DNS
SCAE MARIAE
BACAVDA
Il KL IVNIAS
E DCLXVIII
Ara sancla Domini. — Fundavit eam AUissimus per Eulaliam cl filium ejus Paulum monachum. — • Dedieavit hanc œdem dominas Bacauda episcopus. — Consecrata est baselica hœc sanctœ Marise, il kalendas junias aéra 668, c'est-à-dire 630 apr. J. C.
L identification de Bacauda avec un évêque d' Igabro, quoique soutenue par la plupart des auteurs espagnols, demeure douteuse. Le chiffre de l'ère province soulève une difficulté par suite d'une ligature que Huebner résout LX, Bayer lxx, Florez et Fita lxxx. Si on fait de Bacauda un évèque d' Igabro, la date 698, soit 660 après Jésus-Christ, conviendrait seule.
Et voici de nouveau les listes de reUques, et de nouveau l'évêque Pimenius, évèque de Medina- Sidonia. Celle-ci provient de la chapelle Saint-Ambroise près de Xejer de la Miel, gravée sur une base de marbre = :
4^ ÏN M DNI NST SVNT RELIQV mH
scoRVM VI mmm,
5 CENTI • FELICIS IVLIANI MARTI RVM ■ DE DICA
Tio ixivs Qwmst
LICE SVB e 10 KL DECEM ANNO SEXTO DECIMO DOMI NI PIMENI EPI ERA DCLXXXII
In nomine Dumini nostri Jhesu Christi. flic sunt
' Morales, Coronica. 1577, t. ii, p. 143; Fierez, op. cil., t. xn,p. 30; Masdcii. o/j.ril., t.i.\, p. 155, n.4; Casas-Deza, Cronografia de la provincia y obispailo de Cordoba, in-4'', Cordoba, 1832, t. ii. p. 290; Loaysa, Collectio eonciliorum. 1593, p. 448; Muratori, Thés, vcl. inscr., p. mdcccxl, n. 2; E. Hucbncr, op. cit., p. 28. n. lOU; .Siipp/., p. 54, n. 100;
reliquiœ sanctorum Vincentii, Felicis, Jiiliani martyrum. Dedicalio illius basilicae sub die kalendas decembris anno sexto decimo domini Pimeni episcopi, era 6S2, le 1" décembre 644.
A Los Villares de la Hortichuela, à 5 kilomètres de Loja. ouest-sud-ouest de Grenade, dans les murailles d'une ancienne basilique ruinée, une base de marbre, haut. 0 m. 70, larg. 0 m. 44, épaiss. 0 m. 32, porte deux inscriptions chrétiennes sur les faces a et b; la face e est adhérente au mur par une
^âv
4182. — Liste de reliques.
D'après E. Huebner, op. cit., p. 59, n.
maçonnerie ; d n'a jamais rien eu 4183) :
(fig. 4182-
IN NOMINE DNI HISV XRI CON SECRATIO DOM NORVM PETRI ET PAVLI DIEXIIII KAL IVNIAS IN QVO RVM BASI LICA
REQVIESCVNT RE LIQVIAE SANCTO RVM ID EST DOM NE MARIAE DOM NI IVLIANI DOM NI ISTEFANI DOM NI ACISCLI DOM lô NI LAVRENTI DOM NI MARTINI DOM NE EVLALIE DOM NI VINCENTI DOM NORVM TRIVM
In nomine Domini lesu Chrisli, consecralio domno- Tum Pelri et Paiili. die xir kalendas junias. in quorum basilica requicscunt reliquiœ sanctorum, id est dumne Mariœ, domni Juliani, domni Islefani, domni Aciscli, domni Laurenti, domni Martini, domne Eulalie, domni Vincenti, domnorum Irium. La date est le 19 mai, vi-vii« siècle? Tous les personnages mentionnés sont connus. Les domini très sont les trois martyrs cordouans célébrés par Prudence : Faustc, Janvier et Martial. Pour Julien, on peut hésiter sur l'identilicalion; Guerra propose saint Julien de Vienne cii Viennoise.
