PROVINCIAL
Un autre autel du musée vient de la chapelle de Saint-Cassien à l'abbaye de Saint-Victor. Ce monument est digne de toute notre attention. Il consiste en une table quadrangulaire et isolée, légèrement creusée par le milieu et encadré d'une bordure en relief ornée de rinceaux de pampres et de raisins. Sur les quatre tranches se développent différents sujets. Sur l'une, le monogramme du Christ dans une couronne de lauriers entre douze colombes figurant les douze apôtres; sur une autre face, à l'opposé, la scène diffère peu, ici c'est l'agneau debout sur la colline d'où ruissellent les quatre fleuves du paradis : le Tigre, l'Euphrate, le Géon, le Phison et douze brebis (deux manquent) se dirigent vers lui. Au-dessous de la face au monogramme une inscription très mutilée, en langue grecque, nous apprend que cet autel fut « dédié par Callinique (?) en accomplissement de son vœu et de celui de toute sa maison ». Ce monument appartient au ive siècle; nous hésitons à croire qu'il fut posé sur un dé ou sur une colonnette car le marbre n'est lisse qu'au bord sur une bande de 0 m. 06.
C'est aussi au ive siècle qu'appartient un beau sarcophage de marbre, sculpté avec talent, qui fut apporté d'Arles et dont la longue inscription retrace la carrière militaire du défunt Flavius Memorius, un païen sans doute, dont l'épouse Prœsidia a réussi à glisser deux mots qui corrigent les sujets païens : « A celui qui repose bien en paix... » En paix! c'est la profession chrétienne que nous retrouvons sur quelques pierres tombales, toutes de provenance marseillaise, devant lesquelles s'arrêtent à peine les visiteurs indifférents à l'appel que les inscriptions leur adressent. Presque toutes mentionnent le nom et l'âge des défuntes, pour ne parler que de celles-ci. C'est un feuillet détaché de l'état civil qui n'est pas sans intérêt; nous y rencontrons Benenata, Blandula, Cypriana, Eugenia, Eusebia, Fœdula, Joannula, Marsiola, Martha, Spanilia, Ulpia, Urbeca, et Tillisiola; celle-ci est une abbesse qui gouverna pendant quarante ans une communauté de vierges; quant à Eusebia, autre abbesse, elle atteignit son jubilé de cinquante ans. Pelles seules approchèrent de la vieillesse, toutes les autres moururent à 16, 20, 33, 40, 46, 50, 55, 57 et 60 ans.
Il n'en faudrait pas conclure qu'on ne vivait pas très vieux à Marseille. Le magnifique sarcophage du musée qui représente le Sauveur enseignant ses apôtres sous un portique et qui a contenu les restes de « la noble Eugénie, issue d'un sang illustre », très bienfaisante envers les pauvres et les captifs, nous dit qu'elle mourut à l'âge de soixante ans et fut couchée « dans cette tombe où son aïeule en larmes l'a ensevelie ».
A l'abbesse Eusébie, servante de Dieu, qui se fit nonne à l'âge de quatorze ans et dirigea le monastère de Saint-Cyrice au vie siècle, survint une mémorable aventure dont son épitaphe conservée au musée ne dit rien, et pour cause. Deux siècles environ après sa mort, la Provence fut ravagée par les Sarrasins qui, fatigués sans doute de détruire, et rencontrant un sarcophage intact se contentèrent de casser le nez du défunt vêtu de la laena de clarissime. Quand le calme fut revenu, on conta que le sarcophage renfermait les reliques de l'abbesse Eusébie qui menacée des Sarrasins s'était résolue, ainsi que quarante de ses religieuses, à se couper le nez pour éviter les pires outrages. Elles y gagnèrent le nom de denazzades et il semble permis de soupçonner que du haut du ciel, sa dernière demeure — espérons-le pour elle — la pieuse abbesse entretient les meilleures relations avec le clarissime
S . Augustin, Serai., clxvii, t, P. L., t. xxxvm, col. 910. ■ — " L. Duchesne, Le provincial romain an XII* siècle, dans
qu'un choc malencontreux priva de son nez ce qui lui valut, à elle et à ses nonnes, une héroïque légende.
