GEOFFROY SAINT-HILAIRE
les C. linoides L. et baccifera L., importés du Cap; l'Exacum macranthum Arn., bel arbuste de Ceylan, qui se couvre en hiver de magnifiques fleurs d’un pourpre violacé ; le Lisianthus Russelianus Hook., herbe suffrutescente du Mexique, d'une grande valeur ornementale.
Presque toutes les plantes de ce groupe demandent à être cultivées en terre de bruyère un peu tourbeuse. On les multiplie par semis, par éclatement ou par bouturage.
Le Trefle d’eau, dont nous avons parlé ci-dessus, etle Limnanthemum nymphoides Lamk (Villarsia nymphoides Vent., vulg. petit Nénuphar jaune) trouvent leur place dans l’ornementation des bassins, des pièces d’eau, dont ils égaient l'aspect par leur feuillage vigoureux et leur floraison abondante. E. M.
GENTIANE (horticulture et botanique). — Genre de plante de la famille des Gentianacées. Les fleurs régulières ont un calice gamosépale de cinq pièces, avec lesquelles alternent les cinq divisions de la corolle, également gamophylle ; sur son tube sont insérées cinq étamines. L'ovaire, à une seule loge, avec deux placentas multiovulés, donne naissance à un fruit capsulaire. Les Gentianes (Gentiana T.) sont des herbes habituellement vivaces par un rhizome. Leurs rameaux portent des feuilles opposées et se terminent tantôt par une fleur solitaire, tantôt par des cymes contractées en glomérules, On en compte environ 180 espèces propres à l’hémisphère boréal, où elles habitent les régions montueuses. Un grand nombre d’espèces sont employées comme amères, toniques, antiscorbutiques. À ce titre, la plus importante est la Gentiane jaune ou grande Gentiane (Gentiana lutea L.), dont on emploie les racines soit en les faisant macérer dans l’alcool ou le vin, soit en en faisant des tisanes qui passent comme stimulant l’appétit et capables de combattre l’anémie et les affections périodiques. On fabrique par infusion des racines, une eau-devie de Gentiane très usitée comme tonique et digestive.
On cultive dans les jardins d’ornement plusieurs Gentianes, notamment les espèces suivantes ;
Gentiane acaule (Gentiana acaulis L.). — Plante vivace, originaire des Alpes, où on la rencontre jusqu'à plus de 2000 mètres d'altitude. Les tiges, très courtes, portent des feuilles petites, lancéolées, luisantes, et se terminent par des fleurs solitaires, d’un beau bleu foncé, dressées, campanulées, lon-gues de einq à six centimètres. Elle vient bien dans les sols argilo-siliceux, ainsi que dans la terre de bruyère tourbeuse ; elle peut très bien convenir à former des bordures. On la multiplie par division des touffes.
Gentiane jaune (Gentiana lutea L.). — Plante vivace indigène, que l’on rencontre dans les Alpes et les Vosges à de grandes hauteurs. Les feuilles grandes, elliptiques, sont portées sur des tiges atteignant un mètre et plus de hauteur et se terminant, en juillet, par des glomérules de fleurs jaunes. On la multiplie par semis, mais la levée des graines est capricieuse et se fait attendre souvent plus d’une année. On l’emploie à la décoration des pelouses. FD:
GENTIL (biographie). — André-Antoine-Picrre Gentil, né à Pesmes (Franche-Comté) en 1725, mort en 1800, moine de l’ordre de Saint-Bernard, fut administrateur des terres de l’abbaye de Clairvaux, prieur de celle de Fontenay; il s’y adonna aux études agricoles et aux expériences scientifiques avec un bonheur qui iui valut l'estime de Buffon. On lui doit : Premier essai d'agronomie (1777), Manière de faire du très bon vinaigre avec du. petit-lait (1787), et des études sur la fermentation du vin publiées seulement en 1802. H.S.
GEOFFROY SAINT-HILAIRE (biographie). — Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, né à Paris en 1805,