DAT VALERIO SEVERO
EVTROPI VIVAS
est monté par deux hommes, dont l'un se tient debout à l'avant tandis que l'autre est assis à l'arrière et manœuvre le gouvernail '. Le mât est surmonté d'un grand anneau pour suspendre l'objet, comme
4253. — Ex-voto de Valerius Scverus.
D'après 11. Grisar, Hisl. de Rome, 1906, t. i,p. 52, Og. 13.
on suspend encore aujourd'hui les ex-voto que les marins consacrent à la Vierge.
3° En Egypte, à Akhmîn, on a trouvé au mois de février 1909 et transporté au musée du Caire une colonne de marbre, haute de 3 m. 50, dans une maison au sud-est de la ville. Au sommet du monument, une croix latine, l)ien gravée; par-dessous, ce texte également sculpté avec beaucoup de soin ■ :
VnEPEYXHCHMOACÙPOY KAIKAAAIPOHCKAITCÛN TEKNCÙN AYTCùN
Tttep eu/'Oî H'.ioSupou xai KaXXtpoi)? xat t<ov TExvtov auTtov. Formule plutôt rare et d'ailleurs spéciale à l'épigraphie chrétienne ' : • Hx-voto d'Héliodore, de Kallirhoc (sa femme), et de leurs enfants. •
'R. Gamicci, Sloria dcW arte cristiana, t. vi, pi. 469; P. Santé Barloli. 7^ anliche lucerne sepolcrali flgurate, in-l", Ronia, 1691. 1. III, pi. x.xxii; Cahier et Martin, Mélanges d'archéologie, m-i", Paris, 1853, t. m, p. 15, notes 1, 3; De Rossi, Bull, di arclt. crist., 1867, p. 27; 1869, p. 45; II. Lcclercq, Manuel d'archéologie chrétienne, 1907, t. il, p. 565-566. — 'G.Lcfcbvrc.Éfli/pIcc/iri^d'ennp.dans Annales Jujer»icedesa/i;iîuiWs,1909,t.x,p.62,n.8I5. — 'S. Rcinach,
-1° On a rencontré à Carthage, parmi d'autres objets intéressants en terre cuite, une figurine dont la tète n'a malheureusement pu être retrouvée. Elle est d'un style très barbare et certainement d'époque chrétienne; elle représente une femme debout, vêtue d'une longue tunique tombant jusqu'aux pieds et ornée de deux laticlaves. Cette femme applique sa main gauche sur la poitrine et sa main droite sur son ventre gonflé, de telle sorte qu'on est amené ù se demander si le coroplaste n'a pas voulu représenter une femme enceinte; la statuette aurait, en ce cas, le caractère d'un ex-voto. A l'appui de cette hN^pothèse, on signale au musée Saint-Louis, de Carthage, l'existence de plusieurs statuettes chrétiennes analogues, où la saillie du ventre est aussi nettement accusée *.
5° Une petite statuette en argent du musée de Spalato, haute de 0 m. 057, représentant un homme chauve, imberbe, en posture d'orant; vêtu d'une tunique et d'une dalmatique; ouvrage du V siècle environ '.
Les ex-voto déposés dans les sanctuaire», principalement à Rome, où les princes, les papes, les pèlerins rivalisaient à qui éclipserait la donation déjà faite par une donation plus encombrante ou plus riche. Les tombeaux des apôtres attiraient la dévotion et provoquaient la générosité. Maltieureusement la prodigaUté ne remplaçait ni le bon goût ni l'habileté technique et ces ex-voto n'otïraient le plus souvent, à en juger par les descriptions et de rares débris, qu'un témoignage de bonne volonté.
A Merida, en 1752, fut trouvée unecolonnette dont
la hauteur était de deux pieds trois quarts et le
diamètre d'un quart de pied. Transportée en 1755
à Madrid, entrée depuis à l'Académie de l'Histoire,
elle a finalement disparu. On y lisait ceci • :
'Yttèp eu
jT^i; xal ccôcr-
(iaToç au'uxu-
6cpvï]CTCto(; xai
TïàvTCOV TÔiv O'J- |X7T0>aTCÔV
L'art du travail et de la fonte des métaux enrichit les églises d'ex-voto de toute espèce.
