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XIX. Chlodobert, prince royal. — Fils aîné de

1 Grégoire de Tours, Ilisl. Francor., 1. V,c. xxxv. Ces livres étaient les rôles d'imposition du référendaire Marc. — * Jail-

Bibl. : Fortunat, Miscellanea, 1. IX, n. 4; Baronius, Annal, eccles., t. x, 1738, p. 382; Le Cointe, Annal, eccles. Francor., t. n, p. 210; G. Dubois, Hist. eccl. Parisiensis, t. i, 1690, p. 116; Ph. Labbe, Thes.epilaph. veter., p. 576; Cl. Dormoy, Histoire de la ville de Soissons et de ses rois, ducs, comtes, etc., in-8°, Soissons. ■ 1663, t. i, p. 217; E. Le Blant, Recueil des inscr. chrét. de la Gaule, t. i, n. 333.

XX. Clotaire IL — C'est le premier roi franc dont on possède deux diplômes authentiques (voir Dictionn., t. m, col. 919) datés d'Etrépagny. Voir aussi : Bretagne, Tiers de sou d'or au nom du roi Clotaire II, dans Rev. numism., t. xix, 1854, p. 419-423; M. Deloche, dans Rev. archéol., 1886, t. n, p. 139-141 ; Ch. Gomart, Une inscription du vu* siècle relative au passage de Clotaire II à Saint-Quentin (c'est un faux impudent), dans Bull, de la Soc. acad. de Laon, t. n, 1853, p. 230, flg.

« Clotaire II, fils de Chilpéric et de Frédégonde, fut enseveli en la même église [Saint-Germain-des-Prés] où l'on voit son tombeau, mais tout à fait moderne (détruit à la Révolution). Celui de Bertrade sa femme, est auprès de celui de son mari. En 1656, leurs ossements furent mis dans des cercueils séparez. On érigea ensuite des tombeaux de pierre, et ornez de fleurs de lys tout autour. Je voudrois qu'on eut gardé aussi les vieux tombeaux tels qu'ils avoient été rétablis après que l'église brûlée par les Normans eût été restaurée. C'est un malheur qu'il ne se trouva point alors de gens qui eussent quelque goût pour ces pièces antiques, qu'il faut toujours conserver précieusement » (Montfaucon, op. cit., t. i, p. 161-162).

Nous avons dit qu'on lit le nom de ce roi sur une inscription (voir Dictionn., t. XI, col. 2050).

XXI. Dagobert Ier. — (Voir Dictionn., t. xi, col. 2051, n. 17). On conserve trois diplômes authentiques de ce roi (voir Dictionn., t. m, col. 919) datés de Clichy-la-Garenne.

On a dit le rôle du roi Dagobert Ier dans la fondation de Saint-Denis (voir Dictionn., t. iv, à ce nom). Il y

lot, Recherches critiques, historiques et topographiques sur la ville de Paris, in-S0, Paris, 1772, Quartier de la Cite, p. 121.

ROIS MEROVINGIENS ET CAROLINGIENS

mourut, et il y fut commémoré d'une façon toute particulière. Il fut certainement enterré dans la basilique, mais on ne peut dire quel monument lui fut érigé à l'origine. Celui qui figurait avant la Révolution au côté droit du sanctuaire et qui a i épris sa place depuis les restaurations de Viollet-le-Duc, ne date que du temps de saint Louis et fut probablement élevé sur l'initiative de ce roi. Ce monument est fort curieux et d'une exécution excellente, mais sa date l'exclut de notre travail. Montfaucon, op. cit., t. i, p. 164, pi. xiv, l'a décrit et figuré, on le trouve dans maintes publications, notamment dans P. Vitry et G. Brière, L'église abbatiale de Saint-Denis et ses tombeaux. Notice historique et archéologique, in-12, Paris, 1908, p. 109-111, pi. xi, sobrement décrit et exactement figuré.

« Les monumens de Dagobert se trouvent en assez grand nombre, écrivait B. de Montfaucon. Le plus sur et le plus original est la statue qu'on voit au bas de l'église de saint Denis, près de la porte en entrant à gauche, où on l'a appliquée contre le mur, mais fort élevée, apparemment pour la garantir des accidents qui l'avoient déjà fort endommagée. Je crois qu'elle fut mise là du tems que sous les rois Pépin et Charlemagne l'abbé Fulrad bâtit le portail, le frontispice, les tours et le bas de l'église : qui furent certainement conservez, et où l'on ne toucha que pour les réparer quand l'abbé Suger fit rebâtir le reste de l'église du tems de Louis le Jeune. Mon dessinateur, M. Antoine Benoît l, qui a un goût excellent pour ces sortes de choses, après l'avoir dessiné me dit sans que je lui demandasse que cette statue est d'un goût et d'un tems tout différent de celui des statues du grand portail : et je suis persuadé que c'est celle qu'on fit faire ou après la mort de Dagobert, ou peut-être même de son vivant. Le grand soin qu'on a pris depuis long-tems de la conserver, me le confirme (fig. 10634). Il est assis et revêtu de son manteau roial ou de la grande chlamyde attachée à l'épaule droite à la romaine. On voit qu'il étendoit ses deux bras, et il tenoit apparemment son sceptre de l'un, et quelque autre chose de l'autre ". Sa couronne est d'une forme particulière. Dagobert tient ses deux pieds sur deux lions. » Cette statue qui pourrait être contemporaine ou, à tout le moins, de la renaissance carolingienne fut brisée en 1793.

