IN DEO
3° L'hijpogcc des Acilii. — Dans la partie centrale et
n. 307. • Id.. ibid., 1892, p. 75, n. 321. - ,0 Id., ibid., 1892, p. 72, n. 312. — " Id., ibid., 1892. p. 71, n. 317. — 11 Id., ibid.. 1892, p. 77. n. 326. - u Id.. ibid., 1S92. p. 79,-
n. 330. — m Lupi, Epitaph. Severee, p, 31. — " De Rossi,
Jiull.. 1892, p. 91, n, B56;lMd., 1890, p. 21. — "Id., ibid.. 1X92. i>. 91. n. 362,
PRISCILLE (CIMETIÈRE DE
primitive du cimetière de Priscille on déblaya, en 1888, un hypogée qui, à l'origine, était tout à fait isolé et séparé des autres galeries de la nécropole1. Plus tard ces galeries l'enveloppèrent de tous côtés, mais tout ceci a déjà été exposé et nous y avons ajouté un plan, nous pouvons donc y renvoyer le lecteur (voir Dictionn., t. vi, col. 1259-1274, fig. 5296) et nous pouvons alors poursuivre notre exposition.
La continuation des fouilles amena la découverte d'une inscription monumentale que Huelsen reconnut viser L. Minucius Natale, consul sous Trajan, en 10G, proconsul d'Afrique vers 120 et dont on ignore la date exacte du décès. C'est une inscription funéraire qui a dû être précipitée dans l'hypogée par un lucernaire pour y être débitée comme matériel de construction, ceci n'aura pas eu lieu probablement avant la paix de l'Église, il n'y a donc rien à conclure de la présence de ce monument pour l'antiquité de l'hypogée. Ce n'est pas le cas pour l'inscription (fig. 5300) qui porte
O Pater omnium, quos creasli et assumpsisti (assume tccum) Irenem, Zoen et Marcellum.
Gloria tibi in Christo.
4° Mosaïque du cubicule 17. — Primitivement on accédait au cubicule G de l'hypogée des Acilii par l'escalier Al, d'où on s'engageait ensuite dans l'ambulacre F qui conduisait à ce cubicule qui possédait un arcosolium et deux loculi. De ces derniers nous n'avons rien à dire, mais Varcosolium a droit à une description. II porte sur le plan le n. 17 et sa voûte ainsi que sa lunette avaient reçu une décoration en mosaïque que les Goths et les Lombards détériorèrent suivant leur coutume, dont ils arrachèrent les cubes de marbre et d'émail sans pousser plus loin la destruction. En 1780, Séroux d'Agincourt put encore prendre un dessin de la lunette, qu'on trouvera décrite et figurée (voir Diclionn., t. vi, col. 1273, fig. 5306; t. xn, col. 86, fig. 8467), aussi n'y reviendrons-nous pas. En 1887, J.-B. De Rossi retrouva l'hypogée et, avec l'aide de J. Wil-
10555. — Mosaïque du cubicule 17. Dessin de J. Wilpert. D'après De Rossi, Bull.di arch. crist., 1887, pi. i-ii.
ces mots: ACILIO GLABRIONI FILIO, dont nous avons signalé l'importance et qu'on réussit à compléter.
L'escalier primitif de l'hypogée se trouvait au point A. 1 du plan (fig. 5296) et fut obstrué, l'ambulacre B reçut plusieurs arcosolia, peut-être destinés à des Acilii. La niche placée en face de l'escalier, au point 4, avait une lunette revêtue de stuc peint à fresque et de bon style. Devant cette niche, sous le pavement, se trouvait une tombe couverte d'une dalle de marbre qui a échappé aux dévastateurs et se trouve encore in situ étant en grande partie recouverte par Varcosolium 5 qui reçut une décoration de mosaïque. Sur la dalle on lut cette inscription 2 :
OnATHPTOONnANTCON-OYCenOIHCHC-rTnAPeAABHC£IPHNHN-ZOHN-K-MAPK£AAON
•COI AOZA-CN-}^ -f
O Harrip tûv rcàvrcov ouç hiiovrprfc xal 7rapEXâ67]ç (7rapaXàfi.6avs) Eîp7)v7)v, Zôrjv xal MâpxeXXov.
A6£a oot èv XpLoroi
1 Fiorelli, dans Notizie deyli scavi, févr. 1888, p. 139- 141; De Rossi, dans Congrès scient, inlern. des catholiques, avril 1888, p. 261-267; E. Le Blant, dans Comptes rendus de l'Acad. des inscr., 1888, p. 113 sq.; p. 226 sq.; Frothingham, dans American journal oj archaeology, juin 1888, p. 214-215; O. Marucchi, dans Nuova antologia, sept. 1888; De Rossi, L'ipogeo dei Acilii Glabrioni nel cimi-
pert, put décrire ce qui subsistait de la voûte. De la lunette il ne restait à peu près rien 3, du front de Varcosolium, les traces d'un cartouche à queues d'aronde et de chaque côté, guère plus4; c'est a la voûte que se concentre l'intérêt (fig. 10555). Au centre, une orante dans un cadre rectangulaire, de chaque côté une scène à quatre personnages. La défunte est figurée en orante, tunique ample, voile retombant symétriquement sur les épaules et qui peut s'appliquer aussi bien à une vierge qu'à une veuve; mais ici on peut croire qu'il s'agit d'une vierge, car devant Varcosolium on a trouvé quatre fragments d'une épitaphe écrite au ive siècle environ 6 :
BAEATISSIMAE Virgini DOMINE THEODORA IN NOCEMissimae Q-VIXIT-AN-X-XII-M-III BVRGO/ ALEXANDER-FRater fecil.
