GOURME
blanc pur ; les cinq étamines que comportent ces fleurs sont réunies en trois groupes. Les fleurs femelles ont également un périanthe double à cinq divisions ; l'ovaire, à une seule loge dans le jeune âge, parait lors du complet développement avoir trois loges par suite de l’hypertrophie des placentas qui portent un grand nombre de graines.
Cette plante, comme d’ailleurs la plupart des Cucurbitacées, donne des fruits dont la forme et la dimension varient à l'infini. On en a fixé, par la culture, un certain nombre de variétés, parmi lesquelles jes principales sont : la Gourde-bouteille, Gourde pelerine ou Gourde du pelerin; le fruit de cette variété possède un double renflement séparé par .un étranglement plus ou moins resserré. C’est le fruit de cette variété qui servait à faire les bouteilles dans lesquelles les pèlerins et les voyageurs mettaient leur boisson. La Gourde-massue donne des fruits dont la longueur peut dépasser 1 mètre sur 10 à 15 centimètres de diamètre. La Gourde plate ou Gourde de Corse possède un fruit plat et ressemblant à un très petit Potiron, régulier de forme.
Les Gourdes conviennent très bien, par leur végétation rapide, l'élégance de leurs grandes feuilles réniformes et la singularité de leur fruit, à l’ornementation des tonnelles qu’elles recouvrent rapidement. Cependant, on leur reproche de répandre, au moindre froissement, une odeur écœurante et fort désagréable. Leur culture est facile et les plantes, semées à l'air libre, prospèrent bien pendant l’été, mais, pour obtenir une bonne fructification et récolter des fruits bien mûrs, il est indispensable de semer en ayril sur couche, à raison d’une ou deux graines par godet, puis de mettre en place dans le courant de mai, dans une terre additionnée de fumier. La récolte des fruits, dont on veut faire des bouteilles, doit se faire avant les gelées. Il convient de les gratter quand ils sont frais, afin de les débarrasser de leur écorce: on les laisse ensuite sécher. Plus tard, on enlève le pédoncule et l’on perce à l'endroit qu’il occupait un trou de dimension variable. On enlève les graines et les débris du placenta en introduisant des fils de fer recourbés que l’on tourne dans tous les sens ; enfin, on termine l'opération par plusieurs échaudages. JD:
GOURGANE. — Nom vulgaire donné à la Fève (voy. ce mot).
GOURMAND (horticullure). — Nom donné, en culture fruitière, à tous rameaux trop vigoureux. Les gourmands peuvent provenir de bourgeons normaux ou de bourgeons adventifs. Il est très important de veiller à ce qu’il ne s’en produise jamais sur les arbres fruitiers, car il est fort difficile de les mettre à fruit.
L’ébourgeonnage, puis le pincement, doivent prévenir tout développement de rameaux gourmands. C’est ainsi que l’on devra enlever tous les bourgeons placés dans des points inopportuns, et notamment sur l’empâtement des branches de charpente, le coude des cordons horizontaux, etc. Si la surveillance n’a pas été suflisante et que des gourmands se soient développés, on diminuera leur vigueur par des pincements sévères, des effeuillements, des palissages rigoureux, des entailles, et en les inclinant sur l'horizontale. Lors de la taille, on coupera court et l’on renouvellera les entailles s’il y a lieu. JD:
GOURME (vétérinaire). — La gourme est une maladie spécifique du cheval, contagieuse, caractérisée par une inflammation des voies respiratoires qui se termine par une sécrétion catarrhale abondante et s'accompagne souvent de la formation d’abcès soit dans les ganglions de la cavité sousglossienne, soit dans ceux de l'entrée de la poitrine, soit enfin simultanément dans différentes régions du corps. Souvent aussi une éruption se montre au pourtour des narines et de la bouche,