Bibliographie. — G. de Manteyer, La Provence du Ie' au xne siècle. Études d'histoire et de géographie politigue, in-8°, Paris, 1908; L.-A. Constans, Esquisse d'une histoire de la Basse-Provence dans l'antiquité, in-8°, Marseille, 1923; H. Duprat, La Provence dans le haut Moyen Age, dans Mélanges d'histoire du Moyen Age offerts à F. Lot, in-8°, Paris, 1925, p. 306-329; J. Sautel et L. Imbert, La Provence romaine. Histoire, arts, monuments, in-8°, Lyon, 1929; Les Bouches-du- Rhône, Encyclopédie départementale, lre partie, t. iv, vol. i, Archéologie, par Bobert Doré, p. 141-154 : L'architecture pré-romane; H. Duprat, Essai sur la topographie de Marseille antique et médiévale, Marseille, 1933, p. 66-72.
H. Lfclercq.
PROVERBE. — Ceci appartient à l'histoire littéraire plutôt qu'à l'archéologie et on souhaiterait posséder un recueil des proverbes chrétiens antiques. Celui-ci offre un intérêt particulier parce qu'il nous a été transmis par saint Augustin, obligé de le traduire de la langue punique (voir ce mot) sous peine de n'être pas entendu de son auditoire : Proverbium notum est punicum quod quidem latine vobis dicam, quia punice non omnes nostis. Punicum enim proverbium est antiquum : Nummum quœrit pestilentia; duos illi da, et ducat se. Numquid non hoc proverbium de Evangelio videtur natum? Nam quid aliud dixil Dominus, quam Bedimentes tempus, quando ait : Si quis vint judicio tecum contendere, et tunicam tuam tollere, dimitte ei et pallium (Matth., v, 40) '.
Sur le proverbe qu'on lit à Julia Concordia : Quod libi fieri non vis alio ne feceris (voir Diclionn., t. vin, col. 296, n. 9).
H. Leclercq.
PROVINCIAL. - I. A Borne. II. En Orient. III. En Occident.
I. A Rome. — « Quand on étudie l'histoire du gouvernement de l'Église latine par le Saint-Siège, de Borne, une des choses qui frappent le plus, c'est le peu d'empressement apporté par la Curie pontificale à se renseigner sur la sfatistique des personnes et des établissements qui relevaient de son autorité. Les premiers documents qui témoignent de quelque intérêt accordé par elle à un sujet si important ne remontent pas au delà du xnc siècle et rien n'autorise à croire qu'ils aient été précédés par d'autres que le temps aurait fait disparaître 8. » Ce ne fut guère qu'à l'issue de la querelle des investitures qu'on vit à Borne quelques personnes s'intéresser à connaître dans le détail la clientèle du Siège apostolique. Ce n'est qu'alors qu'on voit apparaître le Liber ccnsuum (voir Diclionn., t. ix. à ce mol >, dressé vers le milieu du xne siècle, dont nous avons parlé et sur lequel nous ne reviendrons pas.
A cette date, en 1 192, grâce à Cencius Camerarius. le Liber prit sa forme définitive, et l'Église romaine posséda son Provincial. « En quoi elle était fort en retard sur les patriarcats de l'Église grecque. Il y avait, en effet, plusieurs siècles que les patriarcats de Constat! tinople, d'Antioche et d'Alexandrie possédaient l'état exact des sièges épiscopaux de leurs- obédiences. [/Espagne aussi où, sous les rois wisigoths, l'Église s'était fortement centralisée autour du siège primalial de Tolède. l'Espagne conservait un document de son ancienne hiérarchie ecclésiastique, du temps où elle n'avait pas encore été mutilée par l'invasion musulmane 3. »
IL En Orient. — ■ Dans plusieurs patriarcats orientaux, il a existé des provinciaux désignés sous le nom
Mil. d'arch. cl (Thist., t. xxiv, 1904, p. 75. — > Id., ilnd., p. 76.