Tout porte à voir ici une vierge consacrée à Dieu, d'abord le titre de bealissimse réservé aux martyrs et aux saints honorés d'un culte public, ou parfois aux enfants en bas âge que leur innocence avait préservés
tero di Priscilla, dans Bull, di arch. crist., 1888, p. 15-66. — 2 Id., ibid., 1888, p. 31.— 3 De Rossi, Bull, di arch. crist., 1887, p. 9; Mi sembra quiui intrauedere i lineamenti di due figure laterali in piedi palliate, riuolte verso il mezzo... ma délia figura centrale nulla rimane. — 'In ciascun lato una figura in piedi, che non oso definire. — 5 De Rossi, Bull., 1887, p. 10, ligne 2, il faut corriger Theodora en Theodorœ.
PRISCILLE (CIMETIÈRE DE
du péché. L'épithète d'innocentissima donnée à Théodora s'accorde bien avec la consécration virginale, enfin celle de domina est une marque de déférence que nous retrouvons chez le père de la martyre sainte Per-
10556. — Plan du baptistère.
D'après Is'uovo bull. di arch. crisl., 1901, pi. Il,
A. Entrée de l'escalier. — B. Abside. — C. Niche du fond de l'abside. — D. Bassin rempli d'eau. — E. Conduit de l'eau. — F. Pavement de travertin. — G. Concavité dans le pavement. — 11. Trou pour l'écoulement de l'eau. — K. Passage moderne.
pétue de Carthage. A une date plus rapprochée nous entendons saint Jérôme dire à la vierge Eustochium : Dominant oocare debes sponsam Domini met l. Enfin, à la 3e ligne, on reconnaît sous le déguisement buryo le
1 S. Jérôme, lipist., xxn, Ad Eusiochium, /'. /.., t. xxn, col. 395. — * Gebhardt et Harnack, Evangeliorum codex Hossanensis, pi. xiv, p. xli. — ■' Odorici, Antichita crist. di
mot virgo suivi de A(nnis) qui indique le calcul des années écoulées depuis la profession virginale, ce qu'on ne saurait conjecturer car l'âge variait suivant les pays (voir Dictionn., t. xn, au mot Nonne).
On ne peut rattacher à cette épitaphe un graflite qui se lit sur le front qui sert de corniche au monument :
A LES SAN b£ R VIRG
Ce n'est pas le frère de la défunte, car l'écriture est beaucoup plus tardive.
De chaque côté de la mosaïque on a relevé des traces et encore quelques cubes d'anciennes mosaïques. A gauche, c'est l'adoration des mages, très suffisamment reconnaissable; à noter le nimbe qui entoure la tète de l'enfant Jésus, mais non celle de Marie ; ce détail reporterait vers une période allant à peu près du milieu du IVe siècle jusque vers les débuts du siècle suivant. On voit sans peine le rapport existant entre cet hommage rendu à la virginité de Marie et le souvenir de la vierge consacrée, Théodora; c'est chose moins facile lorsqu'il s'agit du deuxième tableau, à droite, sur lequel un personnage nimbé, portant la tunique et le pallium est présenté par deux hommes à un homme assis vêtu d'une tunique et du pallium. Cette fois encore c'est le Sauveur, que distingue le nimbe, comparaissant devant un tribunal, celui de Pilate sedente pro tribunali (voir Dictionn., t. xm, au mot Pilate). Toutefois, comme on ne voit ici rien qui rappelle le serviteur lavant les mains du proconsul romain, on peut garder un doute. Sur la miniature de l'évangéliaire de Rossano c'est la même omission, mais la présence des attributs du tribunal d'un prœses romain est suffisante pour ne laisser aucun doute '. Il se peut que nous ayons ici la représentation du Christ comparaissant devant Anne ou devant Caïphe; on peut se rappeler que sur la cassette de Brescia, le Sauveur comparaît devant ces deux personnages assis chacun sur un fauteuil ' et, à côté d'eux, on voit Pilate se lavant les mains (voir Dictionn., t. il, col. 1145, fig. 1624).
