GLU
bre de variétés très remarquables par le vif coloris de leurs fleurs et par la durée de leur floraison. Pendant l'hiver leurs bulbes sont conservés dans la terre sèche; depuis janvier jusqu’en mars on en fait la plantation et l’on obtient ainsi une floraison qui se prolonge jusqu’en automne.
Ils s’accommodent de la culture en serre tempérée ainsi que de celle faite sous châssis et sur couche. Il faut éviter l'excès d'humidité qui amènerait la pourriture des feuilles. La multiplication s’obtent par boutures ou par semis. Les boutures peuvent être faites avec les jeunes rameaux, à chaud et en petits godets. Les feuilles peuvent également servir à faire des boutures, mais ce procédé est moins rapide. Pour obtenir des variétés nouvelles, on emploie le semis qui se fait sur couche très chaude ou en serre, en terrine que l’on
recouvre d’une feuille de verre. On repique en:
godets et l’on rempote successivement en terre de bruyère. Les semis faits en janvier-février fournissent des plantes capables de fleurir à l’automne de la même année. J. D.
GLU. — Voy. Gui.
GLUCOSE. — Voy. FÉCULE.
GLUI. — Nom donné souvent à la paille de Seigle dont on se sert pour faire les liens, les couvertures en chaume, etc.
GLUMACÉES. — On réunit souvent sous ce nom un certain nombre de familles Monocotylédones qui présentent ce caractère commun d’avoir les fleurs entourées par des glumes (voy. ce mot). Les limites de ce groupe n’ont jamais été fixées d’une manière absolue ; car, suivant l'interprétation morphologique à laquelle se sont arrêtés les différents auteurs, le nombre des familles qui doivent y trouver place est plus ou moins grand. Toutefois, l'accord est à peu près universel quant aux Graminées et aux Cypéracées, qui seules présentent un intérêt réel pour les lecteurs de ce recueil (voy. ces mots). E. M.
GLUME. — On appelle ainsi, dans la langue descriptive, des bractées de consistance plus ou moins scarieuse qui accompagnent chaque fleur ou un petit groupe de fleurs, chez certaines plantes Monocotylédonées. Ces organes sont surtout développés dans l'inflorescence des Graminées, auxquelles nous renvoyons pour les détails.
Les bractées dont il s’agit ont reçu des noms très divers suivant les auteurs, et l’on doit considérer comme très fàcheuse cette multiplicité de termes appliquée à des organes de même nature. Ainsi, rien que pour les Graminées, voit-on le mot glume avoir pour synonymes les termes de Lépicene, balle, paillette, valve, etc. Il est incontestable que cette richesse apparente du langage descriptif n’a pu qu'amener la confusion dans les esprits, et augmenter comme à plaisir les difficultés d’une étude déjà assez difficile par elle-même (voy. GRA- MINÉES). E. M.
GLUTEN (chimie). — On donne le nom de gluten à l’ensemble des matières azotées des graines des céréales, surtout du Blé. Le gluten se présente sous la forme d’une substance de couleur grisätre, souple et élastique, renfermée dans les cellules de l’amande de la graine, et au milieu de laquelle les granules de matière amylacée sont empâtés (voy. AMIDON). On doit à M. Aimé Girard des observations intéressantes, d'où il résulte que les grains d’amidon sont d'autant plus petits qu'on se rapproche davantage de la périphérie de l’amande, et que les cellules de la périphérie sont plus riches en gluten que les cellules centrales ; ces observations ont confirmé le fait, constaté dans la pratique, qu'on doit attribuer, au point de vue de leur richesse en gluten, une supériorité marquée aux grains de Blé allongés et à grande surface sur les grains ronds dont la surface sphérique est nécessairement moindre.
Dans quelques cas, on confond, sous le nom générique de gluten, toutes les matières azotées des