II., p. 4S, n
de 0 m. 56 de haut, sur 1 m. 45 de long, aujourd'hui encastrée dans le mur de l'escalier de la bibliothèque de Sé\ille '. H. Florez s'était posé la question de savoir si ces trois martjTs cordouans étaient frères '; le texte épigraphique tranche la question (fig. 4184). Les inscriptions épiscopales sont nombreuses, souvent aussi verbeuses et d'une utihté médiocre au point de vue de l'histoire. Nous en avons cité un certain nombre dans plusieurs paragraphes de cette étude. En voici deux appartenant à Tarragone ' :
a) Te Joannem Tarravo coluil mirificum valcm luosq(ue) in hvc loco in pace condidil artus : in le libra morum in te modeslia tenait regnuni Nitens eloquio, milissibus pollebas in corde
5 gerens cunim pauperum, pielate preditus ampla Ses namqfuej vita, fide magnificentius ipse [ap]paraisli cunclis pergens ad premia Chr(ist)i. Tuum nempe nomen luamq(iic) dulcissimammentcni knidabunt posleri numquam abolenda per evum.
10 Mérita preconiis luitoilunt faetu pcr s(œ)clis dénis equam librum [lenens r]emeantibus lustris Hector, doctorq ( ne ) pre/uisli monacis et populis octiens denos vita pcragens féliciter annos.
b) Sollers, magnanimus, pius ingénia Cato hic quiescit in tumulo Sergis ponlifex ses.
qui sacri labentia restaurans culmina templi, tiaud procul ab urbe construxit cenobium scis.
5 l'auperes patrcm hune tutorem habuere pupilli. viduas sotamen caplibis precium esurienltibu]s repperit ulimcnlum.
l'rofluus in lacrimis depulit contagia carnis eunctis carissimus, exuberanti gracia polle\n]s.
10 parcus in abundanlia, locuplex egentibus vixit, septics denos presentis eut peragens annos, tria sacer ponlifex pariterq(ue) septena religiosie vite explevit tempore lustra.
Cet évdque .Jean siégea aux conciles de Tarragone en 516 et de Girone en 517.
' F. Fita y Colonie-, dans Bniclin de la Acad.dc la historia, 1887, t. X, p. 342; E. Ilucbner, Inscript, christ., Siippl.. p. 48, n. 363. — ■ 11. Florez, Espaila sagrada, t. x, p. 328. — ■ J.-B. Uc Hossi, Inscript. clirhl. iirb. Homw, 1888, t. ii n.
nant le célèbre évèque Martin, convertisseur des Suèves :
beati Martini Dumienxis cpiscopi in
a) Versus basilica.
POST EVANCELICVMBISSENIDOCIVIA SENATVS QVOD RECNVM XPI TOTO lAM PERSONAT ORBE POSTQVE SACRVM PAVLI STILVM QVO CVRIA MVNDI VICTA SVOS TANDEM STVPVIT SILVISSE SOFISTAS
.-) ARCTOVS MARTINE TIBI IN EXTREMA RECESSIT PANDITVR INQVE VIA FIDEI PATET IN VIA TELLVS VIRTVTVM SICNIS MERITORVM ET LAVDE TVORVM EXCITAT AFFECTVM XPI CERMANIA FRICENS FLACRAT ET ACCENSO DIVINI SPIRITVS IGNE
10 SOLVIS AB INFENSO OBSTRICTAS AQVILONE PRVINAS IMMANES VARIASQVE PIO SVB FOEDERE XPI ADSCISCIS CENTES : ALAMANNVS SAXO TORINCVS PANNONIVS RVCVS SCLAVVS NARA SARMATA DATVS OSTROCOTHVS FRANCVS BVRCVNDIO DACVS ALANVS
\-, TE DVCE NOSSE DEVM CAVDENT TVA SIGNA SVEVVS ADMIRANS DIDICIT FIDEI QVO TRAMITE PERÇAT DEVOTVSQVE TVIS MERITIS HAEC ATRIA CLARO CVLMINE SVBSTOLLENS XPI VENERABILE TEMPLVM CONSTITVIT QVO CLARA VIGENS MARTINE TVORVM
■20 GRATIA SIGNORVM VOTIS TE ADESSE FATETVR ELECTVM PROPRIVMQVE TENET CALLIA CAVDENS PASTOREM TENEAT CALLICIA TOTA PATRONVM
b) Item. Eiusdeni in rejicturio.