XIV. Le baptistère. — Nous rappellerons ici en peu de mots qu'en 1901 O. Marucchi découvrit, à l'étage inférieur de la catacombe de Priscille, un bassin rectangulaire profond de 1 m. 40 situé exactement audessous de la piscine qu'on voit derrière l'abside de la basilique de Saint-Silvestre; bassin et piscine ont servi successivement de baptistère et grâce à son imagination le bassin se transforma peu à peu en fontaine où baptisait saint Pierre; ad nymphas beali Pétri (voir Dictionn., t. xn, col. 1815-1816). Nous avons montré déjà que cette proposition est insoutenable (voir Dictionn., t. xm, col. 119-122); elle a d'ailleurs été éliminée de l'archéologie chrétienne et de toute la très laborieuse argumentation, il ne ressortait, au jugement de L. Duchesne, que « le grand intérêt qu'il y aurait à ce que des fouilles sérieuses fussent entreprises entre les voies Salaire et Nomentane ' ».
lui 1900, Marucchi signalait ces lieux : derrière les Acilii, disait-il. un autre escalier, qui ne communique pas avec les galeries connues, conduit à une crypte qui a la forme d'un baptistère. Rien ne prouve cependant qu'elle ait servi à cet usage1. En 1901 son opinion était faite cl son système bâti. Nous venons de dire ce qu'on peut en retenir, mais ceci ne nous dispense pas d'une description sommaire des lieux (tig. 10556). L'escalier (A) en travertin compte 25 marches larges
Brescia, p. 72. — ' Xuoi>o bull. di arcli. crisl., 1901, p. 71- 111, pi. il, lia, m. — ■ Éléments d'arcli. elint. L900, t. n. p. 360.
PRISCILLE (CIMETIÈRE DE
de plus de 2 mètres aboutit à une abside (B) entièrement revêtue d'enduit et au centre de laquelle s'ouvre un vide (G) qui donne accès à une grande piscine encore emplie d'eau (D) et à laquelle aboutit un conduit aujourd'hui tronqué (E).
On a tout lieu de voir dans cette installation un ancien baptistère, d'autant plus qu'on se demande à quoi aurait pu servir cette installation à pareille profondeur sinon à l'administration du baptême. L'abside avait reçu quelque décoration : festons et fleurs peints en rouge. La descente dans la piscine qui, on l'a vu, était profonde de 1 m. 40, pouvait se faire à l'aide d'un escabeau de bois ou d'une grosse pierre. On pouvait pratiquer le baptême par immersion, ou bien par afTusion si on tient compte de (G) où pouvait être assujetti un bassin et de (H), trou foré pour l'écoulement de l'eau. Si une hésitation subsistait touchant la destination baptismale de ces lieux, il suffirait d'avoir pu déchiffrer sur l'arc intérieur, en haut, à gauche, ce graffite (fig. 10557) :
QVI SITET VCNiat ad me et bibal.
Paroles évangéliques qui font allusion à l'eau transportant la grâce du Saint-Esprit par le baptême et qui ont servi à la décoration d'autres baptistères et dont saint Damase s'est inspiré pour dire :
Quisque sitit veniat cupiens haurire fluenla.
Au-dessous de ce graffite, on en a pu lire un autre; à gauche :
Urse vibas lelicissime Donata vi vatis in X
On peut, d'après cela, se convaincre que le lieu était fréquenté; ici la formule n'a rien qui ne puisse s'entendre du souhait adressé à deux néophytes.
Dans la courbe de ce même arc, sur la bande rougeàtre qui l'entoure, on a pu lire assez distinctement : sCRIPSIT ASELLVS SERBus Dei?
On admettait volontiers que ce scripsit indique que le signataire donnait une certaine importance à sa personne ou à ce qu'il avait écrit, et ceci pourrait bien avoir été plus résistant qu'un graffite. L'ironie des choses a voulu que, seul, le graffite se soit conservé. On en trouve d'autres dans l'abside et, en particulier, sous l'arc de communication avec la piscine; mais ils sont indéchiffrables, sauf une multitude de petites croix qu'on peut prendre pour des monogrammes.
XV. La basilique de Saint-Silvestre. — En 1594, lorsque Bosio entra dans la vigne de Gupis, située à gauche ' de la voie Salaire nouvelle, là où commence la pente déclive vers le ponte Salaro, il remarqua un léger pli de terrain que les paysans d'alentour nommaient le Monte délie gioie 2 et ce mot sembla au grand explorateur parfaitement approprié au terrain qui recouvrait les reliques de tant de saints martyrs. Bosio eut la satisfaction de voir dans le vestibule de la maison de Gupis l'épitaphe d'un lector de Pallacine (voir Dictionn., t. vin, col. 2251, n. 12) datée de l'année 348 et, en 1851, J.-B. De Rossi
1 Sur le plan de Buffalini, exécuté un demi-siècle environ avant les explorations de Bosio, la vigna de Cupis est marquée à droite de la voie Salaire nouvelle, près de la pente déclive. Bosio et ses contemporains la placent à gauche. Tous ont raison car le sieur de Cupis fut propriétaire successivement des teirains en bordure de la susdite voie en cet endroit. Le grand cimetière de Priscille poussa ses principaux développements sous la vigne à gauche. — • * Ce lieu appartenait vers la fin du Moyen Age à un propriétaire nommé Giogia, cf. Adinolfi, Romii neW etù di mezzo, t. i, p. 91-93; Tomasetti, dans Archivio délia soc. rom. di stor.
trouva dans le pavement devant cette maison un long fragment de cette épitaphe 3.