PROVINCIAL — PRUM (EVANGELIAIRE DK]
de TaxTixà ou Classements ■ répartis en deux catégories, les anciens (îraXaià) et les nouveaux (véoc). Les anciens sont antérieurs au IXe siècle et les nouveaux postérieurs à cette date. Les exemplaires conservent la trace des changements intervenus successivement.
Les TOxXoaà xax-uxâ comprennent seulement les trois diocèses administratifs de Pont, Asie et Thrace dont se composait à l'origine tout le patriarcat de Constantinople. Les provinces d'Isaurie, de Cilicie, d'Euphratésie et d'autres plus lointaines relevant du patriarcat d'Antioche ou des Églises nationales de Perse et d'Arménie n'y sont pas comprises. Vers l'Occident, ils ne mentionnent pas l'Illyricum, oriental ou occidental, qui relève de Rome. On peut reconnaître là la situation établie sous le règne de Justinien et il se peut que le document remonte à cette époque '.
On trouve en tête les patriarches énumérés suivant l'ordre alors consacré : Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche, Jérusalem. Cela dit, on s'en tient à Constantinople. D'abord les métropolitains, ensuite les « archevêques », c'est-à-dire les évêques exempts des métropoles et relevant directement du patriarcat; enfin les sufîragants, énumérés dans l'ordre de leurs métropoles.
Les véa xaxTixà3 omettent les autres patriarches qui se trouvent désormais en dehors de l'empire. « Diverses provinces, jadis comprises dans les ressorts d'Antioche et de Rome ont pu être sauvées par l'empire; on les rattache au patriarcat de Constantinople qui, pour un bon Byzantin, est désormais toute l'Église ou peu s'en faut. C'est la province de Séleucie (Cilicie Trachée), héritée du patriarcat d'Antioche; ce sont les provinces de l'Illyricum, depuis la Macédoine et la Nouvelle-Épire jusqu'au cap Malée; ce sont même certaines provinces nouvellement fondées par le patriarcat dans les régions byzantines de la Sicile et de l'Italie du Sud4. »
Le Provincial d'Antioche est ancien, il correspond à l'état des choses entre le règne de Justinien et l'invasion arabe. Le texte primitif fait défaut, mais on peut le remplacer par la version arménienne qui dérive d'un original antérieur à l'année 1053 6 et d'une version latine à la suite de Guillaume de Tyr 6, à l'aide desquelles on peut reconstituer le texte grec '.
Le Provincial d'Alexandrie est en langue copte, avec noms grecs et identification arabe, remontant à l'époque de la conquête musulmane 8. Les documents grecs, d'origine melkite, sont loin d'avoir la même valeur. L. Duchesne les tient pour tardifs et artificiels 9.
Le Provincial de Jérusalem peut être en partie reconstitué à l'aide des signatures des conciles du ve et du vie siècle, mais la liste ainsi obtenue s'accorde à peine avec le premier document qui est de la fin du xie siècle.
