‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 2)Chapitre 125 sur 331 · SIM · texte numérisé non relu

SIM

419-'. — Sarcophage de Gérone. D'après J. Puig, op. cit., t. i, fig. 325.

d'un portique par arcs et frontons, motifs qui ont joui d'une grande vogue en Asie Mineure (fig. 4162). Six figures, dont quatre grandes et deux petites, ont pris place sous ce portique, séparées entre elles par les colonnes, mais l'état de mutilation ne permet pas de les identifier. Au centre, la porte entr'ouverte de l'Hadès (voir ce mot).

J. Puig, etc., La arquilectura romanica a Catalunya, 1. 1, p. 272, fig. 323.

22° Jativa, conservé à la cathédrale; moulage au musée archéologique de Madrid; long. 1 m. 45,

portant une brebis sur l'épaule et tenant le vasejde lait à la main; à ses pieds, un chien, iv^ siècle; long. 1 m. 90, haut. Om. 61, Cg. 4192). F. Fita, dans Revisla hislorica, Barcelona. 1876, t. m, p. 138; J. Botety Siso, op. cit., p. 61, pi. m; E. Bonnet, op. cit.. p. 20, n. ii, pi. m; J. Puig, op. cit., t. i, p. 274, fig. 325; p. 278.

25° Gérone. Encastré dans le mur du sanctuaire de Saint-Félix. La face antérieure de ce sarcophage est consacrée tout entière à un sujet unique en plusietus épisodes. Après avoir représenté l'âme de la défunte introduite dans le jardin du paradis par ses

4193. — Sarcophage de Gérone.

D'après Bullel. arch. du Comité des travaux historiques, 1911, pi. ir, n. 2.

arg. 0 m. 65, épaisseur 0 m. 18. Huebner se contente de dire que le sujet est obscur et différent de ceux qui ornent les sarcophages chrétiens.

Villanueva, Viaje lilerario, t. t. p. 4; E. Huebner, Inscr. Hisp., Suppl., p. v.

23° Gérone. Encastré dans le mur du sanctuaire de l'église Saint-Félix. Orné de trois bas-reliefs séparés par dessurfacesstrigillées. Bas-relief, une défunte entre ses deux saints protecteurs; à gauche, arrestation de Moïse par deux Israélites; à droite, guérison de l'aveugle-iié. iv-v siècle, long. 1 m. 95, haut. 0 m. 54.

Garrucci, Storia. t. v, p. 114. pi. 377, n. 4; F. Fita,

deux saints protecteurs, on passe à l'histoire de Susanne (fig. 4193). Toutefois un détail de ce groupe pourrait mettre sur la voie d'une autre interprétation. Cette défunte, au lieu d'être une orante, tient une main levée, de l'autre un coffret. Ne serait-ce pas Susanne dans le jardin, entre les deux séducteurs, tenant un coffret avec dos objets de toilette? c'est possible. En continuant à aller de droite iX gauche, on voit que le sculpteur a brusquement réduit du tiers la taille de ses personnages, afin de laisser subsister l'indication d'un toit et d'un fronton. I.;\ se trouve Susanne en butte aux soUici-

ESPAGNE

il2

tations des deux vieillards; aux pieds de la jeune femme, une corbeille ronde renfermait les accessoires du bain: et deux servantes portant des ustensiles, ce qui est conforme au récit biblique: • 11 arriva que Susanne entra dans le jardin, selon sa coutume, étant accompagnée de deux filles seulement et qu'elle voulut se baigner parce qu'il faisait chaud. Alors Susanne dit à ses servantes: Apportez-moi de l'huile parfumée et des onguents, et fermez les portes du jardin afin que je me baigne '. » Le sculpteur, au risque de tout brouiller, a tout réuni : Susanne, les séducteurs, les servantes. L'épisode suivant montre Susanne accusée d'adultère devant le peuple. De chaque côté du juge, les deux accusateurs étendent le bras. Susanne est accompagnée par une femme. Faute de place, le sculpteur a dû traiter séparément un autre épisode, et il a montré un des vieillards posant la main droite sur la tète de Susanne, ce qui est conforme, une fois de plus, au texte de Daniel, xin, 34. Enfin, on voit les deux accusateurs conduits au

tation; ce sont deux épisodes réunis en un seul, quoique l'arrestation de Moïse et le miracle de l'Horeb soient séparés par un long intervalle. Ensuite c'est la nudité complète du fils de la veuve de Naïm, qui est d'ordinaire, comme les cada\Tes, recouvert de bandelettes: enfin c'est la scène, unique dans l'art des sarcophages, du Christ écrasant le lion et le dragon. iv-v« siècle ; long. 2 m. 21, haut. 0 m. 48.