Bosio, en se rendant de la voie Salaire au mont de la Joie, remarqua à main droite beaucoup de murettes et vestiges de bâtiments anciens recouverts de lierre, il y reconnut le plan d'une église, remarqua les traces d'une tribune et de deux chapelles, il en inféra que cela devait être l'église du cimetière de Priscille sous le vocable de Saint-Silvestre. Ge n'était pas une trouvaille car il l'avait lu dans le livre de Fr. Albertino, Délie cose maravigliose délia nuova e veechia Roma 4, dédié au pape Jules II où il mentionnait le cœmeterium Priscillse via Salaria apud ecclesiam sancti Silveslri. Cinq ans avant Bosio, Philippe de Winghe avait fait la même observation : anno 1590, mense Februario, vidi in vinea Hieronymi a Copiis via Salaria, non procul a monte Salario sequenles inscripliones... Cœmeterium fuit olim christianorum Priscillœ...; visunturque eo loci
. KSt^lSAS
10557. — Arc intérieur du baptistère.
D'après op. cit., 1901, pi. m.
supers! iles reliquise templi quadrati 5, mais il en ignore le nom que Bosio risque prudemment : essere slaia chiamata di S. Silvestro. Depuis lors ces vestiges avaient disparu de la surface du sol, on en vit reparaître quelque chose en novembre et décembre 1890 6. 1° Attestations documentaires. — Il est un point incontesté : c'est que le pape Silvestre, témoin du triomphe de l'Église sous Constantin, fut enterré à la fin de l'année 335 au me mille de la voie Salaire nouvelle. C'était là une innovation puisque ses prédécesseurs immédiats, Eusèbe et Miltiade, l'avaient été au cimetière de Calliste, sur la voie Appienne (voir Dictionn., t. xi, col. 1199-1203, lig. 8080). Nous possédons à ce sujet le témoignage de la depositio episcoporum \ dressée en 336, c'est-à-dire l'année qui suivit la mort de Silvestre, et celui du martyrologe hiéronymien qui a utilisé un très ancien calendrier et qui, dans le ma-
pair., 1889, p. 42-43; A. Bosio, Roma sotterr., 1632, p. 533.
— ' De Rossi, Inscr. christ, urb. Rom., t. i, p. 62, n. 97. — 4 Opusculum de mirabilibus novae et veleris urbis Romee, 1510. — b Bibl. roy. de Bruxelles, 17872, fol. 33. — • De Bossi, Les dernières découvertes au cimetière de Priscille, dans La science catholique, 15 juin 1891, p. 605 sq.; A. Geffroy, dans Comptes rendus de l'Acad. des iriser., 1891, p. 31; J. Wilpeit, dans Rom. Quarlalschrilt, 1891, p. 86 sq.
— ' De Rossi, Roma sotterr., t. i, p. 116;édit. Mommsen, Chronica saec. IV, dans Mon. Germ. hist., Aucl. anticuissimi, t. ix, p. 70.
PRISCILLE (CIMETIÈRE DE
nuscrit d'Epternach donne cette mention : dep. Silvestri in cim. Priscillœ *. De ces deux sources dépendent toutes les autres. La tombe du pape Silvestre fut considérée comme le sanctuaire central du cimetière de Priscille. C'est pourquoi dans le plus ancien Index des cimetières suburbains2, on lit : Cymilerium Priscillœ ad S. Silvestrum via Salaria. Mais est-ce là une tombe ou une basilique? Dans ce même Index le cimetière de Prétextât sur la voie Appienne est désigné ad S. Januarium et sa tombe a été retrouvée dans une belle crypte3 (voir Dictionn., t. vu, col. 2145-2147, fig. 6143-6144); ainsi Vad S. Januarium s'appliquait à un groupe d'édifices entourant la spelunca magna qui
marmoreo tumulo cooperlus, au pied duquel reposait le pape Sirice *. A sa droite se trouvaient le pape Marcel, un prédécesseur, et le pape Célestin. un de ses lointains successeurs du ve siècle. Celui-ci avait bien son proprium cœmeterium orné de peintures où il était enterré dans sa capella 6. Quant au pape Libère il fut déposé in cœm. Priscillœ, mais on n'en connaît pas la place exacte, probablement dans la basilique de Silvestre ou près de là. Le pape Vigile reposa ad S. Marcellum 6. Les sylloges épigraphiques nous ont conservé les épitaphes métriques des papes Marcel, Libère, Sirice et Célestin7 (voir Dictionn., t. xm, col. 1193, 1200; cf. t. ix, col. 518-522; 1201, 1204). Nous possédons aussi
10.r>.r>8. — Vue générale des ruines de la basilique de Saint-Silvestre. D'après Nuovo bull. di arch. crisl., 19118, pi. i-ii.
A. Édifice antérieur. — B. Édifice principal.
constituait le sanctuaire principal de ce cimetière. On peut donc admettre que Vad S. Silvestrum doit s'entendre d'une basilique bâtie sur l'emplacement du cimetière de Priscille.
