ESPAGÎS'E — ESPRIT DE VIN
de Espaha desde la invasion de los pueblos germânicos hasla la ruina de la monarquia visigoda, in-S", Madrid, 1897, t. I, p. 27 sq.; Lex romana Wisigolhorum ad LXXXVI librorum manu scriptorum fidem, éd. Hsenel, in-S", Lipsiae, 1848. — • Ch. Lécrivain, Remarques sur l' interprétation de la Lex romana Wisigolhorum, dans Annales du Midi, 1889, p. 145-182. — Fr. de Cardenas. Una ley de Tendis desconoscida, dans Boletin de la real Acad. de la hisloria, 1889. — K. Zeumer, Leges Wisigolhorum antiquiores, in-S», Hannoverse, 1894; Breviarium Alaricianum. Rômisches Rechl in frankischen Reich, in-S», Leipzig, 1903. — C. Colin, Geschichte der Quellen und Literatur des rômischen Rechts im frùheren Mitlelaller, in-S", Leipzig, 1889, p. 277-284. — Cardenas, Nolicia de una compilaciôn de leyes romanas y visigodas reeientemienle descubiertas in Inglaterra in-8"', Madrid, 1887; Legis Romanse Wisigolhorum fragmenta, in-foL, Matriti, 1896, édit. P. Cardenas et F. Fita.
Formules. — Formulse Wisigolhorum, édit. K. Zeumer, in-4», Hannoverae, 1886.
Sarcophages. — • J. Ficker, Die altchristlichen Bildwerke in Muséum des Laterans, in-8°, Leipzig, 1890. — E. de Molins, Catalôgo de Museo provincial de antigûedades de Barcelona, in-8'', Barcelona, 1888. — . J. Botet y Siso, Sarcofagos romano-cristianos esculturados que se conservan en Calalunya, in-S", Barcelona, 1895. — Aur. F. Guerra, Monumenlo Saragozano del ano 312 que représenta la ascenciôn de la Virgen, in-S", Madrid, 1870. — J. Botet y Siso, Noticia hislorica y arqueolôgica de la antigua ciudad de Emporion, in-8"', Madrid, 1879, p. 118 sq. — F. Fita, Inscripciônes romanas de Talavera, n. 52 : Sarcofago crisliano, dans Boletin de la real Acad. de la hisloria, 1883, p. 287-298; Fragmenta central de un sarcofago crisliano, hollado en Dénia, dans même recueil, 1890, t. xmi, p. 521, fig. ; ibid., 1887, t. x, p. 267 sq.; Piedra gnostica de Astorga, dans même reuceil, 1887, t. x, p. 242; Sobre Ires lapidas cristianas del epoca visigotha, halladas en Merida, dans même recueil, 1886, t. ix, p. 396 sq. — Sépulcres del primilivo arte crisliano existentes enta cripta de Santa Eugraciade Zaragoza, dans Atti del II Congresso internazionale, Roma, 1902, p. 79-84. — E. Bonnet, dans Bull, archéol. du Comité des trav. hist., 1911.
Sculpture. — J. R. Melida, La escullura hispanocristiana de los primeras siglos de la era, in-8», Madrid, 1908, En ce qui concerne une statue de saint Jean- Baptiste conservée à Bancs, c'est un ouvrage du XV' siècle.
Poésie. — • E. Hueoner, Los mas antiguos poêlas de la peninsula, dans Homaje à Menendez y Pelayo, 1899, t. n, p. 341-365. — G. Boissier, La fin du paganisme, t. n. — A. Puech, Prudence, Etude sur la poésie latine chrétienne au iv« siècle, in-8'', Paris, 1888.
Liturgie. — Voir Dictionn., au mot Mozarabe. H. Leclercq.