Fit a, dans Revista historien, 1876, t. m, p. 138; Novisimo atio crisliano y Sanloral espanol, Madrid, 1881, p. xi-xiv; Garrucci, op. cil., t. v, p. 110, pi. 374. n. 3; Botet y Siso, Sarcofagos, p. 79, pi. ix; E. Bonnet, op. cil., p. 26-28, n. v; pi. iv, fig. 1; J. Puig, op. cit., p. 283, fig. 333; p. 285.

28° Gérone. Au-dessus du maître-autel et contenant les reliques de saint Félix, patron de l'église. Ce sarcophage en marbre blanc, comme les autres de cette église, a été recouvert d'une peinture à l'huile. On y a représenté : Moïse faisant jaillir l'eau du rocher, l'arrestation de saint Pierre, la guérison du paralytique,

hAB^Biê/^^^- l^'^^^^fy

4194. — Sarcophage de Gérone.

D'après BiiUel. arch. du Comité des travaux liistoriques, 1911, pi. iv, n. 1.

supplice sous escorte. iv*-v= siècle; long. 2 m. OS; hant. Cm. 50.

Garrucci, Sloria, t. v, p. 114, pi. 377, n. 3; Botet y Siso, Sarcofagos. p. 85. pi. x; E. Bonnet, dans Bull, nrchéol. du Comité, 1911, p. 22-24, n. m, pi. u. n. 2; J. Puig.. op. cit.. p 283. fig. 334; p. 286.

26° Gérone. Encastré dans le mur du sanctuaire de Saint-Félix. On y a représenté: arrestation de saint Pierre ou de Moïse; la présence d'une baguette entre les mains semble favoriser l'identification avec Moïse, le grand magicien; guérison du paralytique, miracle de Cana, multiplication des pains et des poissons, guérison de l'aveugle-né. prédiction du reniement de saint Pierre, Moïse frappant le rocher. iv-v° siècle, long. 2 m. 10. haut 0 m. 57. F.

Fita, dans Revista historica, Barcelona, 1876, t. m, p. 138; Garrucci, Sloria, t. v, p. 26. pi. 313, n. 1; Botet y Siso. Sarco/ayos, p. 65, pi. vn; E. Bonnet, «p. cit., p. 21-26, n. iv, fig. 2; J. Puig, op cit., p. 2S1, fig. 331.

27° Gérone. Encastré à gauche du maître-autel, en pendant au précédent. On y a représenté (fig. 4094): Moïse frappant le rocher, guérison du paralytique, multiplication des pains et des poissons, guérison de l'aveugle-né. une orante, la résurrection du fils de la veuve de Naïm. entièrement nu et sur la civière et debout, à côté du Christ; prédiction du reniement de saint Pierre; le Christ debout sur un lion qu'enserre un dragon crèté. C'est le commentaire du verset du Psaume xc, 13 : Super aspidem et basiliscum ambutabis et conculcabis leonem et draconcm; enfin le sacrifice d'Abraham. Ce sarcophage appelle plusieurs observations. D'abord c'est, dans la première scène. Moïse frappant le rocher, à l'instant même où une main lui saisit le bras pour le mettre en élal d'arres-

' Daniel, xiii, 15-17.

la prédiction du reniement de saint Pierre, le miracle de Cana. la guérison de l'aveugle-né, la multiplication des pains et des poissons, la résurrection de Lazare. IV- V» siècle. 2 m. 20 x 0 m. 58.