III. En Occident. — C'est en Espagne seulement que nous rencontrons un Provincial, à Tolède, où il
1 Sur ces documents, cf. H. Gelzer, dans Jahrbucli fur protestantische Théologie, t. xn, 1886, p. 327, 529; textes dans Parthey, Hieroclis Synecdemus et Notitise grœcœ episeopatuum, Berlin, 1866; H. Gelzer, Georgii Cyprii descriptio orbis romani, in-12, Lipske, 1890; Byzantinische Zeitschrift, t. i, 1892, p. 245; t. h, 1893, p. 22. — 2 Le plus ancien texte actuellement connu est la notice vu de Parthey; elle est du VIIe ou du vine siècle; viennent ensuite les notices vi et ix, qui n'en font en réalité qu'une, la notice vin et la notice t. Celle-ci est du ixe siècle, premier quart. Elle a été rééditée par H. Gelzer dins son Georges de Chypre. — - a Le plus ancien texte est celui du ms. Coislin 209, publié par H. Gelzer, à la suite de Georges de Chypre, p. 57. Viennent ensuite les notices ii-m de Parthey, qui n'en forment qu'une seule, elle est déjà de la fin du XIe siècle; puis les notices publiées par H. Gelzer, dans Byz. Zeitschrift, enfin les notices x et XIII de Parthey. — * L.
dict. d'arch. chrét.
fut constitué au vir3 siècle; on y trouve seulement l'énumération des évêchés du royaume wisigothique, répartis sous les six métropoles de Tolède, Tarragone, Séville, Mérida, Braga et Narbonne. Ce document s'est conservé dans plusieurs textes, identiques au fond, qui paraissent provenir d'un même manuscrit, transcrit à Oviedo dans le courant du vne siècle 10.
H. Leclercq.
PRUM (ÉVANQÉLIAIRE DE). — C'est un volume de 234 feuillets, parchemin, hauts de 0 m. 295, et larges de 0 m. 235, offert en 852 par l'empereur Lothaire (voir ce nom) à l'abbaye de Prùm. Dom Martène et dom Durand l'ont vu et décrit dans le Voyage littéraire de deux religieux bénédictins, in-4°, Paris, 1724, p. 274; le manuscrit en question a fait l'objet d'une nouvelle description par L. Delisle, Les évangiles de l'abbaye de Prùm, dans Journal des savants, 1902, p. 461-475. (Voir Dictionn., t. xi, col. 1340-1342).
Au point de vue textuel et au point de vue liturgique, ce volume est moins important qu'au point de vue artistique. Des tableaux représentant Notre-Seigneur et les quatre évangélistes ont été peints sur des feuillets isolés aujourd'hui cotés 17, 27, 79, 116 et 178, qui ont été intercalés dans les cahiers au moyen d'onglets.
C'est le fol. 23 qui est le plus curieux du volume, il contient le titre de l'évangile de saint Mathieu. L'espace resté vide entre les trois bandes pourprées sur lesquelles ont été tracés en grandes capitales les mots INCIPIT II EVANGELIVM II MATTHAEI, est occupé par la représentation des événements racontés au c. n de saint Luc. Entre les deux premières bandes sont figurées trois scènes : 1° Joseph et Marie se rendant à Bethléem; 2° La nativité de Jésus déposé dans la crèche entre le bœuf et l'âne; 3° L'appel de l'ange aux bergers. Entre la 2e et la 3e bande, la présentation de Jésus au Temple. Ces petits tableaux sont formés de placages d'or et les contours des sujets représentés ont été légèrement tracés au vermillon. Or, le deuxième et le troisième tableaux sont identiques à un des médaillons qui décorent le commencement de la préface du Sacramentaire d'Autun (voir Dictionn., t. i, col. 3212, pi. h. t.). Les deux manuscrits ont dû être peints par le même artiste ou copiés d'après le même modèle. Les différences qu'on y remarque s'expliquent par le fait que, dans le sacramentaire, l'artiste avait à couvrir un espace circulaire et celui de l'évangéliaire une bande allongée. Même écriture, même décoration, même provenance. Le sacramentaire fut exécuté pour Renaud, abbé de Marmoutier, en 845, l'évangéliaire de l'abbaye de Prùm est sorti de l'école de Tours.
Il importe de faire remarquer combien le style de ces peintures rappelle celui des travaux de glyptique carolingienne; ce ne sont pas les seuls, on peut y ajouter la Bible de Charles le Chauve (Bibl. nat., lat. 1) (voir Dictionn., t. m, col. 826).