NON HIC AVRATIS ORNANTVR PRANDIA FVLCRIS
ASSYRIVS MVREX NEC TIBI SIMMA DABIT NECPERMVLTIPLICES ABACO SPLENDENTE GAVESSAS
PONENTVR NITIDAE CODICIS ARTE DAPES 5 NEC SCYPHVS HIC DABITVR RVTILO CVI FORTE METALLO
CRVSTATVM STRINGAT TORTILIS ANSA LATVS VINA MIHI NON SVNT CAZETICA CHIA FALERNA
QVAEQVE SARAPTENO PALMITE MISSA BIBAS • SEO QVIDQVIO TENVIS NON COMPLET COPIA MENSAE 10 SVPPLEAT HOC PETIMVS GRATIA PLENA TIBI
p. 294; Huechi'Ior, Carmina epifjnipliicit, 18*.t.'>, t. i, n. 69U; K. Ilucbner, Inscr. Ilisp.. Suppl., p. H-l, n. 413. - - ' h., lluvhncr, Inxeriplitmitni llixpaiihf chrislinnanim, .Siipplvnieitltim, in-l. IUT<ilini. 1900, op. cit., p. .'i9, ii. 184.
c ) Epilaphium ejusdcm.
PANNONIIS CENITVS TRANSCENDENS AEQVORA VASTA CALLICIAE IN CREMIVM DIVINIS NVTIBVS ACTVS CONFESSOR MARTINE TVA HAC DICATVS IN AVLA ANTISTES CVLTVM INSTITVI RITVMQVE SACRORVM • 5 TEQVE PATRONE SEQVENS FAMVLVS MARTINVS EODEM NOMINE NON MERITO HIC IN XPI PAGE QVIESCO
a) Tit.: in vasiliea (ms. Paris, 8003); oni. beaii (ms. Paris, 2832); — ligne 3 : Postque siilum Pauli sacrum (2832, Peiper); — ligne 4 : stipuil (8093); — lign. 8 : Excit in (2S32); Excitât in (8093): Sirmond omet in; la lecture primitive Exit in ajfeclum peut être défendue (Rossi); — ligne 10 : solbil (8093): Solvit et ensuite Solvis (2832); Solvit, strictas (Sirmond); Suivis (Rossi); Solvit (Huebner); obstrictus (ms. d'Eugène de Tolède): — ligne 12 : Adscisis (8093); Toringus pour Thuringus (Huebner): — ligne 13 : Sclabus (8093); Xara et Datas, peut-être Nara en Afrique et Datus en Thrace (Huebner): — ligne 14 : Ostrngotus (8093); — ligne 15 : Suebus {8093); — ligne 17 : hec (8093); — ligne 18 : sustollens (2S32); benerabi templiim ; 8093);- — ligne 20 : adesse precalur (Sirmond); leçon arbitraire (Rossi); — ligne 22 : Galla-cia (2832 et Sirmond); — lignes 2, 7, 15, 20 : allusions aux miracles de saint Martin de Braga.