Une table d'autel en marbre provenant du monas-
F. Flta dans Bolelin, 1892. t. xxi, p. 18; 1890. t. xxviii, p. 413-116. — • F.. Huebner, op. cit.. p. 32, n. 11 1 ; .S'iipp/.. p. 56, n. 111; F. Fita op. cit., 1896, t. xxviii, p. 41(1- 419. — • Aur. F. Uucrra y Orhc, .Irijiipolojia erisliaiui, inserlpciùn u ftn.vi7irn det sigin v, dans la (Uciiciti iTisIniiiii, Madrid, 1878. p. 399-11 I.
ESPAGNH
tère de San Roman de a liornija entre Toro cl Tordesillas ' :
HIC SVNT RELIQVIAE NVMERO SAN CTORVM SANCTI ROMANI MONA CHI SANCTI MARTINI EPISCOPI SAN CTAE MARINAEVIRGINIS SANCTI RE 5 TRI APOSTOLI SANCTI lOANNIS BA PTISTAE SANCTI ACISCI ET ALIO RVM NVMERO SANCTORVM
Ce monastère fut fondé en 646 par saint Fructueux. L'inscription est détruite ou disparue.
Enfin à San Miguel de Escalada, ayuntiamenlo de Gradajes. près de Lancia, dans le Léon, deux autels
NrVfKC:a^TfD.àA/}
4is:i. Listes des reliques.
D'après E. Iluebner, op. cit., p. 60.
découverts vers 1874 et qui paraissent appartenir au ix« siècle, mais pourraient reproduire un titre plus ancien, du \T'-vn« siècle - :
a) + HIC SVNT RELIQVIE RECONDITE SANCTE MARINE P ET SANCTE CECILIE [S ET SANCTI ASCISCLI PS
û ET SANCTI CRISTOFORI ET SANCTE COLVMBE
b) 4- HOC IN ALTARE SVNT RELIQVIE
SANCTI EMILIANI PRBRI
SANCTI BARTOLOMEI APSTOLI SANCTI STEFANI LEVITE
ô SANCTI MARTINI EPISCOPI
Les trois pièces suivantes a, b, c<ont été trouvées dans une anthologie épigraphique d'origine espagnole, Anthologia Hispana, du \in« siècle, éditée par
' Yepes, Cronica gênerai de la orden de San Benito, t. ii, fol. 148'; Florez. op. cit., t. x, p. 304; E. Huehner, op. cit., p. 44, n. 140. — = Monumentos itrquileclonicos de Espafia. fasc. 55; R. Alvarez de la Brana, dans Revista de archiuos, bibliotecas y miiseus, Madrid, 1874, t. iv, p. 378; F. Fita v
J.-B. De Rossi. Ces pièces avaient été copiées ensemble et se trouvaient isolées du reste du manuscrit par un assez long intervalle; elles étaient suivies de l'épitaphe de saint Léandre, qui appartient nécessairement à Séville, ce qui fait supposer avec grande vraisemblance que les trois pièces se lisaient dans une basilique de cette \ille. Si b s'applique très justement à cette destination, a et c sont utilisables partout. Le style très correct de a pourrait donner lieu de penser que la pièce est ancienne; en tout cas, il est bien préférable à celui dont font usage les autres compositions métriques du \T siècle conservées dans V Anthologia Hispana '.
