XXXIV. DU PONTIFICAT DE SlLVESTKE A CELUI DE
Damase. — Au cours d'une période d'un demi-siècle environ remplie par deux luttes passionnées contre le
1 L. Duchesne, Eglises sepaiees, in-12, Paris, 1905, p. 155. — ' Id., ibid., p. 153. — * S.-Jean-de-Latran, S.- Pierre-du-Vatican, S.-Paul-hors-les-Murs. -- ' P. Batiflol, La paix constantinienne et le catltolicisme, p. 360. - s Pour ces dates, cf. 11. Lietzmann, Petrus und Paulus in liom, 2e édit., Berlin, 1927. — 6 Erich Gaspar, Geschichte des Papsttums, t. i, p. 112. — ' ld., ibid., 1. 1, p. 130. — " Cf. sur la lettre à Ghrestos de Syracuse, dans Eusèbe, op. cit., 1. X, c. v, 21-24. — • Sur le concile d'Arles, cf. llolele-Leclercq, Histoire des conciles, t. I, part. 1, p. 275 sq.; L. Duchesne, Histoire ancienne de l'Église, t.n.p. 113-115; P. Monceaux, Ilisl. litt. de l'Afrique chrétienne, t. iv, p. 343-349; P. Batiffol, op. cit., p. 285-293; C. Jullian, [listoirede la Gaule, t. vu, p. 125 sq. ■ — " Canon 1. — " La phrase plaçait etiam antea scribi ad te qui maiores diocheseos tenes (et) per te polissimum omnibus insinuari ne prête pas a une interprétation pleine-
ment satisfaisante; cf. J. Tunnel, Histoire du dogme de la papauté, in-S", Paris, 19U8, p. 198; P. Batiflol, La paix constantinienne..., p. 288-291; H. Koch, dans Zeitschrift fur Kirchengcschichte, t. xliv, 1925, p. 183; N.-H. Baynes, Constantinc the grrat and the Christian Church, 1931, p. 78; E. Caspar, Geschichte des Papsttums, t. i, p. 582-583; H. Schrœrs, Uni Aktenstùcke in betreff des Konzils von Arles. Textbesserungen und LrUiuterungen, dans Zeitschrift der Suviyny Stiftung fur liechtsgescliichte, Kwionisehc Abtheilung, t. xi, 1921, p. 129-439, croit qu'il s'agit de l'autorité du pape en moyenne et haute Italie. P. Batilïol et 1£. Caspar s'accordent à comprendre que l'évêque de Borne a autorité ecclésiastique sur tous les diocèses d'Occident. — u E. Caspar, op. cil., t. i, p. 1 15-116; .(.-R. Palanquc, La paix constantinienne, dans l'Ikhe et Martin, Histoire de l'Église, t. m, 1936, p. 36-38.
ROME. HISTOIRE CIVILE ET PONTIFICALE
donatisme et l'arianisme, le siège de Rome est successivement occupé par les papes Marc (336), qui ne fait que passer, Jules I" (337-352), Libère (352-366) (voir Dictionn., t. ix, à ce nom) et Damase (366-384) (voir Diclionn., t. iv, à ce nom). Ce n'est pas sur le terrain des luttes doctrinales que brillent ces papes, terrain où les empereurs successeurs de Constantin et les évèques des sièges ne tiennent pas à les voir intervenir. Le pape Silvestre ne semble pas avoir songé à les contrarier sur ce point; il semble qu'il ait été plus désireux de représentation que d'activité; les présents magnifiques et les honneurs accumulés devaient avoir très grand prix à ses yeux. Le pape Jules fut un autre homme (6 lévrier 337-12 avril 352). S'il ne réussit pas à imposer sa politique dans les différents conflits religieux, du moins prit-il dans les débats entamés une place qu'on ne put méconnaître. Dans cet interminable procès de saint Athanase (338-346), il exerce un rôle capital l malgré le résultat décevant. Au concile de Rome (340) il n'emporte qu'une déception 2, et à celui de Sardique (343) une autre déception. Mais c'était déjà une grande hardiesse que d'évoquer à Rome le cas de Marcel d'Ancyre et de réhabiliter celui-ci; plus hardie encore l'évocation du cas d'Athanase, l'audition de sa défense et la confirmation de sa légitimité sur le siège d'Alexandrie. Jules Ier manda ces décisions aux évêques orientaux et sa lettre est « un des plus beaux monuments de l'antiquité. On y voit, dit Tillemont, un génie grand et élevé et qui a, en même temps, beaucoup de solidité, d'adresse et d'agrément. La vérité y est défendue avec une vigueur digne du chef des évêques 3 ». En terminant le pape adressait cette leçon aux accusateurs déconfits : « Ignorez-vous que l'usage est qu'on nous écrive d'abord et qu'ainsi la justice soit rendue d'ici? » Les évêques d'Orient ne répondirent pas: mais la papauté avait eu sa revanche. On a contesté la portée doctrinale de la lettre; le moins qu'on en puisse dire c'est qu'elle maintenait l'attitude reconnue au pape de Rome, celle de juge suprême des querelles doctrinales et disciplinaires.
