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GNEISS

grains, l’albumine, la légumine ou caséine, la fibrine végétale, la glutine; dans d’autres circonstances, on réserve le nom de gluten aux matières azotées insolubles, qui en forment de beaucoup la proportion la plus considérable. Les Blés durs sont plus riches en gluten que les Blés tendres ; dans les premiers, la proportion est de 20 à 23 pour 100; dans les seconds, elle dépasse rarement 16 et peut descendre jusqu'à 10 pour 100. Le Blé est d’autant plus nutritif qu’il est plus riche en gluten.

On a vu que le gluten est un mélange de plusieurs matières azotées ; il renferme, en outre, une partie des matières grasses du Blé. Epuisé par l'alcool bouillant, il laisse une substance fibreuse, la fibrine végétale : la dissolution alcoolique, concentrée et refroidie, donne des flocons de caséine ; enfin, la liqueur évaporée laisse déposer par refroidissement la gélatine végétale ou glutine. Cette dernière liqueur, d’après Ritthausen, contiendrait encore de la dextrine et une substance gommeuse provenant de l’amidon resté dans le gluten. — La séparation du gluten et de l’amidon du Blé se fait par lavage (VOy. AMIDON); quant à la séparation industrielle du gluten, elle est pratiquée par le procédé Martin (Voy. aussi AMIDON). — Pour reconnaitre la qualité du gluten d’une farine, on se sert de l’aleuromètre (voy. ce mot).

GLUTTIER (arboriculture). — Genre de plantes de la famille des Euphorbiacées, originaires de l’Asie orientale, constitué par des arbres lactescents, dont toutes les parties, surtout les graines, laissent exsuder un suc blanc gélatineux ou cireux, avec lequel on fait des bougies en Chine et au Japon, d’où le nom d'arbre à suif donné au Gluttier. On le cultive quelquefois en Europe, où il exige la serre tempérée. Cet arbre a été acclimaté dans les Pyrénées- Orientales.

GLYCINE (horticulture). — On cultive sous ce nom dans tous les jardins des lianes volubiles du genre Wistaria qui appartient à la famille des Légumineuses-Papilionacées et se caractérise par un calice campanulé de cinq pièces, une corolle papilionacée, un androcée de dix étamines diadelphes et un ovaire entouré d’un disque engainant. Le fruit est une gousse linéaire articulée.

On en cultive principalement deux espèces. La première est la Glycine de Chine (Wäistaria sinensis DC.), dont les fleurs en longues grappes très élégantes sont d'un bleu mauve et répandent une agréable odeur; la floraison est abondante au printemps et se renouvelle dans le courant de l'été. L'autre espèce, originaire de la Caroline, est la Glycine frutescente (Wistaria frutescens DC.) ; ses fleurs sont d’un bleu mêlé de rougeûtre ; sa floraison n’a lieu qu’une seule fois, au printemps.

Les Glycines, par l'élégance de leur floraison ainsi que de leurs feuilles qui sont composées pennées, sont éminemment propres à la décoration des jardins où on les fait grimper après les grilles, les bosquets ou contre les maisons sur les murs desquelles on les palisse. Elles sont peu exigeantes sur la nature du sol, mais préfèrent toutefois une terre argilo-siliceuse fraîche. Leur multiplication se pratique au moyen du couchage qui peut être fait en hiver ou au printemps mais qui réussit bien mieux quand on le pratique en août; 1l est bon de faire ce couchage en pot afin de faciliter la reprise lors de la transplantation. LEE : 5 SN

GLYCOSE. — Se dit assez fréquemment pour glucose (voy. FÉCULE).

GNAPHALE (botanique). — Voy. IMMORTELLE.

GNEISS (géologie). — Roche composée de quartz, de feldspath et de mica, formant un des éléments des terrains primitifs. Le gneiss se distingue du granit tant par le parallélisme des lamelles de mica que par la forme allongée des grains de quartz. D’après von Lasaulx, sa composition moyenne serait :

GNÉTACÉES

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On distingue souvent le gneiss gris et le gneiss rouge : ce dernier est beaucoup plus riche en silex, moins compact, plus feuilleté, et il contient du mica potassique. Le gneiss gris forme la masse du terrain primitif; en France, on le trouve développé surtout en divers points du plateau central et en Bretagne.

GNÉTACÉES (botanique). — Famille de plantes dicotylédones, qui a reçu son nom du genre Gnetum L., dont voici les caractères essentiels.

Les fleurs sont unisexuées, à réceptacle convexe. Les mâles ont un périanthe simple en forme de cornet, divisé à son bord en deux lamelles valvaires pendant la préfloraison, et s'écartant ensuite transversalement pour laisser passer une colonne staminale, qui porte deux anthères uniloculaires, déhiscentes par une fente apicale. Les fleurs femelles présentent d’abord deux sacs ovoïdes, concentriques (dont la nature morphologique a été fort discutée), et percés au sommet d’un petit orifice pour le passage du style. Celui-ci est bilobé à son extrémité et surmonte un ovaire supère, uniloculaire, où s’observe un seul ovule dressé, orthotrope, réduit au nucelle. Le fruit est sec, monosperme et entouré d’une induvie charnue provenant de l’hypertrophie du sac extérieur. La graine contient sous ses téguments un albumen charnu, abondant, qui entoure un embryon dicotylé, à radicule longue et filiforme.

Les Gnetum sont des arbustes grimpants, surtout répandus dans les contrées tropicales de l’Asie et de l'Amérique. Leurs feuilles sont opposées et font place, vers l’extrémité des rameaux fertiles, à des bractées réunies par leurs bords en une sorte de cupule membraneuse, accompagnant les fleurs réunies en faux verticilles. Le. tout forme une sorte d’épi plus ou moins allongé. Ces plantes sont tantôt dioïques, tantôt monoiques; dans ce dernier cas, chaque étage de l’inflorescence comprend des fleurs mâles en bas et des fleurs femelles audessus. On connait une quinzaine d’espèces de Gnetum, dont quelques-unes sont cultivées dans nos serres chaudes.

La famille dont il s’agit est représentée, en Europe, par le genre Ephedra T., dont la caractéristique consiste principalement : 1° en ce que les fleurs mâles, dépourvues de périanthe, comportent d’une à six étamines, à filets unis en une colonne rameuse, à anthères bi-quadriloculaires; 2° en ce que les pistils, souvent réunis par deux, sont accompagnés d’une sorte d’involucre formé de nombreuses bractées décussées, dont les plus intérieures deviennent charnues et colorées à la maturité. Les Ephedra sont des arbustes à rameaux grêles et * allongés, articulés, dont les feuilles sont réduites à leurs parties basilaires connées en une petite gaine plus ou moins étroitement appliquée, ce qui leur donne un faux air de Prèle. Les fleurs, ordinairement dioiques, forment des épis courts et serrés. On en a décrit une vingtaine d’espèces, parmi lesquelles deux seulement sont françaises.

C'est à cette même famille qu'on rattache les Welwitschia Hook. f., plantes de l’Afrique austrooccidentale, tout à fait exceptionnelles par leur végétation. Elles consistent en effet en un tronc conique, trapu, haut de quelques décimètres à peine, portant seulement deux énormes feuilles opposées, devenant ligneuses avec l’âge, et étalées sur le sol (ces feuilles représentent des cotylédons accrus).

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