a) Versus inscripd parielibus Iribunalis i.e. bematis basHicœ, rejerendi ad calhedram episcopi : SPS HIC HOMINES CELESTI DOCMATE COMPLET ADQVE PER HOS HOMINVM SPS IPSE DOCET
.\d diaconiciim, ubi minisiri misa sacra parabanl : SVB TERRORE DEI METVENTES ITE MINISTRI QVI VASIS FERTIS MVNERA SCA SACRIS
Ad chonim i. e. scholam cantonim :
SOLA MINISTERIIS VIA COMPETIT ISTA SVPERNIS DVM POPVLOS SACRIS SECRECAT IPSA CHORIS
Ad bihliuthecam et sacras libros ibi scrvalos : QVI MEDITARl VIS LAVDES ET CANTICA CHRI HIC PROMPTOS ANIMOS SVBDE BONIS STVDIIS HIC TIMOR HIC DOCTRINA DATVR HIC CORDA DOCENTVR HIC VICET INDE BONVM HIC RVIT INDE MALVM
Ab baptisma, confirmalionem. eucliaristiam, cuni baplisterium cum tribunali coha-reret :
CARNE CRVORE PIO LIMFAQVE ET CRISMATE SACRO HIC OS EST HOMINES ViVIFICARE POTENS
b ) De sede siue seinilcro sanetunim : CLORIFICAT NOSTRA PAX QVOS CONTEMPSERAT HOSTIS ET ONOR EST POTIOR HIS QVAM CONCVSSIO LETI NOS DEDIMVS SEDEM ISTIS CVM LAVDE PERENNI VOS TRAITE FAMVLOS IN RECNI SORTE FVTVRI
c) Teirasiichum subjeelum imaijini Johannis evangelislœ :
TRANSCREDIENS CELOS VERBVM PATRIS \(s)TE lOHANNES REPPERIT ET RESERAT QVI CHRI PECTORE SVMSIT VIRCINIS OFFICIO DICNVS QVI VIRCO PERENNIS ACCEFIT SERVARE D(e)\ IN TEMPORE MATREM
Quelques mots offrent la trace de l'aspiration de la langue espagnole, par exemple -.a), ligne 2, /ios pour os ,• 6^ ligne 2, onor pour honor; traite pour Irahile; ligne 3, au lieu de istis. De Rossi propose sois (= sanctis); c), ligne 1, palris sle, comme dans l'épitaphe de l'évèque Honorât de Séville lapis sle pour iste; hgne 2, reserat qui pour reserat quse; ligne 4 : accepit Domini servare in tempore malrem. E. Huebner croit pouvoir rapporter les allusions contenues dans la pièce ft à la circonstance rapportée dans la Chronique d'Idace, au dire duquel les Vandales entrés en Espagne, en 409, la ravagèrent de 425 à 428 et capta Hispali (Séville) manus in ecclesiam civilatis ipsius exlendisse '.
Enfin nous mettons encore au rang du mobilier liturgique un débris provenant de Santiponce, province et banUeue de Séville; c'est une plaque de marbre qui a probablement fait partie d'un cadran
Colomè, dans Boletin de ta Acad. dc/n /lis/orio, 1897, t. xxxi, p. 470; 1898, t. xxxn, p. 217; t. xxxiil, p. 221; E. Huebner, op. cit.. Suppl., p. 69, n. 382, 383. — » J. B. De Rossi, Inscript. christ. i;r(>. Romjp. 1 888. t. ii a. p. 295; E. Huebner, op. cil.. Siippl., p. 46, n. 361. — 'Édit.Mominsen, p. 17, 21.
ESPAGNE
solaire (voir ce mot) ; on lit simplement ces mots ' ; /lo] R O L O G I V
ym, DNi
s]CI STEFENI
A Medina-Sidonia, en la hermila de los santos, encima de la sacristia, un objet insuffisamment décrit par Huebner et trop sommairement figuré ; ce qu'il nomme arcus oslioli (?) ne serait-il pas un arc de ciborium; le texte est peu clair, on peut y voir à volonté saccrdos ou sacravil ou sacralus - :
LEPERORE • VOMII SED SACR.