B. de Montfaucon, Monum. de la mon. fr., t. i, p. 162, d1. xii, n. 5; P. Vitry et G. Brière, op. cit., p. 93, note 2.

Montfaucon a donné deux autres statues et un sceau qui n'ont aucun titre à être étudiés ici. (Monum., t. i, p. 162-164, pi. xin, n. 1, 3.)

Nous ne supposons pas qu'on s'attende à trouver ici le fauteuil célèbre connu sous le nom de fauteuil ou trône de Dagobert que J. Labarte tenait pour « la plus belle production de bronze de l'époque mérovingienne qui soit parvenue jusqu'à nous » et dont Ch. Lenormant faisait l'œuvre originale de saint Éloi; c'est un ouvrage romain non seulement de style mais de facture.

Bibl. : E. Molinier, Hist, génér. des arts appliqués à l'industrie, in-fol., Paris, 1896, t. n, p. 4; t. iv, p. 19; É. Babelon, Le cabinet des antiques à la Bibl. nul., in-fol., Paris, 1887, p. 109, pi. xxxv; Guide illustré au Cabinet des médailles, in-8°, Paris, 1900, p. 293-300; W.-M. Conway, The abbey o\ Saint Denis and its ancient treasures, dans Archeologia, t. lxvi, 1915, pi. v.

Sceau de Dagobert Ier. — La matrice en bronze de ce sceau a été, dit-on, retrouvée vers 1840, au cours des travaux de draguage exécutés dans le lit du Doubs. Bien qu'il ne restât plus au revers de la matrice aucun vestige d'anneau, Anat. de Barthélémy n'hésita pas à y reconnaître un sceau, et la distingua nettement des monnaies mérovingiennes avec lesquelles elle fut découverte. On y voit représentée une tète barbare de

face avec de longs cheveux séparés au sommet de la tète et retombant sur les oreilles. De chaque côté on voit une croisette, et en exergue, la légende (voir Dictionn., t. iv, col. 12, fig. 3503) :

AAGOBERTVS-REX-FRANCORVM

En 1860, Boutaric émit des doutes sur son authenticité, mais Anat. de Barthélémy la soutint énergiquemeut dans l'importante déclaration que voici : « La matrice en question fut véritablement trouvée dans le Doubs, à Besançon, par suite des travaux de draguage ; elle me fut remise avec quelques tiers de sols mérovingiens parfaitement authentiques... [Cette] matrice, qui

10634. — Statue de Dagobert Ie'.

D'après Montfaucon, Monuments de la monarchie française,

t. i, pi. xii, n. 5.

a été malheureusement égarée depuis, mais dont quelques empreintes existent encore, a été vue et étudiée par Ch. Lenormant, Dépaulis, Duchalais, Adr. de Longpérier et H. Bordier, et tous se sont accordés à reconnaître son authenticité. En présentant cette observation, j'ai voulu simplement essayer de dissiper les soupçons que M. Boutaric. avait conçus, et que je trouve parfaitement naturels en présence d'un monument aussi rare, et dont la perte est si regrettable. »

Bibl. : Anat. de Barthélémy, Notice sur un sceau mérovingien, dans Revue numismatique, t. vi, 1841, p. 177-180, pi. ; Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France, 1861, p. 109; J.-B. Cochet, Le tombeau de Childéric Ier, 1859, p. 373, le tient pour authentique et l'attribue à Dagobert II ; Douët d'Arcq,

1 Antoine Benoist, 1642-1717, dessinateur, peintre et modeleur en cire. — * Peut-être un globe.

ROIS MEROVINCxIENS ET CAROLINGIENS

Archives de l'Empire, inventaires, collection de sceaux, 1803, t. 1, p. 267, n. 2; sceau rond de 21 millimètres, dit-il, à lui communiqué par E. Cartier; W. de Gray- Birch, Catalogue oj seals in the Department of manuscripts in the Dritish Muséum, t. v, London, 1898, p. 109, n. 18052, le lient pour faux, sans autre explication; Ph. Lauer et Ch. Samaran, Les diplômes originaux des mérovingiens, in-4°, Paris, 1908, p. 28, pi. xliii, n. 2.

Sur Dagobert Ier, voir Dictionn., t. iv, col. 5-15; sur les trois diplômes à son nom, voir Dictionn., t. m, col. 919, et sur une monnaie ou plutôt une médaille à son nom, voir Dictionn., t. xi, col. 2304, fig. 8333. Cf. Médailles d'or du roi Dagobert, dans Revue d'art ancien et moderne, t. xvn, 1905, p. 165.

XXII.Berteildis. — L'anneau figuré ici (fig. 10635) est d'or pur, il a 0 m. 019 d'ouverture; le chaton, de forme circulaire quoique un peu irrégulière mesure 0 m. 014 de diamètre, il est appliqué sur la tige, et, suivant une pratique commune aux orfèvres méro-

10635. — Anneau de la reine Berteildis.

