GERME
Comme pour toutes les autres races animales Germaniques, l'aire géographique est divisée, mais moins. Il est à peine besoin de faire remarquer que le berceau de la race ovine n'a pas pu être aussi près de la mer que ceux de la race chevaline et de la race bovine. Les Ovidés sont naturellement originaires des lieux élévés. C’est dans l’ancien pays des Franks, en Franconie, que se trouve l'origine ethnique de l'espèce. De Jà sa race s’est étendue dans toutes les directions, et du côté de l’ouest jusqu'au Rhin et au delà, dans la Basse-Alsace et le Luxembourg, où elle se retrouve encore aujourd’hui. Au siècle dernier, elle peuplait vers le nord toute la Saxe et une partie de la Silésie. Les Mérinos l'y ont remplacée. On ne la trouve plus qu'en Bavière, en Wurthemberg, en Westphalie et dans les’ provinces rhénanes.
Les Saxons l’ont jadis transportée en Angleterre, où elle se retrouve encore, notamment dans les comtés de Leicester et de Lincoln. Il y a donc, dans son aire actuelle, deux portions distinctes, une allemande, où est le berceau de la race, et une anglaise, dont la formation par émigration ancienne ne peut pas être douteuse.
La première, beaucoup plus étendue et plus peuplée que l’autre, en moutons s'entend, compte de nombreux troupeaux, que l’on considère comme appartenant à diverses variétés. On distingue principalement les moutons Franconiens, les Wurthembergeois, les Westphaliens et les Rhenans. La population de la seconde portion, de la portion anglaise, est plus importante par sa réputation que par son nombre. Elle ne comprend que la variété Leicester, appelée chez nous dishley, et la variété Lincoln (voy. ces mots). A. S.
GERME (botanique). — Voy. EMBRYON.
T GERMINATION (botanique). — Considérée dans les plantes phanérogames qui doivent particulièrement nous occuper ici, la germination peut être définie : l’ensemble des phénomènes en vertu desquels l'embryon, sortant de l’état de repos où il était jusque-là resté dans la graine, s’accroit et se transforme en une jeune plante capable de vivre désormais aux dépens des seuls matériaux fournis par le milieu ambiant.
Les conditions qui déterminent et règlent la germination, les phénomènes morphologiques et chimiques qui la caractérisent, présentent évidemnient, pour tous ceux qui s'occupent de la culture des plantes, une importance capitale ; nous croyons donc qu'il peut être utile d’entrer à ce sujet dans des développements assez étendus pour que le lecteur y puisse trouver un résumé des connaissances les plus positives acquises jusqu’à ce jour.
. Parmi les conditions nécessaires pour que la ger-
mination s’accomplisse, les unes sont inhérentes à la graine elle-même, les autres lui sont extérieures. Nous les appellerons, pour abréger, conditions intrinsèques et extrinsèques, et les examinerons successivement.
Conditions intrinsèques. — La première de toutes les conditions exigées pour qu'une graine germe, c’est qu’elle soit complete, c’est-à-dire qu’elle comprenne toutes les parties qui doivent entrer dans sa constitution, suivant l'espèce à laquelle elle appartient. Ces parties sont variables quant à leur nombre, leur volume, leur agencement réciproque, etc. (voy. GRAINE), mais il va sans dire que l'embryon est celle dont la présence est absolument indispensable. Or l’aspect extérieur de la graine est tout à fait insuffisant pour nous renseigner à cet égard.
Il n’est pas rare que des graines nouvellement ré-
coltées et convenablement traitées, donnent aux tentatives de germination un résultat négatif. La plupart de ces insuccès reconnaissent pour cause l'absence ou la malformation de l'embryon, défauts qui peuvent n'être révélés par aucun signe extérieur. C’est surtout dans les graines albuminées de