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GRENACHE

plus ou moins grande suivant l’état de l’atmosphère. La formation de la grêle n’est pas bien connue ; des hypothèses nombreuses ont été émises à ce sujet, sans pouvoir être contrôlées. Le seul fait certain, c’est que l'électricité atmosphérique y joue un rôle capital, et que ce phénomène météorologique est toujours accompagné de mouvements violents de l'air ; il n’y a jamais de grêle sans orage, et presque toujours les nuages de grêle s’abattent sous la forme de trombes suivant une direction régulière, laquelle n’est interrompue que par les collines élevées ou les montagnes que ces nuages rencontrent.

La grêle est un des phénomènes que les cultivateurs redoutent le plus avec raison. Ses effets sont très variables; ils dépendent de la rapidité de la chute de la grêle, de la grosseur des grêlons, de l’époque à laquelle la grêle survient. Les grêlons lacèrent et déchirent les feuilles des plantes, les rameaux, les bourgeons, les fleurs, les fruits ; ils brisent les tiges des céréales et les couchent par terre. Il arrive souvent qu’en quelques minutes, les champs d’une où de plusieurs communes sont complètement ravagés, et que les dégâts s’élèvent à des millions de francs. Sur les arbres fruitiers, par le bris des rameaux et des bourgeons, les effets de la grêle peuvent se faire sentir pendant plusieurs années. Dans les jardins, le matériel des bâches, des châssis, des cloches, est quelquefois détruit par la grêle. Dans les Vignes, les ceps sont parfois absolument dépouillés de leurs raisins. Certaines localités sont plus exposées à la grêle que d’autres, sans que l’on connaisse encore la cause de la fréquence du phénomène.

On n’a trouvé aucun moyen de préserver les champs contre la grêle ; un grark nombre de paragrêles ont été proposés pour protéger surtout les Vignes et les arbres fruitiers, mais sans succès réel. La soudaineté du phénomène, son irrégularité sont d’ailleurs telles qu’elles rendraient souvent illusoire l'emploi de ces appareils. Mais les cultivateurs possèdent une ressource dans les assurances (voy. ce mot) ; lorsque les compagnies qui font ces assurances sont bien organisées, de telle sorte que les risques soient répartis entre un assez grand nombre de souscripteurs, on peut y trouver une garantie suffisante.

GRÉMILLET (horticulture). — Nom vulgaire du Myosotis (voy. ce mot).

GRENACHE (ampélographie). — Le Grenache est un cépage évidemment originaire d'Espagne où il est assez répandu en Aragon sous le nom de Granaxa. Dans le midi de la France, c'est surtout en Provence et dans le Roussillon qu'il est cultivé ; il s'étend au nord, dans la vallée du Rhône jusqu'un peu au-dessus de l'embouchure de la Drôme: on l’a enfin planté en assez grande quantité en Algérie.

Synonymie : Alicunte ou Aticant dans l'Hérault, Bois-jaune dans quelques localités du Languedoc, Rivesaltes, Roussillon dans le Var et les Bouchesdu-Rhône, Sans-Pareil dans les Basses-Alpes, Tinto dans le Vaucluse.

Description : Souche très vigoureuse, atteignant parfois des dimensions considérables. Port érigé ou semi-érigé. Sarments gros à mérithalles courts, à nœuds renflés, d’une couleur d'ocre Jaune, s’aoûtant souvent d’une manière imparfaite. Feuilles moyennes ou petites, glabres sur les deux faces, d’un vert clair et comme vernies sur la supérieure. Grappe grosse, serrée, ordinairement ailée, à pédoncule ligneux. Grains moyens, un peu ovoides, d’un noir peu foncé, pruinés, à peau fine et un peu sujets à la pourriture. Mäturité à la troisième époque. À

Le Grenache placé dans des terres riches et fraiches se développe rapidement et produit abondamment ; mais il s'use promptement et doit être arra-

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