I.IAIRES
1. Abbeville, Bibliothèque municipale, 1. 0 m. 35 X 0 m. 3'2, à 198 feuillets sur 2 colonnes de 32lignes chacune. Écrit en or sur pourpre, fin du vin<' siècle (au dire du Catalogue); fol. 189 : Capiiulare evangeliorum, rappelle le ins. harléien 278S, les canons et les figures des évangéUstes reproduisent à peu près exactement le type du nis. de Harley. Toutefois, il est curieux d'observer que le saint Luc d'Abbeville est la reproduction exacte du saint Matthieu de Harley, tandis que Matthieu se modèle sur Jean et Jean sur Luc: saint Marc seul passe d'un manuscrit dans l'autre sans transformation ou presque pas. On peut conclure de cette remarque que la tradition carolingienne ne possède pas des types distincts d'évangélisles, les symboles seuls aident à les distinguer. Ce manuscrit provient de Saint-Riquier, il aurait été donné à l'abbé Angilbert par Charlemagne. Angilbert fut abbé de 790 à 814: dés 831, le ms. figure dans le trésor de l'abbé : Euangrlium auro scriptum cuni tabulis (irgenteis, auro cl lapidibus preciosis mirifice poralum I. dans Anyilberli abbatis de ecclesia Centulensis libettus. — E. Martène et Durand, Voyage littéraire, 1717, t. n, p. 175: .\. Ledieu, Catalogue analyt. des manuscrits de la bibliothèque d'Abbeville, 188G, p. 3, pi. : Die Trierer Ada Handschrill. p. 87, pi. .xxix, xxx : (.\. Ledieu), Catalogue général des mss. des départc-
' \V. Wiisc Eine deulsche Malerschule iim die Wende des erslrn Jiihriaiisenils. dans ^Vesldeut.•:che '/.cilschrift /iir (Irsi-hichte iiiul Kiinsl. Trêves, ISHl, tasc. VII, p. i:i8. 149. Sur le numiiscrit de Brescia, A. Yalentini, Eusebio coiicor-
ments, in-S", t. ix, n. 4, p. 409; Aie. Ledieu, Bibliothèque d'Abbeville. Notice sur révang'liaire de Charlemagne dans Revue de fart chrétien, 1880, p. 37-48. 3 pi. : S. Berger, Histoire de la Vulgate, iH93, p. 267-208; .J. \V. Bradley, A diclionary u/ miniaturist, London, 1888, t. I, p. 217.
2. AFFLliJHEil. — fùmngéliairf provenant de l'abbaye d'Affligliem, dans Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France. 1901. p. 226-227.
3. AIX-LA-CHAPELLE. — S. Beissel, Das karolingischc Evangelienbuch des Aachcner Munsters, dans Zeitschri/l fiir christliche KunsI, 1888, t. i, p. 53 sq.; Die Trierer Ada Handschrill. pi. xxn, xxni.
4. A.V(O.V£, Trésor de la catltédrale. Codex evangeliorum S. Marcellini. — K. L. Bethmann, Reisebericht, dans Archiv der Gesellscha/t fiir ïûtere deulsche Geschichtskunde, in-8°, Frankfurt am Mein, 1 874, t. xn. p. 568.
5. ARUAS, Bibliothèque municipale, n. 1045. Parchemin, 0 m. 276 X 0 m. 140, de 56 feuillets, y compris les 2 feuillets de garde non écrits. Olim à l'abbaye de Saint-Vaast, coté QI4, ix« siècle; contient les évangiles des principales fêtes de l'année. .\u début (fol. 3-6), arcade double supportée par trois colonnes grêles, dont le style rappelle celui des canons de plusieurs évangéliaires carolingiens. Ces arcades ont reçu la table, qui indique trente-quatre évangiles dont le texte devait se trouver dans le livre; elle est tout entière en capitales rustiques; chaque article de la table se compose d'un numéro d'ordre, de la désignation de la fête, du nom de l'évangéliste auquel appartient la lecture de cette fête et de Vincipit de cette lecture. Les premiers mots sont en lettres d'or, le reste en rouge.
In Dei nomine incipiunt capitula libri sequentis.
Cap. l. In nalivitate Domini. Evangeliam secundum Johannem. In principio crut (fol. 7).
Cap. II. In natali sancti Stephani. Evangelium secundum Matheum. Ecce ego mitlo (fol. 10 V).
Cap. III. In natal, sancti Johannis evangeliste. Evangelium secundum Johannem. Dixit Jhesus Petro (fol. 12 v°).
Cap. un. In natal. Innoccntum. Evangelium secundum Matheum. Angélus Domini apparuit (fol. 14 V).
Cap. V. In octavas Domini. Evangelium secundum Lucam. Potsquam consummati (fol. 17).
Cap. F/. In Epyphania. Evangelium secundum Matheum. Cum natus essct Jhesus (fol. 18 v°).
Cap. ru. In octavas Epyphanie. Evangelium secundum Johannem. Vidit Johannes Jhesum (fol. 22).
Cap. VIII. In natali sanctorum Fabiani et Sebastiani. Evangelium secundum Lucam. Descendens Jhesus de monte (fol. 24).
Cap. mil. In natali sanctie Agnœ. Evangelium secundum Matheum. Simile est regnum c:elorum ho. (fol. 26).
Cap. X. In puriftcatione sanclie Mariée. Evangelium secundum Lucam. Postquam impUti (fol. 28 v").
Cap. XI. In mdali sanclit Agathse. Evangelium secundum Johannem. Simile est regnum cielorum decem (fol. 31).
Cap. XII. In natali sancti Vedasti. Evangelium secundum Matheum. Homo quidam peregre (fol. 33).
Cap. XIII. In ciena Domini. Evangelium secundum Johannem. Ante diem lestum (fol. 37).
Cap. xilil. Sabbalo sancto Paschie. Evangelium secundum Matheum. Vespere autem sabbati (fol. 40).
Cap. XV. Dominica sancta. Evangelium secundum Marcum. Maria autem Magdalenu- (fol. 43).
rfa;i:c dei Vangeli. Brescia, 1887. — =W. Wùgc. op. cit.. p. 227. — • I". Ùacr et F. X. Kraus, Die Wandgcmàlde in der S. Georjskirclie zu Oberzellmif der Reichenau, in-S'',Fribourg, 1884, atlas.
EVANGELIAIRE
Cap. Sri. Dominica octavarum Paschir. EvaiKjcliiim secundum Johannem. Cum essel sera die (fol. -15). Cap. .XVII. Jn Ascensione Domini. Evungdium secundum Marcum. Recumbentibus (fol. 47).
Cap. xriii. Sabbalo Pentecostcs. Evangclium secundum Johannem. Si diligilis me (fol. 49).
Cap. xviill. Dominica Pcntecostes. Evanijelium secundum Johannem. Si quis diligit me (fol. 51 v°).
Cap. X.X. Dominica octavarum Pcntecosles. Evangelium secundum Johannem. Erat homo ex Pharisa-is (Sol 54).
Cap. XXI. In nalali sancti Johanncs. Evangclium secundum Lucam. Elisabeth impletum.
Cap. x.xil. Jn natali sancti Pétri. Evangclium secundum Matheum. Venit Jhesus.
Cap. XXIII. In natali sancti Puuli. Evangclium secundum Matheum. Dixit Symon Pet.
Cap. XXIIII. In natali sancti Bencdicti. Evcmgelium secundum Matheum. Dixit Symon.
Cap. xxr. In natali sancti Laurentii. Evangclium secundum Johannem. Amen, amen, dico vobis.
Cap. xxri. In adsumptione sanctee Maria.'. Evangclium secundum Lucam. Intravit Jhesus.
Cap. xxril. In natali s(mctœ Mariœ. Evangclium secundum Lucam. Exurgens Maria.
Cap. xxiii. In exaltatione sancta: Cruels. Evangclium secundum Johannem. Erat homo.
Cap. XXVIII. In drdicatione basilicœ sancti Michahelis. Evangclium secundum Matheum. Accesscrunt ad Jhesum.
Cap. XXX. In natali sancti Vedasti. Evangclium secundum Mcdheum. Misit Jhesus XII discipulos.
Cap. XXXI. In nalali Omnium Sanctorum. Evangclium secundum Johannem. Respiciens Jhesus.
Cap. XXXII. In nalali sancti Martini. Evangclium secundum Matheum. Homo quidem p.
Cap. XXXIII. In natali sancti Andrew. Evangclium secundum Matheum. Ambulans Jhesus.
Cap. xxxilll. In dedicatione ecclesiœ. Evangclium secundum Lucam. Non est enim arbor.
Le texte des évangiles numérotés xxi-xxxnn a disparu. Copie luxueuse, entièrement en onciales, presque toujours sur fond pourpré, le plus souvent en or, parfois en argent. Sur certaines pages, les lignes d'or alternent avec les lignes d'argent. Il y a des exemples de caractères d'or appliqués directement sur le parchemin non teinté. Çà et là, quelques mots sont traces en or ou en argent sur des bandes vertes. Beaucoup de titres sont en capitales classiques, alternativement rouges et vertes. I,es titres et les premiers mots de chaque évangile sont ornés généralement d'entrelacs, de feuillages, de palmettes, de rinceaux, tètes de cygnes, oiseaux fantastitpies. La décoration a été disposée pour que les deux ])ages qu'on voit en même temps quand le volume est ouvert forment toujours deux pendants dont les lignes et les couleurs sont en parfaite harmonie. Ot évaiigéliaire oITre beaucoup d'analogie avec la seconde bible de Charles le Chauve. Voir Dictionn., t. ni, col. 838. Destiné à l'abbaye de Saint-Vaast, le livre a dû être exécuté dans cette maison ou dans une maison voisine. — L. Dclisle, L'évangéliaire de Saint-Vaust d'Arras et la c{dligruphie jranco-suxonne du /.V siècle, in-fol., l'aris, 1888.
6. AxuKits, Bibliothèque municipale, n. 20, 0 m. 305 X 0 m. 210, compte 125 feuillets et quatre gardes, écrit sur 41 lignes longues; reliure en grossse planches creusées, ix'-x"" siècle. Le manuscrit est français, mais les pointillés rouges autour des initiales et la grande rubrique aux mois : Christi luilem generalio sic erat indiquent un rapport avec l'Irlande. ICn tète du premier évangile, on voit deux images étranges; au fol. 7 V, une ligure grossière mais remar(|ualjle,
en rouge et en jaune, rappelle le crucifiement du Christ. Le soleil et la lune personni fiés et vêtus tiennent des palmes; à droite et à gauche on voit deux oriflammes: la vierge Marie et saint Jean pleurent en se cachant la bouche. Longinus et Ste/aton entourent la croix ; le sang dejJésus découle sur une tète barbue. Les dessins qui sont au-dessous s'expUquent par les rubriques suivantes : Partiuntur vestimenta. Gesmas. Dismas, Duo Judci qui frcgerunt crura lalroncs: fol. 8 : Josep accipiens Jhesus de cruce. Iste Josep Xichodemus (il décloue les pieds de Jésus). Au-dessous : Josep et Xichodemus portantes Jhesum Christum sepulchro. ■ — .S. Berger, Hist. de la Vulgate, 1893, p. 48, 375.