ESPRIT DE VIN. On a cru longtemps que le plus ancien témoignage connu sur l'esprit de vin se trouvait dans un ouvTage intitulé Mappœ clavicula ou « Clef de la peinture », réputé originaire d'Italie et contemporain de Charlemagne. La recette est présentée sous une allure mystérieuse et transcrite partiellement en chilTres. Voici cette recette (les mots en italique sont en chilires dans le texte) : « Mélangez du vin pur et très fort avec une troisième partie de sel et chauliez dans des vases convenables à cette opération (in ejus negocii vasis). .\insi se produit une eau, qui, allumée, llambe sans brûler la matière ( flammans incombustam serval maleriam). • Or cette mention ne paraît que dans la dernière rédaction du recueil, rédaction faite en .\nglelerrc; en outre, le caractère de la langue oblige de ramener l'auteur d'Italie en France
et cet écrivain nouveau venu dans notre Histoire littéraire traduisait ou, du moins, utilisait pour son ou\Tage des textes grecs. Un des chapitres est intitulé : oxiporfironto aporodinis, ce qui est obscur, mais cesse de l'être quand on transcrit : ô^uTtôpçupov TÔ à.-o poStvT)!;. Ou bien encore : « Comment nettoyer les vases d'argent sans les endommager? • Argentea vasa tergere sine abusia; il faut les frotter avec une pièce d'étoffe imbibée d'eau salée, et alors nullam aposiam facit. Mettez à7zo\jala. et traduisez detrimentum.
Mais le rédacteur de la Mappœ clavicula semble simplement transcrire, sans trop les comprendre luimême, ces mots grecs habillés à la mode latine et paraît faire usage de recueils déjà traduits, ce qui reporte assez avant l'époque de Charlemagne, au vn'^ siècle au moins. Les originaux grecs nous dirigent tout naturellement vers Alexandrie où, à cette date, l'alchimie restait prospère et cultivée (voir Alchimie). La notice relative à l'esprit de \in, quoique insérée dans une rédaction faite en Angleterre tardivement, remonte elle aussi à une source ancienne alexandrine.
La Mappse clavicula parle, sans plus préciser, d'une eau, à laquelle, beaucoup plus tard, on donnera le nom d'eau de vie, ou eau de feu. Or il existe sur la préparation de Vaqua ardens un texte curieux d'Hippolyte de Porto, contemporain et rival du pape Calliste (voir ce mot), évèque, antipape et martyr, personnage d'une curiosité sans limites, qui a touché à tout, dont les connaissances ne semblent trouver de comparaison qu'avec Origène, mais à qui les circonstances d'une vie accidentée et probablement les rancunes tenaces du clergé romain n'ont pas fait la place qui lui appartient légitimement dans l'histoire de l'ancienne littérature chrétienne. Hippolyte s'est intéressé aux supercheries des prêtres païens et dans ses Rcfutationes omnium hœrtsium, plus communément désignées sous le nom de Philosophamena. 1. IV. c. xx.xi, on lit : i La recette du sel marin aussi est très utile. On cuit de l'écume de mer dans un pot de terre avec du vin doux. Si. du mélange en ébuUition, on approche une lampe allumée, à l'instant il prend feu et flambe et, si on le répand sur la tète, il ne la brûle absolument pas. Si, pendant l'ébullition, on verse dans le liquide des grains d'encens, il flambe beaucoup plus fort. L'cfTet est meilleur encore si on ajoute un peu de soufre. •
Sel marin, encens, soufre renforçaient le phénomène; le soufre attire l'eau, ce qui exerce un phénomène favorable à la combustion; les Arabes le savaient, le moyen âge aussi : mais on voit que les anciens le savaient avant eux. Pline écrit dans son Hisloria nulurulis, 1. XXXV, ch. ci.xx\ti : sentilur vis ejus (du soufre) et in aquis fervcntibus nequc alla rcs facilius accenditur : quo apparet ignis vim magnam ei intsse. Pline écrit aquis fervcntibus, « eaux thermales •. mais certains ont lu aquis ardcntibus, « esprit de vin •.
Pour Hippolyte, pour le texte dont il a fait usage dans les l'hilusophumena et pour le rédacteur de la Mappœ clavicula, le côté extraordinaire du phénomène consiste dans le fait que l'esprit de vin obtenu par distillation peut flamber sans brûler la surface sur laquelle il est répandu : xa-a/uOèv t^ç y.EipaXî)!; où xatst TÔ O'ivoXov... flammans incombustam serval maleriam. L'esprit de vin qu'obtenaient les anciens était probablement d'un faible cocfTlcienl, en sorte que sa combustion ne risquait pas d'endon\mager la surface liumectée par lui : ainsi on obtenait le prodige et on trompait le spectateur sans avoir ;\ trop .souffrir. Hippolyte nous dit ; • Si on le répand sur la léte, il ne la brûle absolument pas, « c'est que, en otiet. les mages répandaient l'esprit de vin sur la tète et y mettaient le feu. Comme ils étaient - en Egypte — rigoureusement tonsurés et même pelés et qu'en outre. Ils pou-