Les évêques occidentaux prirent leur revanche. Ils étaient au nombre de quatre-vingt-dix environ 4 parmi lesquels deux envoyés du pape Jules et quatre-vingts Orientaux. Ces derniers posèrent la condition de ne pas recevoir dans l'assemblée Athanase d'Alexandrie, Marcel d'Ancyre et Asclépas de Gaza dont on devait discuter les droits; on chercha un compromis, on ne put s'entendre et les Orientaux quittèrent Sardique de nuit 6, non sans laisser derrière eux une lettre encyclique dans laquelle ils reprenaient tous leurs griefs contre les trois évêques, condamnaient le pape de Rome et quelques autres, coupables, à les entendre, d'avoir admis « trois scélérats » à la communion. Les évêques d'Occident laissèrent dire et renouvelèrent la sentence du concile de Rome; alors, à leur tour, ils prononcèrent des sentences d'excommunication et de déposition contre plusieurs de leurs collègues d'Orient, rédigèrent une formule de foi qui ne fut pas promulguée et édictèrent une série de canons disciplinaires 8
1 E. Caspar, Geschiclite d. Papsltums, t. I, p. 138. — a S. Athanase, Historia Arianorum, c. xv ; Apologia contra Arianos, c. xx. — 3 Tillemont, Mémoires pour servir à l'hist. ecclés., t. vu, p. 278. — * A.-L. Feder, Studien zu Hilarius von Poitiers, t. n, dans Sitzungsberichte de Vienne, 1911, p. 12- 70. ■ — 5 S. Athanase, Hist. arianorum, c. xvi et xliv; Apol. contra arianos, c. xlviii; Sozomène, Hist, eccles., 1. III, c. xi. — 6 On a disputé sur leur authenticité. Cf. J. Friedrich, Die Unechtheit der Kanones von Sardica, dans Sitzungsberichte der bayer. Akad., Phil.-hist. Klasse, 1901, p. 417-476; Die sardicensischen Aktensliicke der Sammlung des Theodosius diaconus, dans ibid., 1903, p. 321-344; L. Duchesne, Les canons de Sardique, dans Bessarione, t. vu, 1902, p. 129-144; C.-H. Turner, The genuiness of the sardican
parmi lesquels certains intéressaient particulièrement le siège de Rome et posaient des règles strictes accordant une large place à celui qui l'occupait. « Ainsi prévoyait-on qu'un évêque condamné par un concile provincial pouvait faire appel à Rome, où serait souverainement décidé si la première sentence devait ou non être révisée; confirmée par le pape, elle serait irrévocable; au cas contraire, le procès se rouvrirait devant les évèques d'une province voisine, auxquels pourraient se joindre des légats romains. L'évêque de Rome n'est donc pas considéré comme un véritable juge d'appel, ce qui semble un recul, et presqu'un désaveu à l'égard des sentences précédemment rendues à Rome, encore en 340. Mais on lui reconnaît une juridiction de cassation sur tout l'épiscopat catholique 7 »; et c'était là une solennelle affirmation de sa primauté, exprimée aussi dans la synodale que les Pères de Sardique adressent au pape Jules : « Il paraîtra excellent et convenable que les évêques en réfèrent de leurs provinces respectives au chef (de l'Église), c'est-à-dire au siège de l'apôtre Pierre 8 » : Hue enim optimum et valde congruentissimum videbitur si ad caput id est ad Pétri apostoli sedem de sinyulis quibusque provinciis domini rejetant sacerdotes. L'importance de ces déclarations a été mise en lumière : « C'est à Sardique, écrit M. J. Zeiller, que l'épiscopat réuni en concile a, pour la première fois, donné à ces droits (du pontife romain), une existence juridique s », et « jusque-là la position de l'évêque de Rome, dans l'ensemble de l'Église, dit M. E. Caspar, ne reposait que sur des coutumes non écrites. Les canons de Sardique entreprirent pour la première fois dans l'histoire de l'Église de la faire reposer sur des textes l0 ».
