GALLOWAY
zième siècle une influence notable sur l’agriculture ‘ de l'Italie septentrionale ; il propagea la culture du Riz et celle de la Luzerne. On lui doit : Le vinti giornate dell'agricoltura (Venise, 1569); cet ouvrage a été réimprimé à Brescia en 1779. H. S.
GALLOWAY (zootechnie). — Variété bovine d'Ecosse appartenant à la race Britannique (voy. ce mot). L'importance de sa population a beaucoup diminué depuis le siècle dernier. Les localités qu’elle occupait alors, au sud-ouest de l’Ecosse, ont été de plus en plus envahies par les vaches améliorées d’Ayr et par les Courtes-cornes. C’est avec un taureau Galloway, d’après ce qu’on raconte, que Charles Colling fit le croisement dont est issue la famille de Courtes-cornes connue sous le nom de l’Alliage.
La variété Galloway est de petite taille, sans cornes, bien entendu, comme toutes les autres de la même race. Son pelage est généralement noir ou brun, mais quelquefois mélangé de blanc. Les vaches sont médiocrement laitières, aussi la population est exploitée surtout pour la production de la viande. La plupart des sujets sont exportés, à l’âge de deux à trois ans, vers le Norfolk. Là, ils sont ensuite engraissés, puis expédiés à Londres, où leur viande est estimée, comme celle de tous les bœufs écossais, à cause de sa saveur plus accentuée et meilleure que celle des bœufs de variété anglaise. ARS:
GALOP (z0otechnie). — Allure ou mode particulier de marche des animaux quadrupèdes, spécialement des Equidés. On en distingue plusieurs sortes, dont l’une est appelée galop ordinaire ou à trois temps, et les autres galop de manège ou à quatre temps, et galop de course ou à deux temps. Le galop ordinaire est seul reconnu naturel ou instinctif ; les deux derniers sont acquis artificiellement : ils résultent de l'éducation ou du dressage. Dans le premier on distingue encore le petit galop et le galop de charge ou grand galop.
La différence entre le grand et le petit galop porte seulement sur la vitesse de l'allure. Dans les deux, l’ordre suivant lequel les membres se déplacent pour se porter en avant est le même. En termes de manège, on dit que le cheval galope à droite ou à gauche, selon que, dans l'exécution de l'allure, c’est le pied antérieur droit ou le gauche qui se porte le plus en avant et conséquemment s'élève le plus au-dessus du niveau du sol. Cela désigne, en même temps, le membre postérieur qui développe l'effort nécessaire pour donner l’impulsion au corps.
En effet, voici quels sont, et d'après l'opservation directe, et d’après la lecture plus précise et plus certaine des graphiques de Marey, tracés sur le cylindre enregistreur par le cheval lui-même, les mouvements coordonnés exécutés dans l'allure du galop ordinaire. L'animal commence par reporter son centre de gravité en arrière en élevant la tête par l’extension de son encolure et en l’inclinant un peu, soit à droite, soit à gauche, ce qui a pour résultat de décharger le membre antérieur opposé. Admettons qu'il l’incline à gauche. En ce cas, le membre antérieur droit se lèvera et se portera en avant. Aussitôt, un petit mouvement de cabrer se produira et en même temps le bipède diagonal gauche (membres antérieur gauche et postérieur droit) se lèvera à son tour, mais sans que les deux membres antérieurs soient à la même hauteur. À ce moment, la base de sustentation du corps ne sera plus représentée que par le seul membre postérieur gauche, et il va de soi que la tige vertébrale occupera une situation oblique de bas en haut et d’arrière en avant. Cette base étroite de sustentation ne peut assurer qu'un équilibre très instable. Aussi l'appui ne dure-t-il qu’un instant à peine perceptible. La contraction des muscles extenseurs de ce membre scul appuyé développe l'effort néces-