D'après M. Delochc, Études lust. et arch. sur les anneaux

sigillaires, 1900, p. 203.

vingiens, le praticien a soudé aux points de jonction des globules ou cabochons en or, dont un seul est demeuré en place.

Le chaton est orné d'un monogramme, autour duquel est inscrit, avec une croisette et en lettres rétrogrades le nom :

+ BERTEILDIS

Quant au monogramme il a été déchiffré par Adr. de Longpérier (voir Dictionn., t. ix, à ce nom) : « La légende circulaire consistant en un nom propre, le monogramme doit représenter, non plus un nom mais un titre, et l'on doit d'autant mieux s'arrêter à cette idée, que l'on connaît diverses monnaies sur lesquelles les titres rcx, dux, marchio, cornes, episcopus, en toutes lettres ou en monogrammes, occupent la place centrale, et sont entourés par des caractères disposés en cercle et formant les noms des personnages qui portaient ces litres. » A. de Longpérier lit le monogramme intérieur REGINA et il en conclut que c'est l'anneaucachet de Berthilde, l'une des femmes de Dagobert Ier (628-638), princesse mentionnée par la Chronique de Frédégaire, c. XL : Luxuriœ supra modum deditus (Dagobertus) 1res habebat. ad instar Salomonis, regines, maxime et plurimas concubinas. Régime vero erant Nantechildis, Vulfegundis et Berthildis ; il faut donc lire :

+ BERTEILDIS REGINA

Maximin Deloche (voir Dictionn., t. iv, à ce nom) était, de son côté, parvenu aux mômes interprétation et attribution. Au sujet de la forme du nom d'où la lettre H est absente à la suite du T, A. de Longpérier présente cette remarque : « La bague que son style. que sa forme ne permettent pas de faire descendre au delà du viie siècle, prouve qu'au temps des mérovingiens, le caractère H pouvait être omis. L'irrégularité orthographique était alors extrême; c'est ainsi, pour n'en citer qu'un exemple, que les monnaies d'or de Clotaire II (584-628) portent tantôt CHLOTARIVS et

tantôt CHLOTARIAS et un tiers de sou de ce prince frappé à Embrun : CHLOTHACHARIVS RIX. »

Bibl. : Comptes rendus de l'Acad. des inscr., 1870, p. 316-318; Œuvres complètes d'A. de Longpérier, t. vi, p. 45-48; M. Deloche, dans Rev. archéol., 1886, t. Il, p. 141; 1893, t. i, p. 269; Étude hislor. et archéol. sur les anneaux sigillaires, in-8°, Paris, 1900, p. 203-205, n. clxxxvi. •

XXIII. Clovis IL — Nous avons de ce prince trois diplômes authentiques (voir Dictionn., t. m, col. 919); cf. M. Prou, Fragments d'un diplôme inédit de Clovis II pour Ferrières, dans Le Moyen Age, 1899, p. 469-475.

On conserve à Saint-Denis une statue de Clovis II; elle fait partie de ces statues exécutées par ordre de saint Louis lorsque, en 1263 et 1264, il fit transférer les cendres de ses prédécesseurs dans l'église reconstruite et leur éleva une série de tombeaux uniformes disposés à droite et à gauche de la travée centrale du transept. C'étaient des statues debout, toutes sorties du même atelier, semble-t-il, sinon de la même main. Toutes étaient en pierre de liais, peintes. Clovis II était du nombre; il est couronné, portait un sceptre et était vêtu d'une tunique tombante et d'un ample manteau. Montfaucon l'avait fait dessiner (op. cit., t. i, p. 163, pi. xm, n. 2).

XXIV. Childéric IL — Enterré avec la reine Bilichilde et leur fils Dagobert à Saint-Germain-des-Prés. Ces tombes furent visitées en 1645, puis en 1656; nous avons reproduit le récit de Montfaucon dans Dictionn.. t. vi. col. 1125-1126. Au dedans de la tombe royale, à l'endroit où reposait la tête de Childéric, on lut ces mots gravés :

CHILDR-REX

« Les dalles que les Bénédictins avaient posées en 1656 sur les sépultures mérovingiennes de Clotaire II, de la reine Bertrude et de Childéric II ne présentent que des effigies et des noms sans intérêt pour l'art ni pour l'épigraphie. » Albert Lenoir, Statistique monumentale de Paris. Abbaye de Saint-Germain-des-Prés. pi. VI.

XXV. Clotaire III. — On possède cinq diplômes de ce roi (voir Dictionn., t. m, col. 922, 923).

XXVI. Thierry III. — On possède également cinq diplômes de ce roi (voir Dictionn., t. m, col. 924-925). (A. .M. Prou, Un faux diplôme de Thierry III, dans Biblioth. de l'École des Charles, t. liv, 1893, p. 588-589; Ch. Legrand, h'ote relative à un prétendu diplôme de Thierry III en 682, dans Bull, de la Soc. des antiq. de Morinie, t. ix, 1894, p. 337-338; H. Pirenne. Note sur un diplôme du roi franc Thierry III, conservé à la bibl. de t'univ. de Gand..., dans Compte rendu de la Comm. hist. de Belgique, t. m, 1893, p. 247-262; E. Vacandard, Le règne de Thierry III et la chronologie des moines de Fontenclle, dans Rev. des questions historiques. IL série. I. xv. 1896, p. 491-506.