7. .1 rrr.v Siolim : monastère de Saint Jean et Sainte- Marie-lez-Autun). Évangéliaire écrit en 755 par Gundohinus dans une localité appelée Vosevio; en partie onciale et en partie minuscule. Ce manuscrit, conservé au grand séminaire d'Autun, peut être cité comme le type d'un manuscrit du vm' siècle. Écriture onciale, orthographe rustique, dérelié, 0 m. 32 x 0 m. 245, et 188 feuillets sur deux colonnes de 26 à 32 lignes. Voici la note en question : In nomine sancti Trinitatis aime matris familia? Fausta supcrno amore accinsa hoc opus optimum in honore sancti Johannis et sanctte Mariic matris domini nostri Jhesu Christi palrare rogavit devota. Ego hac re inperitus Gundohinus posccnte Fulcul/o monaclio etsi non ut dibui psaltim ut valiii a capite usque ad sui consummacionis finem perficere cum summo curavi amorc... Gaudele in Domino semper sorore[s] qui legitis. Féliciter patravi Vosevio in minse julio anno tertio régnante gloriosissimo donmo noslro Pippino rege qui regnet in eevis cl hic et in a'tcrnum. Amen... Je ne sais où se trouve Vosevius, est-ce Oberwesel sur le Rhin qui se lit Vosavio dans la carte de Peutinger? Il n'y est pas resté trace d'un couvent de femmes. Le texte est la Vulgate, mais mélangée de beaucoup de leçons étrangères. Le plus grand nombre de ces variantes sont empruntées, soit aux anciens textes, soit à diverses recensions anciennes de la Vulgate. Fol. 7 V, canons, avec entrelacs; arcades surhaussées en fer à cheval; fol. 13 v, vilaine figure du Christ entouré de deux cyrubin et des quatre symboles des évangélistes, le tout dans cinq médaillons; fol. 186 V", 187 r" et v", 188 r", images des quatre évan gélistes, sous des arcades à entrelacs, leurs symboles sur leurs tètes. — H. Martène et l". Durand, Voyage littéraire de deux religieux bénédictins de la congrégation de Saint-Maur, in-4", Paris, 1717, t. i, p. 151; A. L. Millin. Voyage dans les déparlements du midi de la France, in-8", Paris, 1807, t. i, p. 329 sq.; (Libri), Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques des départements, in-4», Paris, 1849, 1. 1. p. 9 sq.; L. Delisle, Xote sur trois manuscrits à date certaine, dans Bibliothèque de l'École des chartes, 1868, t. xxix, p. 217, et pi.; Zangemeister-Wattenbach, i'.rcm/Wo cndicum latinorumlitteris maiusculis scriplorum, in-fol., Heidelberg, 1876-1879, pi. lxi cl Suppl.. p. 8; A. de Charmasse, Xote sur un sacramcnlaire nuuuiscrit de la bibliothèque du Vatican, dans .Mémoires de la Société éduéenm . 1879, r.ouv. série, t. viii, p. 477. S. Berger, Histoire de la Vulg(de pendant les premiers siècles du moyen âge, in-8'', Paris, 1893, p. 90 et 375: F. Steffens, Lateinische Pidâographie, 1"' édit., Freiburg im Br., 1903, pi. 31; 2'- éilil.. Trier, 1907, pi. 37.
8. .1 rrr.v, l (olim : Saint-Pierre-de-Flavigny), aujourd'hui à Paris, Bibl. nat., nouv. acq. lai. lâHHI. Évangéliaire. — H. Martène et l'. Durand, Voyage littéraire, t. i, p. 151; A. L. .Millin, Voyage dans les départements, t. i, p. 331; ILibri], Catalogue général, t. I, p. 1 1 ; L. Delisle, Catidugue des manuscrits des fonds Libri et Barrais, in-8", Paris. 1888, p. Il et 277, pi. IV, n. 6; Les vols de Libri ini sémin<4ire d'.\utiui, in-8", Paris, 1898, j). 1-6, pi. 1 (cl 2): i:. Châtelain,
KVANGELlAiriE
Les plus uieux manuscrils d'Aulun mutilés par I.ibri, dans Journal des saviinls, 1898, p. 380 sq.; l'ncialis scriplura codicum Udiiwrum iinvis cxemplis illuslrala, Paris, 1901-1902, pi. i.x et p. 103 sq.
9. AUTUjy, 21, aujourd'hui à Paris, Bibl. nat., nouv. acq. lat. 1628, fol. 5-14; deux fragments d'ctrangéliaire (palimpseste sous les Morales de saint Grégoire). — |Libri), Catalogue général, t. i, p. 16: L. Delisle. Fonds Libri, p. 95 sq.; Les vols de Libri, p. 9; E. Châtelain, Les plus vieux mss, p. 380; Les palimpsestes latins. École pratique des hautes-études, section des sciences historiques et philologiques, annuaire 1904, Paris, 1903, p. 38.
10. BaLE, Bibliothèque de l'Université. X" B II. 11, mesure 0 m. 295 x 0 m. 210, de 363 pages, ix^ siècle; paraît avoir été écrit à Tours, par quelque apprenti. Canons de style français, surmontés d'oiseaux et de paons. La première ligne de l'argument de saint Luc et l'argument de saint Jean en entier sont en semionciale. — Die Trierer Ada-Handschri/t, p. 59; S. Berger, Hist. de la Vulgate. 1893, p. 253-254, 376.
11. BÉ/f.i?' (Albanie), manuscrit de 190 feuillets non paginés, mesurant en moyenne 0 m. 314 x 0 m. 268. Les six premiers feuillets ont beaucoup souffert, lettres oxydées, piqûres de vers, pourpre éteinte ; à partir du feuillet 7, état satisfaisant de conservation, sauf les feuillets 75-78. très altérés. Le fol. 69 n'est pas cousu, les fol. 74, 115, 134 sont en deux morceaux; fol. 175-179 très abîmés, le reste en bon état, sauf les six derniers feuillets. Parcliemin fin, très sec, teint en pourpre violacé tirant sur le lic-de-vin. Réglure à la point e sèche, à double trait pour déterminer le sommet et la base des lettres. Chaque page a deux colonnes (le dix-sept lignes; le nombre des lettres varie pour chaque ligne entre 8 et 12; chaque colonne mesure 0 m. 210 de hauteur et 0 m. 109 de largeur; la marge c|ui sépare les deux colonnes de chaque page a une largeur moyenne de 0 m. 035. Encre d'argent, les titres et la première ligne de saint Marc à l'encre d'or et, dans les six premiers feuillets, les mots 7:aT/;p f/;aouç. L'écriture est ancienne, tlle oITre les mêmes caractères que celle des manuscrits de la fin du v et du début du vi= siècle. Elle est certainement plus ancienne que celle du Dioseoride de Vienne, daté de 506 environ, plus ancienne que celle de l'évangile P. de Wolfenbijttel, qui est du \'i' siècle: et l'on peut la rapprocher sans hésiter des fragments palimpsestes de l'évangile Q de Wolfenbilltel qui est du \" siècle, ou mieux encore du fragment palimpseste de l'évangile /. 7, de Pélrograd, donné comme du vi''. On peut s'en tenir, pour le manuscrit de Béral. auvi" siècle. — S'JVTOtxoç icttoç'.y.Ti TTEpiYpoc'^r, TT-ç iépaç [lETpoTrôXswç Be/.sYpiâcov..., par Anthyme .\lexoudi, Corcyre, 1868, p. 114; L. Duchesne, dans Bulletin critique, 15 avril 1881 ; P. Batiffol, Evangeliorum codex grœcus purpureus Beratinus, dans Mclang. d'archéol. et d'hist., 1885, t. v, p. 358- 376, pi. XVI ; Les manuscrits grecs de Béral d'Albanie et du codex purpureus <&, dans Archives des miss, scicntif. et littéraires, 1887, 3= série, t. xni, p. 437-55().
12. Berux, Hamiltùn, 2i3. Évangéliaire {olim : Stavelot). — W. Wattenbach, dans Neues Archiv, 1883, t. vni, p. 337; L. Delisle, L' évangéliaire de Saint- Vaast d'Arras et la calligraphie anglo-su.ionne du l.\<- siècle, in-fol.. Paris, 1888, p. 14, n. vin.
13. fiiV,'/./.v, (lni.295 0 m. 235, de 234 feuillets à 21 lignes. Des (abk-aux re])réscnlant Notre-Seigneur et Us quatre évangclisU-s ont éle peints sur des feuillets isolés, aujourd'hui cotes 17, 27, 79, 116 et 17S, qui ont été intercalés dans les cahiers au moyen d'onglets. Indépendamment des grandes majuscules employées pour les titres et pour les initiales, on trouve la capitale à traits droits, la capitale rustique très élégante, l'ontiale régulière, la semi-onciale de Tours, enfin deux
I corps différents de minuscule, le plus petit réservé aux tables des chapitres de chacun des quatre évangiles et un Capitulare evangeliorum. Chaque chapitre des évangiles .s'ouvre par une ligne en onciale dont la première lettre est une cai)itale en or. Plusieurs de ces lignes initiales ont été écrites avec une encre de teinte bleuâtre. Les initiales des versets sont en capitales rouges; elles sont toutes en dehors du cadre de la justification. Au haut des pages, des titres courants ont été marqués en petites capitales rustiques; sur les ucrsos SECD, sur les rectos MATT., MARC, LUCAM, lOH. Sur les marges de gauche, sont les notes de concordances en très petites onciales. Fol. 15 v°, image du Seigneur tenant un livre et bénissant ; elle se détache sur un ciel bleu avec cette inscription : liac sedel arce Deus, mundi rex. gloria cirli. Sur le nimbe crucifère qui entoure la tète du Seigneur, on lit ces mots : Rcx, Lex, Lux. Aux quatre angles, les symboles des évangélistes; fol. 18-21 v : canons des évangiles, au haut des arcades sont suspendus des vases de formes très variées, des cornets, des lampes, des couronnes, et l'alpha-oméga. .\u-dessus des arcades, oiseaux fantaisistes, paons, coqs, grues. Foi. 22 r", saint Matthieu écrivant. l"ol. 23, sur trois larges bandes pourprées, le titre en grandescapitales : INCIPIT li EVANGELIVM H MATTHAEI. Entre les bandes pourprées sont figurés l)lusieurs des épisodes racontés au chapitre ii de saint Luc : voyage de Nazareth à Bethléem, naissance de Jésus, annonce aux bergers, présentation au Temple. Fol. 23 v", les premiers mots de l'évangile de saint Matthieu; aux quatre angles, médaillon d'or, imitation de pièces romaines; les deux médaillons du bas ont des légendes : gauche, David rex imperator ; droite , David imperator auguslus. Fol. 79, image de saint Marc trempant son calame dans l'encrier, lion ailé au-dessus. Fol. 116, image de saint Luc écrivant dans un livre à côté d'une petite colonne sur laquelle est placé un encrier: dans le haut : bœuf ailé Fol. 178, image de saint Jean surmontée d'un grand aigle nimbé. — Pour le récit de la Passion, cet évangéliaire, de même que celui de Noyon, a reçu à une époque fort ancienne, en interligne, des lettres pour distinguer le récitatif: C désigne le récitatif; T, le Christ ; A, tous les autres personnages. Preuve qu'on chantait la passion à plusieurs voix: ces lettres paraissent ajoutées au xii'" siècle! Fol. 222, capitulare evangeliorum. Fol. 234, note rappelant la donation de ce livre à l'abbaye de Prum en 852 par l'empereur Lothaire; cette note a été ajoutée à la fin du xi« siècle, mais sa rédaction peut être du ix". Les petits tableaux de feuillet 23 sont formés de placages d'or, le second et le troisième sont identiques à un des médaillons du sacramentaire d'Autun. Voir Dic- <;onn., 1. 1, col. 3204, pi. hors texte. Tous deux ont dû être peints par le même artiste ou copiés d'après un même modèle. Nous aurons l'occasion d'y revenir. — E. Martène et U. Durand, Voyage littéraire de deux bénédictins, 1724, p. 274; Catalogus librorum manuscriplorum e bibliotheca C.siana, in-8°, Munich, 1902; Traube, Bibliotheca Gœrresiana, dans Scues Archiv, t. XXVII, p. 737 ; L. Delisle, Les évangiles de l'abbaye de L'riim, dans Journal des savants, 1902, p. 461- 475; Bibliothèque de l'École des chartes, 1909, t. lxx, p. 427.