Les guides du vne siècle qui conduisent les pèlerins sur la voie Salaire parlent expressément de la basilica S. Silvestri et du point où ascendes ad S. Silvestri ecclesiam. Là, sous Vallare majus reposaient Félix et Philippe, fils de sainte Félicité (voir Dictionn., t. v, col. 1273, fig. 4325) et multitudo sanclorum; en outre un collectionneur d'inscriptions ajoute ces mots : Voiture ubi pausavil S. Silvesler, depuis que ses reliques eurent été transportées à Rome. L'autel du pape Silvestre était un sarcophage posé sur le sol : facet
1 Liber pontiflcalis, édit. L. Duchesne, t. i, p. 187. - — 2 De Rossi, lioma sotlerr., I. i, p. 130; cf. liull. di arch. crisl., 1878, p. 4-1-48. — 3 Id., ibid., 186:5, p. 1 sq., 17 sq.; 1872, p. 53 sq. — ' De Rossi, Roma sotlerr., t. i,p, 176, 177; Hall, di arch. crist., 1880, p. 13 sq.j Inscript, christ, urb. Koma; l. il, 1" part., 1888, p. 133, 138. — » De Kossi, Bull.
le poème damasien des martyrs Félix et Philippe (voir Dictionn., t. iv, col. 188, n. 47) et l'épigramme placée sous la peinture ou la mosaïque d'une abside que fit exécuter le pape Célestin vers l'époque du concile d'Éphèse ".
L'histoire n'a pas conservé le nom du fondateur de la basilique de Saint-Silvestre, mais nous savons qu'elle fut restaurée par Hadrien Iir (772-795), dont la notice mentionne le cœmeterium S. Silvestri', quoique dès 761 le corps du pape eût été transporté dans l'intérieur de Rome au monastère appelé aujourd'hui Saint-Silvestre in capile l0. En 962, on lit la mention de Vecclcsia S. Silvestri in deserlis posita... foris portant Salariam ". Ensuite il n'en est plus question.
di arch. crist., 1880, p. i.Y * Liber pontif., édit. Duchesne,
I. i, p. U'.l'.l. IV Rossi, /user, christ., t. n, p. 612. 83-87.
138. — » De Rossi. liull. ,ti arch. crisl., ISSO.p. 13 sq. - ■ Liber pontif., édit. Duchesne, t. i, p. 509. — "De Hossi. Bull., issu. p. 38, 39, 50. "(.. Marini, / papiri diplomatici, p. 46.
I I fouilles Je 1830 fouilles Je 1301
Voie Salaire nouvelle
Vers le fonte Salario
10559. — Plan de la basilique. D'après Nuovo bull. di arch. crist., 1908, pi. m-iv.
A. Premier bâtiment en venant de la voie Salaire. — B. Basilique de Saint-Silvestre. — D. Aile ou bas-côté. — F. Mur d'entrée de la basilique. — G. Mur de fond de la basilique. • — K. Siège de l'évêque. — L, Q, R. Constructions d'usage funéraire. — M. Tombe des s; ints martyrs Félix et Philippe. — N. Tombe dans le sol. — P. Mur semi-circulaire. — S. Escalier conduisant à la crypte du pape Marcellin. — S'. Escalier conduisant à la crypte de saint Crescention.
a, b, c. La majeure partie de ces murs est alternée de briques et de moellons de tuf. — d, e. Mur en opus reticulatum du Ier ou ne siècle. — m. Canal d'écoulement des eaux, — n. Ouverture ancienne pour atteindre l'eau du réservoir devenu un cubicule funéraire.
ISlii!
PRISCILI.E (CIMETIÈRE DE)
La basilique de Saint-Silvestre a joui d'une telle célébrité que pendant les siècles où se succédaient dans la Rome suburbaine les pèlerinages, c'était par son nom que l'on désignait la porte qui y conduisait; ajoutons que ce n'était pas une chose bien surprenante puisque les portes Flaminienne, Nomentane et Tiburtine étaient de même nommées P. Vulenlini, S. Agnelis et S. Laurentii '. Depuis le ve siècle, le culte et, on pourrait dire, la popularité de saint Silvestre furent grands à Home non seulement au lieu de son tombeau, mais au mémorial qui lui était consacré sur l'Esquilin 2.
Avant de poursuivre et d'aborder la description, nous donnons une vue des ruines en 1900-1907 (fig. 10558).
2° Description générale. — L'édifice de forme basilicale qui a été retrouvé et déblayé en 1906-1907, avait son entrée sur la voie Salaire au point I, c'est-à-dire à très peu de distance de cette voie (fig. 10559). Au fond de ce groupe de ruines on voit en b l'abside d'une basilique, au centre de laquelle se trouve une tombe rectangulaire M qui indique la place de l'autel majeur. A quelques pas de cet autel se trouve un escalier S qui conduit dans la catacombe où on a pu fixer de façon certaine la tombe du martyr Crescencion que l'auteur de l'Ilinerarium croyait et disait être sous l'autel majeur.
Il est certain que la tombe M, placée à l'entrée de l'abside et près du point de départ de l'escalier de l'hypogée, avait reçu les corps des martyrs Félix et Philippe placés sub altare majore, en sorte qu'on peut affirmer que la salle B était la basilique de Saint-Silvestre. L'identification est incontestable.