Ce n'étaient pas seulement des lampes, des candélabres, des luminaires de tout L;enre que l'on offrait en hommage au saint, mais des couronnes (rcgna), des croix, des monogrammes, des figures symboliques d'un travail précieux, des vases sacrés, voire de simples plaques décorées, le tout généralement pourvu d'une inscription du donateur et souvent de la mention d'un vœu {volum solvil). Les objets étaient souvent exposés devant l'autel, sur la pergula, colonnade reliée par un entablement, que rappelle l'iconostase grecque. On en vint à suspendre à la pergula jusqu'aux calices, patènes, barillets et vases liturgiques récemment oITerts, Entre autres objets donnes par le pape Grégoire III ;i la basilique de Saint-Pierre, pour la pergula de la chapelle de tous les saints qu'il y avait élevée, nous relevons : gabatas aurcas, gabatas saxiscas, cruces pcndenlcs, ainulas super auralas pendentcs, fibulaloriacoronam auream cum cruce pendcntcm in genimis. caliccm argcnleum qui pendit in absida ipsius oralorii '.
Traité d'épigraphie grecque, p. 383. — ' P. Gaiiclilcr, Rapport épigraphiquc sur les découvertes faites en Tunisie par le seroire des atUiquités dans le cours des cinq dernières années, dans Bull, archéol. du Comité, 1897. p. 457; cf. Bull, de la Sn<. nul. des antiq. de France, 1900, p. 171-173; 1901, p. 240. - - ^ Ephemcris Sulonitann, p. 31. — * l'iorc/., Espal^a segrada. t. xni. p. 227: E. Ilubnor, Inxcript. Ilispanlii; n. 40. — 'Liber pontiftcalis, éilit. Uuclicsiie, t. r.p. 417, n. Vj:> »q.
EX-VOTO
On peut se faire une idée de ces ex-voto brillants | de plaques d'argent doré, ornée de pierres précieuses d'un métal poli relevé par des cabochons et placé I non taillées, les bras laissent pendre à des anneaux
4254. — Ex-voto à la perguta d'une hasiliqiic. D'après Rohault de Flcury, La messe, l. iv, pi. cclv.
à l'éclat des lumières par les couronnes de Guarrazar (voir ce mot) conservées au musée de Cluny, ou bien encore par la précieuse croix de l'empereur Justin II, conservée à la basilique Vaticane (voir Dictionn., t. m, cof. 3112, fig. 3411). Elle est couverte
des pierres enfilées. Sur la miniature du feuillet 1 de la bible de Vivien (voir Dictionn., t. m, fig. 2643) nous voyons, sous un arc, des calices et des encensoirs suspendus; d'autres miniatures du même manuscrit montrent, sous cliaquc arcade d'un
EX-VOTO
portique, une couronne, une burette, un calice suspendus '. Lorsque l'orfèvrerie veut se distinguer. «Ile suspend aux rcgna une sorte de frange alphabétique, sur laquelle on lit, ainsi que sur les couronnes de Guarrazar ^ :
RECCESVINTHVS REX OFFERT
ou bien : Suinthilanus rex offert, ou bien : In Dei nomine offeret Sonnica sancte Marie in Sorbaces ^. Nous, donnons ici un beau dessin de Rohault de Fleurv' qui présente une heureuse idée de cet entassement d'ex-voto à la pergula d'une basilique (fig. 4254).
Le tilulus JEquilii à Rome confondait son ancienne célébrité avec celle du pape Silvestre et, dès le ve siècle, on vénérait en ce lieu le pape célèbre, ainsi qu'on en a la preuve dans un ex-voto d'argent, sorte de gabala trouvée en 1632 dans le jardin de la basilique des Saints-Martin -et- Silvestre; c'est une sorte de petite corbeille d'argent sur laquelle on lit • :
-f- SANCTO SILVESTRIO ANCILLA SVA VOTVM SOLVIT
L'objet est d'un beau travail ajouré, et doit remonter au v« siècle. Voir Diclionn., t. i, col. 1981, fig. 540.
4253. -^ Plaque de bronze (Smyme).
D'après O. WulU, AltchristHche.... Bildwerkc,
Berlin, 1909, n. 2264.
A la même époque appartient une coupe trouvée à Rome avec l'inscription ^ :
+ PETIBI ET ACCIPI VOTVM SOLV I
Nous avons déjà fait connaître (voir Diclionn.. t. I, col. 1987, fig. 453) ce qui reste d'un ex- voto donné à un sanctuaire de Rome ou des environs par un certain Héraclide, évéquc. L'objet, du iv siècle environ, est une plaque de bronze pendue à une chaînette et sur laquelle on ht en caractères d'argent' :
HERACLIDA ■ SERVVS • DEI