‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgieChapitre 51 sur 477 · DIES P XVII DEPSVS 10 OCT P · texte numérisé non relu

DIES P XVII DEPSVS 10 OCT P

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ACCIPE MERENTES LACRIMA

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Turasius prcsbfijler / in i>occ vix(it) ont nos) xliiij, men(ses) iij. (lies .ici/. dep(o)s(it)us id(us) oct(obris). Aetio cl st[udi]o co\ns(ulibu)]s.

Accipe mfo)erentes lacrima(s), put numéro fratris.

aeternu[mq]ue vole. N[ox est] brev[(i)s il(l)]a ('.') se[pulch]ri.

()IJ\ulge\t (?) faciès [ '//■ M]ecum est tua semper imago,

Bibl. — Lecture d'une note de M. S. Gsell, dans Bull. de la soc. nul. des antiq. de France, 1923, p. 105-109; .1. /ciller, dans ibid., 1925, p. 228-229.

1 )>. 1.., t. xx, col. 1191.

PRES 15 YTER

PRESENTATION DE JESUS AU TEMPLE 1722

A Rome on trouve des presbyteri affectés aux différents titres presbytéraux sur des inscriptions datées : à Sainte- Praxède", en 49f (Bail, di arch. crist., 1882, p. 65); à Saint-Chrysogone, en 521 (De Rossi, Inscr., n. 975 et Roma sotterr., t. m, p. 519-522); à Saint- Clément, en 532 (Nuovo bull., 1900, p. 304), aux Saints- Jean-et-Paul, en 535, 566-578 (ibid., 1909, n. 58).

Quelques autres sur des inscriptions non datées : à Sainte-Balbine (Roma sotterr., t. m, p. 515); à Byzaiituiii (/ mon. del mus. Laler., pi. xliv, n. 1 1); à Sainte- Cécile (?) (Nuovo bull. di arch. crist., 1899, p. 277); à Saint-F.usèbe (Marucehi, Epigr. crist., n. 213); à Lucine (Nuovo bull., 1905, p. 115); à Saint-Marc, etc. A. Ravenne, on rencontre un PResByter DESER- VIENS BASILICaE SCI VITALIS MARTYRIS (Corp., t. xi, n. 550). A Rome, au cimetière d'Hippolyte, un PR PRIOR (Bull, di arch. crist., 1882, p. 65); un PRESBYTER SANCTAE ECclesiae romanae (Grisar, Anal, rom., t. i, p. 151).

En Afrique un PRESVITER RELIGIONIS KATOLICaE (Comptes rendus de l'Acad. des inscr., 1915, p. 32).

II. Le titre de PRE8BTTERA. — On le rencontre de manière courante dans le paganisme, ce qui ne rentre pas dans l'ordre de nos recherches. Il n'y a pas lieu de s'attarder au cas de la prêtresse du dieu Pétesouchos (voir Dictionn., t. iv, col. 320, n.3) dont on a imaginé faire une chrétienne ou une païenne suspecte de christianisme, il est beaucoup plus vraisemblable que le certificat d'apostasie qu'on lui accorda signifie simplement que l'édit de persécution a eu une portée universelle.

De même qu'on a pu signaler à Terni une inscription qui permet — rien au delà — de lire episcopa 1, de même on a pu glaner quelques exemples de presbylera (voir Dictionn., t. vu, col. 768). Il s'agit de la femme d'un prêtre. Saint Grégoire Ier parlant du prêtre Ursin, écrit que ex lempore ordinationis acceptac, presbyteram suam ut sororem dilexit2; vers le même temps, le concile de Tours tenu eu 567, s'exprime ainsi : presbyler cum sua presbytera 3. A Vizye (Thrace), ce texte sur une plaque de 0 m. 51x0 m. 24 4 :

M N H M APEBEKAC THE rTPEE BYTE PAE T KE KEKYMHM ENHE

MvY)(i.oc 'Peêsxaç ttjç Trpsaêu-rspaç, -rrjç xzy.^[rq[i£\/rlç, pour xexor.fXY)(iiv7), défunte.

