GÉRANIUM ROSAT
GÉRANIUM ROSAT. — Nom vulgaire désignant une espèce de Pélargonium, cultivée comme plante à parfum (voy. PÉLARGONIUM).
GERBE.— La gerbe ou réunion de tiges de céréales non battues ou égrenées, varie en grosseur et en longueur suivant les localités et les plantes qui ont servi à la confectionner.
Dans les régions du Nord-Ouest et du Nord-Est où les céréales ont en général des tiges élevées et où elles sont moissonnées rez de terre, les gerbes pèsent, en moyenne, de 10 à 12 kilogrammes. On les lie ordinairement avec des liens de paille de Seigle, d’écorce de Tilleul ou de fibres de Palmier. La réunion des bouts des liens se fait tantôt à la main, tantôt à l’aide d’un bàtonnet appelé cheville. Le liage à la cheville est plus expéditif et plus solide que le liage à la main. Les gerbes devant être conservées en granges ou en meules pendant plusieurs mois, il importe, on le comprend, que cette ligature soit aussi solide que possible. On a préconisé aussi des liens spéciaux de formes variées (voy. AIGUILLE et LIENS); enfin, on emploie quelquefois des machines spéciales pour lier les gerbes (voy. LIEUSE).
Les gerbes, dans les régions précitées, excèdent bien rarement 13 kilogrammes, parce que plus pesantes elles seraient élevées sur les voitures ou sur les meules plus lentement par les calvaniers, ouvriers chargés spécialement de donner les gerbes à ceux qui les tassent dans les véhicules, dans les granges ou sur les meules.
Les gerbes sont irrégulières quant à leur poids, leur grosseur et leur longueur dans les contrées où le battage est exécuté en plein air aussitôt après la moisson. Elles sont généralement très grosses dans les localités où la coupe des tiges a lieu à mihauteur; elles sont très petites dans les contrées où le dépiquage est encore en usage. Ces gerbes sont liées tantôt avec la céréale elle-même, tantôt avec des pousses de Genêt à balais ou de Saule. On comprend que leur diamètre doit varier suivant la longueur des liens employés.
La confection de ces gerbes se fait vite et sans grande précaution. Il suffit que le lien puisse conserver sa souplesse et sa solidité pendant quelques jours, c’est-à-dire jusqu’au moment où les gerbes seront entassées en meules temporaires autour de l'aire à battre. Les liens de Genêt sont bons tant qu'ils sont verts, mais on les brise aisément quand ils sont secs; c’est pourquoi on ne peut les utiliser quand on doit emmagasiner les gerbes dans une grange ou en meule pour ne les battre que quatre ou six mois après la moisson.
Quoi qu'il en soit, on ne doit procéder à la mise en gerbes d'une céréale que lorsque les tiges sont presque sèches et lorsque les herbes qui y sont associées ont perdu les trois quarts de leur humidité. C’est en opérant ainsi qu’on prévient dans les granges et dans les meules les fermentations qui sont toujours nuisibles à la qualité de la paille et à celle du grain. GT:
GERBÉE. — Sous ce nom on désigne la paille de Seigle qui a été préparée pour servir à la fabrication des paillassons ou des liens pour les gerbes des céréales, ou au rempaillage des chaises.
La gerbée,- appelée aussi glane, pèse environ 15 kilogrammes. Elle est marchande quand la paille est longue, a une belle couleur jaune blanchâtre et lorsqu'elle est exempte de petites tiges et de mauvaises herbes.
Lorsque le Seigle a été récolté et quand il est bien sec, on l'égrène en frappant les épis sur un chevalet ou sur un tonneau. Cette opération, désignée souvent sous le nom de chaubage, a l'avantage de ne pas briser la partie supérieure de la paille, comme cela a lieu souvent avec le fléau. L’ouvrier qui opère cet égrenage agit successivement par poignées de tiges. Quand une poignée a été
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