‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 2)Chapitre 110 sur 331 · KAL FEBR AN VIII GL DNI RECCAREDI REGS · texte numérisé non relu

KAL FEBR AN VIII GL DNI RECCAREDI REGS

[ER DCXXXII

HEC SCA TRIA TABERNACVLA IN GLORIAM^ TRh

[NITATIS INDIVISE

COHOPERANTIS SCIS EDIFICATA SVNT AB INL

[GVDILIV CVM OPERARIOS VERNOLOS ET SVMPTV PRO-

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[In nù(mi)]ne D(e)i n(os)(tr)i Jhesii Ch(rist)i con.^acrata est [e]clesia s(an)c(t)i Stefani primi mar- \

indivisœ a été rétabli par E. Le Blant et par J. Wordsworth. Les dates données sont respectivement : ère 615 = 577 après Jésus-Christ et ère 632 = 594 après Jésus-Christ.

A deux kilomètres de Torrâo, en Estramadure, a été signalée unebasiUque dédiée à deux martyrs. Elle faisait suite probablement à une autre, ce qui expliquerait le denique du début * :

+ HVNC DENIQVE EDIFI CIVM SANCTORVM NO MINE CEPTVM IVSTI ET PASTORIS MARTIRVM 5 QVORVM CONSTAT ESSE SACRATVM CONSV MATVM EST OC OPVS ERA DCCXX

Hune denique ediftcium — Sanctorum nomine ceptum — Justi et Pastoris martyrum — Quorum constat esse sacratum — Consumatum est hoc opus era 720, par conséquent 682 de notre ère.

Les martjTs Juste et Pastor ont été célébrés par une hymne de Prudence.

Une inscription de Mérida, trouvée à quelque distance du portail de l'égUse dédiée à sainte Eulalie,

' Hist., I. VII, c. XL. — ' Lerègne de Reccarède conunence entre le 13 avril et le 8 mai 586. — • E. Huebner, op. cit., p. 115; Suppl., p. 58, n. 115. — ' E. Huebner, op. cit., n. 1.

est gravée sur une tablette de marbre de 0 m. 29 sur 0 m. 68 et 0 m. 04 d'épaisseur. Il s'agit soit d'une abbesse, soit d'une pieuse femme, à laquelle les nonnes, ses obligées, décernaient le titre de virgo, virginum mater^ (fig. 4179). Quoi qu'il en soit, elle leur avait bâti, semble-t-il, un cloître. Le chiffre de l'ère est douteux: DCLXXXVIIII ou bien DCLXXVIIII, à cause de la ligature de l et X- Fita et Huebner lisent : DCLXXVIIII, par conséquent l'an 641 de notre ère. Le personnage dont il est ici question est Horontius, évêque de Mérida depuis l'année 638 et qui appose sa signature en 646 et en 653 parmi les Pères réunis à Tolède. Le titre de vates qui lui est appliquéest également attribué à Paul Diacre par le pape Grégoire I"

dans une fouille de la calle de Forner, hors les murs de la ville et conservé au musée. Le P. Fidel Fital pense trouver ici la mention de l'hospice fondé par Mason, évêque de Mérida, vers 572 ' (fig. 4180):

Hanc domam furis tui placaia posside, martir Eulalia ; ut cognoscens inimicus (le diable) confusus abscedat, ut domus hec cum habitatoribus te propitiante florescant. Amen.

Dans la Bétique, à Jerez de los Caballeros, pro- ^^nce de Badajoz, à 79 kilomètres sud-sud-est de cette ville (Estramadure), dans l'église de Santa Maria (Velenzuela), reconstruite au x\T' siècle, mais en respectant quelques portions primitives, une plaque

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4180. — Dédiciic

linte Eulalie. D'après Hiiehner, up. cit.. |). :; ;

et nous le retrouvons également sur une inscription de Léon :

