POSITUS — POSSÈDE
A Madaure, couvercle d'une petite fosse de 0 m. 80 de long, 0 m. 40 de haut, 0 m. 50 de large, 0 m. 15 d'épaisseur; hauteur des lettres : 0 m. 02 à 0 m. 04 :
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Abedeu (= Habetdeus) fidelis, cet enfant de quatre mois et quatorze jours avait donc reçu le baptême. La
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COTOIITA
10486. — Insciiptions du cimetière des Jordani.
D'après Rivista di arch. cristiana, 1931, t. vm, p. 203,
n. 24 et 242, n. 76.
date anno tertio indique la 3e année de l'ère byzantine de Carthage (voir Dictionn., t. v, col. 359), datation qui était adoptée à Madaure; la mention Carthaginis
t. vu, col. 2042), deux inscriptions nous offrent posilus et posita (fig. 10486).
Bibl. — E. Josi, Le iscrizioni invenule net cimilero dei Giordani, dans Rio. di arch. crist., 1931, t. vin, p. 203, n. 24; p. 242, n. 76.
H. Lecletcq.
POSSEDE. — Jésus ayant quitté la Pérée se rendit au pays de Gérasa. Kn débarquant il vit accourir à sa rencontre un être capable d'inspirer l'effroi. C'était un homme possédé d'un esprit impur qui, depuis longtemps, vivait nu et trouvait sa demeure dans les tombeaux; personne ne pouvait plus le lier ni l'enchaîner, car il avait toujours su mettre en pièces chaînes et entraves. Chassé de partout, il vivait sous quelque abri dans la nécropole, parcourant la montagne, rendant ces lieux inhabitables pour tout le monde, sauf pour un malheureux aussi dangereux que lui et dont il avait fait son compagnon. L'un et l'autre tombèrent à genoux devant Jésus, vociférant : « Qu'y a-t-il entre moi et toi, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut? Je t'adjure par Dieu, ne me tourmente pas. » Mais le Maître commandait : « Sors, esprit impur, de cet homme. Quel est ton nom? » — « Légion est mon nom, car nous sommes nombreux ». Lt il le suppliait instamment de ne les pas envoyer dans l'enfer l.
Nous ne connaissons qu'une seule fresque chrétienne représentant cet épisode raconté par saint Luc, vm, 26 sq.; elle nous est parvenue au cimetière d'Hermès, dans d'assez mauvaises conditions, le stuc de la partie inférieure s'est détaché et le texte est presque évanoui et couvert de taches; néanmoins l'interprétation n'est pas douteuse. Le possédé est entièrement nu et agenouillé, suppliant, les bras abaissés, aux pieds du Christ qui lui pose la main sur la tête 2. La même scène est représentée sur une mosaïque de Saint-Apollinaire-Neuf à Ravenne, où l'on voit les pourceaux qui se précipitent dans la nier, ce qui fait suite dans l'évangile à l'épisode du possédé. La fresque occupe le champ du milieu d'une lunette d'un arcosolium,
10487. — Guérison d'un possédé à Gérasa. D'après G. Wilpert, Le pilture délie cataeombe, pi. ccxlvi.
est omise comme sur une inscription d'Youks. La date correspond au 5 juillet 536.
A Rome, au cimetière des Jordani (voir Dictionn.,
1 Luc, vm, 26 sq. ■ — 2 Bosio, Roma sotlerranea, in-fol., Roma, 1632, p. 567; Aiinghi, Roma subterranea, t. n, p. 331; Bottari, Pitture e sculture, t. m, pi. lxxxvii;
entre le paralytique guéri et Daniel parmi les lions (fig. 10487).
H. Leclercq.
Garrucci, Storia, dell' arte cristiana, t. n, pi. lxxxiii, n. 2, p. 90 sq.; G. Wilpert, Le pitture délie cataeombe crisliane, in-fol., Roma, 1903, p. 206, pi. ccxlvi.