‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgieChapitre 96 sur 477 · E N C5 F CS · texte numérisé non relu

E N C5 F CS

AIA ANTGÛ

CGKOYN

AGINA

On ne voit ici rien de chrétien ni rien de païen, mais cette inscription se trouvait mélangée à des débris de sarcophages chrétiens, ce qui porte à croire que c'est un texte de la nécropole priscillienne. Il s'agit d'une femme de l'ordre de la noblesse : Claudia Antonia Secondina à qui ses fils Léon et Lampadius jecerunl matri.

Nous mentionnerons encore dans le susdit escalier la présence de deux tuiles portant une estampille circulaire a :

OPVS DOLIVLITHEODOTIEQ-RFIG SAL-EX-P-FL'TITIANI CV

(chenal courant)

Boldetti en avait rencortré d'autres exemplaires dans ce cimetière'; ces produits viennent des figlinse

p. 10; cf. ibid., 1803, p. :i3 sq. — • 1(1., ibid., 1SS7, p. 22. —

' Ossrri'nziitiii sui cimit., p. 534, 571.

Sal(arenses) ou Sal(ariae) ex prœdiis Flavii Tiliani clarissimi oiri l.

1° Deux fresques. — ■ Au premier palier du grand escalier qu'on vient de décrire, à gauche en descendant, s'ouvre une galerie qu'il a fallu restaurer par des travaux de maçonnerie et le long de laquelle s'ouvrent deux cubicules remplis de terre et de débris lancés par le lucernaire. Quand tout cela fut enlevé, on vit dans Varcosolium du fond du deuxième cubicule une fresque représentant Orphée dont nous avons donné la représentation et la description (voir Diclionn., t. xn, col. 2739, fig. 9239).

La voûte conservait les traces encore assez reconnaissables d'une grande peinture montrant le Sauveur monté sur un globe entre deux apôtres et

précède le baptême du centurion Corneille, on lisait

ce qui suit (vers 10-19) 2 :

Euge Simon Petre, quern (laudet mens Cliristi

Lumen apostolicum cunctos ornare per annos.

In te sancta Dei pollens ecclesia julget.

In te l'irm(n) suce domus jundamenta loeavil

Principis actlierei chirus per saecula natus.

Cunctis clora tibi est virtus censura fidesque :

Bis senos inter fratres in principe sistis

Ipse loco LEGESQUE NOV.E TIBI DANTVR AB ALTO

Quis fera corda damas liominum, quis peclora milices

Clirislicolasque doces tu (iinum) omnes esse per orbem.

2° Galeries environnant l'hypogée des Acilii. — Autour de cet hypogée (voir Diclionn., t. vi, col. 1258- 1274 et t. x, col. 1765, flg. 7633) (fig. 10553) dont nous reparlerons bientôt, furent creusées, dès la fin du

10553. — Plan des galeries environnant l'hypogée des Acilii (Voir Dictionn., t. x, col. 1765, fig. 7633).

donnant à celui qui est à sa gauche un volume déplié en forme de rouleau. C'est la représentation bien connue sous le nom de « Don de Dieu » ou « Don de la Loi». (Voir Dictionn., t. iv, col. 1451-1454; t. xiv, col. 972, flg. 10246.) A peine débarrassé des scories qui le maintenaient en place, l'enduit se détacha et tomba en morceaux; on n'a plus pour s'en faire une idée que le croquis tracé par J. Wilpert (flg. 10552).

La scène n'a pas besoin d'être décrite; rappelons seulement à son sujet quelques vers d'un poème épigraphique qui illustrent bien cette scène. Néon, évêque de Ravenne, vers le milieu du ve siècle fit composer des épigrammes métriques pour les mosaïques qu'il avait fait exécuter représentant des sujets bibliques. Sous la vision de saint Pierre qui

1 De Rossi, Bull, di arch. crist., 1875, p. 58. — 2 Corp. inscr. lat., t. xi, n. 259; le texte d'Agnellus de Ravenne n'est pas toujours correct; au v. 10, on lit dans les mss : mens area ou aéra, ce que Studemund et De Rossi corrigent en mens sacra, mais peut-être aurea a-t-il K\ !a signification

iie siècle, diverses galeries dans lesquelles on a trouvé des inscriptions du type priscillien semblables à celles qui meublaient la région primitive: certaines de ces inscriptions étaient encore à leur place 3 :

ONHCIMOC TIT6û<t>AABIGù ONI-ICI0OPOO-TCKNCO rAYKYTATO) P ZH

es en i p <; p

Cette inscription consacrée par Onésiphore à la mémoire de son fils Titus Flavius Onesiphorus mort à l'âge de 6 ans est remarquable en ce qu'elle nous reporte vers une très lointaine antiquité, jusque vers l'époque des Flaviens et rapproche leur nom de celui de l'affranchi de Titus. Sans doute il a pu se passer depuis

de chose excellente, comme on dit aurea Roma, au v. 19, le mot unum manque dans les mss. Cf. De Rossi, Bullettino di archeologia cristiana, 1887, p. 25, note 1. — 3 De Rossi, Biilletino di arclieologia cristiana 1892, p. 58, n. 282.

PRISCILLE (CIMETIÈRE DE

lors une ou deux générations, mais la rencontre du nom d'Onésime et d'Onésiphore qui se lisent dans les épîtres de saint Paul l sont d'autres raisons de penser que nous ne sommes pas très éloignés de l'âge apostolique. Et précisément on ne voit encore aucune formule, aucun symbole, c'est vraiment la nudité primitive du formulaire.

Un loculus voisin du précédent porte cette épitaphe tracée au pinceau sur une plaque de marbre2 :

CORVINIO / SECVNDIONI

VOLGIT / MARITO

MERENTI /

Le geiitilice Corvinius, rare dans l'épigraphie classique et inconnu dans l'onomastique chrétienne; il vient de Corvinus, célèbre par les Valerii Messala au Ier siècle; aucun affranchi n'en fit un gentilice. Le nom de la femme du défunt Volgit semble être une abréviation de Volgitia, qu'on n'a rencontré nulle part.

Parmi les fragments relevés sur le sol on a trouvé la mention des gentilices Flavius en latin, Valerius en grec, Aurelius en grec et en latin, Cocceius en grec. Ce dernier qui était fréquent au temps de Nerva, au Ier siècle, est ensuite devenu rare et a été délaissé; or on a trouvé sur un fragment la mention d'un KOK- KhUoç et sur un fragment de sarcophage, avec des brebis, l'inscription que voici 3 :

ATINIAE PAVLINAE Q • V • A • XXVII COCVICTOR PET AT COC LVIDVS FR-ET FLOR-CANDIDA-ET VARIVS ROMANVS-FILI HEREDES POSV erVNT EROGANTe VLP-INGENVO curam cORPORI EIVS Atinise Paulinie quse vixit annos xxuij Cocceius Victor pater cl Atinius Cocceius Lucidus frater et Floridia Candida et Varius Romanus, fili heredes posuerunl, eroganle Ulpio Ingenuo curam corpori ejus. Ces der-

chrétienne plutôt que de parenté naturelle. Remarquer la formule : eù^û/s-i oùSiç àGâvaxoç, que nous connaissons bien (voir Dictionn., t. xm, col. 134-137) et qui est probablement ici la plus ancienne que nous possédions dans les tituli chrétiens 10.

evfrxf oya/c

àQÔKN&T o c

Tuile de loculus au nom de Tettius.

Voici une épitaphe qui confirme ce que nous avons dit des précoces mariages (voir Dictionn., t. x, à ce mot) " :

FAVORINA VIXIT

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