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GOUSSE

fines, roses et noires; la crête du coq est simple et droite, celle de la poule est un peu repliée. En

somme, c’est une excellente volaille de ferme, une

vraie poule de pays, douée de qualités de rusticité, de forme et de couleur qui doivent la faire rechercher dans la basse-cour, de qualités de chair et de goût qui doivent la faire apprécier sur le marché.

Par son origine elle aime les pays d’herbage, mais elle accepte bien des climats. Son développement est assez rapide, bien qu'elle soit moins précoce que sa rivale de Houdan. Elle est mauvaise couveuse (c'est peut-être le motif qui lui a valu un certain discrédit) ; mais, en confiant ses œufs à des Dindes, on obtient facilement et de bonne heure de beaux poussins, qui sont dès leur premier jour noirs et blancs, comme par la suite.

Le poids moyen du poussin à sa naissance est

de 34 grammes. Pendant vingt jours il augmente par jour de 5 grammes. La ponte annuelle moyenne est de 140 œufs ; le poids de l'œuf est de 70 grammes. La chair est bonne; le poids moyen de la viande, lorsque l'oiseau a six mois, est de 1200 grammes, celui des os est de 130 grammes. Évidemment ce poids est médiocre, mais on peut arriver, par la sélection, à l’augmenter beaucoup et à faire de la poule de Gournay une race de rendement moyen. Sans avoir les grandes qualités de quelques-unes de nos volailles, elle peut être classée parmi celles qui font honneur à la basse-cour française. ER. L.

GOUSSE (botanique). — D’après la définition classique, la gousse (nommée aussi légume) est un fruit sec, uniloculaire, déhiscent en deux valves qui portent chacune la moitié des graines sur les bords correspondant à une même suture. C’est en effet l’organisation qui s’observe dans le fruit des Légumineuses que l’on peut appeler normales (ex. : Pois, Haricots, Robinier, etc.).

On rencontre cependant un bon nombre de modifications à ce type fondamental, modifications quelquefois assez profondes pour que certains auteurs aient cru devoir créer pour elles des espèces de fruits distinctes, ce qui nous semble absolument inutile, surtout parce que la nomenclature possède un vocabulaire déjà assez riche et compliqué.

Les modifications les plus importantes portent sur le nombre des graines, sur celui des loges, sur la consistance et la manière d’être du péricarpe, etc.

Certaines gousses polyspermes demeurent indéhiscentes à la maturité, et leurs graines ne deviennent libres que par destruction des parois du fruit. C’est ce qui s’observe, par exemple, chez les Féviers, les Casses, etc., et aussi chez les Sophora où le péricarpe devient charnu, chez la plupart des Trèfles.

D’autres fois, la gousse est encore indéhiscente, mais elle ne renferme plus qu'une seule graine pariétale; elle ressemble alors à un achaine (Copaïers) ou à une samare, quand son péricarpe s’amincit en une aile plus ou moins complète, comme on le voit dans les Pterocarpus, les Toluifera, les Onobrychis, etc.

Dans la plupart des Luzernes, la gousse se con- . tourne en une sorte de spirale à tours plus ou moins rapprochés, pouvant affecter la forme générale d’un cylindre, d'un disque, d’une toupie, etc.

Chez les vrais Sainfoins (Hedysarum), il se produit tardivement, aux dépens des couches internes du péricarpe, autant de fausses cloisons transversales qu’il existe de graines, et chacune de celles-ci se trouve, à la maturité, enfermée dans une logette. Ces fausses cloisons se dédoublent à la fin, et le fruit se divise spontanément en autant d'articles indéhiscents ; c’est ce qu’on exprime par l’expression de gousse lomentacée ou en chapelet. Ce nom vient de ce que le fruit présente à l'extérieur des étranglements correspondant aux cloisons. Celles-ci peuvent d’ailleurs ne se manifester par aucun signe

RONDE

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