14. BEiiyE, 611, fol. 143-144 i,olim : cabinet de J. Bongars); fragment d'un évangile de saint Marc dans la version pré-hiéronymienne (palimpseste sous les E.reerpta canonica). — H. Hagcn, Catalogus codicum liernensium, in-8", Bern, 1875, p. 482; Ein Italafragment ans einenj Berner Palimpscsl des VI Jahrhunderts, dans Zeitscbrift ji\r wissenschafttiehe Théologie 1884, t. xxvii» p. 470-484 ; Wordsworth et White,
I Old-lalin biblicaltexts. 11, in-8°, Oxford, 1886, p. xi. sq.
ccxux-ccLiv. 80-91: E. Châtelain, Les palimpsestes latins, p. 28.
15. BERye, 671, à la bibliothèque de l'Université. 0 m. 16x0 m. 115,de78 feuillets ayant 32 à 36 lignes; au fol. 74 v°, acrostiche au nom d'Œlfred; fol. 75 v" : t JEthelweard ajth Ceolbrehle. etc.. c'est-à-dire : .Ethelweard fait savoir à Ceolbrehte que je veux que tu livres les deux parts de la dîme de Bedwin. ix^-x" siècle. Gracieuse écriture, fine irlandaise. Le scribe connaissait l'écriture latine, car les mots Inilium Evangclii seeundum Johannem (fol. 58 v») sont écrits en une capitale rustique très soignée. — S. Berger, Histoire de la VuUjate, p. 56, 377.
16. Bertavd. J. Michel, Un évan.jêliaire de \ -D. de Bertaua [xiv^ siècle], dans Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, 1901, t. xx, p. 245-"252.
17. BouLOoyE, bibliothèque de la ville, n. 12. Manuscrit inachevé des évangiles et ne contenant que saint Matthieu; provient de l'abbaye de Saint- Vaast. 0 m. 245 x 0 m. 205, de 57 feuillets sur deux colonnes de 26 lignes. Écrit en entier en minuscule d'or. Parallèles en rouge: fol. 1, canons; fol. 7, saint Matthieu. Après saint Matthieu, dix feuillets dont six contiennent Yincipil et l'initiale des autres évangiles, ix" siècle. — Michelant, dans Catalogue général des manuscrits des départements. in-A", t. iv, p. 579; Die Trierer Ada-Handschri/t, p. 38, 96; S. Berger, Histoire de la Vulgate, p. 285, 378.
18. Brescia, Quirini, èvangéliaire en onciale. — J. Bianchini, Vindiciie canonicarum seripturarum, etc., in-fol., Romse, 1740, p. ccclxxxii sq. (pi. à la p. cccLxxxi); Evangeliarium quadrupler, in-fol., Roracc, 1749, t. i, p. cdlxxvi, 2 sq.; t. n, p. dlxxvi et pi. u (à la suite de la p. dlxxxvhi); M. Haupt, Opuscula II, 1876, p. 407-412: F. C. Burkitt, Tlte Vulgate gospels and the codex Brixianus, dans Journal of tlieologieal sludies, 1899, t. i, p. 129-134; C. R. Gregory, Textkritik des \euen Testaments, in-S", Leipzig, 1900. 1902, p. 603.
19. Bkeulau, Rehdig 160 (olim, Virone, en 1569), èvangéliaire dans la version pré-hièronymienne. — J. E. Scheibel, Codex quatuor evangeliorum latinus Rhedigeranus, yiattliœus et Marcus, in-4°, Breslau, 1763; D. Schulz, De codice quatiuor evangeliorum bibliothecse Rhedigeranx in quo Vêtus Latina continelur, in-4", Breslau, 1814, avec une pi.; Haase, Evangeliorum quatiuor vêtus latina interprelalio ex codice Retidigeranu, nunc primum édita, Breslau, 1865- 1866; C. R. Gregory. Textkrilik, p. 606: G. Morin, Vannée liturgique à Aqailée à l'époque carolingienne, d'après le codex evangeliorum Rhedigeranus, dans Revue bénédictine, 1902, t. -XIX, p. 1-12.
20. Cambrai, bibliothèque communale, n. 309 (olim, cathédrale). 0 m. 245 x 0 m. 190. de 193 feuU- Icls à 22 lignes. Les paroles de Jésus sont écrites en vert, ainsi que quelques autres passages: fol. 16 v, dans un losange entouré de quatre compartiments, le (Christ imberbe et couronné, une lance dans la main droite, une hostie dans la main gauche. Dans les médaillons, quatre femmes tenant: 1" un livre, 2° une balance, 3" une torche et un va.se qui se renverse, 4° une lance et un bouclier; fol. 17, bel emblème de saint Matthieu: lin du ix'' siècle. — A. Duricux, Les miniatures des manuscrits de la bibliotlUque de Cambrai avec catalogue des volumes à vignettes, in-8°. Cambrai, 1860, album, pi. I et n: Monum. Germ. Itist., Scriplores, t. \ii, p. 439; L. Delislc, L' èvangéliaire de Sainl-Vaast, p. 13,n.4;S. Berger, //is/oi;Y(/c/a Vulgale,\>. '285,378.
21. CAMJiRt/joE, Corpus Christi collège, 2S6. Èvangéliaire, 0 m. 24 X 0 m. 19, de 263 rcuillelsà 2 colonnes de 25 lignes. Jolie semi-onciale penchée du vn'' siècle et écrit stichométriquement, ou per cola ri couxmata. lin tète de l'évangile de saint Luc, une belle histoire
de l'évangile en douze tableaux avec inscriptions, et une figure de saint Luc véritablement grandiose et qui est directement inspirée par l'art romain le plus pur. Néanmoins le manuscrit ne vient très probablement pas de Rome. Version de la Vulgate iolim. Saint-.\ugustin de Cantorbéry). — Th. Astle, Tlye origin and progress of writing, London, 1803, pi. x. n. 1, p. 83: J. O. Westwood, Palœograpttia sacra pictoria, London, 1843-1845, pi. xi, n. 1-4; J. Goodwin, Evangelia Augustini Gregoriana, dans l'ublicntions of Cambridge aniiquarian Society, 1847, t. n. pi. I-^^I, p. 4-9; J. O. Weslwood, Fac similes of the miniatures and ornaments of Anglo-Saxon and Irish manuscripts. in-fol., London, 1868, p. 49 sq.; The palœographical Society. Fac similes of manuscripts and inscriptions, in-fol., London, 1873-1894. pi. 33, 34, 44; Garrucci, Storia, pi. 141 : Wordsworth et White, \ovum Testamenlum Domini nostri Jesu Christi latine seeundum editionem S. Hieronijmi, in-4°, Oxonii, 1889-1898, p. XIV ; L. Traube, Textgeschichle der Régula S. Benrdicti, dans Abhandlungen d. konigl. bayer. Akad. d. Wissenscliaften, 1898, t. xxi, part. 3, p. 705 ip- loi du tiré à part); G. Swarzenski, Die Regensburger Buchmalcrei des x und xi Jahrhunderts, in-8", Leipzig. 1901, p. 7, 11 sq., 17; C. R. Gregory, Textkritik,p. 636: M. R. James, The ancicnt libraries of Cantrrbury and Dover, in-8°, Cambridge, 1903, p. lxv, p. 533 : S. Bcissel, Geschichte der Evangelienbitcher Bild 20, p. 86 sq.: R. Garrucci, Storia del Varie cristiana, t. m, pi. CLXi ; S. Berger, Hist. de la VulgcUe, p. 35, 379.
22. Caubridge, Corpus Christi collège, 197, fragments des Évangiles, 0 m. 285 x 0 m. 22. de 19 lignes longues. — J. Goodwin, dans l'ubl. of Cambridge antiq. Soc., 1847; S. Berger. Hisl. de la Vulgate. p. 43,
23. Cambridge, Université, n. //, fi. 32. Book of Deer, origine écossaise, vni-ix'' siècle. — J. StuarL The book of Deer, in-4-. Edinburgh, 1869; Warrcn. Liturgy of the Celtic Chuch, Oxford, 1881 , p. 164 ; S. Berger, op. cit., p. 378.
24. Ca.vbriuoe, Université, n. KK. I. 24. Partie des évangiles, 0 m. 305 x 0 m. 225, de 228 feuillets à 21 Ugnes longues. Origine saxonne, vur' siècle.
25. Cambridge, Université, n. LL. 1. 10. Pas.sions des quatre évangiles, 0 m. 23 x 0 m. 18, paraissant venir de Lindisf urne. Belle écriture pointue, ornements parais.sant irlandais, images des évangiles dans le genre saxon, vm" siècle. — S. Berger, Hist. de la Vulgate. p. 43, 378.
26. ClviDALE (olim: .-^quilée), bibUolhèque rapitulaire (fragments à la bibliothèciue du chapitre métropolitain de Prague et à la bibliothèque Saint-Marc à Venise). Èvangéliaire. — J. Bianchini, Eviwgeliariuni quadruplex, Roma?, 1749, p. cccci.xxni-Dxui, avec pi.; J. D. Schœptlin, Dissertatio de evangclii D. .\larci codice apud Venetos, dans Hisloria et commentaliones academiie eleclorulis seientiarum et elegiuiliarum literarum Theodoro-Palalinie, Mannheimii, 1773, l. ni, p. 326-332, avec pi.; J. Dobrowsky, Fragmrnlum Pragense evangclii S. Marci vulgo autographi. in-4", Praga;, 1778, avec spécimen; .\. Comorellus, De codice evangeliario S. .Marci partim Pragiv. purtim Venetiis asservato, in-4", Prag;v, 1780; S. Seemiller, Programma theologieum notitinm conlinens de anliquissimo codice mtuiuscriplo, in-4", Ingolsladii, 1781; j. E. Wocel. Evangelium sv. .Marka v Praze a v Benàlkâch : Casopis ceského Musea, 1853, p. 92-94; .1. von Arnelh. Ueher das Evangeliarium Karts des Grosscn, dans Denkscliriften der kgl. Akad. der Wi.isenscltaften in Wien. PInlos.-liist. Klasse, 18li4, t. xiii. p. 98 sq., avec spécimen; K. L. Hclhiuann, Die Evaiigelienhamlscbrift zii Cividale. dans .Vii/cv .\rrhiv. 1877, t. 0, p. 112-128; Zangenieistor-\Vattcnb:uli, Exempta
EVANGELIAIRE
codicum, pi. xxxvi, p. 9; Wordsworth et White, A'owum Testamentum, p. xii, p. 70(i; A. Podlaha. Der Domsclmtz iind die liibliolhek des MetrupiilUiinkupilels, dans Topographie des liistorischen iiiid Kuiist-Denkm<de iin Koniijreiche Buhmen. Die Kiiniijliche Hauplstadl Praij. Ilrndschin, t. ii, part. 2, Prag, 1904, p. 3, fig. 1-3; voir Diclionn.. t. m, col. 1840-1841.