Pour la sépulture, cf. Procès-verbal d'enlèvement du tombeau du roi Thierry III de l'église Saint-Waast (le 10 août 17 17). dans Mémoires de la commission départementale des monuments historiques du Pas-de- Calais, t. ii, 1905. p. 530-533.

Sceau de Thierry III. — Archives nationales. K. 2, n. 13. Sceau rond, en cire brune. Diamètre 0 m. 027. On y distingue la silhouette d'une tète à longs cheveux, vue de face. En exergue, on lit :

...ODE. .CVS REX F

Theodericus rex Francorum

C'est le plus ancien sceau plaqué sur parchemin qui soit connu.

Bibl. : [M18 de Migien] Recueil des sceaux du Moyen Age, dits sceaux gothiques, in-4°. Paris. 1779. pi. i. fig. 5; B. de Montfaucon, Les monumens de la monar

ROIS MEROVINGIENS ET CAROLINGIENS

chie jrançoise, t. i, pi. xv, n. 1 ; [Gh. Lenormant], Trésor de numismatique et de glyptique : Sceaux des rois et reines de France, in -fol., Paris, 1934, pi. i, fig. 2 (procédé Collas); N. de Wailly, Éléments de paléographie, t. n, pi. A, n. 2 (même procédé); British Muséum photographs, pi. 998, fig. 2; Douët d'Arcq, op. cit., t. i, n. 4; W. de Gray-Birch, Catalogue oj seals, n. 18053; Ph. Lauer et Ch. Samaran, Les diplômes originaux des Mérovingiens, 1908, p. 28, n. 3, pi. xliii, n. 3.

XXVII. Clovis III. — On possède de ce roi cinq diplômes authentiques, datés de 691 à 693 (voir Dictionn., t. m, col. 925-926).

Sceau de Clovis III. — Archives nationales, A'. 3, n. 3. Sceau rond, en cire brune. Diamètre 0 m. 022. On n'y distingue plus que la partie inférieure d'une tète à longs cheveux, vue de face. Légende :

...OVIVS REX F

Chlodovius rex Francorum

Bibl. : Lenormant, Trésor de numism., pi. i, fig. 3; N. de Wailly, Éléments, t. n, pi. A, n. 3; Bril. Mus. phologr., pi. 998, fig. 3; Douët d'Arcq, op. cit., n. 5; W. de Gray-Birch, op. cit., n. 18054; Lauer et Samaran, Les diplômes, p. 28, n. 4, pi. xliii, n. 4.

Sceau de Clovis III. — Archives nationales, K. 3, n. 7. Sceau rond en cire brune. Diamètre 0 m. 011. On y distingue une tête à longs cheveux, vue de face. Dans la partie droite du champ qui reste seule, une croix latine. Légende :

t CHLODV.CVS R M

Chloduicus rex Francorum

Bibl. : Recueil de sceaux gothiques, pi. i, fig. 6; B. de Montfaucon, Monumens, t. i, pi. xv, n. 2; Douët d'Arcq, op. cit., n. 6; Lauer et Samaran, Les diplômes, p. 29, n. 5, pi. xliii, n. 5.

XXVIII. Ghildebert III. — On possède de ce roi neuf diplômes authentiques (voir Dictionn., t. m, col. 926-929). Cf. A. Levillain, La filiation de Childebert III, dans Le Moyen Age, 1899, p. 476-487.

Sceau de Childebert III. — Archives nationales, K. 3, n. 9. Sceau rond en cire brune. Diamètre 0 m. 031. Tête à longs cheveux, vue de face et accompagnée de deux croix latines. L'empreinte a été frappée à deux reprises, ainsi que le montrent les traits en double. Légende :

tCH REX FRACORVM

Childebertus rex Francorum

Bibl. : Recueil de sceaux gothiques, pi. i, fig. 7; B. de Montfaucon, Monumens, t. i, pi. xv, n. 3; Ch. Lenormant, Trésor, pi. i, fig. 5; N. de Waflly, Éléments, t. n, pi. A, n. 5; Brit. Mus. phol., p. 998, fig. 5; Douët d'Arcq, op. cit., n. 7; W. de Gray-Birch, op. cit., n. 18055; Lauer et Samaran, Diplômes, p. 29, n. 6, pi. xliii, n. 6.

Sceau de Childebert III. — Archives nationales, K. 3, n. 12. Sceau en cire brune. Diamètre 0 m. 031. On n'y distingue que la longue chevelure retombant sur les côtés d'une tête vue de face, et à droite une croix latine :

t CH.LDE EX FR M

Childebertus rex Francorum

Bibl. : Douët d'Arcq, op. cit., n. 8; Lauer et Samaran, Diplômes, p. 29, n. 7, pi. xliii, n. 7.

Sceau de Childebert III. — Archives nationales, K. 3, n. 14. Sceau rond en cire brune. Diamètre 0 m. 033. Tête vue de face à chevelure longue et accompagnée de deux croix latines :

t CHILDEBER. .S REX FRACO...