On voit que l'expression se rencontre en Orient comme en Occident; mais peut-être pas toujours avec un sens précis car on lit dans les actes du concile de Laodicée : Mulieres qune apud Graecos presbylerae, apud nos autem viduae, seniores, univirae et matriculae.

Pour l'inscription de Siculi (Castclnuovo di Trau) en Dalmatie (voir Dictionn., t. vi, col. 76S), il faut lire : Dominis noslris Theodosio cons. xi et Valcntiniano viro nobrlissimo Caes. Ego Theodosius emi a Flauia Vi7</| //'</] pr(es)bfytera) sanc(ta) matrona, auri solidis iij sub die 5...

H. I.ECLERCQ.

PRESBYTER IU M. — Nous avons exposé ce qui concerne ce sujet (voir Dictionn., t. m, col. 495-507, t. xm, col. 2582-2584). -ici nous donnerons une inscription

1 Corp. inscr. lut., t. xi, n. 4339. — a Dialogi, I. IV, c. n. — 3 Conc. Turon., can. 19. — ' G. Seine, Archéologie thrace, dans Reo. archéol., 1919, p. 358, n. 180. — s Bull, di arch. e storia dalmata, t. xxxvn, 1911, p. 107: Rev. archéol., H>22, p. 376, n. 42. — " De Rossi, Inscr. christ, urb. Rom., t. i, p. 391, n. 879; J. Wilpert, Reilrdge, dans Romische QuarUd-

du cimetière souterrain des Saints-Pierre-et-Marcellin concernant le prêtre Romanus dont on trouve le souvenir à plusieurs reprises dans cette catacombe, sur trois grallites :

+ CGO CGO

ROMANVS PRB ROMANV PRB

Dominas régit.... ROMANVS (voir Dictionn., t. vi, col. 1469, fig. 5354).

Son écriture offre un mélange de capitale et d'onciale intéressant. De ce même Romanus, qui vient au ive siècle, nous connaissons l'épitaphe trouvée par Marangoni et qui nous reporte à l'année 461 ou 482, le 22 juillet. Elle nous apprend que ce personnage sedit in presbylerio (voir Dictionn., t. vi, col. 1469, fig. 5354) 6.

HIC qVIISCIT ROMANVS PBB SVI SEDIT PBB P ANN XXVII M X

DEP P X KAL P AVGVS CON P SEVERINI P VCL

Hic quiescit Romanus presbyler qui sedit (in) presbyterio annos XXVI. menses X, depositus x kal. augusti Cons. Severini v. cl.

Autre mention du situs presbyterii dans la basilique de Saint-Laurent-hors-les-Murs (voir Dictionn., t. vin, col. 1948-1949).

H. Leci.ercq.

PRÉSENCE RÉELLE. — Ce sujet appartient à la théologie et nous le lui laissons. Nous croyons toutefois devoir mentionner deux monuments épigraphiques 7 :

A Henchir Touta, cercle de Tébessa (Algérie), sur un montant de porte de 2 mètres de long on lit ces mots :

HIC PAX A>^ui IN DEO

dont on peut rapprocher ce texte lu sur un autre lin teau de 1 m. 75 de long trouvé à Henchir Gabel- Haminat-Beïda :

HIC DEVS A ïfa BITAT

il se pourrait qu'on ait voulu faire allusion à l'eucharistie. Nous rappellerons un autre texte que nous avons déjà commenté (voir Dictionn., t. i, col. 756-759, fig. 463) :

CHRISTVS HIC EST

dont on a donné d'ailleurs une interprétation différente de la nôtre 8.

H. Leclercq.

PRÉSENTATION DE JÉSUS AU TEM- PLE (FÊTE DE LA). — I. L'origine de la fête. IL Son introduction à Rome. III. La fête de VHypapanti. IV. Lupercales et Chandeleur. V. Amburbale et Chandeleur. VI. Le rite de la fête.