b) Dans 2832, ce texte est transcrit le troisième et non le deuxième; — ligne 2 : Assirius dédit (8093); sigma (Sirmond). néanmoins simma doit être maintenu comme étant l'orthographe commune au iv= siècle et depuis: — hgne 3 : abacho (S093): gavessas (8093, 2832); gabessas (ms. d'Eugène de Tolède); cavernas (Sirmond); Rossi fait dériver gabessas de gabata ou gavala; cf. Ennodius. Epigramma, 1, II, 22 : de composlile (repositorio) habente seplemgabalas, et il propose de corriger gavellas en gavalellas, qui seraient des gabatœ de petite dimension; Peiper et Huebner renvoient toutefois à Du Cange, Glossarium, au mot Cabessa. Cabeslrus; — Ugne 4 : nitide qaodicis (8093); ligne 5 : davitur (8093); foret (8093); — ligne 6 : stringal (Sirmond); — ligne 7 : mici (8093); vina Gazetica, Chia, Falerna, vins de Gaza, de Chio, de Falerne; — ligne 8 : queque saraplheno, vivas (8093); pour Sarapleno, lire Sareptano (Huebner); cf. Sidoine Apollinaire, Carmina, x\ti, 15, 16; j. Marquardt, Privatleben der Rômcr, 2' édit., 1886, p. 456; — ligne 9 : Sel (8093); mense (8093)-
r) Tit. : Epilafion (8093). sans autre désignation; — ligne 1 : Parmonis, e cora basta (8093); — ligne 2 : Gallicic, hactus (8093); Gallecise (2832); — ligne 3 : dicatur (Sirmond); la véritable leçon des mss. dicalus avait été conjecturée par Henschen, Acla sancl., mart. t. m, p. 88, et par Galland, Bibl. Patrum, t. xn, col. 288; — ligne 4 : institua (Sirmond): — ligne 6 : Komen (8093); dans Revue critique, 4 février 1884, p. 105, on a corrigé : Christi hic in pace, mais, écrit Rossi : contra codicum consensum lectio mutanda non est.
C. Caietanus, Sanctorum Irium episcoporum, Isidori Hispalensis, Ildefonsi Toletani, Gregorii cardinalis Ostiensis vitse, Romae, 1606, p. 10, publiait les épitaphes métriques des saints Isidore, Léandre, Florentina, d'après un veluslissimo manu scripto litleris gothicis codice, qui apud Xicolaum Fabrum Parisiis asservabatur. Ce manuscrit de Nicolas Le FebvTe passa dans la bibliothèque Colbert avant d'entrer à la Bibliothèque du Roi. c'est aujourd'hui le ms. Paris, Bibl. nationale, fonds latin 8093, du vin» siècle. C'est dans ce manuscrit que J. Sirmond copia les pièces, qu'il corrigea un peu arbitrairement et qu'il publia dans Eugenii Toletani opuscula, Parisiis, 1619, p. 57. ensuite dans ses Opéra, t. n, Parisiis, 1698, p. 907, et reproduit dans H. Florez, Espana sagrada, t. xv (1787), p. 383, et P. L., t. lix. Peiper, dans son édition
Alcimi Avili, des Monumenla Germanise hislorica, Auclores antiquissimi, Berolinl, 1883, t. vi b, p. 194, recourut au manuscrit. De Rossi, Inscripliones christiame urbis Romœ, in-fol., t. n a (1888), p. 255, n'avait pu identifier le ms. signalé par Cajetan et croyait perdu ou égaré celui qui avait servi à Sirmond; il fut mis sur la voie de l'identification par L. Delisle, p. 269, note. C'est d'après deux manuscrits qu'il a édité les trois épigrammes de Braga : ms. Paris 8093 (fol. 32, 32') et ms. Par;s 2832. Il existe un autre ms., à Madrid, décrit par P. Ewald, dans Neues Archiv, t. VI, p. 316-318, et que Huebner a utilisé. L'intérêt particulier du ms. Paris 8093 est d'être écrit en Espagne, en caractères wisigothiques et conformément à la prononciation usuelle du pays. E. Huebner, Inscript, christ., Supplem., p. 65, n. 379.
J.-B. De Rossi, op. cit., p. 269, suppose que a était placée au-dessus de la porte principale de la basihque,
tÈ
ry.
l/I^ITAMNCJ
FA
41SÔ. — Inscription du prêtre Britto.