On se trouve en présence d'un groupe de constructions dont les formes et les époques varient, oratoires ou mausolées communiquant entre eux par des portiques ouverts permettant de passer facilement de l'un dans l'autre. Ils étaient deux principaux, l'un marqué A, plus proche de la voie Salaire, l'autre marqué B de plus d'importance; ce furent ces deux édifices qu'on rapprocha et réunit sous une dénomination commune de basilica S. Siti'estri englobant tous les autres bâtiments du voisinage. La partie B était la plus importante parce qu'elle communiquait directement avec la catacombe; cette partie était connue depuis 1890, quoique De Rossi ait estimé alors que b n'était pas l'abside de cette basilique, mais plutôt le soutien d'une sorte de petit escalier qui s'élevait à l'endroit du berna, ce qui l'induisit à reculer l'abside et l'autel majeur jusqu'en R. Mais ce bâtiment R est indépendant cle la basilique B et forme un bâtiment dilïérent et, de plus, derrière b on voit le canal d'écoulement des eaux m qui faisait partie du système d'écoulement de l'édifice B. Ainsi on a la preuve que celui-ci finissait en avant de m, car on ne peut supposer l'existence de ce canal, même recouvert, au milieu de l'espace qui aurait constitué le presbyterium dans l'hypothèse que l'hémicycle /) précédait le berna. Alors se pose la question de déterminer la destination du mur semi-circulaire P. On peut proposer d'y voir une vasque placée derrière l'abside de la basilique.
Si on admet cette disposition, on placera la banquette du presbyterium le long de b et la niche oblongue K, en lace de l'autel, était destinée à recevoir la chaire épiscopale.
On se trouve donc en présence de deux bâtiments A et B qui se terminent chacun par une sorte d'abside, car A s'achève par un mur ancien semi-circulaire «qui est, en quelque façon, concentrique à l'abside b. Or cet hémicycle a est antérieur aux tombes /> qui lui
1 De Rossi, Roma sotterr., t. i, i>. 177. ■ l.ib. ponlif., t. i, i>. 2oo, 201. —'Dans l'espace entre </ et r on a
trouvé un cachet du i" siècle avec ces mots Cuspi Mili-
sont adossées; toutefois il ne s'ensuit pas que aa ait appartenu à une construction païenne élevée en ce lieu au ras du sol, car on pourrait soupçonner que aa et bb ont été bâtis en relation l'un avec l'autre. Ce qu'on peut admettre c'est qu'à un moment donné il y a eu deux édifices distincts A et B et que B, qui est certainement le plus ancien des deux, reçut plus tard le bâtiment A peut-être à destination funéraire, qui en étendrait la portion abritée. Étrange idée, pensera-ton, mais qui ne l'est certes pas plus que la construction de L, de Q, de B, qui semblent plantés au hasard par rapport à B, l'édifice principal.
Ce bâtiment B était-il une basilique à trois nefs ou bien se composait-il d'une salle unique? Cela se pourrait et dans ce second cas D ne serait pas une nef mais une chambrette funéraire formant bas côté; en tout cas c'est probablement à B qu'ont appartenu deux colonnes cannelées de jaune antique qu'on a retrouvées dans la catacombe d'où elles ont été retirées et placées devant l'abside b.
Les bâtiments A et B avaient reçu beaucoup de tombes dans le sol, on les y voit encore; d'autres sans doute débordaient de chaque côté et formaient un cimetière à ciel ouvert. Dans le sol des deux bâtiments susdits on a retrouvé des cubes blancs et noirs ayant appartenu à des mosaïques, mais rien de complet. Quoi qu'on pense, B est la construction la plus importante, celle qui a contenu la tombe des martyrs Félix et Philippe et d'où on descendait dans la catacombe sur la paroi de laquelle un pèlerin a écrit ces mots : Limina sanctorum. De plus, B est construit dans l'antique édifice que De Rossi a identifié avec la maison de campagne des Acilii Glabrion, et dont on peut certifier la haute antiquité par la rencontre du mur d e construit en appareil réticulé qui ne saurait être postérieur au ne siècle de. notre ère a. Ici, on a proposé une conjecture. Le bâtiment B aurait, dès le IIe siècle, servi de lieu de réunion aux chrétiens, on pourrait y voir un de ces lieux où ils se réunissaient, à Rome comme en Bithynie, pour chanter des hymnes au Christ. On ne le saura jamais. En tout cas, cette maison de campagne n'avait pas encore son aspect de basilicule que lui a donné l'hémicycle b b. Du rapprochement de deux inscriptions, De Rossi ' a pensé pouvoir établir avec quelque probabilité que le mur b fut construit entre les années 327 et 348, c'est donc sous le pontificat de Silvestre, probablement, que la chambre des Acilii serait devenue une sorte d'oratoire pourvu d'une abside.
