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GRENIER

on a intérêt à adopter une charpente à entrait retroussé ou des fermes a blochet et à jambe de force, ou bien à remplacer l’entrait quand celui-ci ne doit pas supporter un plancher, par un tirant en fer dont les extrémités sont attachées aux arbalétriers. Ces divers combles permettent de disposer d’une plus grande capacité.

Tous les greniers à foin ne sont pas complètement fermés par des murs. Dans diverses constructions, on laisse à jour le long pan situé du côté de la cour, afin de bien aérer le fourrage (voy. FENIL).

La quantité de foin qu’on peut emmagasiner dans un grenier varie selon qu'il est en vrac ou bottelé et qu'il a été plus ou moins tassé. Dans les circonstances ordinaires, chaque mètre cube peut contenir environ 7o kilogrammes de foin de prairie naturelle en vrac et 65 kilogrammes de foin de prairie artificielle. Le foin en bottes de 5 kilogramines occupe un volume un peu moins grand que le foin non bottelé. En général, un mètre cube peut contenir de quinze à seize bottes. Ces données concernent les foins convenablement tassés. Elles varient naturellement un peu suivant la hauteur de la masse emmagasinée. Plus l’élévation est grande et plus les couches inférieures sont pressées les unes contre les autres. |

Le foin consommé pendant six mois par une bête bovine à laquelle on donnerait une ration journalière de 15 kilogrammes, exigerait donc un emplacement de 35 à 38 mètres cubes.

2. Les greniers à grains sont de deux sortes : les uns, situés directement sous les combles, sont les greniers à grains proprement dits; les autres, situés au-dessous des premiers, c’est-à-dire entre le rez-de-chaussée et le comble, sont souvent appelés chambres ou magasins à Blé ou à Avoine.

L’aire de ces locaux est tantôt un plancher, tantôt en carreaux de terre cuite. Un plancher est bien fait quand il a été exécuté avec du bois bien sec et lorsque les planches qui le composent ont été assemblées à rainures et à languettes et sont pär conséquent bien jointives. Les carreaux constituent aussi de bonnes aires quand ils sont de parfaite qualité et qu’ils ont été bien posés sur un bain de mortier demi-liquide. Les carreaux de mauvaise qualité produisent une poussière rougeûtre qui nuit toujours au bon aspect des grains qu’on y dépose. Dans le but d'empêcher les rats et les souris de se réfugier entre les planchers et les entrevoies des solives, on garnit le pourtour de la pièce d’une rangée de grands carreaux d’ardoise ou en terre cuite. Ces carreaux sont posés de champ sur le mur, de manière à former une véritable plinthe.

Les ouvertures sont munies d’un châssis vitré ou d’un volet plein pouvant s'ouvrir et d’un grillage métallique situé à l'extérieur et destiné à empêcher les oiseaux de pénétrer dans le bâtiment quand la fenêtre est ouverte ; elles doivent se correspondre sur les longs pans. On les ferme quand l'air est chargé d'humidité; on les ouvre lorsque le temps est beau et qu'on a intérêt à aérer le local ou les grains qu’il renferme. L’air froid est toujours plus favorable aux grains que les courants d'air. chaud.

Dans la plupart des greniers, on ménage sur une face une fenétre-porte fermée par deux battants et destinée à faire sortir les sacs de grains quand on doit les charger sur une voiture. Une planche inclinée ou une poulie rend le chargement facile et expéditif. Quand deux magasins sont superposés, on pratique dans le plancher du grenier supérieur une ouverture qui permet à volonté, à l’aide d’un petit treuil et d’une poulie, de monter ou de descendre les sacs. Cette trappe se ferme par deux volets mobiles fixés au plancher.

Si deux greniers ou magasins sont situés l’un au-dessus de l’autre, on établit les nettoyages dans le local le plus élevé. Souvent même les tarares,

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