Une plaque de marbre trouvée près d'Arjona, 35 kilomètres nord-nord-ouest de Jaen, vers 1856, présente deux arcades et la mention ^ :
+ HIC REQVIESCIT FÎvis dT VITALIS
Probablement à Tolède : In vélo quod a Chinlilana rege Romam directum est. nous apprend V Anlhologia hispana, qui a conservé ces vers * :
DISCIPVLIS CVNCTIS DOMINI PRAELATVS AMORE DICNVS APOSTOLICO PRIMVS HONORE COLI SANCTE TVIS PETRE MERITIS HAEC MVNERA SVPPLEX CHINTILA REX OFFERT • PANDE SALVTIS OPEM
Chintila est un roi wisigoth, contemporain du pape Honorius I"'"', avec qui il était lié d'amitié. Le pape Honorius I" nous apprend que les portes de la basilique de Saint-Pierre élaient protégées par une blalteam pullam (c'est-à-dire blaticum vellum). Il est possible que ce soit la courtine oflerte par le roi Cliintila; il est toutefois plus vraisemblable que cette dernière servait à recouvrir le tombeau de saint Pierre et son autel.
h' instrumenlum domesticum nous apporte peu de chose, sauf quelques tuiles :
JEliaElinacumfiliis gaudelsubu(le) sul(va) (n.431) A + Diona cum filiis CO (n. 434).
Salvo epis[copo]... Marciano (n. 437).
^*uj Bracari vivas cum luis (n. 193).
Marciane vivas in A>iCk) (n- 203).
A Oviedo, dans la basilique du Saint-Sauveur (ou de Saint-Jean) se trouvait un pavement en forme d'acrostiche donnant la lecture Silo princeps fecit. Ce Silo serait un roi des Asturics, mort en l'annte 783 (n.l45).
3° Saeremenls. - Une inscription de Mérida, trouvée en 1650, nous fait connaître un homme à qui son titre de pénitent ne peut être imputé à l'expiation de quelque faute grave; on nous apprend qu'il a vécu une existence pure. Avant de mourir.il reçut l'extrêmeonction. Ces formules si simples, dont on prétend tirer parti pour découvrir la survivance des institutions primitives du christianisme, n'ont rien qui puisse nous surprendre. ■ Saturnin, confrère des pénitents, serviteur de Dieu, après une vie estimée de tous, est mort à l'âge de G8 ans, le 10 décembre de l'an 578, administré des sacrements de la sainte Église. » Voici à peu
' E. Huebner, op. cit.. p. 20, n. 03. — ' Ibiil., p. 25, n. 87. — 'ifcid., p.35,n.llS;.Si//)/);.,p..';8.n.ll8;E. I.eniant,dans Journaldes savanh,18TJ. p. :t2:i, — ' J.-D. DcUossi, Inscripl. iir/>./<onia-,t.ii.p.254,n.7;l-:.iIucbnir, .Siippl., p. 75, n.3'.)2. — ' Oarcias de SalcPdo Coroncl, Inacripiion del sepiilihro de Salurnino pcnilenic que se liallo en Mcrida, ln-4», Madrid, 1650; E. JlucbncT, op. cit., p. 10. n. 33; V. Barmntfs, Aparain bibliograpco para lu tiisitiria de lixtraïuadura
près comment on épitaphe ' :
libellerait aujourd'hui semblable
+ SATVRNINVS PENITENS FAMVLVS DE! QVi IN HOC SECVLO MVNDAM TRAN SEGIT VITAWl VIXIT ANN 5 PLVS MINVS LXVIII ACCEP TA POENITENTIA REQVI EVIT IN PAGE SVB a XVII KAL lANYARIAS ERA DCXVI Salurninus, penitens, famulus Dei, qui in hoc seculo mundam iransegil vitam; vixit ann(os) plus minus 68, accepta pœnitentia requievit in pace sub d(ie) XXlt kal(endas) januarias, era 616.
Cette formule nous amène à une autre qui en diffère par certains aspects. C'est encore à Mérida, et il y est question d'un pénitent (voir : 8. Croyances).
