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GOITRE

bon comme engrais que quand il a été utilisé ou mis en tas au moment où il était encore vert et imprégné d’eau de mer. Sur divers points, dès qu’il a été ramassé, on le stratifie avec de la vase de mer.

Le Goémon de rocher est un engrais puissant.

Outre l'azote qu'il contient dans une notable proportion, il est riche en sels de soude et de potasse. Très souvent aussi, on y observe un certain nombre de petits coquillages. On l’emploie tantôt à l’état frais, tantôt après qu’il a été en partie débarrassé par la pluie des sels qui le couvraient. Dans les terres légères, à cause de ses propriétés hygrométriques, il maintient dans la couche arable une fraicheur favorable aux plantes pendant l'été.

Les espèces que l’on récolte sur les côtes de la Bretagne et de la Normandie sont assez nombreuses; les plus communes sont au nombre de six, savoir : le Fucus vesiculosus, le F. saccharinus, le F. digitatus, le F. nodosus, le F. serratus et le Ceramium rubrum. Le Zostère, que les Bretons appellent Fleche, est bien moins fertilisant que le Fucus.

Le Goémon n’est pas toujours utilisé comme engrais. Dans diverses îles appartenant à l’ancienne province de Bretagne, à l’ile de Batz, à l’île de Noirmoutier, etc., on le fait sécher, on le brûle comme combustible et on vend comme engrais les cendres qui en proviennent. On vend aussi pour la literie les varechs qu’on a fait sécher. G. H.

GOITRE (vétérinaire). — On désigne sous ce nom la tuméfaction ou l'hypertrophie du corps thyroïde, petite glande, paire chez le cheval, unique chez les autres animaux, à usages encore indéterminés, située sur les premiers cerceaux de la trachée un peu au-dessous du larynx. Affection assez commune sur l’homme et même endémique dans certaines contrées, le goitre est très rare chez la plupart de nos animaux. C’est sur le chien qu’on en constate le plus grand nombre d'exemples.

Il se caractérise par une tumeur arrondie, plus ou moins volumineuse, indolente, de consistance variable, généralement assez dure, quelquefois légèrement fluctuante. Sa marche est lente, et pendant des mois, des années même, la tumeur n’exerce aucune influence fâcheuse sur l’économie ; mais, lorsque son volume est considérable, elle entrave la déglutition, la respiration et la circulation, et provoque de la dyspnée, des accès de suffocation.

Pour en enrayer la marche, on a essayé les traitements les plus divers. L’iode et les préparations iodurées, en applications locales et administrés à l'intérieur, peuvent triompher du goitre, surtout lorsqu'il est récent. S'il est ancien et qu’il s’accompagne de symptômes graves, on doit tenter l'extirpation de la tumeur.

Goitre du mouton.— On a faussement appliqué le mot goitre à l’œdeme sous-glossien qui se montre dans la cachexie aqueuse, et qui n’a de commun avec le vrai goitre que la région où il se produit (voy. CACHEXIE AQUEUSE). P.-J. C.

GOMBO. — Nom créole des fruits jeunes de la

Ketmie comestible (Hibiscus esculentus) (voy. KETMIE).

GOMME (botanique). — On appelle ainsi les

substances d'aspect variable, presque insipides, complètement ou partiellement solubles dans l’eau, qui exsudent spontanément ou par incision du tronc et des branches de plantes appartenant à diverses familles, notamment celles des Légumineuses et des Rosacées.

On distingue plusieurs sortes de gommes suivant leurs propriétés et leur provenance. Les unes sont translucides, vitreuses, incolores ou teintées en jaune rougeûtre, et se dissolvent complètement dans l’eau avec laquelle elles peuvent donner des solutions fort épaisses. Telles sont les gommes dites arabique et du Sénégal, qui sont fournies par plusieurs espèces de Légumineuses-Mimosées

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