ÉPERON
étaient aigus et devaient produire une piqûre. Voici quelques spécimens (fig. 4133):
1" Reichersdorf (prov. de Brandebourg), éperon romain, probablement en bronze, avec tige verticale de renforcement.
2" Pays rhénan, éperons romains.
3° Oberalm (Allemagne), éperon trouvé dans une tombe franque; les éperons francs sont en fer, il est peu probable qu'il en ait été exécuté en bronze, sauf de rares exceptions.
4" Eclaye (Belgique), éperon en fer dans une tombe franque.
5" Petites-Dalles, commune de Saint-ilartin-aux-
10° LeBel-Air, près Chéseaux-sur-Lausanne (Suisse). Éperon consistant en une mince bande de fer dont les extrémités sont repliées sur elles-mêmes pour former une attache dans laquelle était fixé un anneau. Dans cet anneau se trouvaient prises, au moyen d'un crochet recourbé, deux plaques de fer sur lesquelles étaient fixées les courroies d'attache au moyen de rivets.
11» Mommernheim (Hesse rhénane), éperon en fer constitué par une tige plate, mais légèrement bombée à l'extérieur. Les brandies sont assez développées, la pointe petite. Ce qui le distingue, c'est qu'il a reçu sur toute la surface une décoration qui révèle une tech-
4133. — Éperons Jrancs et carolingiens.
D'après Bulletin archéologique du Comité, 1894, p.
Banneaux (Seine- Inférieure), éperon franc en bronze avec pointe de fer très menue et. aux extrémités des branches, des ouvertures rectangulaires pour passer les courroies.
6" Tugny-et-Pont, canton de Saint-Simon (Aisne), éperon de bronze avec pointe de fer très petite; à l'extrémité des branches, une petite ouverture destinée à recevoir une goupille pour la fixation de la pièce qui devait recouvrir le cou-de-pied : long.. 0 m. 06; largeur, 0 m. 08: c'est l'un des plus petits connus; tandis que celui des Petites-Dalles est moyen : long., 0 m. 14, largeur, 0 m. 11.
7» Brény, éperon en fer, long., 0 m. 07, larg., 0 m. 05.
8" Wurmlingen (Wurtemberg), éperon en argent très intéressant. La partie courbe forme une bande plate et les branches sont carrées, se terminant par des oreillettes rectangulaires fendues dans leur épaisseur pour recevoir les extrémités des courroies, qui y étaient assujetties à l'aide de rivets. La pointe, qui était en fer, n'existe plus (musée de Stuttgard).
9» Pfahlheim (près Elhvangen). Magnifique éperon trouvé en 1883; il forme une bande courbée, très large, qui a été recouverte d'une plaque d'argent découpée avec art. Dans la rondelle il ofl're une croix (musée de Karisruhe).
nique toute nouvelle. Ce sont des filets de laiton incrustés dans le fer qui simulent des stries parallèles.
12° Éperon trouve dans le cimclière mérovingien de Bourogne (teiTitoire de Belfort, canton de Délie). Il s'agit d'un éperon de bronze accompagné de deux petits passants, de deux passe-lacets, d'une petite plaque-boucle articulée, d'une croi.x grecque de 20 millimètres de large et d'une médaille romaine, le tout en bronze. On a trouvé un éperon de fer accompagné des mêmes accessoires, moins la médaille romaine; la petite croix y a la forme d'une croix latine. Dans ce même cimetière, on a rencontré trois autres éperons de fer, mais sans accessoires. Leur pointe est droite et a environ 1 centimètre de long. Tous ces éperons étaient placés au pied gauche de squelettes d'hommes '.
BiBLiooRAPHiE. — J. Pilloy,L'^7Ui/a/ion aux époques franque ei carolingienne, dans Bulletin arcMol. du Comité des trav. /lis/., 1894, p. 156-163. — Lindenschmit, Die AUerlhùmer der Merowingischen Zeit, pi. V, x.xxvm, xxm. — Cochet, La Seine- Inférieure
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