ROME. LIT U H CM
bénédiction du diaconat, puis, aussitôt après celle de la prêtrise '.
Sur l'invitation du pape, tout le monde se prosternait, le pontife lui-même, les ordinands, le clergé, les fidèles, et la schola canlorum entonnait la litanie. Celle-ci étant terminée, le pape se relevait, posait les mains sur la tête de chacun des ordinands et prononçait une double formule de prière, une oraison ordinaire et un canon consécratoire - (prière eucharistique).
De us 3, conlator sacrarum magnifiée dignitatum, quœsumus, ut luts jamulos tuos quos ad officium levilaruin vocare dignaris, altaris sancli minisierium tribuas sufficienter implere, cunclisque donis gratine redundantes et fidticiam sibi (use majeslatis acquirere et aliis pnvbere facias perfeclie devotionis e.vemplum. Vere dignum... Adesto* quœsumus, omnipotens Deus, honorum dalor, ordinum distri butor, officiorumque dispositor. Qui in te manens innopas omnia, et cuncta disponens par Verbum, Yirtutem, Sapientiamque luam, Jesum Christum, Filium luum, dominum nostruni, sernpiterna providentia préparas et singulis quibusque temporibus aptande dispensas. Cujus corpus Ecclesiam tuam cœlestium qratiarum varietate distinctam, suorumque connexam dislinclione membrorum, per kgem totius mirabilem compagis unitam, in augmentum templi tui crescere dilatarique largiris, sacri muneris servilutem trinis gradibus ministrorum nomini tuo miliiare constituais; eleclis ab initio Levi filiis qui myslicis operationibus domus tua? fidelibus excubiis permanentes, hœreditatern benedictionis R'terna' sorte perpétua possiderenl. Super hos quoque famulos tuos, qusesumus, Domine, placalus intende, quos tuis sacris altaribus servituros in officium diaconii suppliciler dedicamus. l'A nos quidem, tanguant homines, divini sensus et sununee rationis ignari, horum pilam quantum possumus eestimamus. Tu autem, Domine, qine nobis sunt ignola non transeunt, te occulta non jatlunt. Tu cognitor peccatorum, lu scrulator es animarum, tu veraciter in eis cœlesle potes adlùbere indicium, et pet indignis donare qun> j)oscimus. Emitte in eos, Domine, quœsumus, Spiritum sanctum, quo in opus ministerii fideliter exsequendi munere sepliformi tuas gratiae roborentur, Abundel in eis totius jorma pirtutis, uucloritus modesta, pudor constans, innocentiee puritas et spiritalis observantia disciplinée. In moribus eorum preecepta tua julgeanl, ut suée castitatis exemplo imitationem sanctse plebis acquirunl, et bonum conscientiee testimonium prseferentes in Christo firmi et stabiles persévèrent dignisque successibus de injeriori gradu per gratiam luam capere potiora mereantur.
Ces prières terminées, les nouveaux diacres recevaient l'accolade du pape, des évêques et des piètres, et prenaient place avec les autres diacres, aux côtés du pontife.
Les candidats à la prêtrise se présentaient alors. soit qu'ils eussent été promus depuis longtemps au diaconat \ soit qu'ils fissent partie du groupe de diacres que l'on venait d'ordonner. Ils se prosternaient devant le pontife et celui-ci récitait sur eux deux autres prières de même forme que les précédentes. Après quoi, ils recevaient l'accolade du pape.
1 Cet usage de conférer simultanément le diaconat et la prêtrise explique pourquoi les biographes pontificaux du ixe siècle, en décrivant le cursus honorum des papes choisis parmi les cardinaux-prêtres, omettent Invariablement de mentionner le diaconat et liassent toujours du sons-diaconat à la prêtrise. Cf., dans le Liber pontifiealis, le début (les vies de Léon III, Pascal I", Grégoire IV, Serge II, Léon IV, Benoît III, Hadrien II, Etienne V. - Cette oramon doit être considérée comme la conclusion de la prière collective que l'on vient de faire après finvi-
des évêques et des prêtres, et prenaient place en tête de ceux-ci.
Voici, sauf la litanie, les formules B en usage pour l'ordination des prêtres :
Invilatoire : Uremus dilectissimi, Deum Palrem omniputentem, ut super hos famulos suos quos ad presbijterii munus elegil cœlestia dona multipliée!, quibus quod ejus dignatione suscipiunt ejus exsequantur auxilio. Litanie.
Oraison : Exaudi nos, Deus salutaris noster, et super hos famulos tuos benedictionem sancti Spiritus et gratiae sacerdotalis effunde pirtulem, ut guos tuse pietatis aspectibus offerimus consecrandos perpétua muneris tui largitate prosequaris.
Eucharistie : Vere dignum... Deus, horum omnium et omnium dignitatum quas tibi militant distributor, per quem proficiunl universa, per quem cuncta firmantur, amplificatis semper in melius naturw rationabilis incrementis per ordinem congrua ratione dispositum. Unde sacerdotales gradus et officia lepitarum sacramentis mgsticis instituta creperunt : ut cum pontifices summos regendis populis prœfecisses, ad eorum societatis et operis adjumentum sequentis ordinis viros et secundœ dignitatis eligeres. Sic in eremo per septuaginla pirorum prudentum mentes Moysi spiritum propagasti; quibus ille adiutoribus usus in populo, innumerabiles multiludines facile gubernapit. Sic in Eleazaro et llhamar filiis Aaron paternae plenitudinis abundantiam transfudisti, ut ad hostias salulares et frequentioris officii sacramenta sufficerel meritum sacerdotum. Hac providentia, Domine, Apostolis Filii tui Doctores fidei comités addidisti, quibus illi orbem lotum secundis pnvdicatoribus impleperunt. Quapropler infirmituli quoque nostree, Domine, quaesumus, hsee atljumenlu largirc, qui quanto inagis fragiliores sumus tanto his pluribus indigemus. Da, quœsumus, Pater, in hos famulos tuos presbgterii dignitalem; innova in pisceribus eorum spiritum sanctitatis; acceptum a te, Deus, secundi meriti munus oblineant, censuramque morum exemplo suae conpersationis insinuent. Sini probi cooperatores ordinis nostri : eluceat in eis totius forma justifiée, ut bonam rationem' dispensationis sibi créditée reddituri eetemee beatitudinis prœmia consequantur ».
