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GOYAVIER

extérieur, le péricarpe n’étant pas gonflé au niveau des graines. Tel est le fruit de la grande Casse qui est cylindrique et ne se segmente pas.

Chez les Astragales, il n'existe qu’une seule fausse cloison; mais elle est longitudinale, et, partant du dos de la loge primitivement unique, vient rencontrer le placenta, en s’insinuant entre les deux rangées de graines.

La gousse peut encore présenter d’autres modifications de détail sur lesquelles nous croyons inutile d’insister. Nous ferons seulement remarquer que la plupart des particularités observées dans la conformation de ce fruit se retrouvent avec des caractères analogues dans la silique (voy. SILIQUE et CRUCIFÈRES).

GOUTTIÈRE. — Voy. DÉFAUTS DES BOIS.

GOUTTE SEREINE (vétérinaire). — Voy. AMAU- ROSE.

GOYAVIER (arboriculture). — Genre de plantes de la famille des Myrtacées, renfermant des arbres originaires des régions tropicales des deux mondes, qui, à cause de la saveur de leurs fruits, sont rangés parmi les arbres fruitiers et sont cultivés comme tels. Le Goyavier (Psidium L.) a pour caractères essentiels un calice campanulé à quatre ou cinq divisions, autant de pétales, des étamines indéfinies, distinctes, attachées sur un disque épigyne, un ovaire infère à trois ou cinq loges. Les feuilles sont simples, opposées. Les fleurs sont axillaires, accompagnées de deux petites bractées

Fig. 24. —- Fruit du Goyavier.

à leur base. Le fruit, appelé goyave ou gouyave, est une baie piriforme, succulente, assez grosse, polysperme, à plusieurs loges. On compte un grand nombre d'espèces de Goyavier ; mais la plu= part ont été peu étudiées jusqu'ici; les principales sont le G. poire, le G. pomme et le G. de Gattley.

Le Goyavier poire (Psidium pyriferum) est cultivé communément dans toutes les Antilles et dans l'Amérique tropicale ; c’est un arbre de 5 à 6 mètres, à feuilles elliptiques, veloutées en dessous, à fleurs solitaires, blanches. Ses fruits ont la forme d’une poire, et sont de la grosseur d'un œuf de poule ; ils sont jaunes extérieurement, rouges, blancs ou verdâtres intérieurement, remplis d’une pulpe succulente et charnue, d’une saveur douce, agréable

GRACE

et parfumée, au milieu de laquelle se trouvent un grand nombre de graines dures. On les recherche comme un aliment agréable et sain, quand leur maturité est complète; on les mange crus ou cuits au four ; on en fait aussi des compotes, des confitures, etc. Le bois de ce Goyavier est dur, coloré, d’un grain très fin; on l’emploie à des travaux de charpente, ou pour fabriquer des manches d’outil; on en fait un charbon estimé. La densité de ce bois est de 0,849.

Le Goyavier pomme (P. pomiferum) ressemble beaucoup à l'espèce précédente, mais ses fruits sont moins gros et plus arrondis; leur pulpe est rougeâtre, acide et moins agréable. Cet arbre se rencontre surtout au Mexique.

Le Goyavier de Cattley (P. cattleyanum) parait être à peu près la même espèce que le Goyavier pomme ; ses fruits sont petits et assez aigrelets.

La culture du Goyavier a été essayée à différentes reprises en Algérie, mais sans y acquérir d’importance. On a cultivé avec succès le Goyavier dans quelques localités de la Provence, sur les bords de la Méditerranée ; dans les serres, on ne rencontre cet arbre qu’à titre exceptionnel, surtout en Angleterre. H.S.

GRACE (biographie). — Thomas-François de Grace, né en 1713, mort en 1798, après quelques années de service militaire, devint secrétaire de l’Académie des inscriptions et censeur royal ; grand amateur d’horticulture et de plantes exotiques, il rédigea de nombreux articles dans la Gazette d'agriculture, ainsi que l’Almanach du bon jardinier (1768 à 1798). On lui doit encore, outre des travaux historiques, un ouvrage intitulé : Ecole d’agriculture pratique suivant les principes de M. Sarcey de Sutieres (1770). H.S.

GRAINAGE (sériciculture). — Opération qui a pour objet de faire éclore les papillons de Vers à soie en vue de la production de la graine. On donne communément le nom de graine aux œufs fécondés; c’est de là qu’est venu le mot grainage. Une femelle vigoureuse pond de 400 à 450 œufs; on compte que 90 femelles sont nécessaires pour donner 25 grammes ou 1 once de graine.

Le grainage était autrefois une opération qui ne présentait aucune difficulté ; chaque sériciculteur produisait la quantité de graine qui était nécessaire pour ses éducations. La situation a changé depuis les épidémies qui ont compromis la sériciculture. On doit à M. Pasteur, sur ce sujet, une découverte de la plus haute importance, à savoir que la pébrine ou maladie des corpuscules se transmet surtout par infection de la graine, et que jamais un papillon exempt de corpuscules ne donne naissance à un seul ver corpusculeux, non seulement dans l'embryon, mais même à l’éclosion. Il résulte de cette découverte que la production d’une graine saine est une garantie absolue contre les ravages de la pébrine ; du choix de la graine dépend donc le succès des éducations de Vers à soie sous ce rapport. Non seulement M. Pasteur a fait connaître les caractères d’une graine saine, mais il a indiqué les procédés à suivre pour l'obtenir sûrement; ces procédés constituent la méthode du grainage cellulaire, qui est aujourd’hui adoptée généralement et qui a été couronnée du succès le plus complet. Elle a remplacé l’ancien grainage, qu'il convient néanmoins de décrire d’abord.

Grainage ordinaire. — On choisit, parmi les cocons d’une chambrée, les plus durs, les plus réguliers, d’une nuance uniforme et claire; on les débave, c’est-à-dire on enlève les fils de soie extérieurs, qui ne font pas partie intrinsèque du cocon; on les enfile en chapelets ou filasses de 70 à 75 centimètres de longueur, en en pinçant légèrement l'extrémité avec l'aiguille pour ne pas blesser la chrysalide. On suspend ces chapelets dans la chambre destinée à l’éclosion et à la ponte; cette

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