EUCHARISTIE
cJ/apiCTTÎa se trouvent aussi dans le sens d'être reconnaissant, d'action de grâces, par exemple : — apà TaÙTa Ttàvra cùxapioTTjcrcoixev xuptco Tôj ôecT' •^[icôv (Jud., Mn, 25); cùxapiaTYjaavTsi; aÙTOtç xal TrpoaTîapaxaXéaavTeç (II llach.. xii, 31), Sià Tr,v tcov — oXXtôv £ÙxapiaTixv (II JMach., n), etc. '.
Philon se sert souvent de ce terme. Les £Ùxapia"îai,
ce sont les hymnes, les prières, les sacrifices : 'j[Jivoiç
T£ xat £ÙSai(iovi.a(xoi:!; tô zoà ïù/aïç ôuciaiç tï xai
Taï; SXXaiç EÙ/apia-tai; sùaytoç àiXEtfîsaOai... -: il
Malth., xx\7. Marc, xiv.
26. Aa(3cov ô 'Ir^m'jç 22. AxficV; aiTOv ejaoàpTOv y.al EÙXoy/jcraç "^'/joaç.
27. Kal Xapôiv 7to-y;p',ov 23. Kal Xa^wv -OT'/;ptov zal EÙxapiCTTyjaaç. E'Jxap'.CTTrTiOaç.
remplace les mots : [ruEpl] aïvicrEcoç. Guata -xtvfaEwt; des Septante par EÙ/aptoTÎx; il parle de l'oblation du matin et du soir teÈp EÙ/apiaTiaç, et des victimes elles-mêmes, comme sù/apiaTtaç. Aquila se sert aussi du terme comme action de grâces et remplace aussi le KÏvEat;, louange, des Septante par zùy^ccpia-ix-.
Dans le Nouveau Testament le mot EÙ/aptCTTSïv, eù/apiaTia se présente fréquemment avec son synonyme EÙXoyEÎv. En voici quelques exemples : pour la multiplication des cinq pains et des deux poissons, saint Luc se sert de ces expressions : XaPwv 8È toùç T^ÉvTE apTouç nai toùç Sùo t/6ùaç àvaflXéd/aç sic, tôv oùpavQv eùX6y'0<iïv aÙTO-jç, xai xaTÉxXaoEv, xal ÈSîSou Toîç (laÔriTaîç, etc., ix, 10. Et dans les passages parallèles : Xa^ùv... àvaflXisJiaç... EijX6YT,a£v, xal xXàcxç ëScoxev... (Matth., xiv, 19): Xa^cov... àvapxéijjaç... E'jXoyrjaev xal xaTÉxXaasv... (Marc, vi, 41); ËXapEv 8È Toùç apTOuç... xal z'jyxpirszr^n%ç S'.éScoxev toT; àvax£i|ji.£Voi(;... (Joa., vi, 11).
Pour la bénédiction des sept pains:
Matth., XV, 36. Marc, vni. 6.
xal Xapùv Toùç é-Tà xal Xapùv -ïO'jç £-Tà
àpTouç xal Toùç i/6'Jaç apTouç
EÙyapKjTrjaaç ExXaaEv E''j/ap(.c!TT]CTaç ExXaaîv
xal eScoxev.... xal èSISo'j...
Avec les disciples d'Enimaiis, Jésus prend le pain, le bénit, le rompt et le leur présente : Xa^ùv tov dîpTov eùX6"p]a£v xal xXicac ètteSîSou a'jToîç (Luc, XXIV, 30).
Au milieu d'une tempête, saint Paul, pour rendre du courage et des forces à ses compagnons, prend du pain, rend grâces, le rompt et le mange, Xa^wv àpTov, eù/aptcTï)(îôv -roi ÔEtjJ Èvco-'.ov nàvTcov=, xal xXàaaç -/ip^axo ectôieiv (Act., xjtvii, 35).
Parlant ailleurs de la manducation des viandes qu'il considère comme indifTércntes, celui qui en mange rend grâces à Dieu, et celui qui n'en mange pas rend aussi grâces à Dieu : 'O èaOiûiv x'jplw ÈaGtsi, £Ù/apl<jTet yàp tcô Gsoi xal ô |xrj èctOIwv xupîo) côx È!j9Σ!., xal e\iy a.pt.c!~z~. tc7> ôew (Hom., xiv. G); dont il faut rapprocher I Tim., iv, 3, 4, où saint Paul revient sur ce fait, que toute nourriture doit être prise |j.£Tà eù/aptoTlaç.
Ailleurs le ternie est employé dans le sens de prière d'action de grâces, sans aucun rapport avec la bénédiction ou la consécration de l'eucharistie :
' Ed. Hatch and H. A. Redpatli, A concordance to Vie Sepluagint and the other Greek versions o/ the Old Testament, Oxford, 1897, t. i, aux mois f^/xç.irt-tn, eV/apiaT/ipiov, eJ/iplTT'.a, £j/»p!TTo;. — -De victimis,% 9. Cf. ï". J..\.IIort et .J. O. F. Murray, KC/apiarta, IvJ/apiiTr£cv dans Joiir/ia/ ol tlwolonical Stiidies,\9b2,p. 594, 595. — ' S'agit-il ici d'cucliaristic ou d'un repas ordinaire? la question est (iiscutée. — * Dans le même sens. Col., n. 7; i\ , 2; ITliess.,iii. ',1; .\i)oc..
O'jç ISùtv ô IlaùXoç £'j/ap'.cPTïi(Ta; TÔJ Oeôi... (Act., XXVIII, 15); àXX' èv TiavTl tt, TzpocsEuyji xal tt] Setjgei. (X£-à sùyixpicsziaç xà aÎTrjjxaTa OjxôJv yvcopiÇÉaBco Trpoç TÔV Osôv (Phil., IV, 6); IlapaxaXôJ ouv icpcôrov kÔmto^j -otEÏaÔai 8£r,aEi.ç, TxpoiTEu/âç, èvteùÇeiç, eùyapKjTÎaç ÛTTÈp TràvTcov àvÔpwTccov (I Tim. ii, 4) '.
Mais il est une circonstance dans laquelle ce mot est employé dans un sens caractéristique, c'est à la dernière cène. Il est reproduit dans les quatre textes eucharistiques de la façon suivante :
Luc, xxu. I Cor., xi.