3° Ordination des évêques et du pape. — (Voir Diclionn., t. m. col. 2579-2604.)
XVII, Lis vêtements liturgiques. — Ce sujet a été traité en détail; textes et figures ont fait l'objet de notices dont il suffira ici de donner l'énumération, san^ préjudice de ce qui sera dit au mot Vêtement.
Peenula (voir Dictionn., t. ni, col. 365-381, fig. 247Ô- 2486, au mot Chape, qu'il faut rapprocher de ce que nous avons dit. ibid.. t. m, col. 1174-1198, lig. 2711- 2722, au mot Chasuble où il a été traité de ïamphib(dus, de la peenula, de la casula, de la planeta et de l'infula). Le clergé romain, au ve siècle, ne différait en rien, dans le port du vêtement, des autres civils. lue lettre du pape Célestin Ier (422-432) est particulièrement claire à ce sujet, car écrivant aux évêques de Provence, il blâme l'usage d'un costume ecclésiastique spécial; on n'en avait donc pas à Rome à cette époque en dehors des cérémonies. La planeta était encore d'un usage général au \ r siècle; lorsque
tatoire Oremus dilectissimi. Ici, la prière que l'assemblée faisait ordinairement en silence est remplacée par la litanie. ' Cette formule est propre au sacramentaire
léonien. .le corrige conlator, le manuscrit porte consolator. — ' Formule commune aux trois sacramentaire*. — » Ceci devait être rare; on ne passait pas facilement du diaconat a la prêtrise. C'était, en réalité, déchoir et s'écarter du chemin qui conduisait a l'épiscopat. 'Toutes ces formules sont communes aux trois saeramenlaires.
ROME. EPIGRAPHIE
S. Fulgeiice de Ruspe, à son retour d'exil, débarque en Afrique par la pluie, les nobles qui l'attendaient étendent leurs planelœ au-dessus de sa tête afin de l'abriter. Une peinture ancienne représentait S. Grégoire le Grand (590-604) et son père vêtus de la planeta (voir Dictionn., t. vi, col. 1761, fig. 5451).
Dalmatica (voir Dictionn., t. iv, col. 111-119, fig. 3534-3538), tunique à larges manches que le pape et ses diacres portaient, aux jours de fête, entre «•la tunique ordinaire (linea) et la planète. Vers la fin du ve siècle, la dalmatique était délaissée comme vêtement d'usage, elle était élevée au rang d'insigne à l'usage du pape qui en gratifiait des évêques ou même des diacres d'autres Églises. Le pape Symmaque (vers 513) l'accorde à titre de privilège aux diacres d'Arles et S. Grégoire, en 599, fait de même pour l'évêque de Gap et son archidiacre; il prend même la précaution de les leur envoyer toutes faites; les personnages de Raveime figurés sur les mosaïques de cette ville revêtent aussi la dalmatique.
Mappula (voir Dictionn., t. x, col. 1717-1720, fig. 7623-7625). C'est une sorte de mouchoir fixé sur le bras gauche et qui est aujourd'hui le manipule (voir Dictionn., t. x, col. 1411-1416, fig. 7581-7582). Cf. aussi ce qui concerne les mains voilées (voir Dictionn., t. x, col. 1209-1212). La mappula comme insigne liturgique ne se rencontre pas hors de Home. Il est possible que l'èîTiYOvdc'nov, sorte de bourse en forme de losange que les évêques grecs portent suspendue à la ceinture, du côté droit, dérive elle aussi de la mappula. Mais en Orient et dans les pays gallicans, on portait des manches (manualia, manicas, è7up.avix[.a) en étoffe précieuse, qui recouvraient la tunique aux extrémités des bras.
Pallium (voir Dictionn., t. xm, col. 931-940, fig. 9527-9531).
Orarium, Stola (voir Dictionn., t. v, col. 673-676).
Campagus (voir Dictionn., t. m, col. 1232-1256, fig. 2731-2746).
(Uunelaucum (voir Dictionn., t. n, col. 1781-1783, fig. 1954, 1955) et Mitra (ibid., I. xi, col. 1554-1557,
Cambuca ou Cambutta (voir Dictionn., t. n, col. 621- 623; t. m, col. 3144-3159, fig. 3430-3434).
Annulus (voir Dictionn., t. i, col. 2174 sq.).
XVIII. Dédicace des églises. — (Voir Dictionn., t. iv, col. 374-405).
XIX. Office divin. -- (Voir Dictionn., t. xn, col. 1962-2017; cf. t. n, col. 1262-1316, puis encore les articles concernant matines, ibid., t. x, col. 2677-2679; laudes, ibid., t. vm, col. 1887-1898; prime, ibid., t. xiv, col. 1776; tierce, sexte, none, ibid., t. xn, col. 1554- 1557; vêpres et compiles, ibid., t. m, col. 2466-2470.)