3° Restitutions conjecturales. — Comme nous venons de le dire, il y a dans ce qui précède une large part de conjecture et nous ne croyons pas devoir lui accorder une place plus grande. Un Dictionnaire, d'après l'idée que nous nous en sommes fait dès le début, doit enregistrer principalement les résultats acquis et durables, beaucoup plus que mettre en circulation des possibilités invérifiables et échafauder des hypotl èses sur des pilotis de conjectures. C'est dans cette deuxième catégorie que prendraient place certains essais de reconstruction topographique en vue de suggérer l'emplacement sur tel ou tel point des tombes historiques. Tout ce qu'on en peut savoir se trouve dans ces quelques lignes d'un itinéraire du vu» siècle : Poslea ascendens eadern via [Salaria] ail S. Silrcstri ecclesiam ibi mullitudo sanctorum pausat : primum Silvester sanctus papa et confessor et ad pedes ejus S. Sgricius papa; et in dexiero parle C.eleslinus papa et Marcellus episcopus; Philippus et Félix martyres et mullitudo sanctorum sub altare majore et spelunca Crescentius martyr. Le plus
chrysi. Corpus inscriptionum latinarum, t. \\, a. 971. — 4 De Rossi, Bullettino *li archeologia cristiana, 1890, p. 115-116.
PRISCILLE (CIMETIÈRE DE
qu'on y ajoute n'est que conjecture débordante, à laquelle O. Marucchi s'est employé inlassablement et inutilement.
4° Monuments figurés. — Retenons seulement quelques faits. On a déjà parlé de la base de colonne sur laquelle on lit les noms des martyrs : Félix et Philippe {voir Dictiomu, t. v. col. 1273, fig. 4325; t. x, col. 2495, fig. 7795); les inscriptions métriques des papes, ainsi que nous l'avons dit plus haut, ont déjà été données dans le Dietionn., t. xm, col. 1193, n. 31; t. ix, col. 518-533; t. xm, col. 1201, n. 40; col. 1204, n. 45.
Quelques inscriptions et débris de sculptures en basreliefs ont été retrouvés et paraissent appartenir au groupe des monuments ayant appartenu à la basilique de Saint-Silvestre où on peut les voir fixés aujourd'hui sur les murailles des deux modestes édicules érigés en cet endroit.
Édifice R : Quelques fragments, aucune scène nouvelle, les mages, Jonas, etc., un personnage barbu,
10560. — Fragment
provenant de la basilique Saint-Silvestre.
D'après Nuouo bull, di arch. crist., 1908, p, 115, fig. 7.
assis sur une chaire drapée, la main gauche tient un volume, la droite bénit1 (fig. 10560).
Inscription tracée au revers d'une table de jeu (voir Diclionn., t. vu, col. 2478, fig. 6244) à laquelle De Rossi a consacré un commentaire dans Bull, di arch. crist., 1891, p. 33-39.
Édifice A : A partir de la gauche en regardant l'abside, une quinzaine d'inscriptions parmi lesquelles celle qui souhaite la paix à l'esprit de Parhesias, déjà donnée *, et
Hoc mini sepulcrum juit ATQVE NEPOTIBVS VNA Vu/ERIANA-TEGOR-TEMPORE-FVNCTA-MEO
Un des monuments les plus anciens du cimetière, et qu'on peut reporter au ne siècle, est un «sarcophage placé dans une des galeries principales de la région voisine de celle des Acilii, avec laquelle cependant elle n'avait primitivement aucune communication. Cette région était munie de son propre escalier A 2 du plan (voir Dietionn., t. i, col. 2019, fig. 573). Ces galeries s'étendent jusqu'à la région de l'arénaire. Lors de la construction du pilastre N, étayant la galerie où
se trouve le sarcophage, celui-ci fut employé en guise de matériaux tout en le laissant intact. Plus tard les barbares l'enfoncèrent, détruisant presque toute l'inscription gravée dans un cartouche et peànte au minium (voir Dietionn., t. i, col. 2019, fig. 573). A l'aide d'un fragment resté dans l'enfoncement, J. Wilpert a pu la reconstituer. File se composait seulement de deux lignes ; de la première, le fragment a conservé à peu près quatre lettres, formant la finale d'un nom de femme se terminant en ISTE,soit Evelp\STE,Evar\STE,ou A'uMiSTE, etc. J. Wilpert a choisi Evelpiste parce que ce nom comble parfaitement la partie vide et qu'en outre, non loin de là, reposait un EYEATTICTOC-EVELPISTVS s. Le nom est suivi des lettres BIX (il vixit) dont les
'RARIS
ÏANQ PROT
h HOJAOT
'npeiMO ■ c yn b i
10561. — Spécimens de caractères priscilliens. D'après J. Wilpert, Fractio panis, pi. xv, n. 3 et 5.
extrémités inférieures sont restées sur la pierre. La seconde ligne est formée de ANNfosJ I II. Voici donc quelle était la teneur de l'inscription :
EVELPISTE BIX ANN Mil Evelpiste a vécu quatre ans.
« Ce qui rend intéressant le sarcophage, ce sont les signes gravés aux deux anses du cartouche; à droite, cinq pains, allusion au repas miraculeux dans le désert; à gauche, une ancre debout, symbole de l'espérance. La vue de ces signes remet en mémoire les expressions qui désignent l'eucharistie comme le gage de l'espérance en la résurrection et en la vie éternelle.
« L'âge du sarcophage se laisse déterminer, avec certitude, de la place même qu'il occupe. La galerie a
1 Nuouo bnll. di arch. crist., 1908, p. 115, n. 13, fig. 7. — 2 Ibid., 1908, p. 121, n. 58. — » De Rossi, Bull, di arch. erist., 1886, p. 73, n. 88.
