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TOUL

GOEMON

comme annuelles. Leur culture diffère complètement, suivant qu’elle est faite en pleine terre pour la garniture des plates-bandes, ou en pot, comme plante de fenêtre ou d'appartement. Dans la culture en pleine terre, le semis peut se faire au printemps sur couche, et le plant est mis alors en place au commencement de mai; dans ce cas, les plantes sont peu vigoureuses et il convient de les planter à peu de distance l’une de l’autre. On peut encore, et ce second procédé donne de meilleurs résultats, semer dans la deuxième quinzaine de septembre, puis repiquer, soit au pied d’un mur à bonne exposition, soit sous châssis à froid, vers la fin d’octobre. Le plant ne souffre pas d’un froid de quelques degrés et les plantes prennent de bonne heure au printemps, une grande vigueur. On se sert de ces plantes pour la formation de corbeilles dans lesquelles on les place à 30 centimètres, ou pour la décoration des plates-bandes.

Dans la culture en pot, on peut également semer en automne ou au printemps. Dans tous les cas, le semis est fait très serré, c’est-à-dire à raison de trente à quarante pieds par pot. On obtient, en juin et juillet, une floraison très abondante et qui se prolonge pendant plusieurs sémaines.

Les principales espèces ou variétés que l’on cultive dans les jardins sont les suivantes :

Godetie rubiconde (Œnothera rubicunda Gart.), espèce à fleur d'un rouge vineux, avec une large tache carmin à la base de chaque pétale ; sa variété splendens a des fleurs plus rouges et plus éclatantes. La variété Lady Albermale est très remarquable par la belle couleur pourpre de ses fleurs ; c'est une des plus recherchées dans l’ornementation. On en cultive également des formes à fleurs blanches. J. D.

GODIN (biographie). — Godin aîné, né à Barsur-Seine (Aube) en 1790, mort en 1870, a été un des éleveurs de Mérinos renommés de la partie de la Côte-d'Or dite le Chätillonnais. Le troupeau qu'il créa était à la fois célèbre pour la finesse de sa laine et pour sa bonne conformation; un grand nombre de ses béliers ont été exportés dans l’Amérique méridionale et en Australie. ES.

GOÉMON. — On donne ce nom aux Fucus, plantes marines de la famille des Algues (voy. ce mot), qui croissent sur les rochers que la mer laisse à nu chaque fois qu’elle se retire. Ces plantes, qu’on appelle aussi varechs, sont de deux sortes : les Goëmons de rocher et les Goëémons épaves.

Les Goëmons de rocher ou Goémons vifs ne peuvent être récoltés qu’à des époques fixées par les règlements. Les habitants d’une commune ont seuls le droit de récolter les Varechs qui croissent sur les rochers faisant partie du territoire de cette commune. Le cultivateur est autorisé à se faire aider dans ce travail par sa famille et son personnel à gages, mais il ne peut demander l’assistance de journaliers. D’après la loi du 20 avril 1790, c’est au préfet qu'il appartient de fixer les limites des territoires marins des communes. C’est également au préfet qu'incombe la mission de régler l’époque et le mode de récolte des Goémons.

Dans diverses localités, on est obligé de couper le . Goémon avec un instrument tranchant ; dans d’autres, on est autorisé à l’arracher soit avec la main, soit à l’aide d’un râteau spécial. Les cultivateurs qui, pendant cette récolte, ont une gabarre à leur disposition, en récoltent souvent une masse considérable. Sur divers points de la côte de Bretagne, le premier jour de la récolte du Goémon est réservé pour les pauvres.

Le Goëmon épave ou Behin est celui que les

‘vagues de la mer arrachent aux rochers et aban-

donnent sur le rivage, ou qu’on dispute aux flots, chaque fois qu'ils déferlent, à l’aide d’un crochet en fer situé au bout d’un long manche. Ce Varech appartient au premier occupant. Il n’est véritablement

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