A lui

es FELIX EVGENIA XRI FAMVLA

NOVA CONTRVXIT lANVE PORTAM 15 CVIVS DEDICATIO CLAVSTRI CONTINET VIR GINVM VOTA es PATEBVNT LIMINVM ADITA CREATVRE FIDEL! ATRIA DNI C5 HEC VIRGO VIR- [GINVM MATER SACRO CONPLEVIT OPERE SVB HORONTIO VATE [ERA DCLXXVIIII

Voici un autre vestige de l'ancienne Mérida, trouvé

' Fita y Colomé, dans Bolctin de la Acad. de la hisloria, 1804, t. XXV, p. 83, n. 43; E. Huebner, op. cil.. Siippl.. p. 22, n. .333. — ' Fita y Colomé, op. eil.. p. 79, n. 42; E. Hiicbnor, op. cit., Suppl., p. 23. n. 334. — • IC. Huebner, op. cit., p. 18. n. 50; Siippl., p. 43, n. 357, d'après un estampage de .\.

de 0 m. 17 sur 0 m. 30 témoigne de la dédicace de cette église, sous le vocable qu'elle a toujours conservé, le 25 décembre 556 après Jésus-Christ ' (fig. 4181) :

D(ie) vin k(a)l(endas ) januarias, era 594, dedicata e.it h(a)ec ec(cl)esia s((in)c(t)e Marie.

Le millésime de l'ère est donné avec la ligature de L et du premier X ; il est certain qu'il faut compter 594 et non pas 584, puisque, en 594. la fête du 25 décembre tomba un dimanche, jour reciuis pour la dédicace.

Dans la Tarraconaise, à Cehegin, district de Caravaca, province de Murcic, cette inscription — apportée peut-être de l'ancienne Bcgastris — se trouve encastrée

Guerrn y Orbe, qui l'avait auparavant publié dans lo liastracivn catàlica, 1881 ; N. Diaz y Perez, Estrenuitliira, daiis emporta, 1887. p. 656; JJnrtlncz, I£l Itbro de Jerez, .Séville, 1892, p. 44; F. Fitn y Colonie. «Inns Boletin, ISîiT. l. xxx, p. 346, d'après l'estanipaKe <le MiiiimiIuiI.

ESPAGNE

dans le mur de la chapelle de Sanla Maria de la Soledad prés de la porte ' :

[ + //I] N [orne] DNI • VITALis EPS CONSERCAVIT O O O

HANC BASELICAM

Dans la même localité, tablette de marbre trouvée en 1626 près de la ville, à un quart de lieue à l'ouest.

In nomine Domini, Locuber ac si indiynus abbas jecil et duos choros hic construxit et sacralx sunt sanctorum Die ecclesiie pridie idus niaias, era 729, quarto regni gloriosi domini noslri Egicani. La date est : 14 mai 691.

A Espejo (= Ucubi), dans le district et à 18 kilomètres nord-est de Montilla, province de Cordoue, une plaque de marbre, trouvée au lieu dit fa liaza, à

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4181. — Dédicace d'église à Sainte-Marie. D'après Huebner, op. cit., p. 43, n. 357.

dans les ruines d'un édifice situé sur la rive gauche du Quipar, au pied du Cabczo de la Muela, sur l'emplacement probable de l'ancienne Begastris. L'inscription était gravée sur la tranche, sur les quatre faces - :

t NO AO ^RVS MINVS

BIGASTRENS ECCLESIE EPS

SACRAVIT ANC BASELICAM

SCI VINCENTII • ANNO III • PONTIFICAVS t Noster dominas Acrusminus (?), Bigastrensis Ecclesiie cpiscopas, sacravit liane baselicam sancli Vincentii, anno tertio ponliftcalas.

