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GRENOUILLE

les cribleurs y sont mis en mouvement par une transmission partant de la machine à battre ou directement de la machine à vapeur. Les grains définitivement nettoyés arrivent par un conduit dans l'étage inférieur.

La hauteur à donner, qans les greniers, aux tas de grains dépend de leur degré de siecité et de la force portante des planchers. Il faut des planchers ayant une grande solidité pour qu’on puisse sans danger y amonceler du Blé jusqu’à un mètre de hauteur. Une masse de Blé ayant 50 centimètres seulement d'épaisseur charge le plancher d’un poids de 400 kilogrammes par mètre carré. En général, en palpant le grain, on s’assure de son degré de siccité pour déterminer la hauteur à laquelle on peut l’amonceler sans danger ; il ne faut pas oublier que les grains encore humides sont très disposés à s'échautffer quand ils sont accumulés en grande masse et que toute fermentation diminue leur qualité et leur valeur vénale.

On à proposé depuis bientôt un siècle un grand nombre de greniers spéciaux destinés à conserver les grains pendant plusieurs années sans aucune altération. Ces greniers pouvaient être utiles quand la valeur commerciale de ces grains subissait des variations considérables d’une année à l’autre ; mais la facilité avec laquelle se font aujourd'hui les transports, le peu de variation qu’on observe dans les prix des grains, ne permettent plus de regarder ces greniers comme utiles. C’est pourquoi nous ne donnerons pas la description de ceux qui ont préoccupé l'attention des agriculteurs il y a quarante à cinquante ans.

A côté ou pour mieux dire avant tous les systèmes proposés dans le but de soustraire les Blés aux ravages causés par le Charançon, l’Alueite, la fausse teigne, etc., se rangent les silos ou fosses souterraines qui étaient autrefois très en usage en Espagne, en Afrique, en Syrie, etc.; ces silos, quand ils avaient été bien construits, préservaient le Blé de l'influence de l’air et de la température, et ils le protégeaient contre les insectes (voy. ENSILAGE).

Les greniers, comme les magasins, réclament une grande propreté. Tous les ans on doit en blanchir les murs à la chaux, boucher les crevasses qu’on remarque dans les murs ou les planchers. Ces travaux, très faciles à exécuter et peu dispendieux, permettent souvent de détruire un grand nombre d'insectes. Il est très utile aussi, quand les greniers à grains sont situés directement sous les combles, de les visiter pendant les temps de neige, car quelque bien faite que soit une toiture, la neige y pénètre toujours plus ou moins. G. H.

GRENQUILLE. — Genre de Batraciens, de la famille des Anoures. Il y a quelque trente années, on s'était fait sur cet animal, son frai, ses têtards, des illusions en pisciculture que rien n’a justifié. La Grenouille est un appât médiocre pour les voraces et un danger de la plus extrême gravité pour les frayères de Cyprins surtout; on doit donc la détruire impitoyablement, ce qui est chose des plus faciles, au moment de son frai, fin février et mars. C.-K.

GRÈS. — Roche sédimentaire résultant de l'agglutination d'éléments siliceux par un ciment quelconque. On distingue plusieurs espèces de grès : les grès quartzeux, formés de petits grains de quartz reliés par un ciment siliceux ; les grès psammiles, formés aussi de grains de quartz agglutinés par un ciment argileux; les grès argileux, dont les éléments sont des fragments plus grossiers de quartz et de schistes réunis par une gangue argilo-siliceuse ; les grès argilo-calcériferes, formés de fragments calcaires réunis par un ciment argileux ; les grès ferrugineux, dont les grains sont reliés par des oxydes de fer; les gres verts, dont la couleur est due à la présence des grains de glauconie mélangés au quartz; les grès calcariferes, formés de

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