Childebertus rex Francorum

Bibl. : Douët d'Arcq, op. cit., n. 9; Lauer et Samaran, Diplômes, p. 29, n. 8, pi. xliii, n. 8.

XXIX. Ciiilpéric II. — On possède cinq diplômes authentiques de ce roi (voir Dictionn., t. m, col. 929- 930).

Un sceau (douteux) de Ghilpéric II dans Cl. Boulanger, Le mobilier funéraire gallo-romain et franc en Picardie et en Artois, in-fol., Paris, 1902-1905, p. 119.

XXX. Childéric III. — J.-S. Doinel, Note sur le roi Hilderick III, in-8°, Carcassonne, 1899.

XXXI. Pépin le Bref. — B. de Jonghe, Un denier inédit de Pépin le Bref, dans Revue belge de numismatique, 1896.

Dom Brial, Le tombeau de Pépin le Bref à Saint- Denis, lecture faite à la Classe d'hist. et de littér. anc. de l'Institut, le 2 juillet 1813, insérée dans les Rapports, p. 56.

XXXII. Charlemagne. — Nous avons consacré à la sépulture de Charlemagne une étude détaillée (voir Dictionn., t. m, col. 789-799, fig. 2638, 2639) à laquelle nous ne pouvons rien modifier, nonobstant une communication de F. de Mély, Le tombeau de Charlemagne à Aix-la-Chapelle, dans Comptes rendus de l'Acad. des inscr., 1915, p. 342-362.

La mosaïque du triclinium du Lalran. — Ce sujet a été traité dans le Dictionn., t. m, col. 661-674, fig. 2615-2618; t. vin, col. 2538-2542, fig. 7044. Grâce aux libéralités de Charlemagne, le pape Léon III éleva dans le palriarchium de Latran deux triclinia de dimensions inusitées. L'un contigu à la basilique sur l'emplacement de la grande salle qui sera plus tard Vaula concilii, l'autre appelé majus ou aula magna et mentionné avant le précédent dans la notice de Léon III, dépassait par ses dimensions tous les triclinia connus. Les parois étaient revêtues de plaques de marbre et le pavement fait de marbres rares. Auprès des jambages des portes on voyait des colonnes de porphyre et de marbre blanc sculpté avec des bases et des chapiteaux agrémentés de lys. L'abside principale était ornée de mosaïques. C'est dans ce triclinium que Léon III reçut Charlemagne en l'an 800 lorsqu'ils célébrèrent ensemble la fête de saint André (30 novembre). Le pape se purgea des accusations portées contre lui par le primieier Pascal, le sacellaire Campulus et leurs partisans. Dans ce triclinium l'effigie de Charlemagne était représentée dans la mosaïque de l'abside principale; c'est un morceau célèbre, d'une célébrité pour ainsi dire populaire, il a été étudié et copié bien des fois ce qui s'explique assez par le fait qu'il nous conservait un portrait de Charlemagne exécuté par un contemporain. Voici la liste des principales reproductions :

Manuscrits : Ciacconio, ms. Vatic. 5407, fol. 97, 184 (dans Ph. Lauer, Le palais de Latran 1911, p. 106, fig. 43); ms. Ambros. A. 168 inf . ; A. 178 inf . ; F. 221 inf., iv, f. 3; Grimaldi, ms. Barber, xxxiv, 50, fol. 308, 310, 311 (Lauer, op. cit., p. 115, fig. AS);xxx, 145, fol. 69 (dans Ph. Lauer, op. cit., p. 112, fig. 47); xlix, 30, fol. 12; Panvinio, ms. Barber, xux, 14, fol. 247 v°; xux, 32, fol. 13; Ugonio, ms. Barber, xxxi, 45, fol. 5 et 157; ms. Corsini, 1173; Severano, ms. Vallicell., G. 19, fol. 457 sq.; ms. Vatic. 9023; Bagarris, Peiresc, ms. de la bibl. de Carpentras, Reg. x vi, p. 116- 117; cf. J. Schopfer, Documents relatifs à l'art du Moyen Age contenus dans les mss. de N.-C. Fabri de Peiresc, à la bibl. de la ville de Carpentras, dans Bull, archéol. du Comité des trav. hist., 1899, p. 384-388, pi. xix; Bibl. nat., Paris, ms. fr. 95 30, fol. 40; voir Dictionn., t. vin, col. 2539, fig. 7044.

Imprimés. — Panvinio, De septem urbis Fcclesiis, p. 180, 184; Rasponi, De basilica Lateranense, p. 326 sq.; Ciampini, Vêlera monimenta, t. il, pi. xxxix, xl, p. 127 sq.; Severano, Memorie sacre délie sette chiese