Aur. F. Guerra, Très sarcofagos cristianos de los siglos m, iv y r, dans Monumentos arquitectônicosde Espana; La Canal. Espana sagrada, t. xlv, p. 70; F. Fita. op. cit., 1876, t. m, p. 138; G.irrucci. op. cit., t. V, p. 36. pi. 318, n. 4 ; Botet y Siso . Sarcofagos, p. 74. pi. ^•^^; E. Bonnet, op. cit., p. 28-29, n. vi; J. Puig, op. cit.. p. 281, fig. 332; p. 284.

29° Elne. Dans les galeries du cloître et dans la cour sont conservés trois sarcophages de type purement ornemental, comme ceux que produisaient les ateliers du sud-ouest de la France, pendant les v» et vi« siècles. Leurs dimensions sont respectivement de 1 m. 90 sur 0. m. 65, de 1 m. 99 sur 0 m. 62 et de 1 m. 90 sur 0 m. 56.

E. Le Blanl, Les sarcophages chrétiens de la Gaule. p. 158; J. Puig, La arquitectura, p. 287-288, fig. 337, 338, 339.

30° Burgos, au Musée provincial. Une description et une figure ont été publiées de ce monument ; la description est fantaisiste et la figure indéchillrable. On peut entretenir des doutes sur la scène d'ordination d'un diacre, laquelle se passerait à l'ombre d'un arbre sur lequel perche un chrisme et ayant pour unique témoin un lièvre. Une fois ordonné, le diacre se dispose à gravir une échelle i)lantéc debout et Noc s'apprête à en faire autant, quand il aura rentré la colombe dans l'arche. Pour finir, une vigne.

Sur une autre face du même sarcophage, Adam, le Bon Pasteur, .\braliam.

Luciano Huidobro, Sarcofago crisliano del musro de Burgos, dans Xuovo buHellino di archeol. crislianu, 1906, p. 93-95.

De l'ensemble de cette série une conclusion se

ESPAGNE

dégage avec netteté. X^es sarcophages chrétiens d'Espagne ne sont pas produits par des ateliers indigènes, ce sont des objets d'importation. Sur ce nombre restreint de trente et un monuments, les numéros 4, 5, 6, 9, 10, 11, 13, 14, 15, 16, 18, 19, 20, 21, 23, 24, 26, 28, 29, 30, 31, soit vingt et un d'entre eux, proviennent d'ateliers établis à l'étranger; pas un seul archéologue quelque peu averti et famiUer avec les antiquités chrétiennes n'y contredira, croyons-nous. Le n" 1 paraît reproduire un sujet décoratif fréquent sur les mosaïques d'abside et les fresques catacombales du IV" siècle, fréquent aussi sur les sarcophages de la Gaule. Des n»» 2, 12, 22, rien à dire puisque les renseignements qu'on possède sont si vagues qu'on n'en peut rien tirer d'utile; de même pour le n" 17.Voilà encore cinq monuments écartés ; il nous reste à parler des n°' 3, 7, 8, 25, 27, que distinguent des particularités originales. Le n" 3 peut être l'ouvrage d'un artisan local, mais celui-ci n'a guère renouvelé ses sujets. Le Bon Pasteur et Daniel n'offrent rien qui se distingue des types connus, sauf la balustrade qui figure la fosse des lions; le sacrifice d'Abraham, avec son autel sur lequel monte une flamme, l'absence de main divine, le recueillement d'Abraham et d'Isaac, est seul traité d'une façon neuve. Le n" 7 est dans un état si concassé qu'on ne peut guère identifier la plupart des personnages, trop fragmentaires ; rien ne permet de croire que les noms tracés à une date postérieure aient interprété avec exactitude les personnages représentés. Le n° 8 nous offre, parmi des sujets tous connus et maintes fois représentés, la scène nouvelle de l'Assomption de Marie. Nous ne discutons pas cette interprétation, que nous croyons seule exacte, mais le fait qu'elle se rencontre en Espagne, sur un sarcophage orné de télamons aux angles, nous porte à croire que ce monument a été sculpté sur commande. On observera que le sujet de l'Assomption n'a pas demandé grande recherche d'originaUlé; une orante et la main divine sortant des nues ont fait l'affaire; or Dieu sait si les cahiers de modèles offraient un assortiment d'orantes et de mains célestes. Sujet destiné à satisfaire une dévotion ou une fantaisie, il n'est pas entré en possession de la vogue; d'ailleurs, si le sarcophage de Saragosse fut exécuté sur place, ou dans les parages mêmes où il s'est conservé, l'artisan a pu manquer à de nouvelles commandes. Le n" 25 est vraiment nouveau et le n» 27 nous offre, parmi d'autres sujets connus, le Christ piétinant le lion et le dragon, sujet fréquent et très répandu, puisque nous en avons déjà signalé des exemplaires en Gaule, en Afrique, en Egypte. Quant au sarcophage consacré à l'histoire de la chaste Susanne, il est unique de son espèce, ce qui ne prouve pas qu'il n'ait pas été exécuté en Gaule, d'où il aura été transbordé à Girone comme les cinq autres sarcophages chrétiens et le sarcophage païen conservés à Saint-Félix. L'histoire de Susanne n'était pas étrangère aux sculpteurs des ateUers de l'école arlésienne : on en a signalé des épisodes sur un sarcophage d'Arles et sur un autre trouvé à Narbonne '.