« Ces canons sont restés lettre morte. C'est que l'Orient répugnait à subir une juridiction romaine sous quelque forme que ce fût; et à Rome même on ne semble pas en avoir fait état, car les papes ne pouvaient se contenter du droit de faire réviser des sentences par autrui : leur juridiction sur l'Occident se montrait à l'occasion plus active et plus positive. Ainsi, peu après Sardique, la soumission des évêques illyriens Ursace et Valens, obtenue au concile de Milan en 347 u, en présence des légats romains, fut effectuée à Rome même ; c'est le pape Jules, entouré de son presbyterium, qui reçut leur rétractation, les accueillit « dans la communion » d'Athanase, et abrogea de sa propre autorité la sentence de déposition que le concile de Sardique avait prononcée à leur égard 12 ».
Au pape Jules succéda le pape Libère (17 mai 352- 24 septembre 366) dont nous avons esquissé le pontificat (voir Dictionn., t. ix, col. 497-536) et dont on peut résumer les conséquences au point de vue de l'Église de Rome en disant qu'elle y perdit une large part de l'autorité dont elle avait joui sous le pontificat précédent. La défaillance de Libère lui attira des jugements sévères de la part de saint Athanase 13 et de saint Hilaire 14, le silence l'enveloppa, un silence qui ressemblait à l'oubli, à ce point qu'après son retour à Rome, en 358, on ne l'invita même pas au concile de
canons, dans Journal of theological Studies, t. m, 1902, p. 370; E.-Ch. Babut, L'authenticité des canons de Sardique, dans Transactions of the third intern. congress for the history of religions, Oxford, 1908, t. n, p. 345-352; P. Batifïol, dans Bull, d'anc. litt. et d'arch. chrél., t. iv, 1914, p. 202 sq. ; Hefele-Leclercq, Hist. des conc, t. i, p. 804. — ? E.-Ch, Babut, op. cit. ; E. Caspar, op. cit., 1. 1, p. 163. — " S. Hilaire. Fragments historiques, t. Il, p. 9. — * J. Zeiller, Les origines chrétiennes des provinces illyriennes de l'Empire romain, p. 257. — 10 E. Caspar, Geschichte des Papsttums, t. i, p. 158- 159. — " S. Hilaire, Fragments historiques, t. n, p. 20. — 12 E. Palanque, Les Églises occidentales, dans Fliche-Martin, Hist. de l'Église, t. m, p. 230. — " S. Athanase, Historia Arianorum, c. xn. — " S. Hilaire, Liber ad Constantium, c. xi.
ROME. HISTOIRE CIVILE ET PONTIFICALE
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Rimini, en 359. On a pu écrire que cette mise à l'écart fut une chance pour la papauté l, mais, on doit l'avouer, la raison qu'on en donne est humiliante : car elle y eût été soumise, dit-on, à une épreuve au moins aussi grave que l'exil de Bérie, en Thrace.
Pour comble de maux, Libère exilé avait été remplacé par l'archidiacre Félix, désigné par l'empereur Constant, consacré d'office par trois évêques 2.