ROIS MÉROVINGIENS ET CAROLINGIENS

di Roma, p. 512, 545, 569; Mabillon, Annal. Ord. S. Bened., t. il, p. 319; Alemanni, De Laleran. parietinis, pi. IV, vi, p. 120-122, pi. ii, m; Hennin, Les monuments de l histoire de France, t. il, p. 110, 115, 116; G. Henschenius, dans Acta sanct., 12 juil. , p. 580, n. 40; B. de Montfaucon, Les monumens de lamonarchie françoise, t. i, pi. xxn; J. Spon, Miscellanea eruditte antiquitatis, in-4°, Lugduni, 1685, p. 284, pi. ; R. Garrucci, Storia dell' arte cristiana, in-fol., Prato, t. iv, p. 104 sq., pi. cclxxxiii; F. de Guilhermy, Monuments français de Rome, dans Annales archéologiques de Didron, t. vin, p. 257; Marriott, Vesliarium christianum, in-12, London, 1868, p. 52, 247, pi. xxxnxxxiii ; G. Rohault de Fleury, Le Latran au Moyen Age, pi. li-liii, p. 69 sq., 263 sq., 289, 324, 372, 389; La Messe. Études archéologiques, t. i, p. 14; E. Mûntz, dans Revue critique, 1875, p. 109; Ricerche inlorno ai lavori archeologici di Giacomo Grimaldi, in-8°, Firenze, 1881, p. 22-23; Notes sur les mosaïques chrétiennes d'Italie, 1884, p. 6 sq., pi. i; Mélanges d'archéol. et d'hist.,t. vin, 1888, p. 103, 105, 117; American journal of archœology, 1890, p. 8; Études iconographiques et archéologiques sur le Moyen Age, in-16, Paris, 1887; Alph. Vétault, Charlemagne, pi. i; X. Barbier, Charlemagne sur la mosaïque du triclinium de Latran à Rome, dans Bull, du Comité des trav. hist. Archéologie, 1884, p. 318-322 (sur une gravure du xvne siècle dont la planche est conservée à Sainte-Marie-Majeure; cette planche paraît identique à celle qui se trouve dans Alemanni); Revue de l'art chrétien, 1885, p. 95-99; L. Duchesne, Le Liber ponlificalis, 1886, t. i, p. 516; t. n, p. 35, 40; P. Clemen, \Die Portràtdarstellungen Karls des Grossen, in-8°, Aachen, 1890, p. 41, 42. n. 4; B. Labanca, Carlomagno nell' arte cristiana, in-8°; Roma, 1891, p. 106 sq.; S. de Ricci, La barbe de Charlemagne, dans Revue archéologique, 1901, p. 245-248; Ph. Lauer, Le palais de Latran. Élude historique et archéologique, in-fol., Paris, 1911, p. 105-118, fig. 43- 50; H. Leclercq, Dictionn., t. m (1913), col. 661-674, fig. 2615-2618; t. vin, col. 1589-1592, fig. 6801, 6802; col. 2538-2542, fig. 7044.

Nous n'avons plus à décrire la mosaïque de la conque qui nous montre le Christ entre onze apôtres. Sur la partie droite du montant de gauche du grand arc était représenté le Christ assis, nimbé, donnant de la main droite les clefs à saint Sylvestre, agenouillé et nimbé et de la main gauche une oriflamme flottante rouge à Constantin également agenouillé et désigné par son nom.

Sur le montant droit, une réplique du sujet précédent nous fait voir saint Pierre assis, vêtu d'une tunique verte, avec le pallium à croix rouge sur les épaules et les trois clefs sur les genoux. Il porte le nimbe rond et la tonsure des clercs. De la main droite il offre le pallium à Léon III, vêtu à peu près comme lui-même et agenouillé qui tend son manteau pour recevoir ce don (voir Dictionn., t. x, au mot Main). De la main gauche, il offre une oriflamme (voir ce mot) terminée par un fer de lance et ornée de six rosaces, à un Charlemagne barbu, placé à peu prés comme Constantin pour la recevoir, c'est-à-dire, saisissant la hampe de la main droite : c'est l'étendard de la Chanson de Roland (vers 3094) appelé traditionnellement la « romaine ». Un dessin de Grimaldi, conservé dans le ms. Barber, xxxiv, 50, fol. 311, nous montre l'empereur portant la moustache et la barbiche (fig. 10636) tandis que sur d'autres croquis transmis par Ciacconio, par le même Grimaldi et par Peiresc il porte la barbe pleine. Nous avons déjà montré (voir t. m) qu'il fallait rapprocher le type du triclinium de celui d'une mosaïque contemporaine qui existait à Sainte- Suzanne (Ciacconio, ms. Vatic. 5407, fol. 140 (anc. 74), 184 (anc. 96); ms. Ambros. F. 221 inf. IV, f. 1 et

inf. c. f. 8; ms. Barber. XXX, 135, fol. 62 (en couleurs); P. de Winghe, ms. Menestrier, Vat. 10545, fol. 234, 235 (en couleurs); Alemanni, pi. i, p. 7; Ciampini, op. cit., t. n, pi. xni, p. 138 sq. ; Garrucci, Storia, pi. cclxxxii, n. 4, 5; t. i, p. 596, 597; t. iv, p. 104, E. Mûntz, dans Mél. d'arch. et d'hist., t. vin, 1888, p. 84, 86, 103; Liber pontif., t. n, p. 34, 35; Mûntz, dans Journ. of archœol., 1890, p. 7-9. D'après Ph. Lauer, op. cit., p. 111, note 1, « ces représentations ont servi de modèle au faussaire qui a fabriqué le petit ivoire représentant Léon III et Charlemagne qu'a étudié Stevenson », Osservazioni inlorno ad un avorio creduto antico rappresentanle Leone III e Carlo Magno, dans Nuovo bull. di arch. crist., 1897, p. 240.