27. Clamevï. — F. Boutillier, I.e livre des évangiles de Suinl-Murtin de Clamecy, (x-.xi« siècle) dans Bulletin de lu Sociélé nivernaise des lettres, sciences et arts, 1890, t. xiii, p. 182.
2S. DLDL/y, Bibliothèque de l'Université, à Trinily Collège. — Book of Armagh, 0 m. 19.5 x 0 m. 15, de 221 feuillets numérotés, commençant au feuillet 2; deux colonnes à 34 lignes. Caliiers inégaux. Lacune, de Mattli., XIV, 33, à xxi, 4. Le .Nouveau Testament commence au feuillet 25, après la Cnnfessio Patricii. En tète on lit, après l'épitre à Damase (\ovum opiis...) et les canons d'Eusèbe.les brèves causœ ou sommaires des quatre évangiles, réunis tous ensemble et suivis de VinlerpreUilio ebreorum nominum, de l'argument de saint Matthieu et des symboles des évangèlistes : homo, leo, vitiiliis, aqiiila. Le premier évangile commence au fol. 32 et fmit par un explicil barbarement écrit (ainsi que plusieurs passages et en particulier l'oraison dominicale) en lettres grecques. Graves a lu, non sans peine, au folio 214, la signature du copiste : Pro Ferdomnacho ores. Les Annales des quatre Maîtres mentionnent deux scribes de ce nom. Le premier « Feardomhnach, scribe d'.\nnach ».est décédé en 727 et doit être mis hors de cause. Le second, ■ Fordomnach, le sage et l'admirable scribe d'.\rmagh », a son (5bit marqué à 845. Or M. Graves a cru pouvoir lire, au fol. 52 V, dans le mélange de lettres grecques et latines qui est habituel à notre copiste, les mots : ..ach hune l[ibru]m...e dictante.... bach herede Patricii scripsit. « Héritier de Patrick » fut. jusqu'au xii' siècle, le seul titre des abbés et archevêques d'.\rmagh, et Torbach est, parmi eux, le seul dont le nom convienne à cette place: il siégea de 812 à 813. La fin de l'évangile de saint Matthieu étant datée in feria Mattei, le manuscrit doit avoir été copié en 812. — Ch. Graves, bishop of Limerick, dans Proeeedings of the royal Irish Academy, 1847, t. m, p. 316: C. W. Schœll, De ecclesiarum Brilonum Scotorumque histvriœ fontibus, Berolini, 1851, p. 62; \V. Reeves, bishop of Down and Connor, Memoir of the book of Armach, 1861. et Proeeedings of tlie royal Irish Academy, 1891; 3<^ série, t. ii, p. 77; The book of Dcer, p. xxxv; E. Hogan, Documenta de S. Patricio ex libro Armachano, 2 vol., Bruxelles. 1884 et 1889; cf. Analeeta boliandiana, 1882, t. i, p. 531: et Irish eccles. record. 1886. 3'' série, t. vn, p. 7; Whitley Stokes. The tripurlite Life of St. Patrick, 1887, t. i, p. xc; S. Berger. Ilist. de la Vulgate, p. 31-33, 380.
29. DVBLIX, Trinity Collège. — Book of Mailing, 0 m. IG y 0 m. 115, à deux colonnes inégales de 26 a 44 Ugnes. Les préliminaires et le texte copie à la lin sont en longues lignes et ont jusqu'à 40 lignes à la page; cahiers de 12, 22, 17, 1, 28, 14 et 4 feuillets, en tout 98 feuillets. Les quatre feuillets de la fin sont étrangers au manuscrit; il manque une des figures d'évangélistes. .\u dernier feuillet de l'évangile de saint Jean, on lit la signature : |.\'o/rî]cn autem scriptoris Mailing dieilur. Finiun! quatuor evangelia. ix' siècle. Le volume n'a jamais été reUé (les anciens Irlandais ne paraissent pas avoir connu l'art de la reliure). — Westwood, dans Palœographia sacra, pi. xix; Anglo-sax. mss, p. 93; dilbert, pi. xx, xxi; The book of Deer, p. xxxv; Warren, Liturgy of the Celtic Charch, p. 171; S. Berger, Histoire de la Vulgate, 1893, p. 33,
30. D'/ii.r.y. Trinity Collège. — Book of Kclls, n. .1. /. «. début du vnr siècle. — Westwood, Pal.
sacra, pi. xvi, xvii ; Angl.-sax. mss, pi. vni-xi ; Paleeogr. .Soci>/;/, pi. Lv-i.vm, Lxxxvm-L.xxxix; Gilbert, pi. \jix\in;Todd, Y et. monum.. in-fol., London, 1869, t. vi; Bévue celtique, t. vi. p. 3.i4 : S. Berger, op. cit., p. 41. 353; F. IL Robinson. Cettic illuminative art in the Gospel books of Durrow. Lindisfarne and Kells, in-4'', Dublin, 1908.
31. Drni,i.\-, Trinity Collège. — Book of Durrow^ n. A. 4. 6. limite du \n' au vin» siècle. — W. Reeves, Life of St. Columba, in-4», Dublin, 1857, p. 276; Westwood, Pal. sacra, pi. xix; Anglo-sax. mss, pL iv-vii; Gilbert, pi. v-vi; Bévue celtique, t. w, p. 355; S. Berger, op. cit., p. 41, 381.
32. DlBLls, Trinity Collège, n. A. 4. 6. Deuxième manuscrit d' L'ssher. — S. Berger, op. cit., p. 42.
33. DlBuy, Trinily Collège, n. A. 4. 15. Codex L'sserianus. — Westwood, Pal. sacra, pi. xix; Gilbert, pi. II : Th. K. .\bbott, Evangeliorum versio antehieronymiana ex codice Usseriano (Dublinensi), 1884: Bévue celtique, t. vi, p. 350; Palseogroph. Society, nouv. série, pi. xxxin; S. Berger, op. cit., p. 31, 381.
34. DuBLiy, Trinity Collège, n. A, 4. 23. Book of Dimma, 0 m. 175 x 0 m. 14, originaire d'Irlande. i.x"ï siècle; hideuse décoration.
35. Dirham. A II 16. fol. 1-23, 34-86, 102. Évangéliaire, d'après la version de la Vulgate (olim : cathédrale de Durliam); 0 m. 35 x 0 m. 24, de 134 feuillets à 2 colonnes de 29 lignes pour la première main. 27 pour la 21^ et 30 pour la 3*. Très belle onciale du vin« siècle; belles initiales irlandaises à l'entrelacs (l'initiale de Marc est surmontée d'une figure curieuse). En tète de Marc, une rubrique en semi-onciale irlandaise. Cahiers numérotés par une main saxonne: 2« main, semi-onciale saxonne du vtii'^ siècle; 3^ main, semi-onciale qui parait également du vui<' siècle. Ce manuscrit est attribué à Bède; il a été mutilé au commencement du xviu" siècle, par ordre des doyen et chapitre; les pages manquantes ont été données à Wanley et sont, au moins en partie, à Magdalen Collège, Cambridge, dans la collection de Pepys. Th. Astle, The origin and progress of writing, London, 1803, p. 83, pi. XIV, n. 2; Th. Rud, Corficummoniiscriptorum ecclesiœ cathedralis Dunelmensis calalogus classicus, Durham, 1825. p. 18: J. O. Westwood. Facsimihs of the miniatures and ornaments of Anglo- Saxon and Irish manuscripts. p. 8sq.,pl. xvn; Wordsworth et White, \ovum Testamentum, p. xi, p. 708 sq.; S. Berger, Hist. de la Vulgate, p. 39, 355, 381 sq.
36. Durham, A II 17, parties des évangiles, 0 m. 345 X 0 m. 27. de 111 feuillets. Les fol. 1-102 constituent un ms. anglo-saxon des évangiles, début du vni'' siècle, pages de 22 Ugnes longues. En tète de Jean, très belle initiale dans le genre de Lindisfarne: fol. 103-111, fragment en onciale écrit à 2 colonnes de 22 lignes. — The book of Deer, p. xxxv; S. Berger, op. cit., p. 38, 382.
37. Elx.'iiEDELy, Abbaye, n. 77; ms. provenant de Saint-Gall, 0 m. 285 x 0 m. 195, de 383 pages.
38. É7>£«.vjr, n. /. Évangéliaire d'Ebon, Oin. 265 x 0 m. 210; comprend 178 feuillets écrits, dont deux gardes. Fol. 3 : Ebo Bemense decus...; fol. 164 v, capitulare evtmgcliorum. Minuscule d'or. ixiï siècle. — Mabillon, .\nnal. ord. S. Benedicti, t. ii, p. 508; Gallia christiana. t. ix, p. 34; de Bastard, pi. cxix-cxxii; Catal.. 1867, p. xi; P. Paris, Comptes rendus des séances de i'Acad. des inscript., 1S7S, 4«- série, t. VI, p. 97; E. .\ubert. Manuscrit de l'abbaye de Ilaulvilliers, dit évangéliairc d'Ebon, dans Mém. de la Soc. nat. des antiq. de France, 1879, t. xl, p. 111- 127; cf. Bul. de la Soc. des ont. de France, 1889. p. 63 sq.: Die Trierer Ada-IIandschrift, p. 93, pi. xxxv et xxxvi; Becueil de fac-similés à l'usage de l'École des chartes, n. 139; S. Berger. Histoire de la Vulgate, p. '278-
EVANGELIAIRE
279 ; P. Paris, .Sur un évangcliaire carolingien de la bibliothèque (CEpernay, dans Comptes rendus de r Académie des Inscriptions, 1S78, t, xxii.p. 97; Anonyme, Deux manuscrits carolingiens : La Bible du Puy et l'éoangéliaire d'Epernay dans Bulletin monumental, 1878. t. XLiv, p. 266; Leclercq, Diclionn., t. iv, au mot Ebon.
39. ÉPIXAL. — F. J. Déblaye, L'évangéliaire de l'ancienne abbaye des chanoinesses d'Épinal(à la bibliothèque d'Épina!), dans Annabs du nwnd-- religieux; urgane officiel de la Société d'histoire ecclésiastique, 1880, t. IV, p. 193.
40. ETSCHMiADZiy. — J. Strzygowski, £/7i zweites Etschmiad:in Evangeliar dans Huscharzan, Festsctirift aus Anlass des 100 Jabrigen Bestandes der Mechitaristenkongregalion in M'ien, 1911, p. 345-352.