A Martos, l'ancienne Tucci, chef-lieu de district de la province et à 21 kilomètres ouest-sud-ouest de Jaën. (Andalousie), une inscription aujourd'hui introuvable, mais qui trouvée vers l'année 1600 fut alors encastrée dans les fondations de la tour du couvent de Saint- François ' :

CEPRIANO EPISCVPOORDINANTEEDIFICAT(n«(. /(afcdesia]

A Baylen, province de Jaen, en Andalousie, une dalle de 1 m. 56 sur 0 m. 36, encastrée dans le mur près de la porte ouest du château * : -f~ÎN NMË DNI : LOCVBER AS Cl INDICNNVS "ÂBBA FECIT ET DUOS COROS : |C CONSTRVXIT : ET SACRA TE SVNT SCÔRVM DÏ ECLESIE : PRIDIE IDVS MA! C XXVIIII QVARTO RECNO CL DNI NSI EGICANI

' P. Emm. Ortega, Deseripciûn de Cehegin (vers 17501, ms. de la bibl. de r.\cad. de Madrid, E 166, fol. 150 v»; E. Huebner, op. cit., p. 58, n. 181; SuppL.p. 81, n. 407. — ' Aiir. F. Gucrra y Orbe, Antiguedades del cerro de los Santos en termina de Montealegre. Discursos leridos ante la real Academia de la tiistoria en la recepciùn publica del SrD. Juan de Dios de la Rada y Delgado et dia 27 de junin

deux lieues de Villares de Teba, conservée à Espejo, transportée depuis à Jlalaga ° :

IN H VNC TV

MVLVM REQVI ESCIT CORPVS BELE S A R I F A 5 MVLI XPI-CONDI TORI HVIVS BASE LICE QVI V I X I T IN HOC S CLO ANN S PLVS MINVS RECESSIT IN PAGE SUB B ERA DCC

In hune tumulum reqaiescit corpus Belcsari, famuli Chr(ist)i, conditori hujus baselice, qui vixit in hoc sœcalo annos plus minus.... récessif in pace sub die... era...

Cette épitaphe a été gravée du vivant de Bélisaire, fondateur de la basilique; inutile précaution, on n'a pas seulement pris la peine de graver la date de sa mort et le nombre des années de sa vie.

A Tolède, dans l'église jadis consacrée à Saint- ThjTse, une inscription dédicatoire qui a dû être pla-

de lS7â, p. 145; le même, Deitania. p. 24; E. Huebner. op. cit., Suppl., p. 81, n. 40G. — ' Elorez, op. cit.. t. xii. p. 405; Masdeu, op. cit., t. ix, p. 471, n. 10; E. Huebner, op. cit., p. 31, n. 109. VI» siècle emiron. — ' Jiniona, Obispos de Jaen, 1654, p. 60; E. Huebner, op. cit.. n. 172: Suppl, p. 79, n. 401 ; F. Fita y Colomé, dans Bolelin, 1S9G, t. xxvm, p. 419-420. — = E. Huebner, op. cit.. p. 28, n. 29.

ESPAGNE

céesur le fronton. L'évêque Cixila siégea de 774 à 783':

TEMPLVM HOC DOMINE CIXILA CONDIDIT DIGNAM HIC HABEAT SORTEM IN AETHERA CVM SVMMIS CIVIBVS CANTICA PRAECINAT GAVDENS PERPETVIS SAECVLIS OMNIBVS

2° Mobilier liturgique. — Les monuments épigraphiques d'Espagne nous ont conservé un assez grand nombre de listes de reliques dont l'intérêt n'est pas seulement de nous rappeler les noms des saints locaux les plus honorés. Parfois, ces vieux saints étaient considérés par une cité à l'égal d'un palladium. Nous lisons dans la Clironique d'Idace que Theudericus, Emerilam deprœdari volens, beatse Eulaliae martyris terretur oslentis. Les noms de Janvier, Fauste, Martial, Fructueux, Augure, Euloge, Juste, Pasteur, Vincent, Aciscle, Servand et bien d'autres encore sont particulièrement honorés '. C'est entre les années 630 et 662 que se classe le plus grand nombre des listes de reliques tracées sur les marbres espagnols. Celle-ci, datée du 16 décembre 630, a été trouvée à Médina-Sidonia, chef-lieu de district à 35 kilomètres est-sud-est de Cadix ' :

HIC SVNT RELIQVI

: RM CONDITE • ID

..I • STEPANI • IVLIA..

..ICI • IVSTI PASTOR

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