Le dessin conservé à la bibliothèque de Carpentras et reproduit dans le Dictionn., t. vin, col. 2539, fig 7044, a été décrit par Garrucci, Storia, t. iv, p. 106,

Ht c e/r ÇiouroCwi JA.x^w.S^)ynji&v<xioy-A'^»--

10636. — Charlemagne selon le ms. Barber. XXXIV, on,

fol. 311.

D'après Ph. Lauer, Le palais de Latran, 1911, p. 111, fig. 46.

et a fait l'objet d'une note érudite de M. Seymour de Ricci qui croit pouvoir conclure que le dessin en question n'est pas, comme on l'avait supposé, de Peiresc, mais de Pierre-Antoine Rascas, sieur de Bagarris (t 1620). D'après lui « les (rois exemplaires du dessin qu'il attribue à Rascas étaient identiques; à vrai dire, celui qu'a publié Spon, loc. cit., p. 284, pi., indique ou prétend indiquer chaque pierre de la mosaïque. Mais comme celte particularité fait défaut dans l'exemplaire de Carpentras et dans celui de la Barberine (xxx, 135, fol. 61), il incline fort à l'attribuera un caprice du graveur de Spon. Ajoutons, à titre de renseignement, que l'exemplaire de la Barberine est une aquarelle finement coloriée, tandis que celui de Carpentras. également colorié, est un simple dessin à la plume, lai résumé, d'après la série de tous les dessins connus de la mosaïque du Latran. sur la plupart, la barbe est nettement indiquée. Aucun, toutefois, ne présente une exécution aussi soignée que celui dont nous nous sommes occupes; aucun ne présente des garanties aussi sérieuses d'exactitude et de sincérité. La barbe de l'empereur y est représentée courte, mais bien fournie, taillée en rond et surmontée d'une moustache raide et épaisse .

ROIS MÉROVINGIENS ET CAROLINGIENS — ROM

Il n'est pas possible d'omettre ici la mention d'un monument auquel Mabillon a accordé une importance non méritée; il s'agit d'une abside en mosaïque dans l'église Saint-Théodore à Rome. Nous l'avons décrite et figurée déjà (voir Dictionn., t. xn, col. 292-293, fig. 8541). Le Christ assis sur le globe terrestre bénit et les apôtres Pierre et Paul lui amènent deux martyrs, tenant chacun leur couronne. J.-B. De Rossi croit cette mosaïque contemporaine de saint Grégoire le Grand (590-604). On peut comparer notre fig. 8541 avec la planche donnée par Mabillon dans son lier Italicum, p. 231, c'est un nouvel exemple du sansgêne avec lequel les artistes du xvnc siècle traitaient les sujets. Celui-ci a revêtu un des deux martyrs d'un manteau fleurdelysé, cum pallio liliis resperso et Mabillon, après un léger embarras, propose d'y voir Charlemagne et Léon III, à moins que ce ne soient Charles d'Anjou et le pape Clément IV.

Sceau de Charlemagne. — Diam. 0 m. 024. Plomb détérioré. — DN KAR [.IMPjPFPPAVG ( = Dominus noster Karlus imperalor pius felix perpétuas augustus). Buste, de face, coiffé d'un casque hémisphérique muni à sa partie antérieure d'une triple aigrette, vêtu du paludamentum, armé du bouclier et de la lance. Au revers : RENOVAT RO[MANI IMP] (= Renovatio romani imperii). Porte de ville surmontée d'une croix, flanquée de deux tours. A l'exergue, sous la porte ROM A. Grénetis au pourtour.

La coiffure de Charlemagne sur ce sceau est analogue à celle qu'il portait sur la mosaïque du Latran avant la restauration de 1625 (voir Dictionn., t. vin, fig. 7044).

Bibl. : Le Blanc, Dissertation historique sur quelques monnaies de Charlemagne, 1692, vignette du titre et p. 24; donne, au revers, la légende Renovatio romani imp.; Mabillon, De re diplomatica. Suppl., p. 48 (qui l'attribue à Charles le Gros), Nouveau traité de diplomatique, t. iv, p. 121; Tanini, Numismalum imperatorum supplementum, p. 418, pi. x; Duchalais, Un mot sur le type du portail, dans Revue numismatique, 1840, p. 120; R. Garrucci, Piombi scritti, p. 75 ; Vétault, Charlemagne, p. 458, fig. 66; P. Clemen, Die Portratdarstellungen Karls der Grossen, p. 24; M. Rostovtsew et M. Prou, Catalogue des plombs de l'antiquité... de la Bibl. nal., in-8°, Paris, 1900, p. 315, n. 995.

Ce sceau est à rapprocher, à cause de la légende du droit et du module, d'une médaille d'argent, autrefois dorée, acquise par la Bibliothèque nationale en 1899, et dont voici la description : IMP. CAESVR KVRO- LVS PF PP A VG. Buste lauré, vêtu du paludamentum, adroite. Au revers : SIGNVM XPRISTIANAE RELIG- ION I S]. Temple tétrastyle, à fronton triangulaire sur deux degrés. Diam. 0 m. 028. Cette médaille pourrait bien n'être qu'un surmoulé ancien d'une bulle de plomb.