H. Leclercq.
Duchesne, op. cit., p. 78. — 6 En appendice à la Chronique de Sembat, Historiens arméniens des croisades, t. i, p. 673. — 8 Cf. Schelstrate, Aniig. Eccles., t. n, p. 738. — ' H. Gelzer, op. cit., p. 247; Parthey, op. cit., p. 142. — s De Rougé, Géographie ancienne de la Basse-Egypte, à la fin. — "H. Gelzer, dans Byz. Zeitschrift, cf. M. Le Quieh, Oriens christ., t. n, Gelzer, dans Byz. Zeitschrift. Cf. M. Le Quien, Oriens christ., t. il, p. 375; L. Duchesne, op. cit., p. 79. — ■ 10 Neues Archiv, t. vi, p. 276; ce texte provient d'un manuscrit d'Oviédo, actuellement à l'Escurial (/?. II, 18; cf. Ewald, Exempta scripturœ wisigothicas, pi. vi), il a été transcrit à Ovéido avant 779; Memorias de la real Academia, t. il, p. 603; Florez, Espana sagrada, t. iv, p. 255; Neues Archiv, p. 238, d'après le ms. Escurial D. 1. 1; Florez, Espana sagrada, t. iv, p. 253, d'après les mss Escurial D. 1. 2 et Madrid E. 8; Florez, Espana sagrada, t. iv, p. 259.
PiUISE
PSALMODI
PRUSE. — C'est aujourd'hui la ville de Brousse située au pied du mont Olympe, à 20 kilomètres de la mer de Marmara. Elle possède un musée, inauguré en 1904, catalogué en 1909, et auquel nous devons une mention parce qu'on trouvera dans le Dictionnaire quelques-uns de ses monuments chrétiens les plus curieux : »
1. Reliquaire de saint Trophime (voir Dictionn., t. m, col. 3205-3208, fig. 3467).
Bibl. — G. Mendel, Catalogue des monuments grecs, romains et byzantins du musée impérial ottoman de Brousse, dans Bulletin de corresp. hellén., t. xxxm, 1909, p. 342-348, n. 102 (548), fig. 46. 47.
2. Stèle funéraire (voir Dictionn., t. iv, col. 1445, fig. 3860).
Bibl. — G. Mendel, op. cit., p. 349, n. 103 (79), fig. 48.
'.i. Stèle funéraire (voir Dictionn., t. ni, col. 3059, fig. 3371).
Bibl. — G. Mendel, op. cit., p. 328, n. 81 (24), fig. 40.
\. Stèle funéraire (voir Dictionn., t. ni, col. 1476- 1477, col. 3060, fig. 3372).
Bibl. — G. Mendel, op. cit., p. 418, n. 426 (32), fig. 88.
5. Stèle funéraire (voir Dictionn., t. iv, col. 644-645, fig. 3707).
Bibl. — G. Mendel, op. cit., p. 420-422, n. 427 (35), fig. 89.
(i. Stèle funéraire (voir Dictionn., t. xi, col. 2533- 2536, fig. 8402).
Bibl. — G. Mendel, op. cit., p. 422-426, n. 428 (27), fig. 90.
7. Quatre blocs d'architrave provenant d'un même monument, paraissent provenir d'un couvent fortifié placé sous l'invocation des saints Côme et Damien; marbre bleuté.
a) + 'E7ucpocvtou MiÇoTepou
b) ['Yîrèp K?]ap£ixîou SoXo(i.côvoç (xal) ['EmjçavîSoç (xal) 7râvTwv tcôv YZv<x.[i.év[o\> ow-cjv]
c [('Oajlov 7îaT£pov éysvovTa) XMT '- ( +S
d) X(pioTo)û [îajrpol xàv roxOcov, 7rpea6e'JaaTE ['jicep
Bibl. — G. Mendel, op. cit., p. 357-360, n. 115 (90), 116 (91, 93), 117 (94), 118 (92).