A la chapelle de Santa Maria la antigua, à une demi-Ueue à l'ouest de la Haba, et à deux lieues de MedeUin, une épitaphe du 20 janvier 585 nous offre la même mention du dernier sacrement et, chose bien plus remarquable, l'IxQ'^Ç " '■
SATVRIVS FAMVLVS DEI VIXIT ANN-LXXl-M-l-D-VI ACCEPTA POENITENTIA REQVIEVIT- IN • PACE-Vlll 5 KALEND • FEBRVAR
ERA- DCXXIII Salurius, famulus Dei, vixit annos 71, mensem 1, dies 6, accepta pcenilentia requievit in pace, viil kalendas februarias, era 621.
A Xerez de los Caballeros, dans la chapelle de Saint-Biaise, à 79 kilomètres de Badajoz, Estramadure, une épitaphe du 15 novembre 662 de notre ère ' : + TEODEJVIIRVS FAMVLVS pi VIXIT IN HOC SCLO LXXVI ANN ■ ACCEPTA PE 5 NITENTIA QVIE VI IN PACE SVB a XVII KLD NO VENB ERA DCC es P 15 T(h)eodcmirus, famulus Dei, vixit in hoc seculo T6 annos; accepta pcnitentia quievit in pace sub die 17kalendas novembris, cra 700.
A Las Hcrrerias, près d'Arjona, à 35 kilomètres nord-nord-ouest de Jaen, une plaque de marbre, de 0 m. 28 sur 0 ni. 15, trouvée avant 1644 sur une muraille ancienne, conservée à Arjouilla, puis à Andujar, aujourd'hui perdue ' ;
-I- MARIA FIDELIS^XPI IN VITA SVA
mz DILIEN LOCiVi IBIQVE SWMVMAMESJT '• RPVS QATVOR DENI VNO SVPERVIXIT ANNOS CM PENTEN TA RECSSIT IN PAGE e VII ID-MARTIA SECVNDOR 5 ECCISWTI RECNAN C PATR.PRCIPS ANNO
in-8°, Mniliid, 1870, I. 11, p. ■17.'i: !•". Kitn, dnns Bvlelin, 1894, t. XXV, p. 80, n. 48. -- ' E. Iliicbner, op. cit., p. 13, n. 43; K. l'Itii, d:ins Holelin, 1894, t. xxv, p. 142. n. 123. — ' E. Iluebner, op. ri/., p. 18, n. 54; 1". Fitn, duns tiolelin, 1897, t. XXX, p. 351. — ' Jimcnn, Obispos de Jaen, 1054, p. 28; l'Ioioz, Zsspdrta sagrada, t. 11, p. 184; Nasnrre, I^olygraplda, 1738, fol. xvni, v°; Mnsdcii, op. cit.. t. ix, p. 462, col. 1 ; IC. IIuelmiT. "p. 1 i/., p. 34, n. 117.
ESPAGNE
+ Maria, fidelis Chrisli, in vita sua hune diligens loeum, ibique summum manens (?)«/ rébus {1) quatuor déni uno supervixii annos; cum penilenlia reeessil in pacedie vu idus marlias, secundo Hecceswinti regnanlis cum paire principis anno.
A Cabra, 75 kil. sud-est de Cordoue. un fragment trouvé en 1802, à une demi-lieue delà ville, mentionne le baptême conféré à un enfant de vingt mois ' :
s]ALVTIVS VIXIT MEN se\S XX BAPTIDIATVS
Un exemple unique, une inscription de Alacer del Sal, district de Setubal, nous montre l'usage d'imposer un nom au baptême, Sinticio, famulus Dei, peu satisfait du sien, a voulu prendre le surnom de Dieudonné : Dei donum '.
Rapprochons des textes relatifs aux sacrements une ardente invocation à la croix, provenant de Cordoue ^ :
Â[Sj
CRVX VENERANDA HOMINVM REDEMPTIO SEMPER IN QVA CHRISTVS PENDENS HOMINES REDEMIT CVNCTOS TEQVE IN GESTANTES POSSIDENT CAELVM NVNC 5 MELIVS GAVDEMVS CHRISTI MORTE REDEMPTI DVMCOELVM ETPARADISVMSINAACIPITHOMO
Crui veneranda, hominam redemptio semper, in qua Christus pendens homines redemit cunctos [et te] gestantes possident cœlum. Nunc melius gaudemus Chrisli morte redempti dum caelum et paradisum [Sien] accipit homo.