XIV. Manuscrit. — Le codex Lugdunensis ou Pentateuque d'Ashburnam (voir ce dernier mot) a été disputé par plusieurs pays. Son éditeur y voyait un produit africain. G. Paris le faisait écrire dans le midi de la Gaule, et le recueil de la Paleographical Society suppose qu'il a été copié dans l'Italie du nord. Les voyages qu'on lui infligeait continuèrent et S. Berger le fit venir d'Espagne.

* E. Le Blant, Étude sur tes sarcoptiages ctin^tiens de ta oitte d'Artes, 1S7S, n. 15, pi. viii; Les sarcopliages ciirétiens de ta Gante. 1886. p. 132, pi. Lxvi, fig. 1. — » Ewald et Lœve, Exempta scripturœ Wisigotliica-, Hcidelbcrg, 1883,

DICT. d'.\bch. chbét.

Ce manuscrit, dit-il, est. à tous égards, en dehors de toutes les traditions connues. L'art étrange qui s'y révèle nous paraît, au premier abord, sans analogues. Comme le dit un critique, il y a là plus qu'un art différent, mais une civilisation à part, dans laquelle les éléments germaniques semblent se combiner avec le fond des mœurs romaines. Pour en chercher la patrie, il nous est possible de procéder par élimination. A l'époque où nous sommes, c'est-à-dire au vn" ou au commencement du vmi= siècle, la Germanie et l'Aléraanie ne comptent pas, l'Afrique chrétienne est morte, l'Irlande et l'Anglo-Saxonie suivent de tout autres traditions, l'Italie demande ses modèles à la Grèce, et la Gaule mérovingienne cultive un art plus grossier, mais dont l'inspiration est, au fond, romaine. Un seul pays ne nous a rien appris de ses origines artistiques, c'est l'Espagne wisigothe, avec ses dépendances dans la France méridionale. Mais nous possédons de fort beaux monuments de l'art wisigoth, plus récents, il est vrai, de plusieurs siècles. Or, nous retrouvons dans les bibles de San Isidro de Léon et dans l'Apocalypse de Beatus (manuscrit de Saint-Sever-Cap-de-Gascogne), ces fonds à teintes plates, ces grands corps nus de géants attribués aux premiers hommes, ces yeux trop grands, ce mélange de raideur et de vie, qui sont les caractères des peintures du Pentateuque de Tours ou d'Ashburnam. Ces dix-neuf grandes peintures ont été exécutées dans un pays méridional et qui était en relation avec l'Afrique; on y voit des figures de nègres, des palmiers avec des régimes de dattes (fol. 6), des scorpions (fol. 10 v°), des lions très correctement dessinés et des chiens qui ressemblent à des chacals ; les chameaux de somme et de course à une seule bosse, qui y sont figurés en plusieurs endroits, sont d'autant plus sûrement pris sur la nature que les selles et les bâts sont imités avec une exactitude parfaite (voir fol. 21, 30, 65). Les selles de mulets (selles de femme) (fol. 30) sont particulièrement remarquables par le bâti en bois qui leur sert de dossier et par le crochet qui remplace les arçons. Une de ces selles est marquée d'une croix. Ce détail suffirait, s'il était nécessaire, pour faire exclure la pensée d'une imitation des modèles antiques. Tous ces traits méridionaux peuvent à peine s'expliquer autrement que par la connaissance de l'Afrique et par le voisinage même de ce pays. Or, bien qu'il ne soit pas prouvé qu'avant 711 l'empire des Wisigoths se soit étendu sur la côte d'Afrique, il est certain que, de toute manière, il n'y a pas loin de la Bétique à la Maurétanie tingitane. Dans les rubriques de ces peintures, le bétacisme espagnol est fréquent; on remarque même deux fois vincerna pour pincerna. Passant à la paléographie, nous cherchons dans les recueils de fac-similés les analogues de l'écriture de notre manuscrit. Peu de manuscrits paraissent s'en approcher autant que le plus ancien manuscrit espagnol qui existe (à part un palimpseste découvert à Léon), le Saint-Augustin de l'Escurial =. La plume de notre copiste est plus molle et sa main beaucoup moins ferme, mais les caractères généraux de l'écriture sont les mêmes. Or, voici qui paraît décisif. Nous remaïquons dans le Pentateuque, au fol. 49 v", après la Genèse, la note d'un correcteur : Conluli ut polui. Dans le Saint-Augustin, les corrections sont accompagnées des mêmes formules : Contuli ut polui, Contuli quantum mihi Dominus opitulatus est. Nous en savons désormais assez pour pouvoir nous demander si le Pentateuque de Tours ne doit pas être mis en tête des documents de l'art espagnol'.