Ce fut pour l'Église de Rome une épreuve très différente des schismes d'Hippolyte et de Novatien, car cette fois l'intrus était soutenu par le pouvoir impérial qui n'entendait pas le sacrifier aux réclamations du clergé romain. Celui-ci avait solennellement juré fidélité à Libère, il lui conserva sa sympathie, mais se soumit à Félix, de sorte qu'au retour de Libère le siège de Rome eut deux évêques et l'empereur fit avertir les Romains par les évêques du concile de Sirmium (358) d'avoir à les conserver tous les deux et qu'ils « feraient d'accord les fonctions sacerdotales, car il fallait mettre en oubli tous les événements fâcheux qui s'étaient produits à propos de l'ordination de Félix et de l'absence de Libère 3 ». Au retour de Libère dans Rome la foule l'acclama : « Un seul Dieu, un seul Christ, un seul évêque », il y eut quelques émeutes et Félix ne sut pas comprendre la conduite à suivre et la retraite à faire, il lui fallut se retirer dans la banlieue où il vécut jusqu'au 22 novembre 365. Libère mourut l'année suivante. Le schisme, qui semblait éteint, allait renaître. L'élection du successeur de Libère en fut l'occasion.
Avant même l'élection de Damase, les antiféliciens prirent les devants et lui opposèrent le diacre Ursin que l'évêque de Tibur consacra sur-le-champ, tandis que Damase était régulièrement élu par une assemblée. L'empereur Valentinien, sur le conseil du préfet de la ville, Viventius, et du préfet de l'annone Julien, fit expulser le diacre Ursin. Mais sa faction demeura maîtresse de la basilique libérienne et réclama bruyamment la tenue d'un concile pour chasser Damase du siège de Pierre. Il y eut assaut, bataille et les damasiens l'emportèrent 4. Ursin fut expulsé de nouveau de Rome mais avec permission de s'établir où il l'entendra à condition que la religion n'ait pas à souffrir de sa présence et de ses démarches. Damase fut remis en possession de la basilique libérienne et Valentinien lui fut fidèle jusqu'à sa mort, en 375 5.
Le schisme d'Ursin végéta quelques années 8, mais s'obstina à durer et rendit parfois à Damase la vie et le gouvernement difficiles. Son autorité, même à Rome était contestée. L'autorité civile lui voulait du bien, mais avec un peu d'indiscrétion. Ainsi Damase fut accusé de meurtre par un juif converti, en 371, et son procès instruit pour aboutir à un acquittement '. Il lui fallait tenir tête non seulement aux ursiniens, mais encore aux valentiniens, aux marcionites, aux novatiens, aux donatistes, aux lucifériens.
XXXV. Le pontificat de Damase. — Nous avons exposé l'œuvre personnelle de ce pape au point de vue archéologique (voir Dictionn., t. iv, col. 145-197); depuis lors des découvertes nouvelles ont été faites et nous avons parlé des plus importantes 8. Plusieurs con-
1 L. Duchesne, Hisl. de l'Église, t. n, p. 455. — ■ S. Athanase, Historia arianorum, c. lxxv. — 3 Sozomène, Hist. eccl., IV, xv. — l Ammien Marcellin, 1. XXVIII, m, 12-14; L. Duchesne, op. cit., t. n, p: 455-458; E. Caspar, op. cit., 1. 1, p. 197-198. — 6 P. Batiffol, Le Siège apostolique, 1924, p. li- 15. — " Collectio Avellana, édit. Guenther, i-ii. — 7 E. Caspar, op. cit., t. i, p. 203-205. — " [A l'édition de M. Ihm, Leipzig, 1895, il faut joindre aujourd'hui celle de A. Ferrua, Damasi Epigrammata, Rome, 1942.] — • Z. Garcia Vlllada, Hist. eccl. de Espana, 1. 1, part, u, p. 225-253; .1. Vives, Damasiana, dans Spaiiische Forschungen der Gôrresgesellschalt, 1. 1, 1929, p. 93-101 ; Sont Damas compatrici nostre, dans Fa-
ciles romains furent réunis pendant son pontificat, nous ne pouvons omettre d'ajouter quelque chose sur les institutions ecclésiastiques de cette époque qui fut témoin, malgré deux schismes, d'un affermissement et d'un développement notables. Le pontificat de Silvestre avait été silencieusement réparateur et organisateur. Beaucoup ét?it à rétablir et plus encore à créer, notamment les archives dévastées, les bibliothèques détruites, la chancellerie à peu près inexistante. De l'œuvre entreprise et poursuivie une trace s'est conservée dans le Chronographe de 354 (voir Dictionn., t. m, à ce mot) et il n'est pas douteux qu'à côté des catalogues on ait dressé des inventaires. Dans ces derniers, que l'auteur du Liber ponliftcalis a eu à sa disposition, nous voyons avec quelle minutie tous les dons et tous les biens de l'Église de Rome étaient enregistrés et leur poids, leur métal, leur attribution attestés afin de prévenir toutes les cupidités. La charge de veiller à la conservation et à l'administration de ces biens était dévolue au collège des sept diacres qui formait une sorte de collège cardinalice avant la pourpre, et qui paraît avoir pris ses dispositions afin que le choix du pontife ne s'égarât pas hors de son sein. Un libéralisme prévoyant guidait les diacres dans le choix de leurs collègues dont ils n'excluaient pas les étrangers, c'est ainsi que Damase était originaire d'Espagne 9 et, pour cette raison, plus romain peut-être d'idées et de principes qu'un Romain de naissance.
