‹ Dictionnaire d'agricultureChapitre 8 sur 270 · GANDIN · texte numérisé non relu

GANDIN

-la sorte les ganaches s’amincissent de bas en haut, jusqu'à devenir tranchantes à leur bord inférieur, ce qui indique un âge avancé. + La forte épaisseur des ganaches peut nuire à l'élégance de la tête ; mais elle n’a aucune importance quand il s’agit des moteurs industriels. C’est, en définitive, seulement au sujet de l’examen de l'appareil respiratoire qu'il convient de porter son attention sur la région (voy. CHEVAL). A. S.

GANDIN, GANDINE (z0otechnie). — Noms donnés en Beauce aux agneaux et agnelles sevrés, depuis leur sevrage Jusqu'à la fin de leur première année. Avant le sevrage ce sont des agneaux et des agnelles de lait ; après l’année révolue, on les appelle antenais et antenaises. Les gandins de la Beauce sont les agneaux gris des environs immédiats de Paris, du Soissonnais et de beaucoup d’autres parties de la France.

Les agneaux ainsi nommés sont, depuis quelque temps, en France et en Prusse, l’objet d'une industrie spéciale très importante, qui est décrite ailleurs (voy. AGNEAU et ENGRAISSEMENT). À. S.

GANGRÈNE (vétérinaire). — Sous ce nom on dé-

signe d’une manière générale la mortification des tissus, la cessation de toute action organique dans une partie plus ou moins considérable de l’économie. C’est une mort locale. Lorsque la gangrène cest très étendue, quand, par exemple, elle porte sur tout un membre, elle est plus spécialement appelée sphacèle. Les mots nécrose et carie, souvent employés dans le langage pratique comme synonymes de gangrène, doivent être réservés, le premier pour dénommer la mortification des parties dures (aponévroses, tendons, cartilages, os), l’autre pour exprimer une affection particulière des os.

. Les causes de la gangrène sont d'ordre mécanique, physique, chimique ou biologique. Les causes mécaniques agissent soit en arrêtant brusquement le cours du sang dans les vaisseaux, soit en modi-fiant la structure des tissus ou de leurs éléments constituants : ce sont les altérations des artères et des veines, les compressions trop fortes ou trop longtemps continuées à certaines régions (pansements trop serrés aux membres, étranglements herniaires), les actions traumatiques violentes. Parmi les causes d'ordre physique ou chimique on range le froid, le calorique, l'électricité, les acides, bases et sels très irritants ou corrosifs. Les causes biologiques comprennent différentes maladies des appareils circulatoire et nerveux, quelques intoxications (venins) et certaines infections mierobiennes. C’est encore dans ce groupe qu'il faut ranger la gangrène produite par l’ergot de Seigle (voy. ERGOTISME).

En laissant de côté les complications gangreneuses qui peuvent survenir pendant le cours des affections internes et des maladies infectieuses, une distinction principale doit être établie dans les gangrènes Il y a des gangrènes locales, limitées, de cause vulgaire, et une gangrène parasitaire, envahissante, déterminée par le vibrion septique. Les premières se présentent sous deux formes différentes : les tissus qui se mortifient sont exsangues, privés des liquides organiques qui les imbibent normalement, c’est la gangrène sèche ; ou bien ces tissus sont fortement congestionnés, gorgés de sang et de sérosité, c’est la gangrène humide.

Tandis que la gangrène sèche, presque toujours très limitée, est surtout fréquente à la peau, la gangrène humide, qui est souvent une terminaison des accidents congestifs ou inflammatoires intenses, ou qui à sa condition de développement dans des lésions des gros vaisseaux, est ordinairement très étendue en surface et en profondeur. Généralement, le tissu dans lequel va se produire la mortification sèche est le siège d'une sensibilité extrémement vive. À part cette hyperesthésie, la partie qui doit se gangrener ne présente pas de modification bien sensible ; elle est à peine un peu tuméfiée et légè-

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