4° Clergé. — 1. Évêqaes. — Nous possédons quelques inscriptions relatives à des évêques. Nulle hésitation n'est possible pour la première, qui appartient à Séville et mentionne les deux évêques Léandre et Isidore, ainsi que leur sœur Florentine. L'inscription était placée au-dessous d'une peinture représentant ces trois personnages * :
CRVX HEC ALMA CERIT SANCTORVM CORPORA FRATRVM LEANDRI ISIDORIQVE PRIORVM EX ORDINE VATVM TERTIA FLORENTINA SOROR DEO VOTA PERENNIS EO POSITO CONSORS HIC DICNA QVIESCIT 5 ISIDORVS IN MEOIVM DISIVNCIT MEMBRA DVORVM Hl QVALES FVERINT LIBRIS INQVIRITO LECTOR ET COCNOSCES EOS BENE CVNCTA FVISSE LOCVTOS SPE CERTOS FIDE PLENOS ET SVPER OMNIA CASTOS DOCMATE SANCTORVM CERNE CREVISSE FIDELES lU AC RED|(/i] DOMINO QVOS IMPIA IVRA TENEBANT VTQVE VIROS CREDAS SVBLIMES VIVERE SEMPER ASPICIENS SVRSVM PICTOS CONTENDE VIVERE OBIIT FELICIS MEMORIE LEANDER EPISCOPVS DIE II IDVS MARTIAS ERA DCXL 15 OBIIT SANCTE MEMORIE ISIDORVS EPISCOPVS DIE II NONAS APRILES ERA DCLXXXIII|I| OBIIT PIE MEMORIE FLORENTINA DEO VOTA V KALEND- SEPTEMBRES ERA DCLXXI
Ligne 2 : priorum, à la place duquel L.Holsten propose piorum; votes est un titre d'honneur que nous
» E. Huebner, op. cit., p. 29, n. 103; Suppl, p. 54, n. 103. — • E. Huebner, op. cit., p. 3, n. 2. — " E. Huebner, op. cit., p. 38, n. 125; Siipp!., p. 58, n. 125. — ' Isidore Arcvalo, Isidori Hispalensis opéra, in-fol., Romae, 1797, t. I, p. 35; J.-B. De Rossi, Inscript, clirist. urb. Roitue, in-fol., RoniEB, ISSS.t. ii fc.p. 296, d'après la copie de i'.Antliolngia tiispnna du vni« siècle, avec les corrections proposées par Luc Holsten et Caietano. ibid., p. 255; E. Huebner, op. cit., Suppl., p. 47, n. 362. — ' Caro, .\ntigudeadcs.... de
voyons décerner à l'évêque Orontius de Mérida dans une inscription de l'année 641 ; — ligne 3 : tercia, dans V Anthologie; — ligne 4, le vers est boiteux, voici quelques conjectures : et posita consors sic eorum digne quiescit (Caietano et Arevalo; ce dernier change digne en digna); et posita amborum mnsors hic digna quiescit (Holsten): deposita et amsors hic lumbx digna quiescit (De Rossi); — ligne 5 : disgunyit. dans V Anthologie ; la prononciation moderne Jsidro favorise l'accentuation Isidorus; — ligne 6 : fuerant inquirite, dans
l'Anthologie, corrigé par les éditeurs; — ligne 7 : et cognosce illos (Holsten); — ligne 8 : ispc pour spe, dans l'Anthologie; c'était un usage ancien de placer un i vocal devant l's au début d'un mot. Arevalo, Caietano et Holsten ont omis ce vers; — ligne 9, docmatibus dansV Antliologie ; do gmale sanctorumcernens (Holsten); peut-être lisait-on sur la pierre dogmate avec la ligature de te, ce qui aura pu être pris pour l'abréviation du pluriel dogmat(ibus): — ligne 10 : ac reddomino (Anthologie); ac re domino (;Vrevalo); ac re domine (Caietano), œterno