Etschmiadzin (monastère d'), écrit au x» siècle, 0 m. 34 X 0 m. 28. L'art arménien du moyen âge tient dans ce livre la moindre place : située à l'extrême frontière du monde chrétien, sur les hniites de deux nations rivales, l'Arménie n'a que rarement trouvé des inspirations artistiques; jusqu'au ix'' siècle, ses éghses imitent scrupuleusement le style byzantin; jusqu'au x*, ses copistes font venir de Byzance les miniatures qui illustreront leurs manuscrits; et au xm'^ siècle même, où l'art arménien atteint son apogée, ses peintres subissent surtout des influences byzantines. C'est cette étroite dépendance, fort instructive pour l'histoire de l'art grec au moyen âge. qui donne à l'évangéliaire d'Etschmiadzin son principal intérêt. Pour rehausser le prix de ce manuscrit du x^ siècle, on l'a illustré, en elïet, d'une double série de miniatures plus anciennes, on l'a relié entre deux diptyques d'ivoire de date visiblement antérieure au x' siècle et qui peuvent remonter au vF (première moitié). Les miniatures, d'autre part, quoique fort intérieures aux peintures de l'évangéliaire de Rossano et de la bible syriaque de Florence, offrent cependant une parenté avec ce dernier manuscrit. Elles sont fort intéressantes par la manière dont elles combinent des représentations nouvelles aux données de l'art traditionnel et aussi par certaines ressemblances inattendues qu'elles dirent avec des manuscrits carolingiens du vni* siècle, visiblement inspirés de l'art oriental. — J. Strzygowski, Byzantinische Denkmalcr. I. Das Etschmiadzin Evangeliar, Wien, 1891 ; Ch. Diehl, dans Revue critique, 1891, t. XXV, p. 426-428; Tikkanen, dans Archivio storico deU'arte, 1891, t. iv, p. 376-384 ; F. Macler, dans Nouvelles archives des miss, scient, et litt., 1910, fasc. 2; Ch. Diehl, Manuel d'art byzantin, 1910, p. 237-238, fig. 121-122.
41. FWRESCE, Bibliothèque Laurentienne, ms. sir. ■56, évangéliaire syriaque illustre en 586, en Mésopotamie, par Rabula, moine du couvent de Zagba. Le miniaturiste travaillait probablement d'après un original grec. Les miniatures occupent quatorze feuillets. L'ordre est celui de l'écriture syriaque, c'està-dire de droite à gauche et en commençant par ce qui paraît être la fin du manuscrit. Le premier et le dernier feuillet sont collés sur onglets et dépareillés; les autres sont au complet et dans l'ordre. En transposant le premier feuillet, entre le 13'' et le 14', on obtient une suite normale.
« ICusèbe de Césarée et Ammonius d'.Mexandrie, debout entre trois colonnes, sous un cône cintré, précèdent, avant deux pages d'ornement géométrique, et annoncent leur œuvre, les canons. Puis les canons se développent dans un décor architectural emprunté à la peinture murale, mais, sauf une exception, sans persi)ective. Ce sont des colonnes plus ou moins nom- Ijreuses supportant des arcades ou des frontons. Ces formes -sont antiques; toutefois, M. .\jnalov y a justement distingué des éléments nouveaux : clia])ileaux
à figures, pilastres ornés de dessins géométriques, ciboires coniques, croix sur le sommet ou dans un cercle, enfin ornements d'un caractère copte bien tranché. Ces architectures enferment en leurs colonnes le texte des canons, tandis qu'à l'extérieur, dans les marges, se développe une riche décoration d'un double caractère : fleurs et oiseaux, au-des.sus des arcades; scènes ou personnages bibliques prés de la courbe; plus bas, aux côtés des colonnes, des scènes évangéliques; enfin, près des bases, des plantes et des animaux. Les deux Testaments se déroulent, suivant l'ordre chronologique, d'un mouvement parallèle, mais sans relation qui précise de concordance. Au point où finit l'Ancien, les quatre évangélistes prennent place au milieu des arcades, auprès des colonnes doubles du canon, interrompant sur deux pages voisines le cycle évangélique. Puis, à ces vignettes tracées sur le fond du parchemin sans cadre, d'une composition très simplifiée, adaptée à leur fonction décorative, font suite de grandes scènes encadrées, à la façon des mosaïques et se détachant sur un fond de paysage antique : ce sont la crucifixion (voir Diclionn., t. m, fig. 3380), la résurrection, l'ascension et l'élection de saint Matthias. Le cycle se termine parla Pentecôte, au verso du dernier feuillet ; mais il était interrompu par deux pages que l'on avait réservées à dessein pour pouvoir présenter l'une près de l'autre, dans le livre ouvert, les deux figures qui sont l'âme de tout ce frontispice, la Vierge debout tenant l'Enfant, et le Christ assis entre deux évéques et deux moines. Les emprunts à l'art monumental se manifestent non seulement dans cette image du Christ pareille à celle des absides, mais dans la composition même des grandes scènes, que leur parenté avec les ampoules de Monza désigne comme des copies de mosaïques palestiniennes. » — J. Labarte, Hist. des arts industriels, pi. XLiv: R. Gamicci, Storia deU'arte cristiana,t. m; A. Venturi, Storia deU'arte italiana, t. i, fig. 152, 153, p. 388: Ch. Diehl, Justinien, 1900, pi. iv, v; H. Leclercq, Manuel, t. n. fig. 392.
42. Fi'LDA, Boni/. 1. Harmonie des évangiles de Victor de Capoue, Revue d'histoire eeeiésiastiquc (de Louvain). 1906, p. 438. Voir Dictiniin.. au mot Fti.i)\.
43. Saist-Gall, n. -tS. Évangiles grecs latins, 0 m. 23 X 0 m. 185, de 195 feuillets écrits, 17 à 21 lignes de grec, ix* siècle. Le premier cahier, qui coni ient les préliminaires (en plus d'un poème apocryphe de saint Hilaire de Poitiers), appartient à un ms. latin des évangiles. Il est de plusieurs mains. Par tous les traits extérieurs, ce ms. est irlandais. Il contient les quatre évangiles en grec, avec une traduction latine entre les lignes (Vulgate). — H. C. M. Reltig, .\nliquiss. IV Evang. canon, codex Sangatlensis, in-4'', Turici, 1836; Palœogr. Society, pi. ci.xxix; tiregory, l'rolegomcna, p. 402; H. Omont, (;«/<(/. des mss grecs de Suisse, p. 56; S. Berger, Mtm. de la .Soc. nat. des aiitiq., 1892, t. Lli, p. 144; llisl. de la Vulgate, p. 114.
H. SAl.yr-GALL, n. -19, 0 m. 22 ■ 0 m. 175, de 314 pages à 2 colonnes de 25 (ou 26) lignes. Le début est écrit en capitale rustique jusqu'à i, 18. Le sommaire de Marc est intitulé : Ine. capitulatio parabolarum ejusdem. .\prcs les (juatre premiers versets de saint Luc, on lit, entre les lignes, de la nuiin du peintre des rubriques ; Init. S. eviutgelii sec. J.ucam. lin marge de ces versets, on voit les mots grecs auxo- TTTaiet x.aTr,/r|6T,(;;les mots latins qui représentent le premier de ces mots n'étaient i)as dans le texte. Dans saint Luc et saint Jean, il y a (|uel(|ues interpolai ions liturgiques : In illo tempore, etc. l-"in du i.\"' siècle. — S. Berger, op. cit., p. 69, 129, 116.
45. .S.i/.vr- (;.</./., n. ■il, 0 m. 295 ,■: 0 m. 22, de 2<i8 pages à 24 ou 25 lignes longues. Cahiers inégaux. L'n des plus beaux spécimens de la calligrapliie irlan-
EVANGELIAIUE
daiso, grandes initiales anguleuses. L'écriture paraît être du vin'" siècle, quoique quelques lignes en minuscule puissent faire penser au ix". Les peintures sont très fines, absolument irlandaises, remplies des entrelacs les plus savants et les plus gracieux; on en a publié des fac-similés, mais ils n'en rendent pas les teintes adoucies et passées, plus pâles encore peut-être que celles des peintures du Book oj Kclls. La décoration du manuscrit est presque exactement celle des évangiles de Kells et de Lindisfarne. Page 2, figure de saint Maltliieu; p. 3; liber generationis...: p. 6 : croix formée d'entrelacs; p. 7 : Chrisli aiitcrn...; p. 26G : le crucifiement; p. 267 ; le Christ entre deux anges qui sonnent de la trompette, il bénit, ayant les doigts entrelacés. Un feuillet a été coupé (Luc, xxn, 25-55). — Martin Gerberl, Iter aiamanicum, in-i'',Typis Sanblasianis, 1773, p. 105, pi. iv; F. Keller, dans Ziircher Mitlheilungen, 1851, t. vu, p. 61, pi. i-vi, ix, x; traduit par W. Reeves, dans Ulster journal oj archœology, juillet 1860; J. O. Westwood, A/îj/o-sa.ro/! maïuiscripls, ]i\. XXVI ; J. R. Rahn, Geschichte der bildenden Kùnstc in der Schwei:, 1873, t. i, p. 123; S. Berger, op. cit., p. .50, 41G.
iS. Sai.vt-Gall. 1.394 (y). .50-89; en outre, Saint- (iall, 172, p. 257 sq. ; en outre, Saint-Gall, bibl. de la ville, Vad., 70, fol. 278; en outre, Coire, Rhàtischcs .Muséum, 2 feuill.). Fragments d'un évangéliaire d'après la version pré-hiéronymienne. — Weidmann, Geschichte der Bibliothek von SI Gallen, in-S", St Gallen, 1841, p. 367; G. Tischendort, Seue Arbeilen, dans Deutsche Zeitschri/l /ûr christliche Wissenschaft und christliches Leben, 1857, t. vin, p. 56 sq. ; G. Scherrer, Verzeichnisder Manuscripte und Jukunabcln der Vcidinnischen Bibliothek in St Gallen, in-S", St Gallen, 1804, p. 30 sq.; E. Rankc, Curiensia evangelii Lucani fragmenta Lalina e membranis eruta atque adnotationibus illustrata, 111-8", Marburg, 1872, avec une pi.; Ein kleiner Itala/und. dans Theologische Siudien und Kritilien, 1872, p. 505-520; G. Scherrer, op. cit., p. 457 sq. ; P. Batilïol, Note sur un évangéliaire de Saint-Gall, in-8», Paris, 1884; Fragmenta Sangallensia, dans Revue archéologique, 1885, p. 305-321, pi. xi; Wordsworth et White, Old latin biblical te.xts, II, Oxford, 1886, p. xxin-xxxi, xxxni-xxxvn, clxvii-ccv, ccviii-r.cxxvui, p. 55-72, 79-82, avec une pi.; The palœographical Society, t. 11, pi. 50; H. J. White, The Coire and St. Gall fragments of Ihe Old-Latin version of the gospels, dans The Academy, 1889, t. xxxvi, ((. 104; P. Corssen, Anzeige des II Bandes der oldlatin biblical Texte, dans Gottinger gelehrle Anzeigen, 1888, t. I, p. 316 sq. ; G. R. Gregory, Prolegomena ad \'ovum Testamcntum grœce, in-8", Leipzig, 1894, p. 953 sq., 961 sq.; Textkritik, p. 599 sq.; StelTens, Lateinische l'alœo graphie, \" édlt., pi. 15; E. Châtelain, Uncialis, pi. i, n. 1, p. 2 sq., pi. xxiii, p. 44 sq.; A. Chroust, Monumenta palœographica, Denkmùler der Schreibkunst des Miltelalters. Mùnchen, 1900, ])l. xvii, n. 3.
