MARTYRES SANCTI IN MENTE HAVITE MARIA
Aquilée. Corp. inscr. lat., t. v, n. 1636.
CVIQVE PRO VITAE SVO TESTIMONIO APVD DEVM ET CHRISTVM ERVNT ADVOCATI. Xuovo bull., 1898, p. 170.
IN PACEM TE SVSCIPIANT OMNIVM ISPIRITA SANCTORVM. De Rossi, Bull., 1875, p. 19.
LEOPARDVM IN PACEM CVM SPIRITA SANCTA ACCEPTVM EVNTE ( = eumdem) HABEATIS INNO- CENTE. Mus. Pio-Later., pi. lu, n. 32.
ACCIPITE SANCTI VOBIS |/r]ATRE[/n] DIGNVM MINESTRVM TVLLIVM. (Spolete.) Corp. inscr. lat., t. xi, n. 4968.
QVISQVEDEFRATRIBVSLEGERIT.ROGETDEVM VT SANCTO ET INNOCENTE SPIRITO AD DEVM SVSCIPIATVR. Mus. Pio-Later., pi. Lu, n. 10.
IL Prières des morts aux vivants. — Quelques inscriptions nous montrent les défunts réclamant en leur faveur l'intercession des vivants et ce témoignage de la croyance au purgatoire (voir ce mot) est décisif :
VOS PRECOR O FRATRESORARE HVCQVANDO VENITIS ...SIT VESTRAE MENTIS AGAPES CARAE MEMINISSE. De Rossi, Bull., 1884, p. 73; Inscr. christ., t. ii, p. xxx.
ROGO ORATE PRO ME DOMINO. Capoue. Corp. inscr. lat., t. x, n. 4530.
QVI LEGIS ORA PRO ME. Pouzzoles. Corp. inscr. lat., t. x, n. 3312.
ROGO VOS OMNES IN DNO IHV XPO [orale] PRO ME PECCAT [ore]. Capoue. Corp. inscr. lat., t. x, n.4525.
'O àvaytyvwcyxov eûS;Y)Tai ÛTtèp éjxou Stà t6v K(ùpio)v. Reggio. G. Kaibel, Inscr. grœc, n. 629.
A ces différents exemples nous ajouterons celui-ci :
Le défunt s'appelait Amachis et exerçait la profession d'apothicaire (voir Diclionn., t.xiv, col. 673); son épitaphe présente un avertissement adressé par le défunt sur lequel il n'est pas superflu d'attirer l'attention. Voici la première partie :
+ "Ayioç âyioç ayioç + XatpeT(e) oî tô yXu-
XÙ CpCÔÇ fbXé7TOV- T£Ç TOU TCaTpÔÇ 5 YJJXCÔV TOU èv TOÎÇ
oùpavoïç. 'Hp:âç 8è àvaTcaû-
aaT(e) èvX(pi<Tro)5'l7]aoij toû K(uptfj)û yjjagjv xal toû àyîou xal ÇcootohoG aù-roû Trvsùfzatoç OTCcoç xal û(i.etç à5;!.o>0rJT£ èv xaX^ 10 TToXiTSÎa fôv plov s^sXOeïv. Kàyà> yàp ô Ta7t£ivoç Çvjcaç tov ôXlyov (x,oû XP°~ vov TTJç Çwîjç, ëxu^ov tÎ)ç £7iayyeXîaç toû 0eoû. Su 8è K(upi)s £XéY)aov (xe.... « Saint, Saint, Saint. Salut à vous, qui voyez la douce lumière de notre père qui est aux cieux. Quant à nous, faites-nous reposer en Jésus-Christ Notre Seigneur et dans son Esprit-Saint et viviliant, afin qu'à vous aussi il soit donné de quitter la vie en bons chrétiens. Car moi-même, humble que je suis, au terme de ma vie trop brève, j'ai obtenu ma part de la promesse de Dieu. Et toi, Sauveur, aie pitié de moi. »
Le mort s'adresse non à Dieu mais aux vivants et, à ceux-ci, il demande le repos : àvaTracôaaTe. « Formule hardie, exemple unique; à Dieu seul, en effet, appar-
1 R. Garrucci, Dissertazioni archeologiche, Roma, in-4°, 1865, t. ii, p. 191-192.
PRIÈRE
tient pareil pouvoir. Mais Dieu écoute les prières des vivants et parfois les sollicite : VT QVISQVE DE FRATRIBVS LEGERIT ROGET DEVM1 ». Jadis il sollicitait les passants qui lisaient son épitaphe; depuis le christianisme, il s'adresse à ceux qui assistent à ses funérailles. On croit entendre ici un souvenir lointain : '(Jpwvreç p.ou tov Tacpov... îxsTeûaocTe Xpîirrov -; c'est bien ce qu'entend Amachis.
Bibl. — G. Millet, Un type de la prière des morts : L épitaphe d' Amachis, dans Oriens chrislianus, t. xxix,
III. Prières des élus pour les vivants. — Sans nous écarter des témoins épigraphiques nous lisons la croyance que ceux qui sont demeurés dans le monde ont dans l'efficacité des prières de ceux qui sont entrés dans la béatitude éternelle. Nous en groupons quelques exemples, tous antérieurs probablement à la paix de l'Église :
1" ATTICE
DORMI IN FACE DE TVA INCOLVMITATE SECVRVS ET PRO NOSTRIS PECCATIS PETE SOLLICITVS
De Rossi, Bull, di archeol. crisliana, 1894, p. 58. 2° EXVPERANTIA IN PACE PETAS PO NO FELIX lire : petas p(r)o no(bis), felix.
P. Aringhi, Koma sublerr., t. i, p. 521 ; Reinesius, Synlagma inscript., p. 913, n. lxv.
3° SOZONBENEDICTVS
REDIDIT-AN-NOBE BERVS- >^ISPIRVM IN PACE-ET-PET-PRONOBIS
Suzon benedictus\pueruhis] (Deo) reddidit spiritum annorum nove/n. Verus Christus ispir(it)um {tuum accipiai] in pace cl pet(e) pro nubis.
De Rossi, Bull, di archeol. crist., 1873, p. 71.
4° , SABBATI DVLCIS