GRENADIER Ù
ché au bout de quelques années. Il] s’accommode de certains sols pauvres et caillouteux tels que les vieux grès rouges et les marnes siliceuses et ferrugineuses du Var ; dans ces milieux déshérités, il dure assez et produit passablement.
Le Grenache est très sujet aux attaques du Peronospora ; son vin a de plus le défaut de perdre au bout de peu de temps sa couleur pour prendre celle de pelure d’oignon. Ces inconvénients en font abandonner aujourd’hui presque partout la culture ; il n’y a plus guère que le Roussillon où l’on en fait des vins de liqueur renommés, où on lui conserve une grande place dans les vignobles.
Ce cépage est habituellement soumis à la taille courte ; mais il peut, dans les bons sols, supporter la taille longue. Gr
GRENADIER (sylviculture). — Le grenadier commun (Punica granatum) est un arbuste de la famille des Myrtacées. Ses feuilles entières, glabres et luisantes, sont opposées, atténuées en pétioles, oblongues lancéolées. Les fleurs, à calice pétaloïde, coriace, rouge, sont formées de 5-7 pétales d’un rouge écarlate. Le fruit globuleux, à péricarpe sec, mince, contient un grand nombre de graines entourées d’une pulpe translucide, d’un rouge rosé, légèrement acidulée. Ce fruit, connu sous le nom de grenade, est comestible.
Le bois du Grenadier est dur, lourd, homogène. Les dimensions de cet arbre en restreignent beaucoup l'emploi; les luthiers utilisent cependant les tiges saines pour faire des flûtes estimées.
Le Grenadier, originaire de l'Orient, est assez bien acclimaté dans la France méditerranéenne pour vivre à l’état sauvage dans les haies et les maquis. On cultive, dans le reste de la France, une variété à fleurs doubles qui ne produit pas de fruits ; mais cet arbuste ne peut passer l'hiver en plein air, il doit être abrité dans l’orangerie. La variété à fruits doux, obtenue par la culture, se multiplie par le marcottage ou la greffe sur sauvageon; on la cultive en Espagne et dans quelques cantons de la France. Les fruits sont récoltés en septembre, avant leur complète maturité, car, si l’on retardait la cueillette, ils se gerceraient et se fondraient. Cueillies par un temps sec, exposées au soleil pendant deux jours, puis enveloppées dans du papicr gris et stratifiées dans du sable, les grenades se conservent longtemps et peuvent être expédiées au loin. — L’écorce du Grenadier est employée en médecine. B. DE LA G.
GRENADILLE (horticulture). — Voy. PASSIFLORE.
GRENIER. — Le grenier, dans les fermes, est le local qui est placé sous la toiture et dans lequel on conserve du foin ou des grains. De là deux divisions : le grenier à foin et le grenier à grains.
1. Le grenier à foin n’exige aucune disposition spéciale. Dans les constructions anciennes, de la Brie, la Beauce, la Picardie, etc., les greniers ont, en général, peu de hauteur, parce que les murs excédant les planchers ont une faible élévation. Dans les constructions modernes on élève les murs de longs pans de 2 à 3 mètres ; alors le comble est très élevé et il a une bien plus grande capacité. . Dans le premier cas, l'introduction du foin dans le grenier a lieu par les lucarnes qu’on a établies çà et là dans le comble; dans le second, l'entrée et la sortie du foin ont lieu par les baies ou portes qu’on a ménagées de distance en distance dans le long pan qui fait face à la cour. Les greniers à foin dans le Velay, l'Auvergne, etc., situés au-dessus des étables, sont très vastes; les voitures y ont souvent accès au moyen d’une rampe en terre plus ou moins inclinée, selon les circonstances. Dans ces greniers, le foin ne touche pas ordinairement aux murs des longs pans, afin qu’on puisse jeter le fourrage dans les mangeoires de l’étable par des ouvertures ménagées dans le plancher.
Quand les combles n’ont pas une grande hauteur,