47. SAr.VT-G.iLL, 1390.-^1" p. 7-327, codex Sangallensis des évangiles, ms. semi-oncial paraissant du vu' siècle, 2 feuillets de ce ms. appartiennent à la Société des antiquaires de Zurich et 4 à la bibliothèque de la ville de Saint-Gall (n. 292); fragments dans le ms. 6.3, 2 colonnes de 24 lignes, 0 m. 232 x 0 m. 175. (Colonnes : 148 mm. sur 54 mm; entre-colonnes, 20 mm. Matth., VI, 21, Jean, vn, 18. Lacunes nombreuses. Quelques mots du texte grec en marge. Ilederie. — 2" p. 336-361, fragments d'un psautier gréco-latin avec lacunes, x'' siècle. — • 3° p. 370-390 ; fragment de psautier, onciale du viii» siècle. On y a joint sans les coller quatre petits fragments de psautier en onciale. — 4° p. 430-433 : fragment de messe des morts, d'origine écossaise ou irlandaise, paraissant dater du
viir ou du ix= siècle et dans lequel se lit l'évangile de la résurrection de Lazare (.Jean, xi, 14-44). — F. Keller, dans Ziircher Mittheilungen, trad. Reeves, ULsler journal of archii-nloi/y. jmWel 1860,pl.iv; White, (Jld-latin biblical textes, 1886, n. n; S. Berger, op. cit., p. 31, 116, 418.
48. .S'.l/.VT"- G.lii, Évangéliaire d'Erkanbold,x' siècle, signalé au xvi« siècle par Wimpheling. Le capitulare eviingeliorum actuellement en tète est une addition et une rédaction postérieure. — G. de Dartein, dans Revue d'Alsace, 1906; G. Ledos, dans Revue des questions historiques, 1907, t. i.xxxi, p. 245-246.
49. S AI XT- Gall. Archives conventuelles, n. 1. « Livre des confraternités de Pfaiffers ». Monument peut-être unique de l'art rhétique au début du ix" siècle. Ce ne sont pas les quatre évangiles, mais des extraits de chacun d'eux, composés, semblc-t-il, de quelques leçons de l'office des dimanches et, sans aucun doute, destinés à recevoir le serment de confraternité. Entre les divers évangiles sont des arcatures destinées à recevoir les noms des moines « confrères » de Pfâffers; ces colonnades paraissent copiées sur les « canons » d'un manuscrit des évangiles irlandais. Quoique le premier cahier soit seul numéroté, et que les Évangiles et les confraternités occupent des cahiers à part, on ne peut douter, à cause de l'identité de l'ornementation, que le manuscrit n'ait été tout entier, dès l'origine, écrit pour la destination qu'il a reçue. Écriture rhéto-romane du commencement du ix» siècle. Le texte biblique est absolument irlandais, l'ornementation est d'un art qui s'est dégagé de la raideur irlandaise. Pfseffer fut fondé par l'Aléman Pirmin, mais sous Salomon III (891-920) l'abbaye fut unie à Saint-Gall. Page 4 ; très belle figure de saint Matthieu, de couleurs sombres, le bleu foncé dominant, sous un arc entouré d'entrelacs irlandais assez fins, avec l'image de deux paons. Chapiteaux à tètes de monstres. Page 5 ; In nom. Dei et S. N. J. C. inc. Evang. sec. Matthœum (Matth., i-iv, 11; iv, 18-22; v, 1-22, etc.). Ces extraits de l'évangile sont précédés de curieuses initiales à entrelacs, d'un art grossier, faites sur un modèle irlandais. En tète des leçons, on lit : In illo tempore ou bien Dixil Jhesus discipulis suis, 2 col. de 30 lignes. Page 21, 65, etc. : colonnes a^:ec les noms des confrères; p. 52 ; le lion de saint Marc dans un quadrilobe. Au-dessous, deux aigles et du feuillage; en haut, deux grues, entrelacs de style irlandais; p. 94 : le veau de saint Luc, au-dessous deux lions, en haut deux coqs; p. 144 : l'aigle de saint Jean, deux oiseaux en bas et deux en haut. — S. Berger, op. cit., p. 57, 419.
50. Gaxxat. j. Bonneton, Éludes sur les manuscrits des X el .XI" siècles. Notice sur le livre des Èvangil'S appartenant à l'église Sainl-Croix de Gannal [ivoire carolingien] dans Bulletin de la Société d'émulcUion du déparlement de l'Allier 1866-1867, t. x.p. 237, 2 pi.
51. Genève, Bibliothèque publique, n. 6. 0 m. 283 X 0 m. 205, de 238 feuillets, dont une garde en tète, qui est un fragment de lectionnairc, du ix« siècle environ. Pages de 21 lignes; très belles grandes initiales à entrelacs très développés irlandais; quelques initiales sont entourées d'un pointillé, fol. 2; ovum opus; fol. 9-15 v°, canons en couleurs très vives, viii-ix* siècle. — J. Senebier, Catalogue raisonné des manuscrits conservés dans la bibl. de la ville et république de Genève, 1779, p. 63; S. Berger, Ilisl. de la Vulgate, p. 57, 383.
52. IIOLKBAM HALL (Xorfolk), Bibliothèque de lord I.eieester, n. 17, 0 m. 215 x 0 m. 30,à colonnes; fol. 7, canons (avec quelques notes tironiennes); fol. 18^^ dans un encadrement formé d'entrelacs blancs, verts, jaunes et rouge brique sur fond noir, on lit en onciales blan-
ches sur fond pourpré : In ecclesiis benedicUe D(eu)m D(omi)n(u)m de fontibus Israhel; manda D(eii)s virlutem tuam confirma Dfeujs hoc quod operalas est in nobis. Beali quorum remisse sunt iniquiiates cl quorum tecia sunt peccata. Beatus vir qui non imputavil D (omi )n(u)s peccatu(m) nec e(si) in ore eius Do(m)i(njus. Inlerpr(elalio) de sing(u)l(isj Evang(ejl(islis). Maiheus homo du(m) adsumilur. Marc(us) leo du(m) régnai. Luc(as) vitulfus) dufm) immolatur. Joh(annes) aquihi du(m) ad sedefmj patris revertit. Les fol. 18 v», 71 r°, 107 ro,qui précèdent les évangiles de Matthieu, Marc et Luc, sont blancs, ils avaient probablement été destinés à recevoir les images des évangélistes. L'écriture est bonne, l'ornementation médiocre, elle s'inspire -d'un volume de Reichenau. Le manuscrit a été exécuté à Schuttern, sur ordre de l'abbé Bertrich, par le moine Liutherius, au début du ix^ siècle. — L. Dorez, Évangéliaire exécuté à l'abbaye de Schuttern ( rin-ix'^ siècle), dans Mélanges offerts à M. Emile Châtelain, in-8s Paris, 1910, p. 293, 2 pi.
53. Karlsrvhe. Bibliothèque grand-ducale. Fonds de Reichenau, n. 211, 0 m. 245 x 0 m. 160, cahiers de 10 feuillets. ix« siècle. — S. Berger, op. cit., p. 56,
54. A'iî£J/sj/r-V«ï£/?. Évangéliaire, version Vulgate. — J. von Arneth, L'eber das Eoangeliarium Karls des Grossen, dans Denkschrifl der k. Akad. der Wiss., Philos.-hisl. Klasse. Wien, 1864, t. xin, p. 107, 113; Th. Sickel, Monumenta graphica medii ievi Vlll, pi. vm; Illuslrierier Katalog der Ausstellung kirchlicher Kunstgegenstândc, dans Kais. kiin. ôstcrr. Muséum fur Kunsl und Industrie, Wien, 1887, n. 1 : W. Weissbrodt. De codice Cremi/anensi millenario et de fragmentis evangeliorum Vindobonensibus, n° 3S3 (Salisb., 400), Norimbergensibus A". 27932 commentalio, Particula I (Braunsberger Progr., 1883), p. 3; Particula II (1890), p. 10; K. Menzel, P. Corssen, H. Janitschek, Die Tricrer Adahandschrift, Leipzig, 1889, p. 103 sq., pi. xxxvn, xxxvm. Initiale, p. 108; C. R. Gregory, Textkritik, p. 658; S. Beissel, Geschichte der Evangelienbûcher in Millelaller, p. 96, 159 sq., 331 sq.
55. La Hâte, Bibl. royale. Évaijgéliaire (olim : abbaye d'Egmont). — Henrik van Wyn, Huiszittend Leevcn bcvatlende eenige Mengelstoffen over afzonderlijke en, voorheen, weinig of niet bewerkte Onderwerpen, bctreklijk tôt de Letter, — historié en oudheidkunde van Kederland, in-S", Amsterdam, 1801-1812, t. u; C. Vosmaer, Over Kunst. Schetsen en studien, in-8°, Leiden, 1882; L. Delisle, L' évangéliaire de Sainl- Vaast d'Arras, 1888, p. 13, n. vi.
56. LAO.y. Bibliothèque publique, n. es, Ac22Ziem\lets. — E. Fleury, Les manuscrits à miniatures de la bibliothèque de Laon, 1863, t. i, p. 38-49, pi. 4-8.
57. Leyde, lat. 48. Évangéliaire. — L. Deli.sle, L' évangéliaire de Sainl-Vaast d'Arras, 1888, p. 13, n. v.
58. IJCHFIELD, cathédrale. Book of St. Chad ou codex S. Ceaddx provenant de Llandaff (Galles), vni''-ix« siècle ;\Vestwood,/'a/. sacra, pi. xxni; Palœog. Soc, pi. xx-xxu, XXXV, Bradshaw, Collected papers, 1889, p. 458.
59. L/ÉdE. Évangéliaire de Xotker. Bibl. de l'Ecole des chartes, 1856, t. xvn, p. 394.
60. Lille. — Ch. de Linas, Notice sur un évangéliaire manuscrit de la bibliotlièque de Lille, dans Revue de tart chrclien,l8ô~.
61. IMXURES. Musée Britannique, bibliothèque Cottonicnne, Sero D. I V. Book of Lindisfarne ou Évangiles de .saint Culhbcrt, 0 m. 335 ;• (l ni. 255, de 259 feuillets à 2 colonnes de 24 lignes, écriture anglo-saxonne, glose saxonne partout, l-'ol. 259, note relative à /Klfrilh, évèque de Lindisfarne (698- 721), à Elhilwald < 724-746), à l'anachorète Hillfriht,
qui a tait la couverture, et au prêtre Aldred, qui a ajouté la glose : hoc evangclium Deo et Cythberhlo construxerunt. Au fol. 24 et plus loin, en tète de chaque évangile, on lit un texte liturgique : Pridu (sic) natale Domini... C'est un des monuments les plus parfaits et les plus précieux de l'enluminure. — Le texte latin et saxon a été publié de 1854 à 1865, par Stevenson et Waring. et en 2* édition, 1887, par W. W. Skeat; Westwood, Paleogr. sacra, pi. xlv; Anglo-saxon mss, pi. xn, xin: M. D. \Yyatt, The art of illuminating, 1860, pi. v; Palœographical Society, pi. ni-\T et xxn; Thompson, pi. \'in-xi; The book of Deer, pi. xxxv; W. de Gray Birch, Cariai, saxon.. 1885, t. n, p. 306; G. Morin, La liturgie de Naples au temps de saint Grégoire, dans Revue bénédictine, 1891, t. vin, p. 481 ; Liber comicus. dans Anecdota Maredsolana, 1893, t. i, p. 426: S. Berger, Histoire de la Vulgate, p. 39, 385,; F. H. Robinson, Cp((ic illuminative art in the Gospel books of Durrow, Lindisfarne and Kells, in-4" DubUn, 1908; L. Delisle, dans Bibl. de l'École des chartes, 1885, t. xlvi, p. 317-318; Catal. of anc. mss in the Brit. Mus, part. Il, latin, 1884, pi. IX-XI.
62. LoyDRE.'i, Musée Britannique, bibliothèque Cottonienne, Otho C. V., fragments des évangiles, 64 feuillets, au moins 18 lignes à la page; fol. 27 : belle figure du lion de saint Marc; écriture saxonne, \Tns siècle. — S. Berger, op. cit., p. 385.