domino (Holsten); ac reddi domino (Huebner); — ligne 14 : die il idus, probablement pour die m idus; en Espagne, on employait die allero idus au lieu de pridie; marcias dans l'Anthologie, de même qu'on lit tercia plus haut, ce qui n'est guère l'usage en Espagne. L'ère DCXLI, que donnent Arevalo, Caietano, Holsten, est inexacte, puisque le calendrier édité par Muratori, dans Scriptores rerum Ilalicarum, t. n b, p. 1024, atteste que sera DCXL obiit Leander episcopus; — ligne 16 : sera DCLXXIII, dans l'Anthologie; DCLXXIV (Arevalo, Caietano); — ligne 18 : kalend. julias sera DCLXXI (Caietano). Les dates ainsi marquées sont respectivement : 14 mars 602, 4 avril 636 et 28 mai 633 après Jésus-Christ. Voici l'épitaphe du successeur d'Isidore sur le siège de Séville; elle a été trouvée au xvni" siècle dans les fondations de la cathédrale, transportée à l'.'Vlcazar, ensuite dans le patio del anlecabildo de la cathédrale, où elle est demeurée. Le début manque ' :
CONMVNI
BEATA TENES lAMQ • NOVELVSTRIS GAV DENS DVVITA WIANERET ô SPS ASTRA PETIT COR + PVSJN VRNA lACET OBIIT DE PONT^IFEX SVB & PRI DIE IDVNOVEBRES ERA DCLXXVIIII 10 IN HONORE VIXIT ANNOS QVINQ-MENSES VI
lAM LAPIS STEMI NAS
Communi [sede régna] beata tenes.
Jamq(ue) nove(m) lustris gaudens du(mj vita maneret.
Spfiritu)s astra petit, corpus in wna jacet.
Obiit ide(m) pontijex sub d(ie) pridie idus nove(m)bres, era 679, in honore vixit annos quinque, menses sex.
Non timel lh]ostiles jam lapi[is]ste minas.
Ligne 6 : la croix a été ajoutée à une époque récente. La sentence finale est une citation de .Martial, Epigrammaton, 1. VL n. lxxvi; ligne 4 : épitaphe de Fuscius, vainqueur des Daces.
Seoilla, p. 22; FI. L. Dexter, Fragmentum Chronici, 1627, fol. 233; Masdeu, op. cit., t. ix, p. 251, n. 3; Florez, Espaiïa sagrada, t. ix, p. 213; Gonzalez de Léon, Nod'cia artixiica y curiosa di Seuilla, 2 m-4°, Sevilla, ISlt, t. n, p. 119: Gr. .Mayans. Lettre à P. Burmann, dans Anlluilogia veterum epigrammatam Latinorum, t. il, p. xv; Monumenlos arquilectonicos de Espana, lasc. 65; E. Huebner, op. cit., p. 20, n. 65; Suppl., p. 41, n. 65; Buecheler, Cornu epigr.. p. 1392.
ESPAG^'E
L'évêque commémoré par cette épitaphe est Honorât, mort le 12 novembre 641, ayant occupé le siège épiscopal de Séville cinq ans et six mois.
Au même évcque Honorât se rapporte une inscription trouvée près de Séville, dans les terrains déserts de Bujalmoro, sur la rive gauche du fleuve, parmi les restes d'une basilique du vn» siècle. Plaque de marbre
A Valence, on découvrit en 1770, dans les fondations d'une maison voisine de l'église San Salvador, l'épitaphe d'un évèque dont le nom manque *, et V Anthologia bispana nous a conservé l'épitaphe de l'évêque Justinien.
A Braga, chef-lieu de district à cinquante kilomètres nord-nord-est de Porto, trois pièces concer-