L L'origine de la fête. — « Quand furent venus les jours de la purification de Marie, selon la loi de Moïse, [ses parents] portèrent [Jésus] à Jérusalem pour le présenter au Seigneur selon qu'il est prescrit dans la loi : Tout enfant mâle premier-né sera consacré au Seigneur; et pour offrir en sacrifice, selon qu'il est prescrit deux tourterelles ou deux petits de

schri/t, t. xxn, 1908, p. 89, fol. 1 1 bis, Nuovo bull. di arch. crist., 1893, p. 173. — ' Guénin, Inventaire archéologique du cercle de Tébessa, dans Nouv. archives îles miss, scient, et litt., t. xxvii, 1908, p. 132, 135. — 8 S.-.L Mecati, Salle formule epigrafiche Christus hic est, dans Rendiconti délia pontif. acad. rom. di archeol., IIIe série, t. i, 1921-1923, p. 175.

PRESENTATION |)K JESUS AU TEMPLE

colombes. » Il n'est pas nécessaire de poursuivre la citation du texte de saint Luc, n. 22-39, qui a donné naissance à la fête de la purification, appelée aussi la présentation et en raison du rite qui la distingue, fête de la Chandeleur. A ce dernier mot (voir Dictionn., t. m, col. 208-210), nous avons décrit et figuré les plus anciens monuments relatifs à cette fête; il ne sera question ici que de son aspect liturgique.

Il existe à ce sujet une opinion assez généralement acceptée d'après laquelle l'Église aurait implanté cette fête dans le but d'éliminer la solennité païenne des lupercales; opinion fort ancienne et acceptée par les historiens de la religion romaine et de la liturgie catholique.

II. Son introduction a Rome. — Le témoignage le plus ancien serait, dit-on, celui de Bède qui avance que Numa voua le mois de février au dieu Februus, lequel ne serait autre que Pluton considéré par les païens comme une divinité de lustration; or, on devait procéder à une lustration de la cité en ce mois où l'on s'acquittait envers les dieux mânes. Bède tient que le mot februare signifie purifier par lustration. Il a découvert un dieu Februus identique à Pluton et a imaginé une relation entre les devoirs rendus aux morts du 13 au 21 février — le mois des Parentalia — et la lustration de la cité en ce même mois : Secundiun (mensem Xuma) dicavit Februo, id est Plutoni, qui lustrationum potens rredebatur, luslrarique eo mense civitalem necesse erat, quo staluit ut jura diis manibus solverentur.

Le même Bède ajoute que la religion chrétienne a opportunément « changé » cette lustration traditionnelle, car, dans le même mois de février, en la fête de sainte Marie, les clercs et les fidèles font une procession au chant des psaumes, dans les églises et lieux de prière de la ville, procession où tous portent à la main des cierges distribués par l'évêque. C'est l'usage que nous pratiquons encore et qui était donc en usage «lès le début du vme siècle, pour la fête du 2 février; de lustration il n'est plus question et Bède se contente de constater sa disparition... hanc lustrandi consuetudinem bene mutavit christiana religio, mais il aperçoit une relation entre la procession du 2 février et la lustrandi consuctudo (disparue) du 15 février : Serf hanc lustrandi consueludineni bene mutavit christiana religio, cum in mense eodem, die sanctas Mariae, plebs universa cum sacerdotibus ac ministris, hymnis modulatae vocis, per ecclesias perçue congrua urbis loea procéda, datosque a pontiflce cuncli rereos in manibus gestant ardentes '.