On rappellera d'un mot son intimité avec saint Jérôme dont il encourageait et protégeait l'effort surhumain en vue de l'amélioration du texte des livres saints (voir Dictionn., t. vu, au mot Jérôme); ses prétentions poétiques qui lui inspirèrent des compositions qu'il eut le mérite de confier au burin d'un artiste (voir Dictionn., t. v, au mot Filocalus); sa haute conception du Sedes apostolica 10 dont il étend l'autorité et le prestige principalement en Italie, où il lui faut subir en 378 un amoindrissement dans l'Italie du Nord, renoncer à étendre son autorité directe jusqu'aux Alpes pour laisser place à Milan et se contenter de la direction des provinces du vicarius Urbi : les sept de la péninsule (Tuscie-Ombrie, Campanie, Lucanie-Bruttium, Apulie-Calabre, Samnium Picenum, Valérie) et les trois îles (Sicile, Sardaigne, Corse).
« Sur les nombreux évêques de ces contrées — une centaine au me siècle, deux cents au v° siècle " — l'autorité de Borne est très étroite. Il n'y a même pas, en effet, dans chaque province, un siège principal, fixe ou ambulant, comme en Egypte ou en Afrique. Ces Églises « n'ont aucune autonomie; elles n'ont ni conciles ni métropolitains; l'évêque de Rome leur sert de concile et de métropolitain l- ». Les élections épiscopales, faites sur place, sont toutes confirmées à Rome où le pape sacre lui-même chaque nouvel élu 13. Pour l'anniversaire de son avènement (son natale), il réunit autour de lui les évêques de son ressort et il suffit de cinq ou sept présences, prononce un rescrit impérial de 378, pour que cette assemblée puisse édicter des sentences valables " ».
XXXVI. DO M OS ECCLVSi.t:. — Nous avons mentionné l'existence d'un centre social chrétien dans
raule cristiana, t. xvm, 1933, p. 301-323. — " P. Baliffol, Papa, Sedes apostolica, apostotatus, dans liiv. di arch. crist., t. il, 1925, p. 99-116. — " On ne connaît que les noms de 50 sièges environ au iv« siècle parmi lesquels on peut citer : Porto, Ostie, Tibur, Préneste, Capoue, Terracine, Naplos, Noie, Pouzzolos, Urindes, Bénévent, Florence, Pérouse, Lucques, Pise, Spolète, Sienne, etc., et dans les îles : Syracuse, Cagliari, Mariana. ■ - 1! P. Batiffol, Le Siège apostolique, p. 169. — ->■ D'après le Liber pont., édit. Duchesne, t. i,p. 215 et 217. Damase a fait 62 consécrations, Sirice 32. — " tiratien, lettre Ordinariorum, dans Collectio Avellana, xm, 11; J.-R. Palanque, dans FUche et Martin, op. cit., t. III, p, 178.
ROME. IIISTOIHE CIVILE ET PONTIEICALE