Artemidora semper vives in Deo
L'invocation suivante est tracée au charbon
(fig. 10562); elle doit se lire ainsi :
PCÙMH eNGAAe-KCITAI AITHCH PCOMH YTTÊP TCON T£KN00N COY KAI TOY ANAPOC
« Roma qui repose ici, prie, Roma, pour tes enfants et ton mari. »
8° Communications avec l'extérieur. — Elles sont indiquées sur la fig. 10563.
XVI. Glanes épigraphiques. - On rencontre très souvent dans les publications périodiques romaines des inscriptions présentées comme provenant du « cimetière de Priscille », sans autre précision permettant de déterminer sur quel point de l'étage elles ont été relevées, ni l'étage lui-même. Quelques-uns de ces textes sont utiles à la connaissance de l'antiquité chrétienne, nous les rassemblons ici entre beaucoup d'autres.
1. Près d'un pilier construit pour soutenir le sol, peut-être après l'érection de la basilique. Le texte paraît être du me siècle (fig. 10464), mais du type priscillien.
KX(aû8i.oç) OiXcotôc yXuxijTâTco àSeXtpco QeoSwpw.
Zc7>[i.£v èv ©ew (iyQvç,).
« Claudius Philota au très doux frère Théodore. Vivons en Dieu-Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur. »
Bibl. — - De Rossi, Bull, di arch. crist.. 1890, p. 142- 143; F.-I. Dôlger, Der heilige Fisch, t. m, pi. xc; Dictionn., t. vu, col. 2087, n. 26.
2. Fragment encore fixé à une tombe d'enfant (voir Dictionn., t. xiv, col. 1772, fig. 10528); texte peu correct dans lequel il faut : ligne 2, remplacer AYO par AYO; ligne 3, yONAICON par yONAIGùN, pour yovécov et les a par des A ou par des A. Ainsi rétabli le texte donne
...xal y; îSîa) >->(l)co <ÎHXr]|i.ovi
(Çvjaav-n, xa) Xwç ett) 8ùo (xerà (twv aôv y)ovatwv, su/ou ûrrèp tj- (jJLWV jJ.£Tà t)wv âylcov
(....et. ...a proprio filio Philemoni qui vixit bene annos duo cum suis parentibus. Ora pro nobis una cum sanclis).
Bibl. — De Rossi, Bull, di arch. crist., 1890, p. 143.
On remarquera à la lre ligne la lettre ct>, initiale du nom du défunt; au sommet on a tracé une boucle
1 Corp. inscr. grwc, t. iv, n. 9545. ■ — 2 De Rossi, Roma sotterr.,X. n, p. 276, 304. — 3 Corp. inscr. grœc, t. iv, n. 9673. — ' G. Marchi, Monumenti délie arti crist. primit., 1845, p. 104; L. Perret, Les catac. de Rome, t. v, pi. xliv, n. 3;
qui en fait à la foi un <t> et un P, mais p n'a pas sa place dans le nom et on doit y voir une allusion au chrismon. Le grand intérêt de cette épitaphe est de nous montrer des parents survivants qui invoquent la protection de leur petit enfant mort à l'âge de 2 ans : « Prie pour nous avec les saints », lui disent-ils.
Ce n'est certes pas un exemple isolé dans l'épigraphie cimétériale. Nous connaissons un petit garçon nommé Anatole « donné à ses parents pour peu de temps » et à qui ceux-ci disent de même : ei'jyou ÛTrèp 7)fi.wv '; un autre texvIov à qui on dit de même : [xéy pi rîjç Çforjç [xou euyw Tcepl tj|jwû 2; à la petite Augenda on adresse cette prière : Ç^crau; èv xupup xal èpûra Yjjjicôv3; à Denis enseveli parmi les saints [xerà tcôv àyîwv on dit : fxvrjaxeaOe xal yjjxcov èv toùç àylaiç, û[iûv 7rp(oc?)£u)(â<;, xal toû yXù^owtoç xal ypâ^avroç. Dionysi parvule innocens hic jacet cum sanctis. Mementote nostri in sanctis ad preces, neenon et ejus qui sculpsil et ejus qui scripsit *. La récolte serait bien plus
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10564. — Inscription priscillienne.
D'après De Rossi, Rull. di arch. crist., 1890, p. 142.
fournie si on mentionnait les adultes dont on réclame l'assistance et si on voulait citer les inscriptions latines.