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Le médaillon est entouré de crânes d'oiseaux à long bec.
Un type déjà donné (voir Dictionn., t. n, fig. 1500) nous montre le cerf surmonté d'un chrisme et d'une étoile et le mot VEREIHO- Mentionnons aussi la
1 M. Girault, Notice sur des fmteries nuire* èi emblèmes chrétiens du IV an V' siècle, dans Société archéologique de Bordeaux, 1876, t. m, p. 33-45, pi. vi-ix. — ■ » L. Maxe- Werly, Instrument éi l'usage des potiers, dans Huit, de la
Soc. nat. des antiq. de France, 1885, p. 65. — • P. Gauckler,
colombe avec chrisme et étoiles; ce médaillon était répété plusieurs fois.
Ces poteries, d'après le symbolisme, peuvent appartenir au Ve siècle environ; elles furent trouvées à une profondeur de 3 ou 5 mètres sous le sol de la place Saint-André, mélangées à des poteries rouges et rien ne s'oppose à ce que les unes et les autres aient servi aux repas liturgiques des agapes1.
Depuis les découvertes faites à Bordeaux, la céramique grise à décor estampé, de type chrétien, a été rencontrée dans divers gisements de la Gaule méridionale. Les musées de Narbonne, Ensérune, Béziers, Arles, Marseille conservent d'intéressants échantillons de ces poteries, dont l'aire de dispersion s'étend le long des Pyrénées et de la Méditerranée, pour remonter la vallée du Rhône au moins jusqu'à Vienne. Elles sont particulièrement abondantes dans un site archéologique, en cours d'exploration, placé, non loin de la mer, à proximité des bouches du grand fleuve; nous traiterons spécialement de ces trouvailles dans l'article
10197. — Roulette de potier.
D'après Huit, de la soc. des tmtiquaires de France, 1!
qui sera consacré au vicus Ugium. Là, les tessons de vases gris voisinent avec de la céramique rouge, analogue à celle retrouvée en Afrique du Nord, et avec des lampes chrétiennes utiles au classement chronologique de ces vaisselles décorées.
Faute de mieux nous signalerons une roulette de potier, en terre cuite munie d'une armature de bronze, (fig. 10497). On en mentionne une autre au musée de Rouen, de même forme, présentant également des oves et sur le flanc de laquelle on lit le nom du potier GRANIVS; la provenance de ces deux objets n'est pas indiquée 2.
Nous sommes plus favorisés en Afrique. En 1905 on découvrit à 17 kilomètres à l'ouest d'Hadjeb-el- Aïoum (voir Dictionn., t. vi, à ce nom), dans les ruines de Henchir-es-Srira, un groupe d'établissements de potiers romains, renfermant encore dans leurs magasins de nombreux approvisionnements de vases, plats, lampes n'ayant jamais servi. Les fours semblent avoir été abandonnés en plein fonctionnement, à la suite de troubles ayant bouleversé le pays, à une époque qui, à en juger par la qualité de la terre, la forme et l'ornementation des vases, semble prendre place entre le règne de Constantin et l'invasion vandale. Les vases retrouvés sur place sont presque tous brisés; les lampes sont très nombreuses et très variées de type; le motif est tantôt païen, tantôt chrétien 3. Dans cet atelier dont le patron ne songeait qu'à aller au-devant des demandes de sa clientèle. « nous rencontrons des sujets géométriques, des animaux, des personnages. Ce sont des rosaces à sept ou huit pétales, petites ou grandes, formées de folioles en forme de rais de cœur ou en forme d'CO très fermé. C'est encore le cratère que l'on voit déjà sur les lampes
dans Hall, archéol. du Comité, 1005, p. ci.xvi-clxviii; P. Monceaux, dans Bull, de la Soe. nat. des antiq. de France, 1906, p. 122-123; L. Hautecreur, Les ruines de Henchir-es-Srira, dans Mél. d'arch. et d'hist.. 1909, t. x\i\,