ANA
Fig. 16.— Germoir de Nobbe, avec son couvercle renversé,
l'eau en excès; en soulevant le morceau de drap supérieur, on suit les progrès de la germination; les bonnes graines poussent leurs germes en dehors, les autres se couvrent de moisissures. En comptant le nombre des unes et des autres, on reconnaît le degré de valeur du lot de semences auquel ces graines appartiennent. L
Un certain nombre d’appareils ont été proposés pour remplacer ce procédé; le plus répandu est le germoir de Nobbe (fig. 16). Il consiste en un cube de terre argileuse non vernissée A, ayant 20 centimètres de côté et 5 centimètres de hauteur ; au centre est creusée une capsule B, ayant 10 centimètres de diamètre, profonde de 2 centimètres, et limitée par un rebord large de 5 millimètres, vertical en dehors ; autour de la capsule règne un canal circulaire CG, profond de 3 centimètres; aux quatre coins, des trous D peuvent recevoir des petits godets en verre. Le germoir est muni d'un couvercle de même terre, garni aux quatre angles de tasseaux A, qui empêchent la fermeture hermétique, et percé, au centre, d’un trou B, qu'on ferme par un bouchon qui peut porter un thermomètre servant à indiquer la température intérieure. Pour se servir du germoir, on verse de l’eau dans le canal C; à raison de la porosité de la terre, l'appareil s'imbibe d’eau, et l'intérieur de la capsule B est assez humide pour que les graines qu'on y place, sans qu’elles se touchent, germent à la