GOMME
du genre Acacia , et notamment les À. Verek G. et Per., À. arabica W., et À. Seyal Del. Tous ces arbres sont propres aux contrées chaudes de l'Afrique orientale et occidentale, situées au nord de l'équateur. On récolte également de la gomme soluble au Cap ct en Australie ; mais elle. est due à d’autres espèces du même genre.
On appelle Gomme adragante une substance blanche, d’aspect cireux, de consistance cornée, tantôt conformée en lanières un peu irrégulières, que l’on à comparées à du vermicelle (gomme vermiculée), tantôt aplatie en lames plus ou moins arrondies ou réniformes, marquées de stries parallèles aux bords (gomme en plaques). Cette substance est en réalité presque insoluble dans l’eau, mais elle s'y gonfle énormément en absorbant jusqu’à cinquante fois son propre volume de liquide, avec lequel elle forme un mucilage plus ou moins consistant. La gomme adragante est produite en Asie Mineure, en Arménie, en Perse, etc., par quelques espèces d’Astragales buissonnantes, assez analogues d'aspect à nos Ajoncs. Ce sont surtout les Astragalus adscendens Boiss et Hauss., À. gummifer Labill., A. Kurdicus Boiss. et A. microcephalus W.
On voit souvent exsuder de nos arbres fruitiers ànoyau (Cerisiers, Pêchers, Abricotiers, Pruniers, etc.) des masses arrondies ou mamelonnées d'une substance ordinairement translucide et rougeâtre, d'abord molle, puis durcissant à l'air, qu’on nomme gomme de pays d’une manière générale, ou que l’on désigne par le nom de l'arbre qui l'a produite. Cette gomme, bien qu’elle ressemble extérieurement à la gomme du Sénégal, en diffère notablement par son insolubilité presque complète. Elle se gonfle seulement dans l’eau et l’absorbe en une cerlaine quantité toujours beaucoup moindre que la précédente sorte.
On à cru pendant longtemps que les gommes étaient fabriquées directement par le protoplasma cellulaire, comme le sont tant d’autres substances, et qu’elles s’accumulaient dans les cellules jusqu’au moment où elles étaient enfin rejetées au dehors à travers les déchirures de l'écorce occasionnées par une pression centrifuge résultant de l’accumulation même de la substance fabriquée. On sait aujourd'hui que telle n’est pas l’origine des matières gommeuses.
Des observations anatomo-physiologiques patiemment suivies ont montré que la gomme résulte d’une modification particulière de la membrane cellulosique des cellules constituant la moelle et les rayons médullaires (quelquefois aussi le parenchyme ligneux). En examinant au microscope et avec un grossissement convenable (300 à 400 diam.) des coupes minces de tiges ou de rameaux producteurs de gomme, on peut observer toutes les transitions par lesquelles passent les cellules pour arriver à l’état gommeux. Dans celles qui sont déjà modifiées, mais non encore complètement transformées, les membranes se montrent anguleuses, plus ou moins épaissies, et bientôt divisibles en un certain nombre de couches extrêmement minces. La substance cellulosique de ces parois, d’abord insoluble, devient peu à peu soluble en totalité ou en partie, à mesure que l’épaississement s’accentue, et il arrive un moment où les limites des cellules primitives deviennent impossibles à discerner, le tissu s’étant transformé tout entier en une masse gélatineuse plus ou moins uniforme. Dans certains cas, on peut voir les grains d’amidon contenus dans les cellules, subir simultanément une transformation analogue. Inutile d'ajouter que la moelle et les rayons médullaires ne montrent rien de semblable dans les parties indemnes des tiges.
Les gommes ne représentent donc pas un suc végétal proprement dit, sécrété, puis solidifié au