Dom B. de Montfaucon paraît avoir eu plus de bonne volonté que d'expérience en matière d'archéologie mérovingienne et carolingienne. Alors même qu'il avait à sa disposition un monument authentique irrécusable, tel que l'anneau sigillaire de Childéric, il se bornait à une reproduction de celui de Chifflet, un peu retouché pour le rendre plus poupin. Mais les Carolingiens lui ont particulièrement porté malheur depuis Charles Martel jusqu'à Charlemagne. Les planches xix et xx du tome Ier des Monumens de la monarchie françoise ne relèvent que de la fantaisie, même si le dessinateur a aggravé les modèles venus de Saint- Denis et de Fulda; enfin il a été plus mal servi encore dans les reproductions de sceaux de la pi. xxi dont on est dispensé de tenir aucun compte aussi bien pour les types que pour les légendes. La prétendue miniature de Charlemagne patrice « représenté assis sur une espèce de trône, aiant à ses deux cotez deux hommes avec lesquels il paraît raisonner et délibérer sur des

affaires sérieuses » est une miniature du « Couronnement Loys ». Quant à la pi. xxm tirée des manuscrits de Peiresc par l'intermédiaire du président de Mazaugues, ce serait perdre son temps d'en parler. La pi. xxiv, montre la prétendue Joyeuse dont il existe une admirable eau-forte dans H. Barbet de Jouy, Les gemmes et joyaux de la couronne dessinés et gravés à l'eau-forte par J. Jacquemart, in-fol. Paris, 1865, pi. m (voir Dictionn., t. m, col. 750).

H. Leclercq.

ROM. — I. Rom. IL Sarcophages. III. Bibliographie.

I. Rom, bourg de l'arrondissement de Melle (Deux- Sèvres), bâti sur l'emplacement de l'ancienne station romaine de Rauranum, a livré des bornes milliaires, des colonnes cannelées, des débris de céramique et de verrerie et plusieurs sarcophages. Ceux-ci occupent une assez vaste superficie et trois ou quatre couches superposées.

Aux confins des Deux-Sèvres et de la Vienne, Rom est un nœud de routes important : route de Périgueux, route de Saintes à Poitiers, route de Limoges à Nantes. A 1800 mètres au sud de la localité actuelle, un carrefour secondaire a été reconnu au lieu dit Tresvées (très vias). C'est de là que provient l'inscription toujours mystérieuse, du scamnum. On a pensé y retrouver les traces d'un forum rectangulaire de 84 m. sur 43, terminé, du côté nord, par une abside de 23 m. de diamètre. Pourquoi un forum en cet endroit? Ou du moins un ensemble monumental qui semble important? La localité antique se trouvait-elle en ce lieu? Qu'aurait été, en ce cas, l'emplacement actuel de Rom avec son croisement de grandes routes? N'y a-ton pas retrouvé les traces d'un cimetière romain? Avons-nous à Rom la station routière, distante de la localité qui se serait dirigée vers Tresvées? L'une et l'autre auraient pu porter le même nom.

IL Sarcophages. — Un sarcophage conservé au musée de Niort est entier, plat, décoré d'une croix à trois traverses et la coupe de tête légèrement inclinée de gauche à droite (longueur moyenne 2 m. 03; largeur à la tête, 0 m. 72, aux pieds 0 m. 42; épaisseur,

0 m. 18). La taille de la croix est faite à la pointe du pic de gauche à droite, le fond piqué en tous sens. L'inscription : LOPECENA ET DEDIMIA HIC RE- QVIESCENT IN PACE occupe presque entièrement la traverse supérieure, elle est gravée avec peu de régularité. L'O est rond; les C sont ronds ou carrés, les T plus petits que les autres lettres, l'U est carré, le Q d'une forme particulière.

Un deuxième sarcophage conservé au musée de Niort n'est pas entier, l'extrémité du couvercle manque; ce couvercle est bombé, et la coupe de tête comme le précédent (largeur à la tête, 0 m. 68, épaisseur 0 m. 14). Sur la traverse supérieure de la croix on lit : GVMMAREDVS.

Un troisième sarcophage, même provenance, conservé à Poitiers, au musée de la Soc. des antiq. de l'Ouest, plat, sans inscription (longueur moyenne,

1 m. 88, largeur à la tête, 0 m. 72, aux pieds, 0 m. 34, épaisseur, 0 m. 17). Une petite croix latine très faiblement gravée est irrégulièrement placée près de la bordure de la traverse inférieure.

Un quatrième sarcophage, même provenance, fragment. Plat, complet sur trois faces, porte cette inscription du vne siècle, entrée au musée de Niort : BAVTHILDIS HIC RE^VISCIT.

Un cinquième sarcophage détruit portait ces mots : HIC DAVELDES ET DOMNOLENTVS.

Une pierre tumulaire de petites dimensions portait ces mots : FAVSTE VIVAT IN DEO SEMPER et entre les bras de la croix ce graffite : VIVAT FAVSTI- NVS MAGISTER.

ROM

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