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GÉOGRAPHIE AGRICOLE

mort en 1861, fils du célèbre naturaliste Etienne Geoffroy Saint-Hilaire, fut lui-même un naturaliste distingué. Parmi ses nombreux travaux de zoologie, il convient de citer ceux qui sont relatifs aux animaux domestiques; on lui doit : Rapport général sur Les questions relalives à la domestication el à la naturalisation des animaux utiles (1849), Domestication el naturalisation des animaux utiles (1854), Lettres sur les substances alimentaires et particulierement sur la viande de cheval (1856). Il fut membre de l’Académie des sciences et fondateur de la Société nationale d’acclimatation. H. S.

GÉOGRAPHIE AGRICOLE. — La géographie, dans ses applications à la science agricole, a pour objet l'étude de la production du sol dans les diverses parties du monde. Elle repose à la fois sur la connaissance des climats, des différentes formations géologiques, et sur la géographie botanique ou zootechnique. Dans ce Dictionnaire, on trouve les principaux traits de la géographie agricole des Etats civilisés et de chacun des départements français.

GÉOLOGIE. — La géologie est la science qui a pour objet l'étude de la terre ou plutôt de l'écorce solide qui l'entoure, que nous habitons et dont nous cultivons la surface.

Pour donner une idée de l'épaisseur de cette surface, on l’a souvent comparée à la peau d’une orange et les montagnes aux aspérités qui couvrent cette peau. Pendant les milliers de siècles qui ont été employés à sa formation, cette écorce terrestre a subi de nombreuses modifications, la plupart lentes et progressives, d’autres brusques et violentes, par des abaissements sur certains points et des exhaussements, quelquefois des ruptures et l'apparition de roches nouvelles sur d’autres points, en sorte que le même endroit a été à plusieurs reprises et tour à tour couvert par les eaux des anciennes mers et par les dépôts qu’elles recevaient, puis élevé au-dessus de leur niveau à l’état de plaine ou de montagne. La géographie de notre planète a changé bien souvent avant de devenir ce qu’elle est aujourd’hui; l’histoire de ces changements est en quelque sorte écrite dans les couches superposées et souvent déchirées de l'écorce terrestre, comme dans les feuillets d’un vieux livre. Les signes qui servent à la lire sont les plantes et les animaux qui y vécurent successivement et dont nous trouvons les restes pétrifiés dans ces dépôts; on a même réussi à déterminer l’âge relatif des roches éruptives qui ont formé les diverses chaines de montagnes d’après celui des couches sédimentaires qu’elles ont soulevées avec elles ou qui se sont, au contraire, déposées plus tard autour d’elles.

Il faut distinguer, en effet, les formations pluloniques, d'origine interne ou roches éruplives, et les formations neptuniennes ou sédimentaires, d'origine externe. Les premières, les roches éruptives, se divisent en deux séries : la série ancienne (granits, etc.) et la série moderne (roches volcaniques). Les deuxièmes, les formations sédimentaires, peuvent être partagées en cinq groupes principaux :

I. — Le groupe primaire, qui se subdivise luimême en : 1° système cambrien, 2° système silurien; 3° système dévonien; 4° système permocarbonifere.

IT. — Le groupe secondaire, qui se suhdivise en : 1° système friasique ou du trias; 2 système liasique ou du lias ; 3° système jurassique ; 4° système infracrélacé ; 5° système crélacé.

IT. — Le groupe tertiaire où l’on distingue : 1° le système éocene; 2 le système miocène, 3° le système pliocène.

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