pi. I, Escurial, R. II, 18; première moitié du vin" siècle. — ^ S. Berger, Le Pentateuque à peintures de Tours appartient-il à fart espagnol? dans Bull, de la Soc. des tuiliif., 18'.)2, p. 163-167.

rl5

XV. Orfèvrerie. — • Voir Diclionn., au mot Guar- RAZAR, pour les couronnes votives de Receswinthe, Suinthila et autres. Voir Diclionn., t. iv, col. 1178, fig. 3776, au mot Disque, pour le bouclier d'Almendralejo.

XVI. Mosaïque. — ■ Voir Diclionn., au mot Baléares, t. II, col. 161-164, fig. 1236-1237. .\ucune autre mosaïque chrétienne en Espagne ne peut entrer en comparaison avec celle de Sainte-Marie de Palma, dans l'île Majorque; toutefois, en présence d'une semblable indigence, on n'a plus le droit de dédaigner le pavement d'une petite basilique située à Elche, en la Loma de la Alcudia, orientée de l'est à l'ouest, où se trouve l'entrée. Dans l'abside se trouve une base carrée qui a dû servir primitivement à porter l'autel. Le sol entier de l'église était pavé de mosaïque. Le sujet

celle du côté de l'épître peut s'entendre peut-être « Lieu où prie le peuple »;

enfin, au centre ces mots :

evnAOlACYCYr^^^YXA,

ce que les archéologues espagnols traduisent par Baen vialje (?) '. Ce seraient là, parait-il, des formules juives et la chapelle serait une proseuque ou oratoire juif. On en peut douter (flg. 4195).

Une seule épitaphe chrétienne en mosaïque a été trouvée en Espagne, à Dénia, en 1878, sur la tombe

4193. — Mosaïque il'.\mpurias.

D'après J. Puig, La arquHeclura rumanica en Calaluflya, p.

289, llg. 341.

est Strictement ornemental : ce sont des nattés, des entrelacs, des grecques, des rosaces; les tons noir, blanc, rouge et jaune foncé sont assez ternes, la technique sans intérêt.

La mosaïque mesure 10 m. 90 sur 7 m. 55. On y remarque trois inscriptions en caractères grecs; celle ' du côté de l'évangile semble vouloir dire : « Lieu où se tiennent les prêtres ■'■.