A la date où Bède écrivait son opuscule : De ratione temporum, en 727, l'Église anglo-saxonne suivait la liturgie romaine et lui avait emprunté la fête du 2 février qui ne se retrouve, avant cette époque, ni dans la liturgie gallicane ni dans la mozarabe. A Rome, on célébrait quatre fêtes de la Vierge : 2 février, 25 mars, 15 août, 8 septembre; toutes d'importation byzantine et encore inconnues au début du vne siècle 2, sous le pontifical de saint Grégoire. Mais, dans le courant de ce siècle, la liturgie romaine introduite en pays gallican est déjà dotée de ces quatre fêtes •; sans aucune procession ni le 2 février ni aux trois autres jours, et cette particularité confirme ce que nous lisons dans la notice du pape Serge L'r (087-701) ; Constitua autem ::t diebus Adnuntiationis Domini, Dormitionis et Nalivilatis sanctae J)ei genetricis semperque virginis Mariae, ac

1 De temporum ratione, c. xn, P. /,., t. xc, col. 351.

2 L. Duchesne, Origines du cultr chrétien, 1898, p. 2.">9. —

3 II. -A. Wilson, Liber saeramenlorum romans Ecclesim, 1894, p. 165, 1<>9, 193, 197. — « Liber pontiflcalis, édit. Duchesne, t. i, p. 37(>. — » Id., ibid., p. 381. — • S. Cyrille d'Alexandrie, llnmil. divers., XII, P. G., t. LXXVII, col. 1040-1041.

sancti Symeonis quod Ypapanti Greci appeltant, letania exeat a sancto Hadriano et ad sanctam Mariam populus occurrat *. On voit par ce texte que les quatre fêtes mariales en question venues de Byzance à Rome 6 y étaient antérieures au pape Serge Ier qui se borna à leur accorder à toutes les quatre une procession allant de Saint-Hadrien au Forum jusqu'à la basilique Libérienne. Ces processions du 25 mars, du 15 août et du 8 septembre ne se rattachaient en rien aux lupercales du 15 février.

III. La fête de V h ypapanti. — Cette fête quod Ypapanti Greci appellant, ainsi que nous venons de lire, était une création liturgique de l'Église de Jérusalem où elle se célébrait dès la fin du ive siècle; nous en avons pour témoin Étheria (voir ce nom) qui la décrit dans sa Peregrinalio et nous apprend qu'on la célébrait au 40e jour après l'Epiphanie, par conséquent le 14 février. C'était la fête de la rencontre du vieillard Siméon et de Marie dans le Temple où celle-ci venait accomplir les prescriptions du Lévitique. Ce jour-là, à Jérusalem, Étheria nous apprend qu'on célébrait la messe à ]'Anaslasis, peut-être cette messe était-elle précédée d'une procession, ce qui était une pratique hebdomadaire : Xam eadem die processio est in Anastase et omnes procedunt... et cum toto anno semper dominica die in ecclesia maiore procedalur, dit Étheria, qui ne dit rien du rite des cierges, mais qui conserve ce détail que le sermon du jour porte sur la présentation de Jésus au Temple.

Au iv siècle aucune allusion au luminaire : au ve siècle on a relevé ces mots de Siméon : lumen ad revelationem gentium qui ont suggéré le rite caractéristique de la fête. A celte époque nous entendons saint Cyrille d'Alexandrie dire aux fidèles : « P'êtons brillamment avec des lampes brillantes le mystère de ce jour 6 », ce qui peut signifier les cierges allumés. Même pratique à Jérusalem vers le même temps : « Soyons brillants, dit l'orateur, et que nos lampes soient brillantes : fils de la lumière, offrons les cierges à la lumière véritable qui est le Christ ;. »

Au vie siècle, nous lisons dans la Chronique de Théophane qu'au mois d'octobre 534 sévit à Byzance une mortalité considérable; en ce même temps YHypapanti du Seigneur commença d'être célébrée à Byzance le 2 du mois de février*. D'après L. Duchesne, la fête aurait été imposée par édit de Justinien, d'où on doit conclure que c'était une innovation '. C'est de Byzance que la fête aura passé a Borne au vne siècle.

Il nous reste à savoir si cette fête du 2 février a été substituée à une pratique païenne fortuitement, ou intentionnellement, et si cette pratique païenne était celle des lupercales.

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