GOURNAY
gnificatifs. La fièvre, l’hyperthermie, l'accélération des grandes fonctions persistent; la toux est plus faible et douloureuse, le jetage devient purulent, fétide, quelquefois sanguinolent. L’auscultation et la percussion de la poitrine révèlent dans des points disséminés des deux lobes pulmonaires ou dans une vaste étendue de l’un ou de l’autre, des signes caractéristiques. Les abcès formés dans le poumon peuvent s'ouvrir dans la plèvre et provoquer ainsi une pleurésie purulente toujours mortelle. Dans des cas plus heureux, le pus, après s’être fait jour dans les bronches, est rejeté à l'extérieur par la voie trachéale. Alors la cicatrisation des abcès et la guérison sont possibles. Toujours les malades maigrissent considérablement et lorsqu'ils ne suc-. combent pas, ils ne se rétablissent que très lentement. Souvent ils ne sont en état de reprendre leur service qu'après plusieurs mois.
Que la gourme se présente sous sa forme bénigne ou sous sa forme maligne, on constate pendant le cours de la maladie chez tous les sujets atteints, une remarquable tendance à la formation d’abcès. L'organisme affecté de la gourme a une faculté pyogénique qu'on n’observe aussi accusée dans aucune autre maladie. Parfois il se développe des foyers purulents aux régions les plus diverses et dans les différents tissus, à l’encolure, à l’épaule, au poitrail, aux côtes, aux parois abdominales, aux membres, aux viscères, jusque dans l’encéphale.
La gourme étant une maladie contagieuse, il faut, si elle est reconnue à une période voisine de son début, isoler les sujets malades, les laisser au repos absolu, les placer dans un local bien aéré, à température douce, et leur donner une alimentation légère. On recommande surtout les barbotages et l'usage des racines, les boissons farineuses additionnées de sels alcalins. Le traitement curatif varie nécessairement suivant que la maladie est plus spécialement localisée à la gorge, aux bronches ou au tissu pulmonaire (voy. ANGINE, BRONCHITE, PNEUMONIE). Les abcès de la cavité de l’auge, ceux qui se développent aux différentes régions et surtout ceux qui sont profondément situés au voisinage de la gorge, doivent être ouverts aussitôt que possible. On détergera les cavités purulentes par de fréquents lavages antiseptiques.
Si dans un avenir plus ou moins proche les recherches expérimentales établissaient l'identité de la gourme et du horse-pox, la vaccinatien serait indiquée (voy. HORSE-POX). Par l’inoculation prophylactique et des soins bien entendus, on préviendrait facilement les diverses complications qui résultent de la localisation de la maladie sur les voies respiratoires. P.-J. C.
GOURNAY (FROMAGE DE) (laiterie). — Les fromages de Gournay sont de petits fromages à pâte molle, fabriqués surtout à Gournay (Seine-Inférieure). Ils sont ronds, avec 8 à 9 centimètres de diamètre sur 2 de hauteur, ou carrés avec 5 à 6 centimètres de côté. On les consomme frais ou affinés. Le mode de fabrication est le même que pour les bondons (voy. ce mot).
GOURNAY (RACE DE) (basse-cour). — La race de Gournay est ancienne et réputée. Elle appartient non seulement au pays de Gournay proprement dit, dans le département de la Seine-Inférieure, mais aussi à une partie de l'Oise et de l'Eure, contrée herbeuse et humide.
La poule de Gournay n’a peut-être pas la considération qu’elle mérite ; c’est une noblesse déchue. Elle semble avoir été supplantée par celle de Houdan, avec laquelle d’ailleurs elle a une certaine analogie. Malgré @es qualités réelles, elle n’apparait maintenant que fort rarement sur les marchés. C'est une volaille belle, bonne et rustique. Elle a le plumage noir et blanc; les oreillons sont petits, blancs chez le coq et blanc bleuté chez la poule ; les barbillons sont longs et arrondis; les pattes