PRISCILLE (CIMETIÈRE DE
fourni des inscriptions qui remontent jusqu'au temps de Nerva et Trajan, sinon à la fin du ier siècle. Nous y lisons les noms de famille Flavius, Valerius, Coccius et LHpius. L'indication que donnent ces noms est confirmée par la belle forme des lettres, qui est celle du type priscillien l. » Le sarcophage d'Evelpiste est tout proche de l'inscription consacrée par Volgitia à son mari (voir ci-dessus, § 13, n. 2) : Corvinio Secundioni marito merenti.
De la région de l'arénaire provient un petit monument qui mérite, lui aussi, un instant d'attention.
UiTHCeFcuMH*
"ïne PT<-^NT€fov£
C°y/<*o-roY b-^YoC
Grafïite tracé au charbon.
C'est un fragment d'un petit couvercle de sarcophage sur lequel la défunte est vêtue de la tunique et du manteau (voir Z);'c/;onn., t. xiv, col. 1363, fig. 10443); de la main gauche elle tient un volume roulé, de la droite elle fait un geste qui semble réclamer le silence; derrière elle un cygne soutient un rideau. Le visage semble être seulement ébauché, mais en réalité il était
5° Fresques. ■ — Si l'on veut bien se reporter au Dictionn., t. v, col. 2C34-2636, on trouvera le catalogue des fresques trouvées dans les diverses chambres et galeries de la catacombe de Priscille. Nous y ajouterons le plafond d'un cubicule qui a été entièrement dépouillé; la voûte seule a été épargnée. C'est un ouvrage assez grossier et qui n'apporte aucun symbole nouveau, mais on peut encore placer cette peinture vers la fin du ive siècle. Au centre, dans un médaillon circulaire, le bon Pasteur portant la brebis sur les épaules, un arbre, une brebis debout à ses pieds; le médaillon est entouré par une couronne de feuillage; dans la partie restante deux colombes et quatre branches de roseaux. (De Rossi, Bull, di archeol. crist., 1890, pi. xi, p. 145.)
6° Les caractères du type priscillien. — A maintes reprises, au cours du présent travail nous avons parlé du « type priscillien » et dans l'illustration nous en avons donné quelques exemples, principalement empruntés aux épitaphes tracées au pinceau sur tuiles. Il va de soi que l'habileté y manque souvent, aussi est-ce surtout les inscriptions gravées sur marbre qui doivent être étudiées. C'est ce que nous ferons brièvement en donnant au lecteur une idée précise du type priscillien tel qu'il est représenté par quelques bons exemplaires '.
On a pu déjà remarquer que le grec parlé ou écrit à Rome, à en juger par les inscriptions gravées ou
Région de l'Arénaire
(Etage Supérieur)
Escalier
conduisant
au baptistère
Baptistère
cczr^r-
Escalier de la Cappella greca
Source sous /y ietage
meneur
de
Abside 'a basiJtq
ue
Escalier de •S^ Crescention.
de
Esca 1 étage
1er --x^
super r i
%. Esca des Acil
lier •'
Lscalier de la région du baptistère
Lscalier conduisant a la source sous l'étage infr
>^» Escalier conduisant ^./ à l'étage inférieur
10563. — Escaliers de la catacombe do Priscille.
peint ainsi que les cheveux; tout a disparu, il est vrai, mais les plis du vêtement et du rideau ont conservé les traces d'une riche coloration d'or et de carmin. D'après la coifTure, très caractéristique, on peut déterminer avec certitude l'âge du sarcophage; cette coiffure apparut avec Julia, fille de Titus et disparut avec Sabine, femme d'Hadrien. Le sarcophage est donc au plus tard de la moitié du ne siècle.
Un deuxième exemple de bas-relief polychrome a été retrouvé et il a pris place sur un des murs de la galerie H (voir le plan de la ligure 10533).
peintes, était passablement incorrect; nous en avons ici un nouvel exemple. La lapicide a fait trois fautes dans le premier mot (fig. 10501); deux seulement au second mot et une seule au troisième. Voici ce qu'il a fait et ce qu'il aurait dû faire :
0HCOAOTC = eeOûOTH
rrpeiMO npeiMco
CYNBICO CYMBICÛ
1 .1. Wilpert, Froctfo panis, 1800. p. 80-81. — prit, Fractio ;>u;ii'n, 1800. p. 81, pi. w, n. ;{, 5, 6.
•I. Wil-
Les lettres sont gravées et le sillon est passé à la couleur rouge; il est vrai que le peintre s'est contenté d'enduire la première lettre et la moitié de la seconde (2e moitié du ne siècle).
Sur tel autre fragment (fig. 10561), on peut lire :
PHILIPpo . .patri RARISsi'mo- Philip. :
PIANO- Fralri
(commencement du nc siècle).
7° Les grafjites. — Nous en avons signalé déjà quelques-uns dans les paragraphes précédents; on pourra y ajouter ceux dont nous avons parlé (voir Dictionn., t. vi, col. 1454), datés de l'année 375 et encore (ibid., col. 1476, fig. 5361) contenant une invocation à sainte Priscille et bien d'autres (ibid., col. 1457, 1465, etc.). En voici quelques-uns encore ;