QUI ET
QUITTE RIE f S AIN TE!
ment à l'épigraphie. C'est surtout dans les écrits juridiques et ecclésiastiques que l'on aurait quelques chances de rencontrer des exemples de qui et. Une recherche conduite par A. Lipsius dans les Acla Petri- Pauli n'a pas donné de résultats. Au contraire, P. Lejay fut plus favorisé par le Liber ponlificalis (voir Dictionn., t. ix, à ce mot). Nous avons dit que ce recueil nous a été conservé dans deux éditions. L'une, rédigée sous Hormisdas (514-523) et continuée jusqu'à Félix IV (526-530), n'est plus représentée que par les abrégés cononien et félicien. L'autre, sortie d'une recension de la précédente au milieu du vie siècle, continuée de Félix IV à Silvère, est donc encore à tous égards un document de la première moitié du vie siècle. C'est là que se trouve le seul exemple de qui et. La biographie du pape Jean II (533-535) s'ouvre par les mots : Ioannes, qui et Mercurius, nalione Romarins, ex paire Proiecto l. Dans l'inscription de Saint-Pierre-ès- Liens, le même pape est appelé : IOHANNE COGNO- MENTO MERCVRIO (voir Dictionn., t. m, col. 5, fig. 2380). On pourrait peut-être conjecturer la raison de ce double nom. L'église Saint-Clément contient plusieurs monuments remontant à un prêtre Mercurius. (voir Dictionn., t. m, col. 1874; t. xi, col. 456-458); or, Jean II avait été attaché à cette église avant son pontificat. Il serait possible que le prêtre Mercurius ait quitté son nom, quelque peu païen, en devenant pape.
La liaison qui et servait encore dans la lre édition du Liber ponlificalis à introduire la mention du lieu de sépulture d'un pape 2, mais dans cet usage qui eliam apparaît dans la biographie de Gaius, et c'est la seule employée dans cette phrase par la 2e édition du Liber, avec la variante qui vero dans la vie rie Gaius 8.
On trouve encore qui et deux fois : quod el jactum est * et qui el constitua 6.
Nous savons dans quelles limites de temps et d'espace doit prendre l'usage de ces sobriquets. Au point de vue de la fréquence, l'Afrique se classe la première (4,27 par mille), ensuite vient Rome (1,85 par mille), en Grande-Bretagne aucun exemple, en Espagne presque pas, et assez peu en Cisalpine et en Narbonnai.se (0,039 par mille). Or, précisément dans ces pays se rencontrent d'autres expressions : le mot signo suivi du génitif, ou sive avec l'accord en cas : OPTATINE RETICIAE SIVE PASCASIE CONIVGI AMANTISSI-
1 Liber ponlificalis, édit. Duchesne, t. i, p. 285. — J Id,. ibid., t. i, p. 52, ligne 2; p. 53, 1. 1; p. 52, 1. 11; p. 53, 1. 8; p. 54, 1. 19, 30; p. 60, 1. 18; p. 70, I. 15, etc. — 3 Id., ibid., p. 161, 1. 8. — « Id., ibid., t. i, p. 66, 1. 23 (1" édition). - Id ., ibid., t. i, p. 159,1. 4 (2e édition). — 8 Corp. inscr. lat.,
MAE ENNIVS FILTERIVS SIVE POMPEIVS MARI- TVS6 (voir Dictionn., t. v, col. 2349, fig. 4682). Au contraire, l'expression pleine qui vocatur, qui vocalus est et analogues est plus spéciale à Rome et à l'Italie 7.
Il est regrettable que la plupart de nos inscriptions ne soient pas datées. On voit par celles qui le sont et par certains caractères des textes sans date que l'usage de ces sobriquets n'est pas antérieur au IIe siècle. La plus ancienne est de 136; la plus récente est de 390. Cet usage se serait conservé encore plus longtemps, à en juger par les noms du pape Jean II, à moins que, dans ce cas probablement assez particulier, il n'y ait là qu'un souvenir d'un usage plus ancien.
La situation sociale des personnes ainsi désignées ou de leurs amis est très humble, autant qu'on en peut juger là où elle est indiquée; ce sont des affranchis ou des esclaves, des vétérans, des sous-officiers ou des soldats et des marins, un magisler vici et un augur colonise., charges accessibles aux affranchis. Enfin on les rencontre à tout âge 8.
QUIRINIUS (RECENSEMENT DE). — Voir Dictionn., t. vin, col. 1762-1765, fig. 6914; ajouter à la bibliographie : M.-J. Lagrange, Où en est la question du recensement de Quirinius? dans Revue biblique, nouv. série, t. vin, 1911, p. 60-84; W.-M. Ramsay, dans The Expositor, série VIII, t. iv, 1912, p. 385- 407; cf. H. Coppieters, dans Revue d'histoire ecclésiastique (Louvain), t. xiv, 1913, p. 203-206.
QUIROGA.— Dans l'église de Notre-Dame de la Hermida, située proche de Quiroga, au diocèse de Lugo, on a conservé jusqu'à nos jours une plaque de marbre portant un chrisme et servant de table d'autel, mais qui semble provenir d'une basilique du vc siècle. On y voit représenté un symbole bien connu du type flanqué de A et 00 avec cette légende latine * :
AVRVM VILE TIBI EST ARCENTI PONDERA CEDANT PLVS EST QVOD PROPRIA FELICITATE NITES
H. Leclercq.
QUITTERIE (Sainte). — Voir Dictionn., t. x, col. 2639-2645, au mot Mas d'Aire.
t. xn, n. 956 bis. — ' Ibid., t. vi, n. 15 191 , 2015(1, 23556. — 8 P. Lejay, Notes latines, dans Revue de philologie, t. xvi, 1892, p. 27-31. — «"Zacarias Garcia Villada, Hisl. eceles. de Espafia, in-8°. Madrid, 1929, t. i, part. II, p. 311, fia. 30.
R. — La lettre R offre deux éléments communs avec la lettre B, la haste et la boucle supérieure, mais elle s'en distingue par l'appendice placé au-dessous de cette boucle et qui consiste en une queue de direction oblique, tantôt courte tantôt longue, attachée à la haste et rigide ou courbée.
Dans les inscriptions les plus anciennes, voire celles du temps de la république, la queue touche la boucle et la haste, plus tard il arrive qu'elle sort de la boucle et présente une légère ondulation.
Les principales variantes offertes par les inscriptions chrétiennes sont, en Gaule, une haste qui dépasse
notablement en haut et en bas, comme ceci
et
en Grande-Bretagne.
Dans l'alphabet grec, la lettre rhô dont la forme est celle du P latin se trouve fréquemment employée dans
le ehrismon où elle reçoit différentes formes, tantôt R tantôt P P tantôt l E E' f* ; nous avons traité ce
sujet déjà (voir Dictionn., t. m, col. 1503-1515, flg. 2848- 2868).
H. Leclercq.
RABULA. I. Description. II. Contenu.