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1 1. Eùyapi.CTTia et E'jXoyîa. — Du terme eiicliriristin. il faut rapprocher celui d'eulogia, employé comme synonyme, ainsi qu'on le voit dansles quatre textes eucharistiques que nous venons de citer. En voici d'autres exemples : pour la bénédiction des pains et des poissons miraculeusement multiphés :
£Ù/apiaT£Ïv(Matth., xv, 36: Marc, \iu, 6; .loh., vi, 11;
cf. .\ctes, xx\ii. 35).
EÙXoyEÎv (Matth., XIV, 14; Marcvi, 41; Lucix, 16; XXIV, 30. Cf. dans saint Paul TroT/jpiov EÙXoyta;, I Cor., x. 16).
Mais bientôt chacun des termes prit un sens déterminé, h'eucharistia s'appliqua plus spécialement au sacrement du corps et du sang du Christ et à la prière de consécration; eulogia désigna surtout les fragments de l'eucharistie qui étaient envoyés aux évèques avec qui on était en communion et, par extension, le pain bénit et tous les présents que les chrétiens s'envoyaient entre eux'.
On voit, par les passages du Nouveau Testament que nous avons cités, que le mot EÙ/aptcTEÎv (aussi bien qu'EÙXoyEÏv) est employé dans un sens général et signifie une prière d'action de grâces avant de prendre de la nourriture. .V la dernière cène il a été pris dans un sens particulier pour désigner d'une façon toute spéciale la prière de Jésus en donnant à ses disciples son corps et son sang. On comprend dès lors que, dans certains passages où le mot EÙ/aptoTEÎv est employé, il y ait discussion parmi les interprètes pour savoir si le mot est pris dans le sens général de prière ou dans le sens eucharistique proprement dit.
On a cherché à savoir (luelle sorte de prière représente ce mot et quelle formule employait Notre- Seigncur avant de prendre de la nourriture, quelle formule il employa spécialement pour l'institution de l'eucharistie. Nous sommes ici dans le domaine de la conjecture. L'hypothèse de Bickell, que le Christ dut employer les formules juives usitées de son temps et que sa prière à la cène s'inspira des psaumes récités par les juifs, a été adoptée par un certain nombre d'auteurs. Mais on ne saurait apporter en faveur de cette opinion qu'une certaine probabilité. Probst a essayé de démontrer, mais sans grand succès, que le discours du l\' évangile, après l'évangile, se retrouve dans certaines liturgies. Ces rapprochements sont d'un caractère trop général, et en somme il n'est
VII, lli, et XI. 17. — ' Franz, Die lirchl. lienediktioncn i. Mithcil., Fr. i. Brisgau, t. I, p. 2'29 sq. ; F. Drcws, Ziir Gesch. rter Jiiilogien in der ail. Kirch., dans Zeilscli. fur prakt. Théologie, t. xx (18981, p. 18-39; Cluiiimey, Tluconsécration of llic eucharisi, Pliiladclpliia, 1908, p. 27, 2.S. 30; Suiccr, Tltesaurus ceclesiasticns, Anistcla'dami, 17;i8. au mot IC^oy^aisur lésons liturgique, cl.Itriglitmnn. Litnrgics l\aslern a. Western, p. 597. Voir aussi I%itoc;ii.. col. 7:i;t.
EUCIIARIS'I lE
aucune des prières liturfiiques, sauf la formule de cousécralion, qui prétende reproduire les paroles du Christ.