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GOUJON

deur, sans habitat de prédilection, et éclôt à la température de 12 à 16 degrés.

L’incubation de ses œufs, petits et bleuûtres, durerait environ un mois, l’éclosion n'ayant lieu que successivement. Comme on trouve des alevins de toute taille durant les six mois qu’il fréquente ses frayères, certains praticiens admettent que le temps de ses amours ne durerait pas moins de trois ou quatre mois. Il y a là un fait facile à vérifier et sur lequel nos laboratoires de pisciculture devraient bien nous fixer.

Où va le Goujon, de fin octobre en avril? où le chercher? L'automne et l'hiver, il ne se voit nulle part. Nul doute, pour nous, qu’il n’y ait là un de ces phénomènes de migration encore inconnus et tout à fait dignes de notre attention. Tout est à noter, dans les mœurs et habitudes du Goujon. Pourquoi, à l’encontre de tous les autres poissons, excepté pour déposer son frai, ne se met-il jamais plus en mouvement que quand les eaux se troublent? Seraitce pour échapper aux nombreux ennemis si friands de sa chair ferme et parfumée”? Serait-ce l’heureux moment où il pourrait chasser à son tour et jouer en paix avec les siens? Le Goujon, inoffensif par excellence, est victime des espèces voraces.

Nous aimons à espérer que notre appel sur ce prolétaire de nos eaux sera entendu, et que, chez nous aussi, on s’en occupera autrement que pour le détruire. C’est surtout avec cette plantureuse famille des Cyprins, dont le Goujon est une des plus précieuses ramifications, que les réserves, intelligemment choisies et surveillées, donneront les plus heureux résultats et auront les plus inattendues conséquences, dans cette grande question de la reconstitution de nos richesses aquatiques. Ce ne serait rien moins que par quelques centaines de milliers de kilogrammes de matières alimentaires créées que se chiffreraient ces résultats immédiats sur quelques kilomètres seulement des réserves dont nous venons de parler, et cela sans qu'il en coûtàt rien à notre budget. C.-K.

GOUJON (biographie). — Achille Goujon, né à Amiens en 1746, mort en 1810, jurisconsulte français, s’est adonné aux études de droit forestier. On lui doit: Mémorial forestier (2 vol., 1802), Des bois de constructions navales (1803), Annuaire forestier pour l'an XIII (1804). HS,

GOURBET. — Nom vulgaire d’une plante de la famille des Graminées, dont le nom botanique est Calamagroslis arenaria (voy. CALAMAGROSTIS).

Cette plante, connue aussi sous le nom d’Oyat, est une des rares plantes qui puissent croître dans le sable des plages de la mer ; elle se reproduit par éclats de souche et est fréquemment employée pour fixer le sable des dunes. C’est, du reste, le seul usage auquel puisse être appliquée cette herbe sèche et dure, qui ne peut servir de fourrage. Nous avons indiqué, au mot DUNES, la manière de disposer les plants de Gourbet pour former et maintenir la dune littorale. B. DE LA G.

GOURCY (biographie). — Le comte Conrad de Gourcy, né en 1791, mort en 1869, agronome français, s’est fait connaître surtout par de nombreux voyages dans toutes les parties de l’Europe, pour faire connaître à la France les cultures qu’elle pourrait s’approprier et les progrès à réaliser. Il à exposé dans plusieurs volumes les résultats de ses

observations. Il fut membre de la Société nationale d'agriculture. H. S.

GOURDE (horticulture). — On désigne sous ce

nom, ainsi que sous celui de Calebasse où improprement de Courge, un genre de plantes de la famille des Cucurbitacées, aussi bien que le fruit fourni par ce groupe de plantes. Les Gourdes (Lagenaria vulgaris Ser.) sont des herbes monoïques annuelles, grimpantes au moyen de vrilles. Leurs fleurs mâles ont un calice de cinq pièces, avec lesquelles alternent des pétales en nombre égal, d'un

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