D'après K. Huebner, op. cil., p. 9, n. 305.
ainsi qu'on en a des exemples dans les basiliques Libérienne et Eudoxienne à Rome; le texte est trop long, semble-t-il, pour avoir été placé dans l'abside. Quant à c, quoi qu'en ait dit Tamayo Salazar, Marlyrol. Hispan., 20 mars, ce ne peut être l'ouvTage de saint Isidore de Séville, parce que la rédaction est de Martin de Braga lui-même, qui avait marqué son tombeau dans la basilique élevée par lui sous le vocable de saint Martin de Tours, ce qui explique le nomine non merito que saint Isidore n'eût certes pas écrit et probablement pas pensé. Cf. S. Isidore, Opéra, édit. Arevalo, t. ii, p. 7, proleg., III, c. lxxxi.
2. Prêtres, etc. — Les épitaphes qui mentionnent des prêtres nous apprennent en général bien peu de chose; en voici des spécimens :
584. Beja, a-f-a>, Severus pr(e)sbii(er), famulas Chr(ist)i, vixit ann(os) 55, requievil in pace D(omi)ni XI kal(endas) novembres, era 622 >•
706. Mcrtola. -f-. Afranius pr(es)b(yter), decessit in pace D(omi)n(i) n(oslri)Jes(u) Chrifsti), d(ie) Y-
* E. Iluobner, oj). cit., n. 3; Stippl., p. 3, n. 3.
ESPAGNE
id(us) febr(uarias) era 744; m(emoriae) b(onae) '.
546. Mertola. +. Brillo, presb(yter), vixit annos 65, Tcquievit in pace D(omi)ni d(ie) nonas aguslas era 5S4 '{fig.4\85).
522. Mertola. +. Romanus, presb(yler), famalus Dei, vixil ann(os) 75; requievU in pace D(omi)n(i) d(ie) xv ka(l....)s, era 560 '.
2 mars 489, à Mertola, tablette de marbre de 1 m. 14 sur 0 m. 47, conservée au musée ethnographique de Lisbonne • :
SATIRIO PR BR MINIS TRAVIT IN PRESBITERIO ANN XIII RCSSIT IN PACE DOWIINI NI HS XI © VI N MARTIAS ERA DXXVII MEM OR NI REQVIESCET
Âfc
AOJ
Satirio, presbyter, ministravit in presbiterio annos Iredecim, recessit in pace Domini nostri Jesu Cbrisli, die VI nonas martias, era 527; memor noslri requiescut.
537. Mertola. + Simplicius, pr(es)b(yter), lamuhis Dei, vixit an(nos) 59, requievil in pace D(omi)ni, d(ie) vin fca(. septembres, era 575 '.
619. Séville. Saturninus prœsbiter, famulus Dei, vixit annos plus minus 53, recessil in pace sub d(ie) li id. novemb(ris), era 657 «.
589. Grenade. 4- In nomine D(omi)ni ['>.Pos]sidius, in Chr(ist)i nomine pr(esjb(i)t(er), recessil in pace die duodecimo \kal(endasj] maias anno [pri]mo domni n(o)s(lr)i [Sleph]ani ep(i)sc(o )pi. Trouvée dans le cimetière chrétien près d'Asquerosa, à el Solo de Roma à une lieue et demie de Pinosde la Fuente. Remarquer la substitution d'une date épiscopale à l'ère provinciale '.
693. Dans la vallée de Guadamur, près de Guarrazar, dalle de marbre encastrée dans le mur d'une chapelle, transportée depuis au musée de Madrid ' :
Quisquis hune tabule \lastra]ris liiulum hajus,
[Ecce] locum respice, siturn [perquire v]icinum.
Malui abere [sacrum loc]um [sacer ipse minisler].
Annis sexsa[ginla p]eregi lempora [vile]. [endum, 5 lFune]re perlunclum s(an)c(l)is \com]mendo tu-
[Ut cu]m jlamma vorax ve[n]iet comburere terras,
Ce\ti]bus s(an)c(t)orum merito socialus resuryam
Hic vite curso anno finito Crispinus
Pr(e)sb(y)t(erj peccator in Chr(isl)i pace quiesco. 10 Era DCC c[um [ XXXI
A la Torre de Ninches, à une lieue et demie de Baeza, province de Jaen, une épitaphe nous donne les années de sacerdoce et de diaconat du défunt ' :