-wTXHOXONTaNKenPeBYTCPCJN

' p. Ibarra y Uuiz, El cristianismo en Jllici, dans fieiiista de la Associaeion arlixiico-arqueologica Barcelonesa, 190.5, t. IV, p. 911 sq. ; E. Albcrtlni, Fouilles d'iilche, dans Biillelin hispanique, avril-juin 1907; 1'. Ibarra y Huiz, Antigua hasilica de Elche, dans Boletin de la rcal Acad. de la hiatoria, t. XLIX, p. 119 sq.; J. Puig, etc., La (iri/uileclura, p. 293, flg. 341, 344, 345: V. Lamperez y Homca, llisloria de la arquileclura cristiiuia espailola, Madrid, 1908, t. I. p. 134, 108, ng. 47, 78. — • Uoque Chabas, El sepulcro de Severina. dans El ûrchivo, 188G, Dcnia, t. i, p. 2, 9, 17, 243, 249; Hoquc Chabas, dans Mcmorias de la Sociednd arqueolngicn Valenciana, 1879, p. 27 sq. ; nniclin

inviolée de Scvcrina : on y lit ces mots (fig. 41^6) : SE VERINA VIX IT AN NOS XXXX DECESSITIN 5 PAGE TERTI V IDVS FE B

long. 2 m. 12, larg. 0 m. 85, hauteur des lettres I) m. 005; du iV ou du v" siècle '. Scverina mesurait 1 ni. 60, elle avait été inhumée la tête au midi, les

de la Academia de la hisloria, 1886, t. viii, p. 427; Berliner philol. Wochensehrift, 1886, t. vi, p. 733-760; Los primi. tivos cristianos espaiioles, dans El archiuo, 1890, t. iv, p. 145- 171, 193-202, 241-217; 1892, t. vi. p. 9; 1893, t. vu, p. 13; Atti del seconda congresso, ln-8°, Hoina, 1902, p. 149; Uoque Chabas, El sépulcre de Sencrina, mosaico de rubterlo en Dénia fEspaiia). A. Gucrra et F. Fitn, Recuenlos de un viajc à Santiago, Madrid, 1880, p. 72; T. Fila, dans Bolelin de la Acad., 1884, t. iv, p. 23; 1890, t. xvii, p. 272; \\. Hucbncr, Inser. clu'ist. Ilispan., .Supplem., p. 83, n. 410; .1. Puig, etc., La arquileclura ronuinica en CalaUinga, 1909, p. 29.1, ng. 34.S. p. 290-297.

ESPAGNE

pieds au nord; près de la tête se trouvait une fiole de verre haute de 0 m. 20, divisée à l'intérieur par une cloison, en sorte qu'on pouvait y introduire différents liquides; une monnaie indéchiffrable fut trouvée dans la tombe. Le type de cette tombe en mosaïque rappelle par sa simplicité et sa destination

4196. — .Mosaïque de Dcnia.

D'après .1. Fuig, "p. cil., p. S'.l.'), ng. .34S.

les mosaïques communes qui servaient à l'ornementation des tombes africaines de Thabraca; il est peu probable que celle-ci ait été apportée de bien loin. XVII. Sy.mboles. — Les inscriptions sont, pour l'Espagne, la principale source symbolique; on a vu que les sarcophages n'en usent guère; quant aux peintures et aux sculptures, il n'en est pas question. Ces symboles, une fois adoptés, n'ont guère subi de

modification. Voici les principaux avec le renvoi aux numéros du recueil de Huebncr.

-f- (au début de l'inscription), n. 1, 4, 10, 12, 13, 15, 20, 31, 32, 33, 42, 52, 54, 60, 63, 77, 88, 111, 116, 117, 120, 126, 138, 141, 147] 155, 159-163, 172, 181, 207.

>ï< (associé à in nomine Domini ou à quelque formule analogue), n. 4, 8S, 111, 116, 155, 160, 163, 172.

A-J-CO n. 9, 21,73, 74, 86, 87, 91, 119,304, 31'2, 419,

-l-A+CO-l-n. 3.

aXOù n. 297.

in " n. 137.

A )JC Wn.23.

A jiC0 n. 2, 14, 22, '28, 33, 44, 66, 67, 68, 98, 99, 125,

A )^ Cû n. 18, 60, 61, 72, 75, 78, 84, 95, 102, 103

A )P CO (à la fin de l'inscription) n. 44, 71.

Âjôi n- 186.