63. LOXDRES, Musée Britannique. Vieux fonds royal, /. ,4. XVIII. Évangiles dits d'.Ethelstan, 0 m. 26 X 0 m. 185, de 199 feuillets, y compris trois gardes. Origine inconnue. On l'appelle ms. d'.Ethelstan parce qu'une note d'une écriture saxonne, qui est peut-être du xm<' siècle, dit que ce roi, qui régna de 925 à 940, l'a donné à l'église de Sainl-.\ugustin de Cantorbéry. Le manuscrit paraît écrit entre le ix" et le x« siècle (d'après L. Delisle, première moitié du x'). sur le continent, néanmoins son texte est mêlé d'irlandais et présente une ressemblance particulière avec le groupe des manuscrits de Tours. Le ms. s'arrête au feuillet 192. Les leçons sont toutes précédées des mots : In illo tcmpore. Les feuillets 193-199 appartiennent à un autre manuscrit au moins aussi ancien. — Thompson, Cn/a/., p. 37; S. Berger, op. ci7.. p. 49, 386.
64. LvXDRKS, Musée Britannique, \ieux fonds royal, /, B. Y II; 0 m. 28 x (I m. 215, de 155 feuillets de 27 à 30 lignes longues. Écriture saxonne du ix*^ siècle; au fol. 15. .Ethelstan cijng. Ce manuscrit donne l'énumcration d'un certain nombre de fêtes ou de cérémonies pendant lesquelles on lisait des leçons de cet évangile. Ce te.vte lilurgiciue n'est autre chose que le calendrier de i'égUse à la<|uelle appartenait le manuscrit primitif, celui sur lequel celui-ci cl le Buok of Lindisfarne ont été copiés. Or, parmi le très petit nombre de fêtes des saints, nous trouvons la fête de saint .lanvier, précédée du jeune delà veille, et la fête de saint Vit; nous voyons la dédicace d'une église : In dedicalione basilicœ SIephani. Or chacun sait que saint .lanvier est le grand saint local de Naples; saint \it y fut honoré avant d'être trans|)orlé à Saint- Denis et de là à Prague, et la cathédrale de Naples s'ai)pelait basilica Stepliani ou la Slephania. en l'honneur de son deuxième fondateur, l' évèque Etienne I"', vivant après l'an 500. Nous avons un autre calendrier ancien du diocèse de Naples, et il concorde de tous points avec notre texte liturgi(|ue. Celui-ci est donc bien napolitain. — G. Morin, dans Repue bénédictine, iH'.n, t. vm, p. 482; l.iber comicùs, p. 420; S. Berger, vp. cit.. p. 39, 43, 386.
65. Lo.sDRKii, Musée ïiritannique. Vieux fonds royal, /. D. III, 0 m. 325 • 0 m. 21, de 16t; feuillets, de 21 à 27 lignes longues. Plusieurs mains, x'' siècle. — S. Berger, op. cit., p. 43, 386.
EVANGKI>IAIRE
66. Lo.vnnES, Musée Brilannique. Vieux fonds royal I. E. VI, 0 m. 475 x 0 m. 35, de 77 feuillets, plus trois gardes, deux colonnes de 12 lif^nes. f'Iusieurs feuillets sont écrits en or et en argent sur pourpre, les images des évangclistes sont également sur pourpre, canons admirables avec entrelacs, écriture saxonne du vni« siècle. Ce manuscrit est désigné sous le nom (le liiblia Gregoriana, chef-d'œuvre de la calligraphie et de l'art saxons. On suppose qu'il a fait partie d'une hible complète, car il s'est conservé une numérotation des cahiers, datant, il est vrai, du xm' siècle seulement, dans laquelle le folio 12 porte la cote du cahier lxxx. — Westwood, dans The archœological journal, t. x, p. 277 et 292; Palœogr. sacra, pi. xxi; Anglo-saxon mss, pi. xiv, xv; Palieographical Society, pi. \ni; Thompson, Calai., pi. ,xvn, xvin; S. Berger, op. cil., p. 35, .386.
67. Lo.XDRE.?, Harley 1023. Évangéliaire, 0 m. 20 0 m. 15, de 88 feuillets à 28 lignes longues.
Hcriture irlandaise, xm' siècle. — S. Berger, op. cit., p. 44.
68. LOKDRES, Harley 177-5. Évangéliaire, version Vulgate vi-vn<^ siècle (olim : cabinet du cardinal Wa-
•zarin, puis Par. Reg. 4SS2,\o\é par Jean Aynion). — Th. Astle, The origin, pi. xi, p. 84; .4 catalogue oj the Harleian manuscripts in the British Muséum, 1808, t. H, p. 222-225, avec un spécimen; The palieographical, pi. 16; Catalogue of the ancient inanuscript.s, 1884, t. n, p. 14 sq., pi. 3; Westcott, Vulgate, pi. i, n. 1 ; W. Smith's, ûic/(onory o/ the Bible, Boston, 1885, t. IV ; Wordsworth et White, Xovam Testamentum, p. XIV, p. 705; \V. A. Copinger, The Bible and ils transmission, in-8°, London, 1807, pi. xii; F. G. Kenyon, Facsimilcs of biblical munuseripts in the British Muséum, in-4", London, 1900, pi. ix; C. R. Gregory, Textkritik, p. 630; S. Berger, Hist. de la Vulgate, p. 287, 387; L. Delisle, dans Bibliothèque de l'École des chartes, 1885, t. xlvi, p. 316. F. de Mély, Un manuscrit de la bibliothèque TIarleyenne, dans Memoiris de la Société archéologique d Eure-et- Loir, 1889, t. IX, p 379.
69. LoxDRES, Harley 1S02. Évangéliaire, 0 m. 165 X 0 m. 125, de 156 feuillets de 25 à 30 hgnes longues.
Curieuses initiales irlandaises. Figures très grossières. Fol. 158 v» : Orvit do Maelbrigte Hua Maelvanaig, qui ^cribsit hune librum i\d est] in n' Ardmacha, etc. Copié en 1138 par .\. Maelbrighte Hua Maelvanaig à Armagh, puisque la note de la page 127 date ce volume de « la deuxième année après le grand orage » qui eut lieu, d'après les Annales des quatre Maîtres, en 1137. Volé par J. Aymon à la Bibliothèque du roi — Richard Simon, Bibliothèque critique, 1708, 1. 1, p. 271 ; J. Toland, Xazarenus, London, 1718, lettre II; \V. Reeves, dans Proceedings o/ roy. i. Acad., 1851, t. v, p. 45; Gilbert, pi. xl-xliii; Pcda-ographical Society, pi. ccxn; Wh. Stokes, dans The Acadcmy, 1887, n. 784; Recueil de fac-similés à l'usage de l'École des chartes, n. 351; S. Berger, op. cit., p. 44, 387.
70. LoXDRES, Harley 27KS. ÉvangéUaire, version \'ulgate. — A catalogue of the Harleian manuscripts, t. n, p. 711; H. N. Humphreys, The illuminated bnoks of the middle âges, London, 1849, p. 3 sq., pi. 2-4; G. F". Waagen, Treasures of art in Great Britain, I, London, 1854, p. 104; Catalogue of the ancient manuscripts, II, p. 22-24, pi. 39-41; S. Berger, Histoire de lu Vulgate, p. 255, 267, 274, 356, 387; C. R. Gregory, Textkritik, p. 644; G. F. Warner, Illuminated manuscripts in the British Muséum, London, 1903, séries I-IV, p. m, et série IV, pi. 2 et 3; L. Delisle, dans Bibl. de l'École des chartes, t. xlm, p. 319; Die Trierer Ada-Handschrift, p. 86, pi. xx\i-xxvin.
71. Lo.\l)RES, Musée Britannique, Harley 2790, 0 m. 32 X 0 m. 22, de 271 feuillets, provient de Ne-
vers, donné à la cathédrale de Saint-Cyr par l'évêque Hériman (841-860). Dans l'arcade des canons du fol. 23 se lit le nom de Gédéon, le peintre. Écriture du ix" siècle, grosse minuscule. Les deux premiers feuillets de saint Matthieu, ainsi que les arguments des autres évangiles, sont écrits en une semi-oncialc à laquelle il manque les N onciaux et qui pourrait être considérée comme une imitation de l'écriture de Tours, si ce n'en était plutôt une forme encore imparfaite. — Thompson, Catal., ])!. xuv; L. Delisle, dans Bibliothèque de l'École des chartes, t. xlvi, p. 328; Die Trierer Ada-Handschrift, p. 38; S. Berger, op. cit., p. 223, 254. 255, 258, 388.
72. LoXDRES, Musée Britannique, Harley 2797, 0 m. 26 X 0 m. 20, de 175 feuillets à 25 lignes longues. Écrit entièrement en minuscule d'or. Fol. 163 : Jncipiunt eapilulare evangeliorum de cwni cireulo, publié par le P. J. Fronteau; 2'^ moitié du ix'- siècle, olim Sainte- Geneviève à Paris. — J. Fronto. Kalendarium romanum nongentis annis antiquius, in-8», 1652; Thompson. Catal-, p. 28; L. Delisle, dans Bibl. École des chart-, t. XLVI, p. 324; S. Berger, op. cit., p. 276, 388,
73. LOXDRES, Musée Britannique, Egerton, 609. 0 m. 305 X 0 m. 22, de 102 feuillets de 28 à 30 lignes longues, dérobé à Marinouticr. L'ornementation est évidemment irlandaise, mais l'écriture ne semble avoir rien d'irlandais, c'est une minuscule très nette, IX'? siècle. Canons grossièrement exécutes; fol. 8: saint Matthieu, monogramme saxon à entrelacs, avec tètes d'oiseaux; fol. 45 \"> : saint Marc, hideux, robe faite d'entrelacs; fol. 78 v" : saint Jean, non moins laid. — Nouveau traité de diplomatique, t. in, p. 109, 134, 342, pi. xxxix; Thompson, Catal., p. 30; Delisle, dans A'otices et extraits, t. x.xxi a, p. 178; S. Berger, op. cit., p. 47, 388.
74. LOXDRES, Add. 5463. Évangéliaire, version Vulgate, 0 m. 35 x 0 m. 285, 240 feuillets; écrit entre entre 739 et 760, par ordre d'Aton. dans le monastère de Saint- Vincent du Volturne; ceci est contesté par S. Berger. On lit fol. 299 v, en lignes alternativement rouges et noires ; Precepto pii patris Atoni obtemperans, exiguus monaehus Lupus heati Hieronimi labore translutum evangeliorum scribsi librum, etc. D'autre part, on voit au fol. 76 v, d'une écriture plus ou moins lombarde qui paraît du xu"^ siècle, un Ventarius librorum hujus eeclcsie sancli Pétri monasterii de Benevento. Il est donc probable que le manuscrit a été au xii= siècle à Bénévent. Alais la conclusion qui fait d'Aton un abbé du duché de Bénévent paraît ne reposer sur rien. — The palieographical Society, pi. 236; ^Yestcott, Vulgate, pi. i, n. 2; W. Smith' s, Dielionary of the Bible, Boston, 1885, t. iv; Catalogue of the ancient manuscripts, t. ii, p. 18 sq., pi. 7; S. Berger, op. cit., p. 91, 389.
