II. Leclercq
PROSÉNÈS. - Voir Dictionn.. t. m. col. 146- 149, fig. 2442-2443.
PROSEUQUE. — On donnait le nom de pro seuque à un emplacement situe dans un Faubourg, à peu de distance d'une ville où les juifs de la Diaspora,
1 \Y. Wiliu.ins, dans '/.eitsehrijt pir deutscher Attcrllium.
t. xv, 1872, ]>. 267-294; nous laissons a d'autres plus compétents le soin de discuter ce chilTrc.
PROSEUQUE — PROU
encore trop peu nombreux ou trop pauvres pour aménager une synagogue, se réunissaient le jour du sabbat pour lire et prier ensemble. Il arriva môme parfois que, la prospérité étant venue et ayant permis une installation moins sommaire, la synagogue conserva son nom de proseuque, ainsi que nous l'apprend ce trait satirique de Juvénal ' :
Ede ubi consistas? in qua te quwro prose ucha?
Dans les Actes des apôtres, nous lisons la mention d'une proseuque à Philippes de Macédoine. Tfj ts '/juipcx Tciv aa66dcTCùv èÇY)X0o[xev iZ,a> tyjç tcuX'/jç uocpà 7TOTa(i.èv où èvo[jlîÇou.£v 7rpo<reir/7)v eïvai, xal xaOïaavTeç sXaXoûu,ev toûç auveXOoùaouç yuvaiÇîv (Act., xvi, 13). « Le jour du sabbat, nous sortîmes de la porte, près de la rivière, où paraissait être le lieu de la prière; et nous étant assis, nous nous entretînmes avec les femmes qui s'étaient rassemblées. »
Cette désignation a été principalement en usage chez les Juifs, tellement que son emploi suffit à suppléer un texte plus explicite pour témoigner de l'existence d'une communauté juive2. On l'a rencontrée dans le Bosphore cimmérien 3, en Egypte \ à Alexandrie 6, à Rome"; et plus fréquemment dans les textes litté raires '. Les chrétiens n'ont pas toujours dédaigné d'en faire usage, nous en donnerons comme exemple la proseuque de Marnas, près Gaza, où vers l'an 400 les fidèles se rendirent pendant sept jours consécutifs, prier et chanter pour la cessation de la sécheresse8.
H. Leclercq.
PROSIER. — Voir Dictionn., t. vi, col. 533-534.