ont fourni une preuve excellente des services que rend la méthode cràniologique. Visitant une fois le concours de la Société royale qui se tenait à Kilburn, avec nos élèves de l’Institut agronomique, ceux-ci, d’après les caractères spécifiques et en l’absence de catalogue, les prirent pour des Berrichons. Ils leur ressemblent d’ailleurs autant par leurs caractères zootechniques de taille, de couleur et de lainage. À. S.
GALLES (PAYS DE) (géographie). — Voy. ANGLE- TERRE.
GALLICOLES (entomologie). — Voy. CYNIPIENS.
GALLINACÉS (ornithologie). — Ordre d'oiseaux terrestres, caractérisés par des ailes courtes et arrondies, le bec assez fort, convexe, membraneux à la base, les trois doigts antérieurs ou les deux externes seulement réunis à la base par une courte membrane. La tête est petite, les pattes sont fortes,
. quelquefois emplumées presque complètement. Les
mâles ont généralement un plumage plus brillant que celui des femelles; ils en diffèrent aussi par des crêtes plus ou moins volumineuses et par des
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