75. LOXDRES, Addit. 93S1. Évangiles de St. Petroc's, 0 m. 26 X 0 m. 175, de 141 feuillets plus les gardes, 30 hgnes longues. Vient de Saint-Petroc, à Bodmin, Cornouaîlles, x" siècle environ. Interpolations liturgiques : In illo tempore. .\u début et à la Un, notes relatives à l'affranchissement des serfs des paroissiens de Saint-Petroc; fol. 108 v, figure grossière, composée de cinq cercles, la figure du Christ occupait peut-être celui du milieu, celles des évangélistes sont dans les autres; fol. 133 : eapilulare evangeliorum, écriture minuscule. — Thompson, Cal., p. 34; Bradshaw, Collecled papers, 1889, p. 486; S. Berger, op. cit., p. 389.
76. LOXDRES, Addit- 11S4S; 0 m. 30 X 0 m. 235, de 219 feuillets à 23 lignes longues: o/i/n Saint-Corneille de Compiègne; fol. 206 v» : eapilulare evangeliorunu Décoration lourde, on y voit des entrelacs. Les canons des évangiles sont dans le genre des mss de Tours, ils sont accompagnés d'arbres et d'oiseaux. Les figures des évangélistes sont laides; au-dessus
EVANGELIAIRE
de leurs têtes, on voit écrit en or, sur des bandes de pourpre, les vers bien connus : Hoc Mallheus agens... En plusieurs endroits, belle et grosse senii-onciale de Tours. — Thompson. Cat., p. 26; S. Berger, op. cit., p. 250, 255 bis. 258. 390.
77. Londres Addit. I1S49. 0 m. 22 x 0 m. 18, de 183 feuillets à 25 lignes longues, écrit à Tours. Les préliminaires jusqu'à l'argument de saint ilatthieu sont écrits en une jolie petite semi-onciale. la première ligne des paragraplies est également en semionciale. Les canons des évangiles sont dans le style de Tours. — Thompson, Ccdal., p. 31; S. Berger, op. cil.. p. 253. 255. 258, 390.
78. LoyDEE.-?. Lambelh Palace. 0 m. IGO x Om. 110, de 21 6 feuillets écrits de 20 à 25 lignes longues, fol ; 1 v» : image grossière des quatre évangélistes: fol. 3 V : Mœielbrilus Mac-Durnain islum le.rtum per triquadrum Deo digne dogmalizal t Asl .Ethelstanus Anglosuxona rex et rector Doruvernensi metropoli dal per einim 20 : CImiid re.x Anglie dedil ecclesie Christi brachium S. Bariholomei (droits de l'éghse de Cantorbéry sur Sandwich). Peintures disgracieuses, écriture fine, irlandaise, du x* siècle. On a intercalé quatre peintures du xin" siècle représentant la Passion. — \Vestwood. Pal. sacra, pi. xin-xv; Anglo-saxon mss, pi. xxn : Gilbert, pi. xxi; d'.\rbois, p. xc%'n: S. Berger, op. cit., p. 43. 390.
79. Lros, Bibl. de la ville, n. SôT; 0 m. 28 x 0 m. 20, de 239 feuillets de 21 à 22 lignes longues; à la fin : capitulare ei>angelioram. — L. Delisle, Mémoire sur d'anciens sacramenlaires, p. 60, 61, pi. ix, x; L'évangéliaire de Saint-Vaast d'Arras, p. 13, n. m; Die Trierer Ada-Handschrift, p. 96; S. Berger, op. cit., p. 2.55, 284, 391.
80. Mae.setck. Evangeliorum liber, un vol. in-l", copie transcrite avant 750 par les deux sœurs. Harlinde et Relinde. fondatrice du monastère d'Alden- Eyck (Maeseyck). Ce livre contient les plus anciens spécimens d'écriture et de peinture que l'on jiuisse avec certitude attribuer à la Belgique. Vélin. Église de Maese\ ck (Catalogue officiel de l'exposition de Liège, 1881). Sur un phylactère de parchemin ajouté au xv« siècle sur une broderie conservée dans la même église, on lit : Hanc casulam texuerunt sanctœ virgines Harlindis et Relindis abbatisse; consecraoit sanctus Theodardus episcopus Leodiensis: celebrarunt S. Willibrordus episcopus l'itrajeclensis el S. Bonifatius episcopus Mogontinus. S. Théodard occupa le siège de Tongres de 653 à 656, il faudrait donc reculer les deux abbesses d'.\lden-Eyck et leur évangéliaire aux environs de 650. Cette Relindis nous est peut-être connue par un autre monument, la chùsse d'.\gaune (voir Dictionn., t. i, col. 870, fig. 193), dont le revers porte cette dédicace : Tenderigus presbiter in honure sei Mauricii fieri jussit, amen. Xordoalus et Hihlindis ordenarunt fabricare. l'ndiho el Ello ficerunt. Nordwald était (juelque moine et Rihiindis ou Relindis une nonne qui dessinèrent la châsse à exécuter et commandée par Thierry. Le sens du verbe ordinare (arranger, disposer) a par lui-même une précision suffisante. Le nombre des religieuses sachant dessiner n'était sans doute pas bien considérable à l'époque mérovingienne, pas assez considérable en tout cas pour laisser supposer que deux dessinatrices portassent ce nom peu fréquent de Relinde (invoquée dans certains diocèses belges sous le vocable de sainte Reynelde). — Ch. de Linas, L'art et l'industrie d'autrelois dans les régions de la Meuse belge. Souvenirs de l'exposition rétrospective de Liège en 18S1, in-8», Paris, 1883, p. 118-121; D. de Bruyne, V évangéliaire du r/ii' siècle, conservé à .Maeseiick, dans Bulletin de la Société d'art et d'Iustoire du diocèse de Liège, 1909, t. xvn, p. 385-392.
Si. M athisoea; Bibl.ŒUingen,olim Saint-.\rnould à Metz. Paraît être du \ini' siècle. A la dernière page on lit en acrostiche : Laurenlius vivat senis: ce Laurentius est le scribe du célèbre martyrologe d'Echternach qui vivait au commencement du vin"^ siècle. Belles initiales avec entrelacs et tètes d'animaux. — \V. Wattenbach, Anzciger fur Kunde der deutschen Vorzeit, 1869, col. 289: traduit dans la Revue celtique, 1870, t. I, p. 27; le même, dans Xenes Arcliiv. 1887, t. xn, p. 234; A. Essenwein. Kunsl und Kultulgeschichtl. Derkmâle des German. nat. Muséum, Leipzig, 1877, pi. m; S. Berger, op. cit., p. 52. 393.
82. M/LAS. Ambr. C. 30 i. ÉvangéUaire (olim : Bobbio). — [G. Bugati], Memorie storico critiche intorno le reliquie ed il cutto di S. Celso martire, in-4°, Milano, 1782, p. 90; Wordsworth et White, Sovum Testamentam. p. 13; E. Châtelain, Uncialis scriptura, pi. xvn. n. 2. p. 34 sq., 178.
83. .1///.J.V, Ambr., L Bl.sup., 0 m. 225 x 0 m. 17. de 92 feuillets à 39 lignes longues non réglées. Semionciale irlandaise paraissant du vra<" siècle. Notes en cursive mérovingienne; fol. 89 (minuscule) ; Deo semper grattas. Amen. Les fol. 90 et 91 sont palimpsestes; fol. 92. trois chartes de Bobbio.de l'an 1210. — S. Berger, op. cit., p. 58, 394.
84. Mom-CaSSIX, Archives, non coté. Évangéliaire pourpré. Luc et Jean {olim : Sarezzano). — G. -\melli. L'n antichissimo codice biblico latino purpureo conservato nella chiesa di Sarezzano pressa Tortona. Milano, 1872, et dans Bollettino delta società per gli studi di storia economica ed arte del Tortonese, 1904, fasc. 3. p. 33 sq.; E. Monaci, dans Arc/i. pal. ital., t. m, pi. 22; C. R. Gregory, Textkritik, p. 608; M. Terragni. // codice biblico di Sarezzano e le sue vicende, dans Rivisla di storia, arte. archeologia delta prooincia di Alessandria, 1904, t. xin, p. 117 sq. ; C. Cipolla, Codici Bobbiesi, pi. xvi-xvm, p. 71-73.
85. Mvxicn,lat. 6224, Valeriani evangelia versionis antiquœ {olim : Freising). — J.-B. Silveslre, Paléographie universelle, in-fol., Paris, 1S39-1S41, pi. ccxl, et n-; C. Tischendorf, S'eue .\rbeilen ueber tlieologische, besonders biblische Schriltdcnkmale zu MUnchen, St. Gallcn und Zurich, dans Deutsche Zeitschrift filr cliristliche Wissenscliaft und christliches Leben, 1857, t. vni, p. 55 sq.; Cutalogus codicum latinorum Bibliothecte Rcgia' Monacensis, t. ni, part 3. (1873), p. 74 sq.; H. J. White. Gospels from the Munich Ms (q.) now numbered lat. 6224 in the Royal Library ut .Munich, dans Old-latin biblical texts, t. m, 1888, avec une pi.; .\. Chrousl. Monum. palœogr., pi. vi, n. 2; C. R. Gregor\', Textkritik, p. 607.
86. MLxicn, Clm. 4451,Cimelie 56. Évangiles de Bamberg, 0 m. 305 x 0 m. 21, de 155 feuillets écrits sur 28 lignes, fol. 112 : capitulare evangeliorum, i.x« siècle.
87. MiyiCH, Univ. Mi. 29. Évangéliaire, version Vulgate (olim : Ingolstadt). — S. Seemillcr, De antiquissimo codice manuscripto lalinam quatuor evangeliorum versionem compleclens et in bibliotheca académie Ingolstadieitsis adscrvato, etc., Ingolstadt, 1784; E. von Dol)schiitz, Studien zur Textkritik der VulgiUa, Leipzig, 1894, p. 7-17, 137 sq. et deux i)l. ; G. Swarzenski. Die Regensburger Buchmalerei, ji. 7, 17; C. R. Gregory, Textkritik, p. 630.
88. Mixii-H, Clm. 14000, cimelie .55, . Évangiles de Saint-Emmeran ». Voir Dictionn., t. m, col. 847- 856, lig. 2653-2654.
89. Mvsicil, lai. J910L Évangéliaire, version Vulgate (olim : Tcgernsee). — Culalogus codicum latinorum bibtiuthecie regiie .Monacensis, 1. 1 v, part . 3, p. 2.31 .
90. MiMcii, lut. 27270. Fragments d'évangéliairc retirés de couvertures, 0 m. 35 x 0 ni. 255. de 51 feuillets à 2 col. de 23 lign.; grosse onciale arlilicielle
EVANGELIAIUE
jiaraissaiit du viii= siècle; initiales à entrelacs en partie pisciformes. Les fol. 50, 51 se distinguent du reste par le style et la couleur (olim : Freisingen). — E. Wôimin, A. Baumeisters Denkmùler des klassischen Allertams, t. ii, fig. 1330; M. Zucker, Fragmente zweicr karolingischer Evangeliarien in Xurnberg und Mûnchen und der Codex millenarius in Kremsmùnster, dans Repertorium der Kunstwissenschafl, 1892, t. xv, p. 26-36, 434 sc|.; S. Berger, Histoire de la Vulgate, p. 355 sq., 396; Allgemcine Zeitung (de Munich), Wiss. Beilûge, vom 15 Oktober 1907.
91. Munich, lut. 29155 a et c. Fragments des évangiles de Marc et de Luc (olim : Saint-Pierre de Salzbourg).
92. MVNICB, lat. 29155 b. Deux feuillets doubles des évangiles de Jean et de Luc.