A)^(ji} n. 95, 164, 193, 198, 203. A^Q n. 151. A CO n. 92.

.jjij; n. 2, 9, 28, 33, 66, 67, 68, 125.

^sdl | ^^^ n. 317, 365. ^s^ ^ l^^n.35,338.

fidelis <^

XVIII. CoNOLES ESP.\GNOLS. — Au ^^I« siècle, une collection générale de conciles, comprenant les conciles espagnols, acquit une autorité presque exclusive, supplanta les autres collections de ce pays; il ne subsista que VEpitome d'une collection ancienne. En regard de cet Epilome, aucune autre collection ne put acquérir d'importance. La source la plus importante est celle qu'on désigne sous le nom de Collectio hispana. Auprès d'elle et, dans sa dépendance, la collection du manuscrit dit de Saint-.\mand, d'origine franque, et la collection de Novare, indépendante de VHispana.

Concile d'Elvire, vers l'an 300 (voir Diction., au mot EL^^RE) : Epilome, Collectio hispana, mss de Saint-Amand.

I" concile de Saragosse, vers 380 : Epitome, Collectio hispana, mss de Saint-Amand; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. m, col. 633 sq.

I" concile de Tolède, en 400 : Epitome, Collectio hispana, mss. de Saint-Amand; Mansi, op. cit., t. m, col. 997 sq. La rétractation de l'hérésie priscillianiste par les évèques Dietinus et Symposius et la sentence du concile (ibid., t. in, col. 1004 sq.) ne se rencontrent que dans VHispana du codex jEmilianensis. Du concile des provinces de Tarraconaise, Carthagénoise, Lusitanie et Bétique tenu par ordre de Léon I«% après le 21 juillet 447 (ibid.,t. m, col. 1002 sq.). contre le priscillianisme, nous ne possédons que la Régula fidei avec dix-huit anathèmes. Ce document se trouve dans les deux collections qui donnent intégralement le I" concile de Tolède : Hispana et ms. de Saint- Amand, et immédiatement après des canons faussement attribués à ce concile sous le titre de Régula fidei catholicx contra omnes hn'reses et quam maxime contra priscillianos, quas episcopi Tarraconenscs, Carthaginenses, Lusilani et Batici fecerunt et cum pceptoHf papx Urbis Leonis ad Balconiam episcopum Galluciie Iransmiserunt. Ipsi etiam et supra scripta viginti canonum capitula stalueranl in concilia Tolclano.

Concile de Tarragonne, 516 : Epitome, Hispana, mss de Novare et de Saint-Amand; Mansi, op. cit., t. vm, col. 541.

Concile de Girone, 517 : Epitome, Hispana, mss de Novare et de Sainl-.-\mand; Mansi, op. cit., t. vm, col. 549.

Il" concile de Tolède, 527 (531) : Epitome, Hispana, mss. de Novare et de Saint-Amand; Mansi, op. cit., t. vni, col. 784.

I" concile de Barcelone, vers 540 : Epitome, Hispana avec additions du codex .lEmilianensis; Mansi, op. cit., t. IX, col. 109.

Concile de Lerida, 546 : Epitome, Hispana, mss de Novare et de Saint-Amand: Mansi, op. cit., t. vm, col. 612.

Concile de Valence, 546 : Epitome, Hispana, mss de Novare et de Saint-Amand; Mansi, op. cit., t. %iu, col. 620.

I" concile de Braga, 5G3 : Epilome, Hispana, mss de Saint-Amand: .Mansi, op. cit., t. ix, col. 773.

II' concile de Bra^a, 572 : Epitome, Hispana, mss de Saint-Amand; Mansi, op. cit., t. ix, col. 835.

111» concile de Tolède, 589 : ms. de Sainl-Maur, Epitome, Hispana, mss de Saint-Amand; Mansi, op. cit., t. IX, col. 977.

Concile de Narbonne, 589 : Epitome, Hispana avec additions du codex jEmilianensis; Mansi, op. cit., t. IX, coL 1014.

I" concile de Séville, 590 : Hispana, mss de Saint- Amand; Mansi, op. cit., t. x, col. 449.

II" concile de Saragosse, 592 : Epitome, Hispana avec additions du codex jEmilianensis; Mansi, op. ci7., t. x, col. 471.

Concile provincial de Tolède, 597 : Hispana avec additions du codex jEmilianensis: Mansi, op. cit., t. x, col. 477.

Concile de Huesca, 598 : Epitome, Hispana avec additions du codex jEmilianensis; Mansi, op. cit., t. x, col. 479.

II" concile de Barcelone, 599 : Hispana avec additions du codex jEmilienensis; Mansi, op. cit., t. x, col. 481.

Concile provincial de Tolède, 610 : Hispana avec additions des codd. jEmilianensis et Alveldensis; Mansi, op. cit., t. X, col. 507.

Concile d'Egara en Catalogne, 614 : Hispana avec additions du codex jEmilianensis; Mansi, op. cit., t. X, col. 531.

II" concile de Séville, 619 : Hispana, mss de Saint- Amand; Mansi, op. cit., t. x, col. 555.

IV" concile de Tolède, 633 : Hispana, mss de Novare et de Saint-Amand; Mansi, op. cit.. t. x, col.

V" concile de Tolède, 636 : Hispana, mss de Saint- Amand; Mansi, op. cit., t. x, col. 662.

VI" concile de Tolède, 638 : Hispana, mss de Novare et de Saint-Amand; Mansi, op. cit., t. x, col. 659.

VII" concile de Tolède, 646 : Hispana, mss de Saint- Amand (lat. Paris, H5S); Mansi, op. cit., t. x, col. 763.

VIII" concile de Tolède, 653 : Hispana, mss de Saint-.\mand; Mansi, op. cit., t. x, col. 1205 sq.

IX" concile de Tolède, 655 : Hispana (sauf le codex Escorialensis 3; mss de Saint--\mand (lat. Paris, tiSS); Mansi, op. cit., t. xi, col. 23.

X" concile de Tolède, 656 : Hispana; mss de Saint- Amand (lat. Paris, USâ); Mansi, op. cit., t. xi, col. 31. Les deux décrets de ce concile : Assumere potcramus et Vividis traclatibus (Mansi, op. cit., t. xi, col. 40) manquent dans le manuscrit de la forme la plus récente de VHispana. Le canon 7" se trouve dans les manuscrits de cette forme.

Concile de Mérida, 666 : Hispana; Mansi, op. cit., t. XI, col. 75.

XI" concile de Tolède, 675 : Hispana; mss de Saini- Amand; Mansi, op. cit., t. xi, col. 129.

III" concile de Braga, vers 675 : Hispana (sauf le codex Hispalensis); .Mansi, op. cit., t. xi, col. 153.

XII" concile de Tolède, 681 : Hispana (sauf le codex Hispalensis); mss de Saint-Amand (lat. Paris, 1465); Mansi, op. cit., t. xi, col. 1023.

XIII" concile de Tolède, 683 : Hispana avec les additions du codex Hispalensis, de la fomie franque du codex jEmilianensis, mss de Saint-.-\mand (lat. Paris, 7^55); .Mansi, op. cit., t. xi, col. 1059. Dans la version franque de VHispana de même que dans le ms. lat. Paris, 1455, la plus grande partie des canons manque. On n y rencontre que les pièces qui précèdent les canons et le canon 1"'.

XIV" concile de Tolède, 684 : Hispana; Mansi, op. cit., t. XI, col. 1080.

XV" concile de Tolède, 688 : Hispana, avec additions du codex Escorialensis 3, du codex Alueldensis du codex .Emiliancnsis; Mansi, op. cit., l. xii, col. 7.

III" concile de Saragosse, 691 : Hispana, avec addition du codex .ilueldensis et du corfci jEmilianensis; mss de Sainl-.\mand (lat. l'aris^ 1455); Mansi, op. cit., t. .XII, ciil. 42 sq.

ESPAGNE

XVI'' concile de Tolède, 693 : Hispana avec additions du codex Alveldensis, du codex JEmilianensis; dans ces deux manuscrits, la préface et la conclusion nianqucnl. Mansi, op. cil., t. xn, col. 59.

XVIIi: concile de Tolède, 694 : Hispana; Mansi, op. cil., t. xn, col. 94.

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